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La Trinité tricolore. Un radical. Un conservateur. Un publiscitaire [sic]. [Signé : Pierre Bujault ; Frédéric Selongey.]

De
16 pages
impr. de Garaudel (Alger). 1872. In-16, 16 p..
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— De la discussion naît la vérité. —•
— Les controverses font les réputations. —
M. Oastry. comme préfet, n'est pas use per-
sonnalité transcendante.
M. Vuillermoz est un député pour rire.
M. Alliot ..............
Nous voulons et nous venons les faire connaître
au public et cela dans leur intérêt même.
Ils n'auront pas le mauvais goût d'en être frois-
sés.
Mais ils possèdent tous les trois tant de modes-
tie que ..........................
Frédéric SELONGEY.
3
On dit de tons côtés que l'ex-député Vuiî'ermoz
est revenu parmi nous, et qu'il compte nous faire
dans quelques jours le récit de ses exploits dans la
salle Malakoff
Avis au chef de claque.
Heureuse et naïve Algérie! Tu crois posséder
toutes les vertus républicaines, tu fais grand bruit
avec le mandat impératif; malheureusement tu
confonds l'apparence avec la réalité. La démocra-
tie exige la fidélité aux principes, en revanche
elle fait bon marché des hommes. Te faudra-t-il
donc toujours des idoles à adorer?
Ton premier élu nous avait fait les plus séduisan-
tes promesses. Il allait pulvériser par son éloquence
les honnêtes gens de Vers.ulles; il allait te faire
accorder ll'émancipation des conseils électifs, et
pour couronnement de l'édifice, forcer le Gourer-
neur à peupler tes immenses et fertiles vallées.
Aujourd'hui comme liiez l'assimilation n'est qu'un
mot, les malheureux expatriés de l'Alsace et de la
Lorraine fuient ton sol inhospitalier.
A qui la faute?
A la présomptueuse confiance du citoyen maire
ou à ton aveugle entraînement?
l'oser la question, c'est la résoudre.
Où sont les services que tu attendais? Où sont
les lois qui devaient régénérer l'Algérie? Où sont
les discours si bruyamment annoncés?
Electeurs, avez-vous lu la lettre de démission
de celui que vous avez nommé comme radical, et
qu'en dépit du bon sens et de la logique, vous per
sistez à croire toujours un radical ?
Avez- vous lu ? Non.
Eh bien ! écoutez le chef-d'oeuvre :
Sollicité, dit le député maire, par des devoirs
impérieux.
Quels devoirs, s'il vous plait !
Envers qui ?
Mystère ?
..... Devoirs qui s'opposent à l'accomplisse-
ment du mandat de député que lui ont confié les
électeurs du département d'Alger.
Nous comprenons de moins en moins. —
- 5 -
Depuis quand, y a-t-il antagonisme entre les
devoirs impérieux et l'accomplissement du mandat
de député ? Nous serions curieux de le savoir.
Cet antagonisme date-t-il de six mois on de huit
jours ?
C'est le secret du député-maire.
Et puis, voyez jusqu'au bout cette lettre remar-
quable . Elle vaut son pesant d'or.
Les fidèles vont VOM assurer que le radical Vuil-
lermoz n'a pas voulu siéger plus longtemps avec
les Belcastel, les Loi-geril et les Dahirel.
Quelle erreur !
Vous croyez qu'il s'en sépare parce que cette
réunion de monarchistes refuse la vie à li colo-
nie.
Si cela était risquait-il donc à le dire, votre
cher Wuillermoz ?
Assurément rien.
L'Assemblée de Versailles, mais il l'assure de
son profond respect et il la prie d'agréer ses adieux
et sa démission.
Décidément Wuillermoz se transforme, il de-
vient un vrai parlementaire, un homme de bonne
- 6 -
compagnie. Si Lorgeril donnait sa démission, il
ne pourrait montrer plus de déférence que le dé-
puté d'Alger envers ses chers collègues.
Il ne suffit pas de se retrancher derrière une dé-
mission tardive Une telle conduite est celle d'un
transfuge où d un couard. Quoi ! pendant une ses-
sion qui a duré pre que nue année, il ne s'est pas
présenté une seule occasion favorable pour fixer
les destinées de l'Algérie ? Ah ! aujourd'hui nous
comprenons de mieux en mieux les mouvements
tournants
Monseigneur, rassurez-vous ce n'est pas le tri-
bun d'Alger qui vous rognera les vivres.
Le citoyen Maire veut gagner vos bonnes grâ-
ces ; il serait heureux et fier si vous vouliez lui
rendre, son salut, car jusqu'ici, il a eu le regret
« de n'être salué que par la canulle ..... »
Après tout, c'est peut-être la, vérité.
La Voix du Peuple a la singulière fortune d'effa-
roucher tout à la fois les honnêtes gens de l'église
et les radicaux de l'Hôtel-de-ville. Ce qui nous
semble étrange, c'est que les fidèles de ces deux
Camps ennemis professent pour la Voix du Peuple
une même haine sauvage ; c'est qu'il se réjouis-
sent également des sévérités qui la frappent.
Ce que c'est que la charité chrétienne.
Ce que c'est que la solidarité bien entendue !
Décidément, Monseigneur, un peu de réflexion:
ne pouvez-vous pas pardonner h ce pauvre maire
l'entraînement irréfléchi d'un instant ? Et puis
n'est-il pas dit quelque part dans l'Evangile qu'il
y a plus de joie dans le ciel pour un pêcheur re-
pentant q ue pour dix justes.
Pierre BUJAULT

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