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La Vérité à Charles X, messénienne, par A. Dupias,...

De
14 pages
Colas (Paris). 1824. In-8° , 16 p..
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La persécution est l'arme des tyrans ,
Et ne prouve que leur faiblesse...
SA MAJESTE A DAIGNE EN AGREER L HOMMAGE.
PARIS ,
CHEZ COLAS, LIBRAIRE, RUE DE LA FUILLADE.
i824.
PARDONNE, ô Casimir! à ce titre pompeux :
De la postérité toi seul le rendras digne ;
Pour consacrer d'un Roi les discours ge'ne'reux,
Il m'eût fallu tes vers, sublime Delavigne.-
POURQUOI ces pleurs et ces dards renversés ?
Quelque fléau ravage-t-il la terre?
L'étranger viendrait-il nous rapporter la guerre?
De tous les rois encor serions-nous menacés?
La foudre des combats lugubrement résonne ;
Dans le coeur des Français elle jette l'effroi....
Le prêtre est à l'autel la foule l'environne.
Que nous présage ce beffroi ? .,
(6)
Le silence est au camp, dans les villes.... au temple.
Le crêpé des cercueils s'étend sur les cités :
Le peuple avec stupeur lui-même se contemple,
Et craint de s'éclairer sur ses calamités.
Louis n'est plus!..,, respect à sa mémoire.
Son règne appartient à l'Histoire,
Et la Charte, au Français offerte de sa main,
Cette arche de salut, monument de franchisey
La Charte avec honneur le transmet au burin
Qui seul flétrit les rois ou les immortalise.
Auguste Vérité, daigne animer mes chants ;
Rends-les dignes de toi, dignes de ma patrie ;
Long-temps j'étouffai mes aceens.
Charles Dix apparaît, et ma muse enhardie
Ne craint pas de brûler un légitime encens.
J'ai toujours méprisé ces plumes complaisantes,
Qui, d'un nouveau soleil adorant les clartés,
Sectatrices sans foi de toutes déités,
Flatteuses aujourd'hui, mais demain insolentes,
Et dociles toujours à la voix du pouvoir,
Ne tracent point un mot sans créer un espoir.
Déité des grands coeurs, monte, accorde ma lyre ;
(7)
D'un peuple renaissant apporle-moi les voeux ;
Ne crains plus nos tyrans.... ils ont tremblé pour eux :
Charle a levé son sceptre.... et leur puissance expire.
Je disais : Un éclair a sillonné les cieux ;
Et, sur un trône radieux,
Resplendissant d'une clarté céleste,
Cette immortelle, aux médians si funeste,
Apparut à mes yeux.
« Vois où je suis, dit-elle , et ce qui m'environne ! »
J'élève mes regards, et la vois près du trône
Où Charles Dix était assis.
A ses côtés, et brillante de gloire,
Un instant j'entrevis
L'ombre du grand Henri, si chère à notre histoire.
Une palme ombrageait son front majestueux.
Cette cour, ce palais, et ce peuple, et ce trône,
Cet appareil qui l'environne,
Tout semblait rappeler à son coeur généreux,
Et son propre bonheur, et celui de la France.
Charles s'est attiré les regards de Henri,