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Le Choléra de Levier (1855), par M. le Dr A. Rouget,...

De
9 pages
impr. de G. Mareschal (Poligny). 1872. In-8° , 8 p..
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-PRINCIPAUX TRAVAUX DU MÊME AUTEUR.
Du Collodion dans le traitement de l'Erysipele. Thèse. 1854.
Strasbourg.
Sur les Ouvriers employés à l'exploitation des Forêts de sapin,
Poligny, 1861. Imp. G. Maresclial.
Recherches sur nos Thés indigènes. Poligny, .1862. Imp. G.
Maresclial.
Observations de Médecine : Rage et Héméralopie. Besançon, J.
Jaequin. 1867. '' - -
Catalogue des Sources minérales de la Franche-Comté, en Revue
littéraire de la Franche-Comté. Besancon, 1867. Imp. Jnles RoWot.
Causeries médicales du Jura. 1869 et 1870. Lons-le-Saunier.
Études d'Hygiène. Poligny, 1869. Imp. G. Maresclial.
LE CHOLÉRA
DmEVIER (18 5 5)
Quwquoe ipse miserrima vidî.
(VIRGILE).
Levier (â° 47' long, de Paris, 46° 57' lat.) est un chef-lieu de canton
de l'arrondissement de Pontarlier, situé sur la route Nationale de Dijon
à Lausanne, à distance approximativement égale des villes d'Ornans et
de Pontarlier (Doubs), de Nozeroy et de Salins (Jura).
II forme un village important divisé en plusieurs quartiers disséminés
sur un vaste plateau formé des couches supérieures du terrain jurassi-
que. L'horizon y est limité au S. par le mont; au N. et à l'E. par les
côtes de Maillot; à l'O. par d'immenses sapinières et au N.-O. par le
mont de la Fly et le pic de Montmahoux, dont l'élévation respective
varie de 820 à 944 mètres au-dessus du niveau de la mer. Il se trouve
ainsi dans la portion inférieure de la région montagneuse, caractérisée
par la culture de l'orge, de l'avoine, du méteil, du sainfoin et du trèfle,
ainsi que par la production naturelle de l'ellébore, de la grande gen-
tiane et du sapin proprement dit.
Il n'est arrosé par aucun cours d'eau permanent. Après les pluies,
après des orages où à la fonte des neiges, des couches d'eau souterraine
jaillissent par des fissures du sol, formant ce qu'on appelle des touillons,
se réunissent à la Doye ou Douet débordée, et constituent un torrent
qui traverse les territoires de Villencuve-d'Amonl et du Crouzet avant
de tomber dans la source du Lizon.
L'air y est généralement vif et sec. Les vents qui soufflent le plus
— 2 —
fréquemment sonl le N.-E. elle S.-O.; del'irrcgularilé de leur appari-
tion et de leur succession dépendent l'inconstance de l'état atmosphé-
rique et les brusques variations de température. Souvent, en effet, en
quelques heures, le thermomètre accuse une différence de 7 à 8 degrés
centigrades. Quelquefois le vent du Sud atteignant l'intensité d'un ou-
ragan, enlève et disperse les toits en gros bardeaux qui ne sont point
suffisamment fixés par une ingénieuse répartition de laves ou de pierres
aux angles et à la surface des couvertures. Les orages n'y sont point
très-rares.
De saisons, il n'y en a, pour vrai dire, que deux, qui se partagent
l'année d'une manière à peu près égale : saison chaude et saison froide.
L'eau qui sert aux usages domestiques est louche et désagréablement
sapide. Souillée par les infitrations des étables et des dépôts de fumier,
elle a un reflet jaunâtre, est impropre à la dissolution du savon et 51a
cuisson des légumes, laisse déposer un sédiment terreux et mucilagi-
neux, et nourrit de nombreux infusoires rouges. Il n'est point étonnant
que les personnes qui n'y sont pas habituées, contractent, après en
avoir bu quelques jours, une diarrhée alonique. Elle serait bien autre-
ment dangereuse si, au lieu de rotatoires, elle produisait ces conferves
délétères auxquelles on attribue les fièvres d'accès.
L'administration cherche à conduire dans le village des eaux jaillis-
santes prises aux Cabettes, territoire de Boujeailles; projet grandiose,
louable au point de vue hygiénique, mais d'une réalisation très-oné-
reuse. Sans le rejeter d'une façon absolue, serait-il impossible de faire
équitablement les parts du présent et de l'avenir ? Dans une des ravines
du mont, lieudit aux Mézerasses, à plus de cinquante mètres au-dessus
du plateau sur lequel sied le bourg, il sourd, à l'époque des grandes
pluies et de la fonte des neiges, un véritable ruisseau d'une eau lim-
pide et pure. Il ne s'agit que de la réunir dans un vaste réservoir d'où
elle serait distribuée suivant les besoins Ce ne serait qu'en cas d'in-
suffisance que le projet primitif recevrait, coûte que coûte, son entière
exécution.
Les habitations sont généralement humides et malsaines. Fondées
sur l'argile ou sur une roche poreuse, elles ne sont percées que d'ou-
vertures trop rares et trop étroites.
11 n'y a guère que les rez-de-chaussées qui servent de logement : les
étages sont utilisés comme greniers à bois et à fourrages. Les appartc-

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