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Le coup de lance du Gymnase ou La décadence du Vaudeville , revue critique... pot-pourri, par un vieil habitué

14 pages
Martinet (Paris). 1821. 15-[1] p. ; in-8.
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LE COUP DE LANCE
DU GYMNASE.
LE COUP DE LANCE
DU GYMNASE,
ou
LA DÉCADENCE DU VAUDEVILLE,
REVUE CRITIQUE DES ACTEURS ET ACTRICES
DE CE THEATRE.
Pot-Pourri,
PAR UN VIEIL HABITUÉ.
Si l'on vous habille mal,
Le matin dans un journal,
Tout en sortant de le lire
Il faut rire.
PARIS,
CHEZ L'ÉDITEUR, RUE CHRISTINE, N° 8;
MARTINET, LIBRAIRE, RUE DU Coq, N° 15.
1821.
LE COUP DE LANCE
DU GYMNASE.
AIR du major Paimer.
Un jour, dans mon domicile,
Tour-à-tour je regardais
Les acteurs du Vaudeville,
Dont j'ai les rares portraits,
Lorsque ma muse insensée
Voulut présenter aux yeux
Un couplet, une pensée,
Pour les reconnaître mieux;
Mais, malgré moi} la critique
Dans mes vers vint se mêler,
Et d'une franchise unique
Elle se mit à parler.
Je voulais tracer leur grdce,
Leurs talens et leur esprit ;
Mais mettez-vous à ma place,
Dites-moi, qu'auriez-vous dit ?
AIR du vaudeville de la partie carrée.
Toi qui charmais, innocent Vaudeville,
Mes doux loisirs aux jours de mon printemps,
mites-tu ma vieillesse débile :
Deviens-tu froid sur l'hiver de tes ans.
(6)
Enfant gâté dont j'étais idolâtre.
En grandissant t'es-tu donc amolli?
Tous tes acteurs , et ton triste théâtre,
N'ont plus rien de Joli.
AIR : Nous sommes sans cesse occupés.
Qui remplacera ce Joli
Dont nous déplorons tous l'absence ?
Est-ce Philippe, le hardi,
Dont le jeu tient de la licence ?
Public , il te brave par fois,
Se montrant trop souvent sans-gène,
Et les inflexions de sa voix
Iraient mieux sur une autre scène (seine).
AIR : Un Cordelier d'une riche encolure.
Gros Saint-Léger,
Que ton poids est énorme;
Quelle masse informe !
Ah ! chez notre enfant,
Tu parais un géant ;
Et d'un Stentor, ta voix retentissante,
Porte l'épouvante
Jusqu'au Paradis;
Tous en sont étourdis.
Eh quoi ! Gontier,
Tu nous fais la grimace ;
Morbleu quelle audace !
( 7 )
Ah ! modère un peu
Tes excès dans ton jeu;
Laisse Guénée crier , suer, tout Lattre
Comme un diable à quatre,
Sans en faire plus ,
Ses cris sont superflus.
AIR : Va, ne te mets point à la gène.
, (Vaud. du Nécessaire et le Superflus.)
Guillemin vient de sa province
Figurer parmi nos acteurs ,
Il n'en sera pas le plus mince,
Se disent tous les connaisseurs ;
Il veut rappeler la mémoire
D'un acteur jadis à mon gré;
Mais Guillemin, l'on doit m'en croire,
Dans les chants n'est pas un Vertpré.
AIR : Monsieur d'ia Palisse est mort.
Ah ! voici ce gros acteur
Qu'on nomme Hypolite,
Dans les rôles de buveur
Il n'est pas sans mérite..
Son jeu, par foi dégoûtant,
Est cependant utile ;
Au théâtre il boit vraiment
Aussi bien qu'à la ville.
Ali! voici., etc.

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