Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Le cri de la douleur sur la tombe de Marie-Antoinette ([Reprod.])

54 pages
[s.n.] (Londres). 1793. Marie-Antoinette (reine de France ; 1755-1793) -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

s t ,-̃̃*̃ »̃
l
trouvé i
̃ 4 L A
^̃̃'
Ai
CRI DE LA DOULEUR
T O M B E
MARIE-ANÏ.OINET TE;
uèlie Éombre & morne confternatidhrmfenvi-
roi^ne! ..tous les yeuxrépandent des
mes tous les cœurs des foupirs.
Pourquoi ces témoignages déchirans de
publique?., .dites quelque calamité|npuvelie
îiiénaeeroit- elle l'univers? Mais vous ne me ré-
pondez point, Vos pleurs redoublent. ahf
je le vois ils expriment vos regrets 'plutôt que
vos, craintes.* C'eft une perce cruelle que vous
déplorez. moi aullye pleurerai avec vous ;di-
tes-moi ce .que vous avez perdu, malheureux?
Dicox! votre fecrét fu-
fe dévoiler à moi.
Cri de
reur qui vous accable, à
ment vos un nouveau for-
s> tiràns de ma patries Rom-
f mè glace- d'effroi.
parlez; mi'eft devenu cette Reine infortunée?
eh>bien.fsv-. Vous vous^taifez. ô ,Douleur! el-^
V ''̃>
Quoi la fille dë^s plus /puis-
fanjt la terre réelle que le Cidh^oua de
tant de grandes quali|és, celle qucla nature orna
Princeffe fenfible qui
5 confola tant de malliejureux cette Reine ^ien-
qui poffé%a longtemps l'amour de ïe^
plus.. >
Elle n'eft plus., .'ah! tant mieux les mal-
lieurs font finis. Leur poids^ fans douce,
aura rompu la trame, de fes triftes années.
Comme une fleur fuperbe, que le vent brulant
du midi d&che & fait voler loin de fa tigel\
cette grande Reine aura été renverfée, par le
ronfle deftrudeur Se l'adverflté. Elle n'eft plus.
pleurons qui ce
a3
Retrouveront plus une fi bonne mère.. Pour
elle.. la mort à été un bienfait. elle, la réunie
à fon époux. elle la élevée dans le fe;:n de
celui qui la cpnfolera de tant de peines; main-.
teèaat elle eft heurfufe. Et fur la terre que
de mfux & d'outrages la menaçoient encore?
^ne longue & dure captivité ? l'échafaud peut-'
être! /elle n'eft plus. ah! tant mieux,
V s Malheureux comme je m'abufe comme je
clïerçhe à tromper ma uleur par une erreur,
5 cruelle fans doute mais que je trouve douce
encore'près de l'affreufe yiérité. u Ah c'eft en-
vain que je voudrais me la cette vérité
cruelle, c'eft envain que je voudrois éloigner dç
moi, Phnage horrible qui me poursuit fans ce^
fe, de toutes parts on me crie; non, _non ce
grand courage auroit furveçu fers imortunës:»
il auroitpeut-^tre encore rappellé fur la France
d'heureufes deftinées; mais il vient de fuccom,-
ber fous la fureur de les ennemis. Les cruels,,
pnt trainé cette héroïque PrinceiTe* devant un
tribunal fanguinaire la plus inique des fentencçs
mort; & fa tête eft tombée içus
le:; fer qui* abattit celle de Ion époux'*
Grand Dieu le voilà; donc confommé ce cri»
les Coeurs. Il eft consomme; & ceux
commis vivent encore! fans doute ç'eft
polar efîkuer la terre par de nouveaux for-
faits? Déjà leur barbarie fixe peut-être le jour,
pu ils réuniront les enfans, au père à la mère,
ils on): égorgés; Et vous tombe-
rez, fous leurs poignards, Princçflb auguftej;
dont la vertu afflige & irrite leur < fcélérateffé l
Ils vous immoleront ainfî7 que ces orphelins
n'ont plus que vous dans leur mifère, à l'idole
féroce de leur liberté, au phantôme monûrueu^
de leur République
v7 Q qui me donnera la force de furmonter l'hor-
ireiir qui m'accable, qui fournira^és expreffions^^
à ma douleur? Je veux remplir un devoir péni-
ble & facfé. je veux me traîner fur la tombe
mier à l'arrofer de mes larmes. d'autres la
̃'̃̃̃ '-̃(>"•̃
loueront mieux que, moij .plus mais
A4
non. pas plus fenfiblés,
vertus à je -ne
âmes fèàfibles qui m'entourent. Leur'^Èàïon
elt vive je veux l'aceroitre encore par la vue w
on afïlicâion extrême. Je veux qu'en voyant
fcouler mes pleurs, ils, en répandent àtilfî fuc
moi 3 Se 'qu'il! s'écrient qui plus que lui ,\fut
,-fidèle » C
Mes amis, dans cette foffe funèbre fous cette
terre fraîchement 'remuée repofent^ les triées
reftes de Marie Antoflfiette d'Autriche Reine de
V France <Sc de Navarre, Ciel! vous entends-ïer
dire depuis quand "donne-ston aux Rois -de fi
humées Sépultures ^autrefois leurs cendres res-
pectées, repofoient dans des maufolés magnijfi-
ques, fur les quels tous les arts, l'envi, tra-
coient les expreffions de ,'la ^ibuleur publique.
Maintenant, pourquoi les peuples leur refufenfr*
ils ce témoignage éclatant de leurs regrets? ah!
nies amis, ce ne font pas des peuples fidèles qui
x ont confirait cette fégulture j,ce font des faâièux^
ce font des régicides qui Pont creufée avec leurs
poignards ? pour y précipiter leur Rçîiiç,
de 3- JLf Çrt àt la 'Douleur
ce jour,
Théreic accorda fa Elle aux voeux de ce Roi que
tu as immolé?. Rappelle-toi le moment où cette
parvint fur tes ceux
eu elle traversa villes' Campagnes? avec
tu en. foule
lieux--que
ne faifoit tu -pas éclater en', voyant
celle qui devoit être un jour ta Reine, parée de,
tous les charmes de toutes les grâces
touchantes? Alors tu ne pus refufer ton amour,
cet air de bonté qui accompagnoit toutes- fës s.
affable' qui
fes regards. Peuple!' tu en-
chaque jour, elle fe fut montrée au. mi-
Et vous ville criminelle qui venez de
vous fites à cette jeune
fon époux, elle
tre fein; eu cris
dirai-je quelles preuves vous lui
tre joie, de votre de votre admiration?
devant vos yeux le tableau touchant,
fur h
Af.
Wun peuple^imménfe entourant rheritier de les
jR.oi^ la jeune Se belle epoiifé qu'il vient de choi-
iîr, Se les comblant tous j deux d'amçur & de
bénédictions? Oui! ville, barbare, je te redirai
tout cela pour affliger ta- cruauté, pour accroître
tes remords & puifle ce fouvçnir que je vais
yappeller s'attacher comme un& furie tes pas i>
te fuivrè <z tç déchirer fun^éeiTe
Marie- Antoinette paroiflez! Venez vous rendre
aux âeiîrs d'une cité ilrimenfe qui brûle de vous
L^çonnoitre. Suivez votre ^ugufte époux qui veut
montrer à fes fujets futurs, que le choix qu'il a
fait, eft digne d'accruitre la tendreffe qu'ils lui
porteat. Paroificz! cet air de majefté & de
grandeur imprimé, fur votre front, montre/que lé
ciel le fit pourt porter la couronne. Paroiflez!
& cette bonté, cette douceur qu'on lit fur votre
ï>hifïoRomie noble 8: touchante, vont vous gagner
les coeurs de tous ces françois qui vous attendent*
EmpreiTez vous de fatisfaire le befoin qu'ils éprôu>
ent, de vous voir de vous aimer? qu'ai-je
dit, jeune Princefîe? noh| à6n! n'arrivez pas»
JFuyei, fuyez plutôt ce peuple- perfide qui vous
to
fes .cris
gré dérobez vous
cela couvre piège. il
il bénit," il
main, demain boira
vous réduit; allez.
vous que vous ne pas tou-
ce peuple volage.
V'oua enfin Paris: les flots d'un
pour vous un
avancez au milieu'des
tiens publiques. Votre beauté' vos graecs
vous tout les
iages, qui fe tournent
rencontre. 11
Lui
de fes nobles nous
leur
courage Plus jaloux de briller par
il ne le pique
furfoJPombe de il
d'être éloguent. dit-il, vous
fous vos yeux, deux
yeux de votre
ce peu -de paroles, 'l'air
'lui qui les prononce, appellent levres le
fburire de la oui à
généreux C'eft le père d'un
ne' vous quittera 'pas,.dans -vos
fendre la recev pour vous
Mais ce que vqus a dit ce
avec cette noble franchise, tous. les yeux, toutes
'les bouches vous le répètent. Vous
époux, vous ce peuple du
folant en vous voyant il oublie maux,
il le promet un heureux avenu*. Il fuit il
preüc fur vos pas; il vous a vu, il veut vous
revoir encore. Ce tendre cette
vous touche 8: vous attendrît,
Votre fe livre la plus illusion vous
au milieu de vos
Il vous un
de par le
I? Le Cri de la Douleur
rite; les- regards de la bienveillance',
paternelle 3 la leur par les acclamations
les cris Que
les yeux de votre époux en
je vous entends vous écrier tous
ah le le bon peu-
Que dites vous, Roi Se Reine
vous trouvez bon ce peuple qui vous entouré?
nommez-le plutôt, peuple trompeur & *per-
Ses font
dont la patte meurtriere joue avec la proie qu'il
jour il portera
la mort palais°, il égorgera vos
"gardes, il vous de force au milieu de
vous accabler d'humiliations
Un jour il vous ,;livrera
re, il jçttcr dans les fers*
il fe autour de votre échafaud, il
par les féroces, de votre
jour, un jour! il des cris de joie
la vue de vos têtes fanglantes. Eh
rappeliez bon!
fur la Tombe
mes amis il feroit bon encore ce peuple
fa douceur,
nité, fon amour-pour
pas éteint fes vertus en donnant des
1 1 le
ne revotent pas conduit au crime par
me u 'la 'terreur. par des erreurs
par une
renverfé foulé aux pieds tout ce
toit autrefois, il a tous les objets de ion
,amour. Le malheureux! 1 dans fon aveugle ivres-
il tourne contre lui-même les piques & fes
poignards; il déchire ion fait couler-ion
il porte le fer, Se la
ces; fi le ciel:n'arrêtc pas fa rage, il
nira lui-même des crimes qu'il a commis.
peuple entre les mains
auquel les placer
,raineté Ouvrez étudiez.
le fous tous les dans
toutes les révolutions qui ont troubla l'univers;
vous ne verrez vieil ,enfant aveugle
& cruel. Tantôt il
̃ ̃
14 Zé: Cri dàJîa Douleur
chaînes l'accable tantôt le
le Ici il.rampe aux
pieds'de fes flatteurs; la il bannit le citoyen
lui dit des verités utiles. 'Volage
les gouts il brife le l'idole qu'il avoit élevée
,le matin. de
bouffon qui le, héros
-.vainquit tpour fa gloire.' LâcHe &;
les revers, ingrat Se
Timide fous le joug des
dans la licence; c'efl un
un aveugle que l'on
Voila. le
tre que' vous 'voulez nous .¿.donner
le vous voulez- qu'a
mais dans
Ce peuple une autorité
bienfaifante, quelques vertus. 8c
l'amour de les maitres;
t celle qui dcvoit un jour régner fur lui.:
Il crut, de beautés cachoient' rame -la
et (on pas trompé.
fur la
Je vous en' vous tous qui fûtes af-
approcher' de cette augure
dans les temps qui précédèrent fes
infortunes, dites nous, fi fon premier, fon plus
ne fut pas l'amour des
fi fon defir le plus vif, ne fut pas toujours. d'être
aimée' d'eux?' Et que pas pour ren-
cette à ce peu de
paroles prononcées avec le ton de le plus
tendre? n'étoit pas par
confolateur, que ion âme fenfible lui
fe
luie parloit de fes peines. l'on
Comme fa bonté donnoltdes
qui qu'une
déçue ne injures égard, vous
qui la de qui la
connûtes, dans vie privée.
qui les en
fur le
eut
i6 Le
Mais comment peindrai-je cette
éclairée & délicate dont un\ trait nouveau vint
embellir chaque jour dé fa vie? Comment trace-
tant de bienfaits à
fur tout ceux dont elle connut Fin*
tant de contés que, des ingrats 0 vous
dans le malheur,
conduire vous qui auriez du
dépendant fes jours, ayez du moins, le
courage} d'approcher de -pour rendre
hommage, mémoire. ,Approchez jeunè
d'une chaumiere, ou or-'
peine vous n'aviez
appui qu'une ayèule infirme
dites-nous le bien qu'elle prit cette votre enfance.2
Me d'une mère, lui
les fentimens d'un ,fls tendre'
(c) Et vous famille éplorée;
,dont-le. mari, le père avoit été un
'cerf, quelle
vos peines, les fecours vous
Se ce qw vaUoit mieux encore,
fur h Tombe de 17
tions tendres, que fqn ra-g, auroit refuses, maïa
les prifonîs dt ïa capïfc$e_&^oi^élle brifa Jï fou-
vent les fers vous qu'elle confola de la perte
d'un emploi, par un emploi plus honorable; vous
qui craigniez fon reffentiment &- qui n'éprouvâtes
que fa génétteufe\ndulgence j vous dont elle en-
couragea les- talens dont elle récompenfa les 1
fuccès avez-vous oublié votre bienfaitrice? non
dites vous. ̃Elevez donc la voix pour dire
fur fa tombe, que Marie-Antoinette "fut la plus
fenfible la plus blenfaifante des Reines.
Tant de qualités, tant..de vertus aimables, lui
gagnèrent d'abord tous les coeurs. On ne put. fe
défendre d'aimer une princeffe jeune & belle,
qui iembloit n'apprécier l'élévation de fon rang
que par le pouvoir qu'elle lui dennoi: défaire
des heureux on. foupira bientôt' après le jour,
qui commencerait ion règne; Srlorlque le fort
la placa fes nouveaux fujets Vf
jdéfiroient depuis long-temps.
Oh! pourquoi montoit-elîe fur ce tlirône,
Douleur\
'déjà tant d'orages
duquel le promenoicnc en iilence
Craignez
cefle, de vous afleoir fur ce tl1rône brillant: Un
montre hprribic le mine lourdement, la révolte
• taj^ébranler il s'écr-QÙlepT, il vous écrasera.
fous Ces ruines Déjà ne voyez-vous pas la ca-
qui vient s'y placer à vos pieds, -pour
•js amour, vous priver de leurs hommages? La^ca-
lomnie i oh! mes amis comme ce monftre priiel
"a cxercéxfa fureur contre Marie- Antoinette!
fes infortunés en lui fai-
TafFedlicn des François dfeft lui
qui aufli les malheurs 4e ma patrie,
un gouvernement, que les
''vertus, la jufc.ee du-faire
adorer! ç ̃̃ •
A pQÏnc Marie- Antoinette fut-elle fur le tlirô-
3ie les Rois n'ont. preique
de ceux qui les entourent que
Ses. laveurs, Tes bonté^,
(}i bicnlaifance même, qu'on avoit tant applaudie
Jur 19
B 2
autrefois, excitèrent alors la haine & la) jaloufif
l'ambition, la cupidité trompées dans leurs efpé-
rances, fe ligueront avec elles toutes^ det con;
cert évei^erent la calomnie 5 Se c'eft ainfi que
dans fa Cour, à fes pieds! cette généreufe prin-
ceffe vit fe former l'orage qui devoit un jour en-,
^rainer fa perte.
O défa^rément cruel de. la grandeur fuprfi-
fae Les hommes fe preflent autour de vous il
vous encenfent,' ils vous louent: mais leurs honv-7*
mages bruyants font aufli faux qu'intéreffés.
Dans cette foule d'adorateurs, il n'eft pas un.
ami qui vous pardonne un refus, un Iiomnle jufte
quiexcufe vos faibleflcs.' Tous vous regardent
comme une divinité aveugle 'qui leur doit des
-honneurs & des ricfceffe8,£pur le culte hipocrite
qu'ils lui fendent. Beur bouche iupplie, mais
leur cœur s'irrite d'être refufé! les grâces qu'ils
obtiennent ne font pas des titres à leur recon-
noiffance: mais des motifs pour en demander
encore Injures ou infatiablesj ils veulent tout
obtenir de leurs maîtres; Se ne-leur accordera
gratitude, ni indulgence. •
io y Le Cri de -la Douleur
Qui plus que-vous Reine infortunée, que
pleure, fit cette des hommes?
) Le nombre de toujours pay
bienfaits ^;&: vous aigries les cœurs
par ce qui auroit du captiver leur bienveillance
?l Le dirai-je? .ce qui excita furtout l'envie, & la
haine des courtifans contre Marie-^ntoinetie ce
J fut ce pouvoir fi jufte &: fi doux que le cœur le'
moins fenfible n'aitroit pu refufer à fes charmes,
& que Ifènîe v^rtueufe de fon époux accorda à fes
grandes qualités. Ce^pouvoir qu'ils auroient tous
'la jateufîe dans les plus
ambltïeux. 'r Ceux qui défefperoient de le parta-
ger, voulurent le rendre odieux & le
,par-\leurs foupçons leurs reproches leurs infi-
N ïiuations perfides. Ils
moit fon peuple: combien il étoit jaloux 4teti/\
\x être aimé :/il fc flâtèrerit que la voix de ce peu- '̃
pie 'qui s'éléveroit contre fon cpqufe, l'engage-
donc répandtc dans le peuple lepaifôn qui les
dévoroit. Leurs calomnies furent ,repouffées
d'abord avec indignation, mais en les reprodui-
cefle fous des formes nouvelles.; en hs
fur la 2 1 Ki-
B3
étayant des fautes des malheurs
d'une adminiftr;ation depuis longterijjïs déplora-
ble^ ils parvinrent enfin à. les persuader a la/mulr-
titudé toujours crédule
^Mallieufeux! que vous a fait^cette Reine ma*-
unanime pour travailler àmfi à la perdre ? Quojî| p
détruits, ^ëes efpérances trompées, peuvent vous
rendre ainfi faux & cruels^1
combien votre conduite èfl lâche & odieufe?
au pointjaeApenfer, que la hai-
ne dû peuple pourra légidmer la vôtre? Hommes
"perfides! cecte l^iine ,qu'il vous fera ii
d'exalter ferac-èlle. plu^ Jttfte que celle qui vous
Ce peuple faura- t'il difeerner les vérita-
bles auteurs de fes maux ? rcvonnoitra^t-'il- ce
eftdû aux
désignes précédents ou à celles de l'autofité,
a&uelle ? Croyez-vous que lë?|èntiment de ce 0 qu'il
ibuffre, vos infidicnfcs clameurs n'e^
confcicnce^c le en de^la juiliçe?
•: Ah! dans fort mécoritcntemejjt extrême,
chera un objet 0 fur lequel, il puïfle

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin