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Le dévouement des Sanquintinois en 1557, ou Le patriotisme . Ode. Par Ch. Daudville

De
14 pages
Tilloy (Saint-Quentin). 1822. 16 p. ; in-8.
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LE DÉVOUEMENT
DES
SANQUINTINOIS,
EN 1557,
ou
LE PATRIOTISME.
(fy/es.
PAR CH. DAUDVILLE.
In me HISPANI convertite ferrum.
Enéid. liv. IX, vers 427.
SAINT-QUENTIN.
IMPRIMERIE DE TILLOY, LIBRAIRE, GRAND'PLACE.
189.2. ;
©
mon f/cre; ;
(3c)epuis foug-teiupJ jo couuaiôiaiéo tou attaclxewteuk. eu
itotro c9iffv uatafeJ, et- j-o dédirais to prouveu- cotu6iei}
jo partageais tes 4eutitueuS ; forJcjuo j-o conçus fidéo
ôo patjeir uu judto ttÍtÍur- d'éfoges à fa gfoneuJo utéuioiro
de ceux de ttoj ^Toncttoajews qui je dutiwguèrewt eu 1 557 ,
au diécjo do c^aïut-^ueutirj ? pair feuir tÍtavouteJ et feuir
ititrépuhto. (Eeit- co jujei- puûo Dans nos propres
(Stuuafes , qui tU'(\) titdpito fes vers cjuo jo to dédio,
comme au citoyen fe pfuJ dincèreuiewt Dévoué à Jou paijS ,
cr- ou feu jteiâouuzj Doui- fC,) duj|tago Jerou fo Vfui Doux?
youly mou cœuir.
[ott 5tfet,
«Ji. PZJaudz/tlle;
LE DÉVOUEMENT
DES
SANQUINTINOIS,
EN 1557,
ou
LE PATRIOTISME.
,(Jck
« L'ASIE en vain contre la Grèce
« A vomi cent peuples divers ;
« Ils croyaient, dans leur folle ivresse,
« Sans combat, lui donner des fers.
« Trois cents Spartiates s'avancent ;
« Aux Thermopyles ils s'élancent,
« Certains d'y trouver le trépan:
« Ils triomphent, puis ils succombent ;
« Le nombre les accable , ils tombent ;
« Mais l'ennemi ne passe pas.
(6)
« A Rome, un vaste précipice
« S'ouvre , Rome va s'engloutir.
« On interroge l'Aruspice ;
« Le Ciel, dit-il, veut nous punir ;
« Le sang peut seul fermer l'abîme.
« Quel est le citoyen sublime
« Qui meurt pour le salut de tous ?
« Curtius s'offre, et ce grand homme
« Se dévoue aux destins de Rome,
« Et des dieux fléchit le courroux.
« Qu'importe une longue carrière
« A l'ambition des héros,
« Si leur mémoire tout entière
« Descend comme eux dans leurs tombeaux ;
« S'ils prisent cette courte vie ,
« Qu'avec tant de parcimonie
« Leur mesure la main du sort ;
« C'est qu'ils espèrent que l'Histoire
« Veillant au dépôt de leur gloire,
« Sauvera leur nom de la mort.
( 7 )
<f Là, sur la toile, leur image
« Du peintre ennoblit le pinceau ;
« Ici, les traits de leur visage
« Sont reproduits par le ciseau.
« Le chantre qu'Apollon inspire,
« Redit leurs hauts faits sur sa lyre
« A l'Athénée , au Parthénon ;
« Partout on cite leurs exemples,
* Et sur les marbres de ses temples,
« La patrie a gravé leur nom.
Est-ce vous, dont les voix sévères
A vos fils adressent ces mots,
Mânes augustes de nos pères,
Mânes d'intrépides héros !
La tête encor cicatrisée,
Des champs heureux de l'Elysée,
Venez-vous à vos descendans ,
Demander compte du silence ,
Où le_urjco upable indifférence
laissa Vos^êXjîloits si long-temps.