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Le Diabète sucré n'est plus incurable. Découverte faite par M. Arger, ex-diabétique

De
29 pages
l'auteur (Rouen). 1865. In-8° . Pièce.
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DIABÈTE Itlli
N'EST PLUS INCURABLE
DÉCOUVERTE FAITE PAR M. AMER,
BX-DIABÉTIQUE.
COMPLÉMENT INDISPENSABLE DU RÉGIME MÉDICAL.
ON SOUSCRIT D'AVANCE CHEZ L'AUTEUR,
A Rouen-, rue Saint-Nicolas, 27;
A VICHY,
1865
LE%iBÈTE SUCRÉ
N'EST PLUS INCURABLE.
BOTTES. — TTPO&nAPBïE DE GTHOFS ET RE7ÏAÏTX.
LE
DIABÈTE SUCBÉ
WEST PLUS INCURABLE
DÉCOUVERTE FAITE PAR H. ARGER,
/*\v t4 VAEX-DIABÉTIQUE.
COII^LÉ^IEN^NDISPENSABLE DU RÉGIME MÉDICAL.
ON SOUSCRIT D'AVANCE CHEZ L'AUTEUR,
A Rouen, rue Saint Nicolas, 27;
A VICHY,
1865
I
Quelle que soit la cause déterminante de la
maladie désignée sous le nom de Diabète
sucré, les faits, dans l'ordre où ils se présen-
tent, semblent indiquer qu'en général cette
affection n'attaque que les personnes prédis-
posées à produire, par leurs sécrétions, du
sucre en surabondante quantité. Gette pré-
disposition naturelle va sans cesse en aug-
mentant, et conduit à la longue à un état
maladif sérieux, pour peu qu'elle soit favori-
sée par une cause quelconque d'affaiblisse-
ment, soit physique, soit morale.
Jusque-là, le malade n'a été averti par au-
cun symptôme appréciable. Au moment où il
commence à s'inquiéter, l'affection a déjà fait
des progrès, et alors il pourrait remarquer lui-
même, en de certains instants propices, que
le sucre abonde dans sa sueur, dans ses larmes
et surtout dans son sang. Mais comment le
ferait-il? 11 n'a aucun guide autour de lui,
aucune espèce d'indication, et les occasions
d'observer lui échappent. L'attention du mé-
decin n'est éveillée le plus souvent que lorsque
les incommodités de la maladie ont pris d'ef-
frayantes proportions, et il s'écrie : Ce doit
être le diabète !
On constate scientifiquement l'existence de
cette maladie par la présence, dans les urines,
d'une quantité plus ou moins considérable de
sucre. Elle se révèle aussi, chez celui qui en
est atteint, par les taches dé sucre qui survien-
nent sur ses vêtements, par le supplice de la
soif, qu'accompagne ensuite celui de la faim.
— Quoi qu'il fasse pour les satisfaire, le malade
est constamment tourmenté de ces deux be-
soins, et il a beau boire et manger, cela ne
l'empêche pas de maigrir à vue d'oeil.
Jusqu'en 1839, l'art médical était resté tout-
à-fait impuissant contre le diabète, et cepen-
dant des exemples de guérison avaient été
fournis de temps à autre par de pauvres arti-
sans qui, quoique condamnés à de rudes tra-
vaux qu'ils ne pouvaient interrompre, étaient
parvenus, les uns , à se guérir radicale-
ment, les autres, à se prolonger l'existence par
l'usage de quelques simples que la nature
prodigue partout. Le désespoir leur avait
donné l'inspiration d'y avoir recours, et, après
en avoir éprouvé un soulagement immédiat,
ils avaient su en tirer parti. Mais de pareils
exemples, demeurant ignorés des maîtres de
la science, ne pouvaient servir d'enseigne-
ment.
En 1839, on prescrivit contre le diabète, et
l'on n'a cessé de prescrire depuis cette époque,
un régime fortifiant et réparateur. C'est un
progrès. Ce régime, malgré son insuffisance,
n'en rend pas moins de grands services aux
malades qui le suivent. Il fallait, pour le comL
pléter, y ajouter l'emploi de moyens hygié-
niques, qu'un diabétique observateur et per-
sévérant pouvait seul découvrir et coordonner
d'une manière rationnelle.
^^£ri^.ide de ces moyens hygiéniques, que
'' J'aï^eù/;Ie bonheur de découvrir, j'ai pu, sur
\îmoi-rôêmfe et à mon gré, neutraliser l'action
épuisante du diabète, ramener cette maladie
aux proportions de la plus simple des affec-
tions ordinaires et me soustraire aux incom-
modités qui en sont le cortège habituel. —
Avoir obtenu cet immense résultat, n'était-ce
pas déjà avoir trouvé la voie de la guérison ?
Considérant cette découverte comme un
bienfait, je ne devais pas la garder pour moi
seul. Mais, avant de me décider à la commu-
niquer aux malades qu'elle intéresse spécîale-
lement, j'ai cherché à me convaincre encore
plus profondément de son efficacité.
J'avais l'assurance de me délivrer complète-
ment en quelques semaines du diabète sucré.
— Dominé par le désir d'être utile, j'ai long-
temps ajourné ma guérison, au risque de
compromettre ma santé, pour me livrer à une
foule d'expériences minutieuses, dont les ré-
sultats m'ont servi à coordonner les détails du
système que je présente aujourd'hui avec la
plus entière confiance.
Il s'agit maintenant pour moi d'inspirer aux
diabétiques cette confiance dont je suis si bien
pénétré moi-même. Il me suffira, je l'espère,
pour les persuader, de leur faire connaître à
quelle particularité du diabète s'applique ma
découverte, et quel genre de service ils peu-
— 9 —
vent en attendre. — En lisant les explications
suivantes, que surtout ils n'oublient pas que ce
n'est pas un médecin qui parle, mais un ma-
lade qui, pour être écouté, n'invoque d'autre
titre que sa bonne foi et son expérience per-
sonnelle.
II
Il est un fait caractéristique, c'est que le
diabétique a la langue sèche, la bouche dé-
pourvue de mucosité, et qu'il ne salive plus
ou peu s'en faut.
A quoi donc attribuer que le malade, dans
une aussi fâcheuse situation, puisse prolonger
son existence? Il faut l'attribuer au besoin in-
satiable de boire et de manger que fait naître
cette affection compliquée, c'est-à-dire à la
grande quantité de liquides et d'aliments qu'il
absorbe, ce qui lui permet de ralentir les pro-
grès de la consomption, et de retarder par
12 —
conséquent le dénouaient fatal ; car, tant
qu'une alimentation riche, abondante, répare
en partie ses forces, il peut s'agiter, marcher,
travailler ou vaquer à ses affaires, et l'air du
dehors qu'il respire alors particulièrement par
la bouche, en lui apportant la vie, rafraîchit
sa langue, le soulage et lui donne plus que le
temps nécessaire pour aviser au rétablissement
de sa santé.
Ici on comprend que le choix des aliments
dont il fait usage joue un rôle important dans
son traitement. Aussi faut-il rendre hommage
à la sagacité des médecins habiles qui ont ex-
clu du régime alimentaire les substances à base
féculente ou sucrée, et qui ont ordonné le vin,
le bicarbonate de soude, l'eau de Yichy et les
viandes succulentes, etc.
L'exercice, le travail manuel, la marche, un
régime fortifiant : telles sont, contre le diabète
sucré, les seules prescriptions de la science
médicale. N'y avait il donc rien de plus à
faire, et ce plus l'a-t-on cherché, pu n'a-t-on
pu le découvrir ?
La science s'est arrêtée à moitié chemin. De
là vient que le diabète sucré passe pour incu-
rable, tandis qu'au contraire rien n'est plus
facile, avec mes moyens hygiéniques, que la
curabilité de cette affection, même alors qu'elle

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