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YFlr.SAlLl KS — IMP. PE P.. AUBERT.
LE DIAMANT
LE DIAMANT
HOMMAGE
-X, s. Mt ÏAPEREUR NAPOLÉON III
fOVR LE JOUR DE LA
DU 15 AOUT 1867
PAI\
t.. - E. GCILLON DES TREMBLAYES
VEUSAILLES
iiipniHEniE DE E. AiiBtnr
6, Avenue de Sceaux.
1867
HOMMAGE
A Ma. Majesté l'Empereur Napoléon III
TOUR LE JOUR DE LA FÊTE DU 15 AOUT 18G7
0 VIERGE SAINTE!
Concevez le sujet d'une étrange disgrâce,
Pour un Prince opprimé j'ai demandé la grâce,
Mère pleine d'amour! Et d'excès de douleurs,
Faites qu'à vos genoux je répande des pleurs
Sur mes égarements et mes fausses victoires,
Et qu'un jour dans les cieux je chante votre gloire !
— Hélas ! c'est sous le ciel ! De ce Prince illustré,
Que mon pied par des nains fut mordu, déchiré :
Ils m'ont pris pour un autre... —lECje serais leur proie,
Si votre amour parfait, de délice qui noie,
Ne m'eût servi d'égide ; — et si le triste sort
D'un père bien-aimé, dont je pleure la mort,
Ne m'eût fait négliger la sainte poésie !
. J'ai pu durant trois ans rester muet, Marie!
Oh! le ' temps avec vous a dû sécher mes pleurs!!
Faites qu'à ^s genoux, rêvant de vous... je meure!
O Vierge sainte !
IPROJliOGhTJE
DU
DIAMANT
PROLOGUE DU DIAMANT
ÉrtTRE A ADRESSEn A SA MAJESTÉ L'EMPEREUR DE RISSIT.
ET AUX. DEUX (1RANDS-DUCS, SES FILS.
Je liais dans les testais qu'un rre parle toujours,
De noirs complots, des fureurs de Bellonne! —
Mais j'aime qu'aux neuf Soeurs s'unissent les amours'
Aux doux plaisirs notre coeur s'abandonne.
ANACIIÉON.
AUOUSTES MAJESTÉS,
Pour que vos trois baisers soient doux et bien reçus,
Accompagnez-les donc de cinq cent mille écus...
Et de voire palais, avant d'ouvrir les portes,
Ne payez point si cher votre orgueilleuse escorte.
Grands-Ducs encor, ne vous flattez donc pus.
Bien autrement que vous, sous ses pieds, quand il gèle,
Notre musc fait du fracas!
Et ne sent point sur son front d'étincelle.
— Plus heureux qu'Arion, sur mon chenal de bois,
Que ne puis-je obtenir de mes amis sur terre,
Que je chante encore une fois.
Que du soleil toute âme adore la lumière !
Soit que je chante encore et ne chante pas mal,
On ne fera de moi jamais un Juvénal.
Ayant pour confident un des miens journaliste,
On ne pourra jamais me rendre le coeur triste.
Et possédant encor ce talent gracieux
De dire à des amis des (élites, heureux...
J'arrive et cherche à faire un poème qui plaise,
Et j'aime, sans orgueil, à rûver sur ma chaise,
Sans fatiguer Pégase et crever mon plafond;
Que si Jupiter veut, les rois même sont bons ;
Le désir d'être aimé dans plus d'un homme brille;
L'un donne un diamant, l'autre un fusil aiguille.
El Mars leur d inné l'art d'en préserver leur coeur!
Des petits et des grands, il est le défenseur.