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Le grand pardon divisé en 2 parties : le droit à l'existence : l'amour sacré de la patrie / par le citoyen Frédéric Hubert,...

De
8 pages
impr. A. Vallée (Paris). 1871. 8 p. ; in-8.
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5 centimes
LE
DlVlSÉ EN DEUX PARTIES
L'AMOUR SACRÉ DE LA PATRIE
PAR
Le citoyen FRÉDÉRIC HUBERT, M.
Véritable ami du Peuple et de l'Humanité
LE DROIT A L'EXISTENCE
CITOYENS MES FRÈRES,
Concilions !
N'augmentons pas les malheurs de la Patrie, en la ruinant et en ver-
sant son sang le plus pur, de quelque camp qu'il soit.
Ne continuons pas la ruine de notre pays, en absorbant toutes ses
richesses sans rien produire et, en chassant par nos discordes les élément
fortunés de son sol.
Respectons le suffrage universel qui aujourd'hui se trouve compromis ;
laissons s'éteindre cette Assemblée, dont le mandat, est près d'expirer ; ne
la prolongeons à aucun prix, et sagement après, reformons-la de citoyens
désintéressés, dévoués au pays et à la République ; payons la dette de nos
malheureux désastres, sans en rechercher les causes, et soyons unis.
Je vous offre ma vie et mon honneur en garantie de ma sincérité; je ne
reçois d'argent d'aucun parti pour provoquer au désordre, en criant plus
fort que les autres : Vive la République, vive la Commune! institutions que
je respecte, mais qui sont pour moi, dans une faible mesure, il est vrai,
l'équivalent de vive le roi ou vive l'empereur, attendu que les véritables
réformes sociales ne se font pas à coups de fusil ni de canon, mais bien
par la raison, le bon sens et l'amour de l'humanité.
—2 —
Déterminons un programme social, afin que tous les vingt ans la révolu-
tion ne recommence pas et que les guerres finissent.
L'animosité qui règne dans les deux camps, a un principe de départ que
personne n'analyse ; on n'entend que des mots sonores qui amènent de
grands malheurs sans remédier à nos maux.
DITES-MOI :
D. Pourquoi les gendarmes et anciens sergents de ville se battent-ils ?
R. C'est pour conserver le morceau de pain que les anciens gouverne-
ments leur donnaient ; c'est aussi pour obtenir leur retraite après trente
ans de service, soit de cinquante à cinquante-cinq ans. Il en est de même
des vieux soldats, vieux employés des administrations, et lorsque la ques-
tion vitale est en jeu, tôt ou tard une réaction, dans un sens ou dans
l'autre, ramène aux anciens errements, et le sang qui a été versé en pure
perte n'a fait que des malheureux et des proscrits !
Respectons les droits acquis, comblons autant que nous le pourrons les
lacunes que l'ancien ordre social cause, et au lieu d'avoir des ennemis,
BOUS aurons des amis.
Pour moi, je ne puis admettre qu'un homme ne soit pas républicain ;
la démonstration en est si facile que je ne la répéterais pas, si les circons-
tances ne m'y obligeaient.
Dites-moi, mes amis :
Quel est celui d'entre nous, même la femme, qui consentirait à voir ses
enfants passer à l'héritage d'an roi ou d'un empereur et compter dans cette
succession, comme dans une ferme les enfants héritent de leurs parents,
d'un troupeau de vaches ou de cochons ?
Ce n'est pas moi, ni ma femme, ni vous, ni les vôtres ; donc, forcément
et naturellement, vous êtes républicains.! Or tout gît dans la constitution.
Mais comme il n'y a aucune garantie sociale ; que chacun ne voit que
son intérêt personnel dans la société actuelle, à tous les points de vue, c'est la
mauvaise foi, la duperie masquée,qui dominent ; en un mot, c'est le vol ou
l'avancement au plus habile ou au plus roué ; c'est la barbarie dorée dont
nous avons les tristes résultats.
Dites-moi, mes amis:
Ne croyez-vous pas que l'honnête ouvrier et employé de commerce, etc.,
n'a pas droit à l'âge de la retraite, à être à l'abri, du besoin aussi bien
que les employés de l'Etat?
L'Etat, qui n'est, ni M. Guillaume ni M. Napoléon, mais bien la gé-
rance de nos intérêts !
Ne trouvez-vous pas drôle que le patron fasse des rentes à ses commis
lorsqu'il est lui-même dans un extrême besoin?
Et nous sommes les patrons !
De tous ces préambule, arrivons à la réalité.
Pour que la Révolution et nos désastres nous laissent un souvenir ineffa-
çable, une moralisation naturelle, oublions toutes les fautes, pardonnons

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