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Ce Ijutt 2lurit
1826.
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PROIMKWAOI;
AU
LUXEMBOURG,
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Avocat ù la Cour royale de par.V.
~1 PRIX : 1 FR. 25 CEST.
PARIS,
PONTHIEU, HBRAtRE, PALAIS-ROYAL.
1826.
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1826.
PROMENADE
AU
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Avocat à la Cour royale de Paris.
ÏRIX : 1 FR. 25 CENT.
PARIS 9
PONTHIEU, LIBRAIRE, PALAIS-ROYAL.
1826.
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jfiar un Jcitâvneii/^ui/wo/trjf'r/se- efJ&ûafi mfi^iJutne ?f e»
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mape cc7wme ; mon. mei<Ûeiùr emu, comtne au^iere fe
jdaJ fendre, el comble Jouvcmte aw de twrÙM.
LE 8 AVRIL 1826.
». - •
LE MARQUIS DORVILLE, DORANTE. ;
DORANTE.
De vous trouver ici que je suis enchanté!
LE MARQUIS.
C'est Dorante! bonjour, mon cher; votre santé?
DORANTE.
Fort bien ; vous attendez, Inarquis, le droit d'aînesse?
LE MARQUIS.
Oui, la loi va passer.
DORANTE.
Elle fous intéresse !
On va la rejeter.
LE MARQUIS.
Vous croyez?
DORANTE.
Oui, marquis ;
Dans ce monde , chacun n'est pas du même avis ;
Grâce à la vérité, je vois le précipice !.
Ce qui d'un privilège établit l'injustice,
C'est que tous les enfans ne puissent l'obtenir,
Malgré tous leurs efforts , afin d'y parvenir ;
Il est un privilège, enfanté par la gloire,
Que' donnent les talens, les vertus , la victoire ;
Il est juste, chacun peut aspirer à lui,
Et, pour le posséder, n'a pas besoin d'autrui;
( 6 )
Sans ayeux, par lui seul, on acquiert la noblesse;
Mais en vain voudrait-on briguer le droit d'aînesse.
* AE- MARQUIS.
La nature, entre nous, fait des distinctions :
On doit se conformer à ses intentions ;
L'aînesse ne s'acquiert pas. plus que le génie.
A l'un le ciel les donne, à l'autre il les dénie ;
Ainsi l'un de nos fils se trouvant plus âgé,
Doit être le plus riche et le mieux partagé.
A quoi servirait donc qu'un fils, par sa naissance,
Premier fruits de l'hymen , doublant notre existence,
Fît naître dans notre â-nie un bonheur inconnu?
Devrait-on le punir d'être premier venu ?'
DORANTE.
Le punir, ce serait une grande injustice,
Et le récompenser n'en e pas moins un vice.
LE MARQUIS.. - (
Comment ! mon fils aîné soutiendra mes vieux ans,
Il servira de guide à ijies pas languissans;
Loin de récompenser l'appui de ma vieillesse,
Je laisserai, sans fruit, consumer sa tendresse !
; DOAANTEU
Un bon fils n'est-il pas assez récompensé
Quand il est près d'un père, et qu'il se sent; pressé.
Contre uji.sein paternel qui palpita de joie ?
0 le plus gvaïicldes biens que le ciçl i^ous envoie !
De son père , obtenir qu'on guide les vieux pas !
Le noble privilège' et ne, devraitron pas:!>
Se disputant l'haimeur, d'un si beLavantage,
Céder, pour, Facquénr, sa part dans l'héritage?.