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Le Langage du coeur, ou les Voeux de l'enfance, recueil de compliments pour le jour de l'an, les fêtes de famille, etc., en prose et en vers, par F.-A. Durocher

De
35 pages
Librairie populaire des villes et des campagnes (Paris). 1849. In-16, 36 p..
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LE
.LANGAGE DU COEUR
LES VOEUX DE L'ENFAMGE.
RECUEIL
De Comptiinenls pour le Jour de F au, les Fêles de Familles, elc,
EN PKOSE EJ EN VERS,
"A l'usage An premier âge.
^ PAR F.-A. DUYOCHHS.
Ghers enfants, je vous fais hommage
D'un livre qui plaît à votre âge.
Si vous chérissez vos parents,
Vite accueillez mes compliments.
Peu d'entre vopssavent écrire,
Encor moins l'art de bien dire.
Interprète des jeunes coeurs.
Je réunis toutes les fleurs.
Sachez que la reconnaissance
Est un don de la Providence, *
. PARIS-.
LIBRAIRIE POPULAIRE DES VILLES-ET DES CAMPAGNES
Rue dn Paon-Ssint-André-de»-Art», £. '
1849. .
/-
LE LANGAGE DU COEUR
OD
LES VOEUX DE L'ENFANCE.
LE
LâlIGâGE DU COEUR
ou
LES VOEUX DE L'EMU
RECUEIL
DE COMPLIMENTS POUR LE JOUR DE ï/AN, LES FETES DE
FAMILLE, ETC., EN PROSE ET EN VERS.
PAR F. A. DUROCHJE&.
Chars enfants, je vous fais hommage
D'un livre qui plait ,à votre âge.
Si vous chérissez vos parents,
"Vite accueillez mes compliments,,
Peu d'entre vous savent écrire,
Encore moins l'art de bien dire.
Interprète des jeunes coeurs.
Je réunis toutes les fleurs.
Sachez que la reconnaissance
Est un don de la Providence.]
PARIS,
librairie Populaire des Villes et des Campagnes,
RUE DES HAÇONS-SOUBONNE, 17.
1849,
1853
LE LANGAGE DU COEUR.
Complimenta da jonr do l'an»
Papa, maman, je viens vous rendro
Un pur hommage, un doux tribut :
Puisse ma voix se faire entendre
Et produire l'effet d'un luth !
Puissent les accords de la lyre
Etre effacés par mes accents !
Puisse l'écho toujours redire :
a Un bon fils chérit ses parents. »
Cher Papa ou chèro Maman;
Oh ! le beau jour ! On le dit consacré par l'asage;
j'aime mieux le croire le jour qui doit acquitter une
dette sacrée, dette qui rappelle l'étendue de la plus
douce de mes obligations.
Ta fille chérie manque d'expressions; mais tu
connais le fond de mon coeur, et je suis persuadée
que tu crois à mon éternelle reconnaissance, ainsi
qu'à la sincérité des voeux que je forme aujour-
d'hui;;
Ton affectionnée fille,
Va enfant à «a mère*
Faire tin"compliment de bonne année!.. 1! La
tâche paraît facile à ceux qui feuillettent les livres.
Moi, qui ne consulte que mon coeur, j'éprouve en-
core moins d'embarras. Que de voeux vulgaires sont
prodigués en ce jour ! 0 ma tendre. mère, hier au
soir, j'ai prié bien ardemment le bon Dieu pour
qu'il daigne faire pour vous ce que vous faites pour
moi. Peut-il ne pas bénir la meilleure des mères?
Pour me rendre digne déboutes vos bontés, je vous
promets d'être bien sage et bien obéissant.
' A un père.
i, ( r |
Je yous" souhaite, lé,, bonne année, ô mon cher
— 7,- 1
pa. Vous savez combien je vous.aimé; aussi mes*
ux sont-ils sincères : pour que Dieu les exauce, je
ux être sage et laborieux. Puissiez-vous être tou-
urs heureux, et recevoir longtemps encore mes
resses et mes baisers; p
A une mère.
Que je suis heureux, ma chère maman ! Voici la
ouvellé année ; puisse-t-elle vous faire oublier tous
s chagrins et ne vous procurer que des jours pros-
ères ! Si le bon Dieu exauce mes voeux, vous ne
nnaîtrez plus quele bonheur. Je tâcherai, par mon
èle à l'étude, par ma soumission à votre volonté,
e mériter votre bienveillance et d'être l'objet de
otre touchante sollicitude.
Aimez-moi toujours, ô tendre mère ! Bénissez
otre enfant pour que le ciel le protège, pour qu'il
uisse longtemps encore vous entourer de ses bras,
t couvrir votre doux visage de baisers brûlants et de
rmes délicieuses.
A un père où & une mère.
Ce n'est pas, dit*bh,' à mon âgé,
, Qu'on sait tourner un compliment :
_ S —
Je t'aime, et je cherche comment
On pourrait t'aimer davantage.
Un petit frère a une petite soeur»
Oh ! ma chère petite soeur,
Combien le jour de l'an me flatte !
Formant des voeux pour ton bonheur,
Mon coeur palpite et se dilate.
*j 'A. une mère»
On connaît, dit-on, de l'annéo
Le renouvellement heureux,
Quand chacun, pour la destinée
De ce qu'il aime, fait des voeux ;
C'est une erreur, une folie.
S'il en était ainsi, maman,
Serait-il un jour de ma vie
Qui ne fût le premier de l'an?
Une petite Bile à son p»i v*
Au premier jour de l'an,
Vers toi, cher petit père,
I -9-
! Mon coeur prend son élan ,-
, Dans les bras de ma mère..7
Pour former des souhaits,
Elle-même m'apporte :
A l'amitié jamais
On ne ferme la porte." 1
A mon brûlant désir
Si les cieux sont propices,'
Toujours je veux t'offrir
Do mon coeur les prémices.'
Compliment a une mère*
I
f Petite Maman,
i
Pardonne à mon empressement : si je devance
. l'aurore, si je trouble ton sommeil, c'est que, le pre-
mier de tous, j'ai voulu t'exprimer les voeux que
i chacun forme pour ton bonheur. Va, ne crois pas
j que ma tendresse soit aiguillonnée par l'espoir d'ob-
! tenir des étrennes. Ton amour me suffit, une seule
' caresse met le comble à mon ivresse. Moi-même
je n'ai point fait ample moisson de fleurs, car je sais
: que tu préfères un baiser filial à toufes les produc-
5 tions de la nature. Permets-moi donc de t'offrir mon
coeur, de baiser ton front si pur, ta bouche qui mo
| sourit. En ce jour, je jure de prendre tes vertus pour
— 10 --
modèles, de mériter par de nouveaux efforts tes soins i
assidus, de suivre tes pieux conseils, et de ne jamais '
m'écarterdelavoie du salut.
Autre*
Aujourd'hui, ce que je désire,
C'est un baiser de papa, de maman ♦
Au coeur d'un fils, baisers doivent suffire;
Ce sont les fleurs du jour de l'an.
A un pèro*
J'ai feuilleté mon rudiment
Avec un soin extrême ;
J'ai trouvé pour tout compliment, 1
Amo. te, je vous aimo.
A nne grnnd'mère.
Posséder une tendre mère, '
L'aimer, la chérir, chaque jour,'
Mettre son bonheur à lui plaire
Ceci n'est point faire sa cour.,
. A celle à qui l'on doit la vie, 1
— 11 —•
Sont dus les voeux du jour de l'an ;
En m'embrassant, je t'en supplie,
Reçois les miens,' bonne maman.
Plusieurs enfants a leur mèro.
L'aurore à peine brille,
Et nous venons, maman,
Célébrer en famille
Le premier jour de l'an.
De notre faible enfance
Tu prends soin chaque jour;
Pour payer tant d'amour,
Nous n'avons que nos coeurs pleins de reconnaissance,
SIno fille a sa mère,
En lui offrant un ouvrage de tavisserie.
Chaque nouvelle année
Voit redoubler le zèle et s'éteindre les voeux;
Avant la fin de-la journée,
Les grands mots oubliés ne troublent plus les deux
La politesse
Point ne ressemble à la tendresse.
En ce jour, c'est le coeur qui parle et non l'esprit".
— 12 —
Mais vous vous souviendrez, je gage,
De la main qui fit cet ouvrage
Et de celle qui vous l'offrit.
gin enfant à son papa et a sa maman.
Pour tout trésor, au jour de l'an,
Je n'ai qu'un coeur : j'en fais hommage
A vous seuls, ô papa, maman !
< Je voudrais donner davantage :
Comme votre amour, vos bontés,
Mon trésor est inépuisable :
Si tous mes voeux sont écoutés,
Plus tard, je deviendrai solvable.
Un jeune enfant a sa mère*
Pour vous remercier des soins de mon enfance,
Que ne puis-je mieux m'exprimer !
Mon coeur plein de reconnaissance
Me dit que plus que moi nul ne peut vous aimer.
A un père et a uae mèro.
Pour étrennes, que puis-je offrir en ce beau jour?
Des voeux, beaucoup d'amour !
— 13 —
Tels sont les grands trésors qu'on possède à mon âge :
Plus tard, j'espère bien vous offrir davantage,
A un instituteur*
Vous qui donnez à mon enfance
Doctes leçons et doux appui,
Comment vous prouver aujourd'hui
Ma joie et ma reconnaissance?
En cultivant mon esprit et mon coeur,
Vous devenez mon second^père;
Que puis-je pour votre bonheur?
Hélas ! je n'ai que la prière.
A lia père*
Des compliments, des cadeaux, des souhaits,
Vont se croiser toute cette journée ;
Je crains moi-même, en commençant l'annéo,'
De cueillir et d'offrir mêmes bouquets.
Si de présents mon père me dispense,
Je veux du moins lui prouver en ce jour,
Que je suis riche, assez riche d'amour,
Et de respect et de reconnaissance.
— 14 -
Aune mère*
Enfin, ma petite maman,
Je puis, de mon amour sincère,
T'offrir, au jour de l'an,
L'assurance non éphémère :
D'abord, j'ai consulté mon coeur,
Pesé tes soins, ton indulgence,
Et j'ai compris avec bonheur
Que ma dette devient immense.
Un jeune enfant.a son père ou h sa mère.
L'an dernier, je t'offris mon coeur,
En te disant : Papa (ou maman), je t'aime!
Aujourd'hui, sans être flatteur,
Mon langage est le même.
UJn enfant a son père et a sa utièrc*
Que jebénis ce jour, où, en obéissant à mon coeur,
je puis vous adresser de nouveaux témoignages de
ma tendresse et de mes respects. Si Dieu daigne
exaucer mes voeux, il prolongera vos jours, il pro-
longera la félicité de l'enfant que vous aimez et qui
se trouve heureux de renouveler, avccFannée, lapro-

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