//img.uscri.be/pth/3baab45a78c631ac0de26d21e00c6e62380d895e
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Le Nouveau projet de loi sur la presse sera-t-il retiré ? [Signé : Lucien Saint-Avit.]

De
11 pages
impr. de F. Bonnet (Agen). 1867. In-8° , 13 p..
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

LE NOUVEAU PROJET DE LOI
SUR
LAPRESSE
SERA-T-1L RETIRÉ?
LE
NOUVEAU PROJET DE LOI
SUR
SERA-T-IL RETIRÉ ?
AGEN
IMPRIMERIE F. BONNET. COURS DU PIN
1807
Depuis trois mois environ les discussions du Corps
Législatif ont commencé brillantes comme toujours, mais
aussi quelque peu fougueuses. Plusieurs partis sont en
présence, et il y a toujours partout le même entraîne-
ment, le même feu sacré, la même force, la même vio-
lence. Oui, c'est avec bonheur, je dirai même plus, c'est
avec une espèce de triomphe intérieur que la France en-
tière assiste à ces grandes luttes oratoires qui prouvent
combien est forte la trempe intellectuelle et morale des
hommes éminents, appelés à la représenter et à la pla-
cer, par leur vigoureux talent, au-dessus de toutes les
nations civilisées. Si ces luttes oratoires paraissent gi-
gantesques, étonnantes, palpitantes d'intérêt, ce n'est
qu'à cause des questions sérieuses qu'on y traite, d'un
côté, avec tant d'éloquence et de générosité, de l'autre,
avec tant d'acrimonie, de parti-pris, d'égoïsme, vieilles
passions des Jacobins. La France sait à quoi s'en tenir.
Les français ont toujours été trop intelligents pour ne
pas savoir séparer l'ivraie du bon grain. lis n'ignorent
pas que les plus chaleureux partisans, de la liberté en
6
tente chose, arrivés au terme de leur ambition, c'est-à--
dire au pouvoir, se dépouillent de l'ancien manteau pour
prendre celui de l'absolutisme. Ils brûlent leurs ancien-
nes idoles, pour adorer celles qu'ils faisaient semblant
de détester.
Hommes vains et hypocrites, qui au lieu d'aspirer au
bonheur d'une nation, ne feraient que compromettre son
avenir, ne feraient que la dilapider au lieu de l'enrichir.
Dans plusieurs circonstances, en 1848 par exemple, la
Providence nous apréservés de ces hommes ; faisons des,
voeux pour qu'elle nous en préserve encore
Plusieurs questions ont déjà été traitées au Corps
Législatif; plusieurs nouvelles lois ont été volées.
Les Chambres vont bientôt être obligées de se pronon-
cer sur des projets de loi très-sérieux qui intéressent au
plus haut titre la nation française. Nous voulons parler
de la réorganisation militaire, puis du nouveau projet de
la loi sur la presse. Nous ne disons rien en ce moment
sur la réorganisation militaire. Nous donnerons seule-
ment nos idées sur le nouveau projet de loi sur la Presse.
Quoique notre plume ne soit pas encore bien autori-
sée, nous parlerons du nouveau projet, avec impartialité,
sans passion.
Nous allons d'abord donner le 1er article du texte de las
loi du 17-23 février 1852 sur la Presse :
« ART. 1er— Aucun journal ou écrit périodique trai-
« tant de matières politiques ou d'économie sociale, et