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Le parti national, union conservatrice et républicaine : octobre 1872

9 pages
impr. de Aubert (Versailles). 1872. 15 p. ; in-8.
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LE
PARTI NATIONAL
UNION CONSERVATRICE ET RÉPURLICAINE
OCTOBRE 1872
LA RÉPUBLIQUE ,SANSxL^RÉ./oLUTION
ET SANS LA CENTRA-LISATION EXAGÉRÉE.
Agir sur l'opinion.
VERSAILLES
1872
LE
PARTI NATIONAL
UNION CONSERVATRICE ET RÉPUBLICAINE
ROLE ET NECESSITE
DU PARTI NATIONAL.
Le PARTI NATIONAL est destiné à centraliser les efforts
individuels que réclament, dans l'ordre politique, la con-
servation sociale et le vrai progrès de notre pays.
Ces efforts ne doivent point rester isolés ; et il ne faut
point se contenter non plus de les grouper localement. S'ils
ne font point partie d'une association générale, ils seront
plus ou moins impuissants à écarter les dangers sociaux
qui menacent notre patrie ; ils la verront livrée à l'invasion
du radicalisme et ensuite au triomphe inévitable d'un
césarisme malfaiteur.
D'ailleurs, ces efforts de tous les dévouements qui com-
prennent la gravité de la situation et qui veulent prompte-
ment y remédier, ne doivent pas seulement chercher à s'u-
nir, en vue d'une oeuvre collective ; ils doivent apporter,
dans cette coalition urgente, l'intelligence des nécessités
de notre temps. S'ils ne combattent point la démocratie
désordonnée de la manière qui permettra de la vaincre,
c'est-à-dire par la défense convaincue et l'organisation
LE PARTI NATIONAL. 2
10 LE PARTI NATIONAL.
d'une véritable démocratie, ils seront sans efficacité et ils
ne pareront à rien.
Les périls extrêmes que court notre patrie ne seront
évités qu'autant que les éléments conservateurs oppose-
ront aux influences révolutionnaires l'action d'un milieu
compacte, guidé non par des vues inopportunes et illusoi-
res à tant d'égards, mais par des pensées politiques en
parfaite harmonie avec les tendances légitimes de notre
temps.
C'est pour cette raison décisive que les conservateurs
doivent se poser aussitôt, sans hésitation, sans arrière-
pensée, avec résolution et avec ensemble, sur le terrain de
la République chrétienne et nationale, la seule qui réponde
aux principes constitutifs de notre société ; et c'est pour
ce motif que les défenseurs du parti national provoquent
instamment l'union des forces sociales sur ce terrain qui,
dans nos divisions actuelles, peut voir tous les hommes
d'ordre ligués sous un même drapeau, et qui, à l'exclusion
de tout autre, peut devenir aisément inexpugnable contre
les audaces de la Révolution.
Les promoteurs du partinational jugent que, pour assu-
rer l'avenir de la France et sa marche dans des voies
prospères, il y a trois graves imprudences à éviter en ce
moment.
La première, c'est d'abandonner au radicalisme une po-
sition politique qui, si l'on sait la revendiquer contre des
agitateurs sans principes et contre un fanatisme subversif
n'ayant pas le moindre droit sur elle, est appelée à sauve-
garder tous les grands intérêts publics ; de laisser ainsi au
parti révolutionnaire une position qui a pour elle l'appui
de l'opinion et qui, de plus, comporte les moyens les plus
justes et les plus énergiques pour que l'on ait raison de
toutes les menées de l'esprit de bouleversement.