//img.uscri.be/pth/abe273fdd693eeadf70b9c45ff6a94f5c2876a2e
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Le Véritable Manuel des participes français, ou Dictionnaire des participes présents et passés, classés par règle et par ordre alphabétique... ouvrage théorique et pratique... par Bescherelle jeune,...

De
48 pages
l'auteur (Paris). 1852. In-12, 48 p..
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

LE VERITABLE MANUEL
DES
PARTICIPES FRANÇAIS
ou
DICTIONNAIRE
DES PARTICIPES PRÉSENTS ET PASSÉS, CLASSÉS PAR
RÈGLE ET PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE ;
À L'AIDE DUQUEL O.N PEUT,
EN 30 LEÇONS,
Savoir complètement et parfaitement l'orthographe
du participe présent et du participe passé;
OUVRAGE THÉORIQUE ET PUATIQUE
renfermant de nombreuses applications bien graduées
( l à la parlée de tous ceux qui ne savent pas et qui veulent apprendre
l'orthographe si difficile de principes ;
Â
INDISPENSABLE
AUX MAISONS D'ÉDUCATION ET A TOUTES LES PERSONNES Y;N DÉSIRENT
BLTIN PARLER ET BIEN ECRIRE;
VA* BESCHEREME JEUNE,
L'HOT'KI&KL'H !-u.; J.~ 'tiVbS FCL HE UTL'ÊUATL'RES FRANÇAISES ET KIT.ÀMIEFLFCS
PARIS
L'AUTEUR, RUE DE RIVOLI, 10
1852
LE VÉRITABLE MANUEL
DES
PARTICIPES
FRANÇAIS
fc)
LE VÉRITABLE MANUEL
DES
ncn FBANCAIS
ù
ou
DICTIONNAIRE
PîslpA&^ICIPES PRÉSENTS ET PASSÉS, CLASSÉS PAR
jj[RB0lk ET PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE ;
A L'AIDE DUQUEL ON PEUT,
EN 50 LEÇONS,
lètement et parfaitement l'orthographe
-^«-participe présent et du participe passé;
OUTRAGE THÉORIQUE ET PRATIQUE
renfermant de nombreuses applications bien graduées
et à la portée de tous ceux qui ne savent pas et qui veulent apprendre
l'orthographe si difficile de principes ;
INDISPENSABLE
AUX MAISONS D'ÉDUCATION ET A TOUTES LES PERSONNES QUI DÉSIRENT
BIEN PARLER ET BIEN ÉCRIRE ;
PAR BESCHERELLE JEUNE,
PROFESSEUR LE LANGUES ET DE LITTÉRATURES FRANÇAISES ET ÉTRANGÈRES
PARIS
L'AUTEUR, RUE DE RIVOLI, 10
1852
ce
Les Participes, telle est la partie importante du dis-
cours que nous avons cru devoir traiter spécialement sous
ce titre: Véritable manuel des Participes français; les
participes, l'épouvantail des enfants, la ressource con-
solante de l'ignorant pédagogue, le sujet des méditations
du vrai grammairien ! ,
Cependant, comme on l'a dit, aucun point de notre
grammaire n'a été traité avec plus de détails; des volumes
entiers ont été consacrés à l'examen des différents sys-
tèmes sur ce qu'on est convenu d'appeler le participe pré-
sent et le participe passé. La plupart des ouvrages qu'on
a publiés sur cette matière, quoique lumineux et remplis
défaits, empêchent-ils les professeurs timides ou igno-
rants de se courber devant l'idole de la routine?Non! Quel-
ques grammairiens établissent des règles que d'autres
combattent et rejettent avec dédain ; ceux-ci admettent
6 PRÉFACE.
des exceptions que ceux-là condamnent et proscrivent;
les doutes de quelques-uns se changent par d'autres en
décisions; enfin chaque professeur veut avoir un système
à part. On rougirait d'écrire ou de penser comme son
collègue; et s'il, arrive qu'on ait bit knpfimer une opi-
nion erronée, on n'aroue sa faute que in petto, et l'on
meurt, comme le dit Domergue, dans l'impénitence fi-
nale ! Mais d'où vient que nos grammatistes ne dirigentpas
leurs attaques vers la théorie compliquée, difficile et im-
portante, de la préposition ; vers l'emploi, souvent em-
barrassant, du subjonctif; vers la nature, encore mal
connue, du verbe? C'est qu'il faut, même pour exprimer ses
doutes, de la capacité, des connaissances, et, plus que
tout cela, le désir et la volonté de s'éclairer ; et la plu-
part de nos maîtres ne sont pas assez instruits pour sa-
voir qu'ils ne savent rien. Ce qu'ils savent', c'est qu'il
existe dans la langue française un petit mot appelé par-
ticipe, sur lequel les meilleurs grammairiens ne s'accor-
dent pas; vite, ils s'en emparent. Tel' savant a cru devoir
se faire un système, ils s'en créent un aussi ; la question
était embrouillée, ils la compliquent davantage; aux excep-
tions que présente une règle, ils ajoutent d'autres excep-
tions ; ils ont enfin leur traité des participes. Et lesvoità
méprisant avec orgueil ceux qui ne pensent pas comme
eux, frayant une route nouvelle à leurs élèves qui, tout
fiers d'être les seuls à écrire tel ou tel participe de telle
ou telle manière, bondissent de joie sur les bancs de fa
classe des participes; car, vous le savez, les jeanes de-
1 '1 : 1
PRÉFACE. 7
moiselles s'écriewt : Nous sommes en participes ! avec le
même enthousiasme que nos collégiens disent : Nous
sommes en philosophie! Voilà comment nos éternelles
discussions répandent dans l'esprit des élèves l'incertitude
et l'erreur. Vingt professeurs, vingt systèmes. Serait-il
donc impossible de fondre toutes les opinions sur les
participes, et d'en former un corps de doctrines sûresf
et invariables qui fût l'expression de la majorité des
grammairiens, et servît, au milieu de toutes ces vieilles
méthodes universitaires, de guide et de régulateur su-
prême. ,- (, 'l": : -
Ce travait, nous avons osé l'entreprendre, parce que
son utilité, nous dirions presque son indispensabilité, est
réelle, manifeste, incontestable, et que d'ailleurs ni les
Dictionnaires, ni les Grammaires, ni enfin les traités
spéciaux, ne peuvent en tenir lieu ; assertion qui est plus
que justifiée par l'embarras où se trouvent souvent, au
milieu de tant de secours divers, les gens du monde et
même les gens de lettres qui désirent parler et écrire pu-
rement. Ceax même, parmi ces derniers, qui ont fait
une étude particulière de la grammaire, c'est-à-dire qui
ont comparé les différents systèmes, rectifié les règles par
les faits, rejeté ou concilié les décisions qui paraissent
contradictoires, sont encore fréquemment arrêtés par
des doutes longs à éclaircir, par des incertitudes où ils
ne voient point d'issue. Casimir Delavigne, par exemple,
avait dit: .','::'
Notre tendre amitié remplit Je cours des heures :
Ces arbres l'ont vu naître.
8 PRÉFACE.
La critique releva cette tache légère, et le poëte essaya
de se défendre dans une note; mais évidemment il avait
tort, car il fallait vue, le régime qui précède ne pouvant
être celui du verbe naître qui est neutre : ces arbres ont
vu elle naître ; et comme, dans les vers, le régime pré-
cède, le participe vu doit s'accorder avec le régime.
Voilà une preuve sur mille que les difficulés grammati-
cales arrêtent quelquefois les plus grands esprits et ne
sont pas indignes de leur application. Il est constant que
les myriades de grammaires et les innombrables traités
de participes dont on nous a inondés jusqu'ici, si précieux
pour ceux qui veulent passer une partie de leur vie à
l'étude de la science grammaticale, ne présentent pas des
moyens d'instruction bien faciles et bien prompts à ceux
qui n'ont ni le loisir ni la patience de parcourir., dans
tous ses détours, le labyrinthe de cette science.
Ce qu'il faut à toutes les classes de la société, et sur-
tout à la classe moyenne du peuple, étrangère à la litté-
rature, c'est un livre comme celui que uous publions,
simple et clair, où toutes les règles soient non-seulement
présentées d'une manière intelligible et rationnelle, mais
encore appuyées de nombreuses applications qui, indé-
pendamment de leur but spécial, ont l'inappréciable
avantage de former le cœur et d'éclairer l'esprit.
Du plus haut au plus bas degré de l'échelle sociale,
ignorants et savants, maîtres et élèves, jeunes et vieux,
chaque état, chaque profession, chaque métier, chaque
condition, chaque âge, trouvera dans aotre Manuel un
,~,t~~ _.L~
1
PRÉFACE. 9
1.
guide sûr et indispensable. Plus on l'étudiera, plus on se
convaincra qu'il n'existe pas une seule difficulté que nous
n'ayons prévue et mise en principe ; qu'enfin, malgré tant
d'écrits nouveaux sur la science grammaticale en général
et sur les participes en particulier, cet ouvrage manquait
entièrement dans l'enseignement.
Fidèle au principe qui nous a constamment guidé jus-
qu'ici dans tous nos travaux, c'est dans les chefs-d œuvre
de nos écrivains les plus célèbres que nous avons puisé
les autorités sur lesquelles s'appuient nos décisions ; si
nous avons multiplié les citations, nous l'avons fait
dans l'unique but de graver plus profondément dans la
mémoire la règle dont elles offrent l'application, et pour
fournir en même temps un certain nombre de modèles
d'exercices aux jeunes gens.
En résumé, BOUS offrons à toutes les classes de la so-
ciété, sous le format le plus commodeetau prix le plus modi-
que, un ouvrage de la plus haute utilité sur le mot regardé
à juste titre comme celui de notre langue qui présente le
plus de difficultés. Rien de ce qui peut contribuer à don-
ner à notre Véritable Manuel tous les avantages dont
il est susceptible n'a été négligé, et nous espérons que le
succès de cette nouvelle publication justifiera la confiance
dont le public a bien voulu déjà nous honorer.
LE VÉRITABLE MANUEL
DES
PARTICIPES FRANÇAIS.
INTRODUCTION.
CHAPITRE I«.
DCVEMS.
N° 1,
Définition du Verbe.
Souffrir est son destin, bénir
est son partage.
Bâtir est beau, mah détruire
est sublime.
Hair est bon, mais aimer
vaut bien mieux.
Aimer sans espérance est un
cruel ennui.
On appelle verbes les mots qui expriment l'exis-
tence ou l'action , c'est-à-dire qui indiquent
, l r
qu une personne ou une chose est dans tel état ou
fait telle ou telle action.
Tout mot qu'on peut mettre après je, tu, il,
elle, nous, vous, ils, etc., est un VERBE ; rire, pleu-
rer, manger, dormir, sont des verbes, parce qu'on
peut dire : je ris, je pleure, je mange, je dors*
12 INTRODUCTION.
1
N° 2.
Du sujet du Verbe.
Je pois faire les rois, je POIS
1 es déposer.
Tu RÉGNERAIS encore si tu
L'AVAIS voulu.
■ Dieu TIENT le cœur des rois
entre ses mains puissantes.
L'homme EST né pour régner
i sur tous les animaux.
Nulle action ne peut avoir lieu , à moins que
quelqu'un ne la fasse; nul état ne peut être, que
quelqu'un ne soit dans cet état.
On appelle sujet du verbe, la personne ou la
chose qui fait l'action ou qui est dans l'état ex-
primé par le verbe.
Tout mot qui répond à l'une des questions qui
est-ce qui? qu'est-ce qui? en ajoutant à ces ques-
tions le verbe dont on désire connaître le sujet,
est le véritable sujet de ce verbe.
N° 3.
Du régime ou complément des verbes.
Aime Dieu.
.Honore ton père.
Tout vient de Dieu.
Il ne faut nuire à personne.
Le régime d'un verbe est le mot ou les mots
qui dépendent de ce verbe et qui en complètent
le sens.
Dans aimons DIEu, le mot Dieu sert à compléter
le sens du verbe aimons; Dieu est le régime de ce
verbes
- Dans tout vient DE DIEU, l'expression de Dieu
sert à compléter le sens du verbe vient; cette ex-
pression de Dieu est donc le régime de ce verbe.
INTRODUCTION. AS
., Les verbes admettent deux sortes de régimes :
le régime direct et le régime indirect.
Le régime direct est celui qui complète direc-
tement le sens d'un verbe, c'est-à-dire sans le se-
cours d'aucun autre mot intermédiaire. Il répond
à la question qui? pour les personnes, et quoi?
pour les choses. J'aime L'ÉTUDE; on estime LES GENS
VERTUEUX. J'aime quoi? L'ÉTUDE; on estime qui?
LES GENS VERTUEUX. L'étude et les gens vertueux
sont donc les régimes directs des verbes aime, es-
time.
Le régime indirect est celui qui complète la si-
gnification du verbe au moyen d'un mot intermé-
diaire, tels que à, pour, de, avec, dans, etc. Il ré-
pond à l'une des questions à qui? de qui? pour
qui? avec qui? etc. pour les personnes, et à quoi?
de quoi? pour quoi? avec quoi? etc. pour les choses:
Nuire à ses intérêts, médire de quelqu'un. Nuire à
quoi? A SES INTÉRÊTS. Médire de qui? DE QUELQU'UN.
A ses intérêts, de quelqu'un sont donc les régimes
indirects des verbes nuire et médire.
N° 4.
De la personne dans les verbes.
JE puis faire les rois, JE puis
les déposer.
Nous ne vivons jamais, NOUS
attendons la vie.
Tu régnerais encore si TU
l'avais voulul
Vous ne parviendrez pas à
changer le cœur des ingrats.
, Tout verbe devant lequel on met je, nous, est
à la première personne : je LIS, nous LISONS.
Tout verbe devant lequel on met tu,' vous, est
à la seconde personne.
Tout verbe devant lequel on met il, elle, ils,
iàl INTRMMJXETMN.
elles, Ou un substantif quelconque, est à ta troi-
sièmepersonne.
N° 5.
Du nombre dans les verbes.
Dieu tient Je cœur des toig
entre ses mains puissantes.
Les rois tiennent leurs droits
de Dieu.
L'homme est né poBTfégHM*
sur tous les animaux.
Les hommes sont encore en-
fants à soixante ans.
Il y a dans les verbes deux nombres : le singu-
lier, quand on parle d'une seule personne ou
d'une seule chose, comme je lis, Venfant dort; le
pluriel, quand on parle de plusieurs personnes,
de plusieurs choses, comme: nous lisons, les en-
fants dorment.
N° 6.
Des temps dans les verbes.
J'attends de Bérénice un mo-
ment d'entretien.
Je tiendrai tout ce que j'ai
promis.
Il y a trois temps principaux dans les verbes :
1° Le présent, qui marque que la chose se fait
au moment où l'on parle : je mange egt au présent,
parce que l'action de manger se fait au moment
où l'on parle.
2* Le passé, qui marque que la chose a été faite ;
j'ai mangé, est au passé, parce que l'action de
manger a été faite.
3° Le futur, qui marque que la chose se fera
après le moment où l'on parle; je mangerai est au
futur, parce que l'action de manger ne se fera que
plus tard.
INTRODUCTION. t5t
N° 7.
Autres temps du passé et du futur.
Les habitants abandonnaient
la ville quand des secours leur
arrivaient.
Les habitants, abandonnèrent
la ville aussitôt après- l'arrivée
des ennemis.
Les habitants ont abandonné
la ville.
Quand les habitants eurent
abandonné la ville, l'ennemi y
entra.
Il y a cinq autres temps destinés à indiquer les
diverses sortes de passé et de futur.
L'imparfait, qui marque que l'état ou l'action
est bien passée par rapport au moment où l'on
parte, mais qu'elle était présente, qu'elle était en-
core imparfaite par rapport à une autre action,
à nn autre-état passé :je LISAIS quand vous êtes entré.
Le passé défini, qui marque que l'état on l'action
a eu lieu dans une époque passée, mais déterminée,
totalement écoulée :je VOYAGEAI l'année dernière.
Le passé indéfini, qui indique l'état ou l'action
comme passée; mais sans préciser nullement l'é-
poque du passé où elle s'est faite ; et elle reste
indéfinie tant qu'on n'y joint pas quelques mots
plus précis, comme hier, il y a deux ans, ce matin,
etc. J'ai joué est donc avec raison nommé un passé
indéfini.
Le passé antérieur, qui exprime l'état on Fac-
tion comme ayant en lieu antérieurement à Me
autre dans une époque passée : quand j'EUS DlNÉ,
je partis.
Le plus-que-parfait, qui marque non seulement
que l'état ou l'action est passée par rapport au
temps où l'on parle, mais qu'elle était déjà par-
faitement achetée par rapport à une autre action
16 INTRODUCTION.
passée ; c'est pour ainsi dire maintenant un dou-
ble-passé.
N° 8.
Des temps simples et des temps composés.
Nous avons tous nos goûts, nos
désirs, nos talents.
Des lauriers couronnaient son
front noble et serein.
La nuit a dissipé des erreurs
si charmantes.
Un moment a vaincu ma té-
méraire audace.
Les temps des verbes sont simples ou composés.
Les temps simples sont ceux où le verbe s'ex-
prime par un seul mot, non compris le pronom ;
chanter, chantant, je chante, je chanterai, elle chanta,
nous dînerons, sont des temps simples.
Les temps composés sont ceux où le verbe s'ex-
prime par plusieurs mots; avoir chanté,, nous
avions lu, ils auraient dansé, sont des temps com-
posés.
N° 9.
Du mode dans les verbes. ,
Il faut semer pour moisson-
ner.
La vie passe comme l'ombre.
Obéis, si tu veux qu'on t'o-
béisse un jour. -.
Tel serait devenu un grand
homme, s'il avait connu son fort.
On appelle modes les différentes inflexions que
prend le verbe pour exprimer l'existence ou l'ac-
tion indépendamment du nombre, de la personne
et du temps
1 Il y a cinq modes.
1° L'indicatif, qui affirme que la chose est,
qu'elle a été, ou qu'elle sera:je lis, j'ai lu, je lirai.
INTRODUCTION. 17
2° Le conditionnel, qui exprime qu'une chose
serait ou aurait été, moyennant une condition:
je LIRAIS si j'avais un livre; j' AURAIS LU si j'avais eu
un livre.
3° L'impératif, qui exprime une prière, un com-
mandement : lis, mange, sors.
4° Le subjonctif, qui présente l'action ou l'état
d'un sujet sous la dépendance d'un autre verbe
déjà énoncé et exprimant le doute, le souhait, la
crainte : je crains qu'il ne VIENNE; je souhaite qu'il
PARTE; je doute qu'il le FASSE.
L'infinitif, qui n'exprime l'action ou l'état du
sujet que d'une manière vague, sans nombre ni
personne : lire, manger, dormir. Dans l'infinitif se
trouve compris le participe, qui présente un ca-
ractère également indéterminé : aimant, aimé.
N° 10.
Modes personnels et modes impersonnels.
On doit aimer Dieu.
Il faut honorer ses parents.
J'aime Dieu.
Tu honores tes parents.
On divise les modes des verbes en modes per-
sonnels et modes impersonnels.
Les modes personnels sont ceux où le verbe
varie selon la personne et le nombre du sujet;
dans ces modes on peut joindre le verbe à l'un
des pronoms je, tu, il, nous, vous, ils.
Les modes impersonnels sont ceux où le verbe
n'est point soumis à ces variations, c'est-à-dire
ne s'accorde point en personne avec le sujet.
Les modes personnels sont : Vindicatif, le con-
ditionnel, Vimpératif et le subjonctif: je cours, je
partirais, sors, que je sorte.
181 INTTRODUCTION.
Il n'y a qu'un mode impersonnel, l'infinitif.
Les verbes de ce mode peuvent se joindre a l'une
des expressioB* suivantes : je veux, j'ai,je suis,
en; exemples: je veux COURIR; j'ai COURU ; je suis
TOMBÉ, en COURANT.
N° 11.
Des différentes espèces de verbes.
Vaincre SES PASSIONS est glo-
rieux.
Rien ne peut arrêter LE
TQtI!S. !
,, La jeunesse osf embellie par
les grâces.
L'homme naît, vit et meurt.
Il a cinq sortes de verbes : le verbe actif, le
verbe passif, le verbe neutre, le verbe réfléchi et
le verbe impersonnel.
N° 12.;
Du verbe actif.
Il cherche à mériter VOTRE
ESTIME.
Il craint d'immoler UNE FILLE
cntam
Craignez de' compromettre
VOTRE RÉPUTATION.
Cérès enseigna à Triptolème à
cultiver tA TERRE.
Le verbe actif (1) est celui qui exprime une ac-
tion faite par le sujet, et qui retombe sur un ob-
jet qui est le régime direct de ce verbe.
Tout verbe après lequel on peut mettre quel-
qu'un ou quelque chose est un verbe actif.
Ainsi, écrire, aimer, sont des verbes actifs,
(1) La dénomination d'actif est sans doute défectueuse, puisque
presque tous les verbes expriment des actes ; mais celle de transitif
ne geraitpas plus-logique. Tenons-nous en donc aux anciennes dé-
nominations jusqu'à ce qu'on en aittrouié de meilleures.
INTRODUCTION. 19
parce qu'on peut dire : écrire QUELQUE CHOSE, aimer
QUELQU'UN. ',:.;
rf 13.
du verbe passif.
Une mauvaise action est sui-
vie du repentir.
La jeunesse eot, embeilit" Ilar
les grâces.
Cette ville est privée de tout
agrément.
Son cœur est étonné de fa
nouveaux désirs. I.
Le verbe-passif est celui dont le sujet souffre,
reçoit l'action exprimée par ce verbe. Le verbe
passif est le contraire du verbe actif; dans ces
phrases :
La flatterie gâté le cœur.
Le cœur est gâté, par la flatterie.
On voit que le régime de la première devient
Je sujet de la seconde. Les verbes passifs ne peu-
vent avoir que des régimes indirects marqués par
tes prépositions de ou par : La souris EST MANGÉE
par le chat ; ces enfants SONT AIMÊS de leurs parents.
Tout verbe actif a son passif correspondant, à
quelques exceptions près (r).
N° 14.
Dit verbe neutre (2).
Le feu follet paraît et dispa-
raît.
L'homme natt, vit et meurt.
L'empressé va, vient et re-
vient.,
Le végétal croît et vit.
(1) A la rigueur nous.n'avons pas de verbes passif, nous n'avons
que des locutions passives ; mais nous n'avons conservé cette vieille
dénomination, qu'afin de ne pas-.dérouter les élèves par des déno-
minations nouvelles, en opposition directe avec ce qu'ils connaissent-
(2) Neutre signifie qui n'est ni l'un ni l'autre, c'est-à-dire ni