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Le vieux loup et les brebis : fable, qui a obtenu une primevère d'argent ; Les deux Eve : ode, qui a obtenu une rose d'or / par Delphis de La Cour,...

De
9 pages
tous les libraires (Tours et Loches). 1865. 8 p. ; in-8.
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f. - -
~r 1 ,
LE VIEUX LOUP & LES BREBIS
FABLE
Qui a obtenu une Primevère d'argent
LES DEUX EVE
ODE
Qui a obtenu une Rose d'or
Par DELPHIS DE tA COUR. de Loches
LAURÉAT DES ACADÉMIES ET SOCIÉTÉS LITTÉRAIRES
1863-- UN ŒILLET DIARGENT-UN LIS P'ARG.ENT.
1864- UN RAMEAU DE CHÊNE D'ARGENT- UNE MÉDAILLE, GRAND MODULE, DE VERMEIL
SE VEND AU PROFIT DES PAUVRES
PRIX : 40 CENTIMES
TOURS & LOCHES
CHEZ TOUS LES LIBRAIRES
1865
Tours, imp. Ladevèze.
LE VIBtJsk LOt*P & LES BREBIS
F-ÂM. E
^pej^rve de bon aloi se mêle à une
viMiffcation heureuse : le trait est prodi-
gué, le récit habilement conduit, et le
caractère des animaux parfaitement ren-
du. Le seul reproche qu'on ait fait à cette
fable, c'est l'imprévu de sa moralité.
Pour moi j'en trouve une bien natu-
relle qui ressort du talent de l'auteur
c'est que pour faire parler les bêtes il
faut avoir beaucoup d'esprit.
M. le cle, F. DE RESSÉGUIER
Rapport sur le Concours des Jeux
floraux, lu dans la séance publi-
que du 3 mai 1865
Un vieux loup qui flairait un mouton d'une lieue.
Infirme, ayant de moins une patte et la queue.
Allait boitant, un soir, et rôdant au hasard.
Il avait l'épaule couverte
D'une peau de brebis qui semblait encor verte;
Dans ce manteau, la nuit, il se drapait sans art
Pour aller à la découverte.
D'une ferme il crut voir la bergerie ouverte :
« Oh! la bonne aubaine! — dit-il. -
(t Comme je vais m'en donner à cœur joie ! »
Le croquant, en esprit, tenait déjà sa proie.
Il s'approcha d'un air subtil ;
n,
©
Les moutons prenaient l'air par une claire-voie
(Jui semblait fermée avec soin:
« Hé! bonjour, mes amis ! — s'écria-t-il de loin. -
« Que le Ciel en paix vous conserve
« Et vous donne les jours qu'il me tient en réserve !
Le fourbe eût invoqué tous les saints au besoin.
« Mes aïeux vous ont fait la guerre;
« En me voyant rassurez-vous;
« A mes parents je ne ressemble guère
« Et l'on ne m'entend pas hurler avec les loups;
« Comme vous à bêler je m'essayais naguère.
« Depuis longtemps atteint d'un rhumatisme, hélas !
« j'ai pris ce pardessus, ayant froid, étant las:
- Il Au fond des bois je n'ai pas de repaire,
« Je n'ai jamais égorgé de troupeau;
« J'ai, pour tout bien, recueilli cette peau
« Dans la succession de défunt mon grand-père.
«Afin d'expier, de mon mieux.
« Les vieux péchés de mes aïeux,
« Je m'en vais à Saint-Loup faire un pèlerinage.
« Nous ne sommes pas tous maudits
« Car un de nos parents est dans le paradis.
« J'ai tant marché que je suis tout en nage. »
Il s'arrêta; puis, d'un air doucereux :
« Oui, je n'appartiens plus à la gent qui dévore,
« — Dit-il. — je me suis fait comme vous herbivore.
« Ce foin que j'entrevois me paraît savoureux;
« Passez-m'en quelques brins, car la faim me tourmente.
« Oh! - dit-il en mâchant avec un air glouton, —
« Plus on mange et plus la faim augmente;
«L'herbe décidément vaut mieux que le mouton. »
Le traître mâchait moins de foin que de paroles.
« Mangez, messire Loup, » disaient les Brebis folles.
L'animal près de lui regardant d'un air fin :
« Voilà, - dit-il. - de quoi rassasier ma faim.
« Mais qnl' vois-je là-bas? oh ! la bonne litière!

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