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Les bagnolaises, ou Les étrennes de M. le comte de Rivarol ([Reprod.]) / présentées à son Excellence, par une Société de grands hommes

95 pages
Chez les marchands de nouveautés (Paris). 1789. 2 microfiches ; 105*148 mm.
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MICROCOPV RESOIUTION TEST CHART
NBS 10 10a
{ANSI and ISO TEST CHART No. 2)
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRrINÇALSE
-OU
b
Hommes^
Ne que ton Seigneur fûmmeilîe.
Et Je trouve A Paris
Chez les Marchands de Nouveautés»
de
pardonne h
cet Ouvrage»
pùût les Éditeurs dû
le premiers jours du
cette -niais'@ les Sdpendiairei des?
Almanachs ont tant fatigué les:
que nous avons eu bien de la peine à
obtenir un tour cependant ta nature*
de Ce ttibùt était un titre à toutes fortes
plus foigneux à l'avenir
en fouhaitant bien fincèrement
avec (Ctxààitudt U
'convois militaires Qui
de
année en fin honneur
la Littérature dont il peut;;
comme le ravalement.
fa
i
ALLEES contiennent différens fragmcns
de cofrefpondance entre MM. le Comte
de & te Comtede Rivarol
fils Seigneur" de Bagnol autres lieux».
On fuite quelques Mélanges
littéraires de M. le Comte de
fes prédirions & prophéties pour les
fiècles k Venir & des modèles de mé-
taphores tirés de {on immortel Difcours
fur ftTniverfalité de
Ouvrage qui a partagé le prix propofé
par Berlin en
ÉPITRE DÉDÏCATOIRE
A M. LE MARQUIS DE CHAMPCENETS,
Prejident des Académies de la rue de
A l'exemple de ces Auteurs qui êtayeht
nous
dédier cet Opufcule» Tant de
témérité ne peut trouver d'excufi qui
dans V extrême nécejfité de le garantir des
outrages de la critique & du tems. La
protection que vous daigne^ accorder ux
Cens de lettres l'amitié qui vous lie à
M* le Comte de Rivardl (3) dont 1e
CO Boutique du fieur le Jai, Libraire.
{a} Maifon de M. le Comte de Rivarol.
Cl] le Marquis & M. 1e Comte onr ceifé de Ce voir de-
puis que bout travaillent à cet Owrage mais leur amitié
leureitime fur-tout, n'y t rien perda. Cette réparation a été
convenue enttè eux pour t'avantage public & afin que le»
lumières dont ils brillent 8c quili jettent ça & là te répan-,
giflent îu mjme mooicnc dans
A 4-
qii'à l'antiquité de Je nobUjfe ,• tout
croire que you*
nous il eji
affligeant pour ta poftérilé, que le porte*
feuille de M. le Comte de ne
frande que nous vous faifons eût été plus-
qu'elle
vous refujer de
de*
compilateurs infatigables qui vous la
pour j'avantage du fleur.
le Jai fils dont Us greffes vous on*
eu déjà tant d'obligations»
Map*
dal; vous qui <? l'exemple de
hiflres ayeux n*employe{
de Voiture vous que deux'
choifi pour leur
Je dïfputent } vous pour qui Vénu$ n*<*
f#s-
il
renommée difpenfe fes hrevets
par une ingratitude qui
d'exemple a ofé dans
fa nomenclature des grand* Hommes 4,e
votre nation, ne craigne^ pas que nous
tejjions jamais étitrt reconndijfans du
ia Frarice entière vous demande par notre
bouche. Nous l'intérêt
qu'elle y prend. Cefi bien
o/e placer en tête de cet pali
de votre nom fans vous fatiguer e ore
de la k*alurê d'une préface. Cet ennui fera
pour nos Quant à vous M. le
Marquis notre gratitude n'aura point
vous damne^ fûurire à cet
le (émoi*
Çnage de notre
A*
W;§WMw:W£à
M. le Comte de
quitter les, plaines
pour le féjour de Paris de*
puis emparé .du de la
littérature la France celfé de pleurer
fur le tombeau de Voltaire; (On idiome
celui de cous les peuples de
prophétie (i ) du Seigneur
de Bagnol -s'eft accomplie dans toutes
'les ~parcic| du globe. Si bien
Lapon a maintenant une
ouverte en français ;»
tare le Pantagon Ht tout courammehc
maux favent par fur
langue
du Diicoan fur
Viij
%es Cannibales font leurs délices de*
Mais tout finçère que foit cec nom*
mage tout harmonieux que fonce
concert de tant de peuples', l'envie
n'en doutons point fera marcher fes,
le Seigneur de Bagnoî.
Eh pourquoi
elle pas perféçuté les plus grands génies
des ficelés précédons? N'a-t-eUe pas livré
Ja guerre la plus opiniâtre aux Bofluet
aux Fénélon aux Racine aux Molière ?
Xe Seigneur de Bagnol la vérité
plus grand qu'eux & par Textradipn &
par le mérite: mais fè§ ancêtres auront
vainement verfé fur lui l'éclat qu'ils
avaient reçu eux-mêmes de leurs an-
cêtres il fe fera vainemenc entouré d'un
éclat plus brillanf^encore j Pinfatig- ble
cnvje fe vengera fur fes produ^ions, du
? juillet Elles lui ont procuré un pamphlet ïnunuç -?£s
YjUagzois ou VH.wimt ''•̃
naiffancc & plus le $eigneuf de Bagnol
élèvera peuple
Min douceurs donc la France fourmille
ce chêne
jfuperbe.
O /FfartcexJ 6 ma patrie è mes con-
citoyens que\ deviendrez-vous alors ? Où.
cacherez-vous votre honte ? Eh quoi
la nature marâtre envers tant de peuples,
aura fait naitre parmi vous le Seigneur
de Bagnol pour qu'il foit la pâture de
l'envie, & vous fouffririez cette offenfe!
Raffurez-vous. Quand l'envie ferait pleu-
voir fur lui un déluge de traits, cet cu-
vrage fera l'arche fainte où 'fon nom cV
fes productions échapperont à la fub^
n'a pu échapper lui-même.
Ce moment n'eft certainement pas
prudence comme
ra dit un petit écrivain du
çédem étant mère de la fureté, nous
avons cru devoir prendre des précautions
les favoris de la nature.
que.
Jai (i)
muniquer du
publier
en at-
cette
>
ainfi qu'un nâeurahfte ha*
règne végétal du
demandera peut-être pooi*
quoi les lettres dé M. le Comte dé Rh
vârol
cette cdlcâion ? Nous conviendrons
qu'au premier cou|»*d*œU elles
faire 'tache. le premier ne
(bit pas encore un écrivain auffi
gué que le fécond (es n'en
font que plus & le public
nous faura certainement un gré infini
des foins que nous avons pris k en re*
fragmens.
Quant au ftyle de fes lettres, on peut
dire qu'il eft abfolument original 6c qu'il
porte fur toutes les tatUe$ les galons
de la. naïveté
Enfin le Seigneur de Bagnol procé-
dant de M» le Comte de Rivarol fon
LES ET RENNES
M. LE COMTE DE RIVAROL»
LETTRE
De M. le Comte de Rivarol fils- à fin père
la veille du jour où il refut la confirmation.
Mon cher Papa
J'ai l'honneur de vous écrire pour m'informer
de l'état de votre fanté qui m'en très-chère, &
vous informer que c'eft denSain que je reçois
le Sacrement de confirmation. Je m'y fuis pré-
paré par un« çonfeûloa génitale,. Je ne vous
t aï
I'abfolutkm j mais enfin je la
ie plus heureux enfant de
la terre, fi vous ave't la bonté d'y joindre voue
Je mettrai demain pour la cérémonie, ce
que j'ai de plus beau, c'eft-à- dire, mes .petits
fabots neufs, le petit bonnet de coton que m'a
fait' ma feeur mon habit de phiche & la
çhemife qui a des manchettes. Envoyez-moi,
je vous prie, mon cher père, mon extrait
baptifiaire M. le Curé l'exige & fans icette
pièce point de Confirmation»
M, U
JE me fui$ fait lire [x] votre lettre, mon
cher fils, par M. le Magifler de Bagnol.
füis charmé d'apprendre que vbas êtes fur le
pomt de recevoir la Confirmation. Per nez
dans les fentirnens piewt que lrcyus metémoi-
(i) M. Comte de Rirarol père ne lifait êon <î«e
kttie
m
les porter trop loin. La
dévotion ett ÇOï?Htte un rôti qui ne vaut quel»
que çbole que quand il eft cuit à point.
Ménagez fur-tour votrejparure de demain.
baptiftahe il vous eft inutile.
Je vous envoie feulement la date du jour de
Votre naiflànce, avec un petit écu & deux
fcouteHHes de v!n à douze fols pour M. le{
Curé. Portea^-vou? Keo Je vous embraQe.-t
\M. Ût fils àjortpère.
Mon cher Papa,
écrire pour m'inibrmçi
̃ flç m'eft
que j'ai reçu aujourd'hui
1^ Sacrement de Confirmation des mains de
m'a m«
Je l'ai beaucoup re-
Il m'a dit qu'il me
prenait fous fà- protéftion 6c fe ctargeaii de
Jncefàn^
ment pour yous faire part de fes intendons 6c
Votjs' demander vôtre agrément à telle fin de
à Carcaffonoe. OM
'coup mon cher papa A voilà m*
m
qu'un" foufflet peut avoir des
JLa proteàîôn que veut 6fén
eft
digne
moyen de la/ çoilfçrvér.
Vous mériteriez que je vous grondafltè
fe
.chargeait
m
R
Je Iuï a!
,&
meure eri
état de paraître décemment au collège/ le
Une paire de draps fîx
«font vous pouvez faire quatre
doublé couture, garnis de doux tout au
tour une culotte de peau de que
;'3ï fait noir, & deux
Cet équipage n'eft pas brillant mais il; faut
vous en contester pour le
rnon fils pour* rien
cV telle marmite 'eA fale au -dehors qui fait
^excellent
petit faute
les étrillerai
en pour leur faire
trois uii un
flyle ne change pas. Encore
ne vous en dis pas davantage.
fcfï
Ba
JE mais il ne
mè taire plus long-tem»
fur lès défauts de M. Voira fils. Cet enfant eft
menteur,
Il n'a qûè des, vices, vertô. Tai
l'honneur de vous en prévenir, M. IeCdrhte,
que voua fe
^d'en écrire à TEvéque m
[il3çôa«^rîtabte élaeàtîdûi *ol»
tetirs..fillçs au. mariage. QucU«
Et)
je ferais
chagrin
une épreuve de deux ans
que je nie fuis vous porter cet
M. U Comte de Kwarol Principal dit
Collège de CareaJJonne,
de.I'avis que vous voulez Bien me donner,
connaiflais
de mon fils $ mais \6 ne
croyais pas qu'ils fuiront, dégénères en vices.
Quoiqu'il en foit |e vous pas
lui. En attendant; que oc-
cupations me permettent de ne le voyage
employez les c&âtimens les
Quand fe et à
PEvêquô
ignorât tes détails dont Vous m'avez tait part,
£ pour caufe. J'écris
fils une lettre dont le le fera tint épicé, qu'il
t î
B>
M* Je Comte de Rivarol à fon filt.
7c yoïi* déclare qu*aux premières plainte»
ine portera de vous, je ferai palier fur la têttï
de voue cadet [ 117 la Seigneurie cfe Bagnbï»
fa
M
il* n'entends rien aux reproene» de 1VJ.
Principal. fai^peur avoir excité
te n*ai point,,
comme
paraîtra i ceux «juï
vraiment dignes d'un Prince.'
(»3 Cette letije «ft toute de la,
JB-'wiJ
qu'il
in'avez tournerait contre M. le
ici une lacune dont nos leâeur*
Quelques pïix remportes
it *» 3
tellement excité la âa
pies camarade», d'écrire
contre moi des lâches!
les aurais bientôt.$
mais, leur faiblefle Ce cache fous lé voilé de
l'anonyme. Le c il
n'en
couvert An billet conçu
9-conte Je en rabattre aà
mes titres de nobleffe.
vous m'avez déchiré le- coeur,-
cependant
en partageant de
feraient point avec vous., Que. cette,

S*!
qualités. Je vais envoyer de$
eh à la recherche de
titres de & le mois ne paflèta
pas que vous ne
Seigneur de
ïefte ,mon. fk\$l votre origine eft
trop connue pour que vous ayez befoin de
confirmée par des preuves écrites ce que tout
du titré précieux que vout
que
en ont fait un
ne feront pas toujours' de leur coté,
mohèrej y6tre
TOÎOÇ m'a |>aru ^nt (bit pçu,
dé nouveaux
On pourrait embrafler quelque
mais on fait ce qu'on
le Seigneur de Sagnol à M, h Comte <fc
trois mois
vos peut être la caufe dç
Ce mes angoiflTes
de les faire çe.iTer, Pour
augmentent h* faudra qvûttér U
partie. Je ne vous en écris pas davantage
Mes recherches
préfent,
Je vais vous donner pro*
détails fur votre
i
cet deux contrées. ayant
ru le malheur, de tuê.r le pue ç
un fingul'ur combat quitta TEfpagne potoc
de
fe maria à une veuye aimable nc
Cefl-là qu'il a terminé fes Jours, après une
vie exempte de
à la vérité j ma/s
là mémorre y efl
de votre ancêtre,
(i) Ce fait efl inccweftaWe. Toat le Œonde &it que TEf-»
Cet actendcnt que cet homme ijluftre ai:
avec
total
pondra n'a été fermée
n'était Jap«s plein*
>
çrqis une
de noblçffc fae feron?
parvenus je vous les ferai |je
U foujnée prochaine,
& des notables de cette
d'Iionneur, Le Prélat m'a comblé d'éloges.
La belle journée II n'y manquait que
mis
"twi
Veuille le ciel que j'y
trouve la paix 6e le bonheur Mon extérieur
eft déjà moulé fur mon nouvel état; caf 'fat
topes cheveux. En vérité, cet uniforme mé £td
à ravir & me donne un air enfantin tout-à-
fait intéreflànt. Je puis maintenant m'écri«ç
K«c fom adeo informa DUper me la littorc VidL
Je vous ferai paffer au premier moment
quelques portraits d'après nature que je me
a crayonner. Je voys les garanti
refTemblans traits pour trajts. Ce ne (ont que
des miniatures.; les tableaux viendront après
car c'eû ainfi qu'il faut peindre.. Les miniatures
ne durent qu'un inftaitf les grands tableau^
'vont lâ
•profites des. bontés, de Preflei

Cvl.
Un neft la fait naître un ries U. détruit £f.}
qui fe fige dès qu'elle
a perdu fa chaleur.
J'ignorai* mon fils que vous fuffiez peintre.
Quoique ce talent foit absolument étranger à
permets de le eut*
tïver, pat forme de délaflement. Un homme
peut être
la contredanfe.
L'abbé de Rivarol,, à M, U Comte > Jon père»
Vous avez pris le figuré- pour le réel: dé*
fabuftz-vous donc. Je ne -fuis rien moins que
peintre & n'ai nulle envie de le devenir. Quoi-
que les anciens aient mis la peinture côté
<Ic la poéfie, elle en trop peu de chofe à mes
yeux pour. que je daigne m'en occuper Qu'on
Va.nte cet art je ne m'y oppofe pas. Quant
moi comme le plus beau tableau ne me
préfente qu'un aflemblage ridicule d'objet*
Rjllïe tîçave Jafllif ftyle fia Comte 4e Rivarol de» inl-
iftp^fTible de tendre compte mais cer
fi<ni: qui et fltfiche -que j>ar aula
trtj
attitude, répète
n'en fais aucun cas.
•' Qifil ne foit donc plus queftioft
ce foht des couplets que je vous*
à cinquaniej
flrefle au Principal les autres font contre rhes
qu'après
liations, petite,
je vous prie, l'a-
nonyme, &^uc [i] les nuages les plus .épais
dérobent aux rëgâuls dès hommes la foudre
qui va, les frapper.
Cdmtà d« M.
JËn vérité ¡non fiî», vôtis prenez à tâche de
tn'a&fger. Se peut-H qu'après les remontrances
que je vous ai faites vous vous permettiez
tncore des quelles épH
pas qu'elles manquent d'ef-1
pritj mais l'afTaifonnement
ft épicé, que la bouche en pette. Laiflez-là
lettres de Madame de Sévigné.
hs-i
VOitt prie un genre qui
fais qu ii et difficile de
fais qu'il faut qu'elle jette fa première écume;
mais en vous livrant avec ardeur à votre nou-
vêtent, vous la ramènerez facilement à lai
douce chaleur du bain-marie. les
ointes écritures. Livrez-vous à l'étude de
Votre religion. Commentez les Saints Pères
écrive,* des fermons, & vos Cens retrouveront
le calme qu'ils ont perdu & vous ferez en-
lin tout-à-fait dans votre alîîette. Adieu, mon
fils, je voiuembraffe, tout méchant que vous
£'Abbé -de Rivarol à Af, le Comte fort père*
Mon cher père.
je viens de prendre les mineurs. Je ne fait
encore à quoi cela peut être bon faventt
Monfeigneur ne me donne point Je fe*
m'inquiète^ Me retire-
fm-ïl (et bontés i Le malheur à vous parler
ne ferait pas grand. Ce qu'il fait
pour moi eit fî peu de chofe, qüe, s'il rtta
tôrnpoaè" pu mieux dorénavant je le prierai
r»j
&s vouloif bien, ne plus m'honorer «Tune prd«
vois que honte Ht
L« trille manoir qu'an Séminaire
l'antre de Trophonius on n'y rit
pète, &
Nous avons ici quelques étranger» qui noua
fervent de paflè-tems. Sans ces joujous il
faudrait périr d'ennui & c*eft bien àflêz dé
mourir de (aim. Nous forhmés à\ix pois & aux
èft fans doute Un
téfté, flous fàifons hiauvaife chéré, ce n*elt
pas' faute 6e cuifiniers, car chacun de nous
fon tour & la main qui tenait hier
L'cncenfoir eft condamnée te
récurer ûrle marmite, ^attendrai que on.
feigneur ait répondu à lettré pour
prendre un parti* Séminaire pour Séminaire"
j'aime encore tdïeux ceux de Paris & je fens
qu'il fera difficile de m'empêche^ de leur don-
ner la préférence»
]LA on
;de' de
Ç
& puis on tCeû pas, ici bas pour fes aires avoir.
Armez-vous de de
de tout i le tems eu un grand maître. Après
la plaie, le beau tems. Celui qui eft humilié
fera élevé. Avant de commander il faut favoic
obéir. Pauvreté n'ett pas vice. Il faut manger
pour vivre & non pas vivre pour manger. Qui
trop embraffe mal étteint. Reliez donc à
votre Séminaire. Où la chèvre eft liée il faut
qu'elle y broute.
Pûifque vous faites la cuifine. je vous en-
voyé le CÎùfinitr Français c'eft-à-dire, toute
ma bibliothèque confervez-ie bien. C'ell un
.excellent livre dont je fais le plus grand cas.
Il n'ef pas magnifiquement relié mais Tha-
i>k ne fait pas l'homme.
VAbbè de Bagnol M le Comte de Rivatol.
Mon Père.
Vo us fans contredit un
verbes & riHuflre Sancho-Pança eut pane
pour un écolier auprès de vous; cette ma-
nière d'écrire n'eft peut-être pas très-éleyéc
mais du moins a-i-elle le mérite de la brièveté
t»1
̃9c c'en eft un grand. Plût au ciel que les ècti*
vains des premiers fiècles les eurent: employés,
tout littérature ferait plus gaie & moins
volumir.eufe ? Croyez -moi mon père ce
genre le véritable & celui qui convient le
mieux à votre efprit tenez-vous-y. J'ai reçu
avec refpecl le magnifique cadeau que vous
m'avez fait paffer. J'attendrai) pour en faire
ufage que -le fois au fer vice d'en Lucullus.
Nouvelle lacune nouveau% regrets.
de Bagnol au Comte de Rivarol.
Mon Père*
A. près quinze jours de fuis
enfin arrivé à Moulins. voilà ce qu'on appelle
une fugue dans toutes les règles, & un voyage
entrepris contre vent & marée^ Ma (butane
& mon rabat fe font attiré, chemin faifam,
quelques quolibets auxquels j'ai mis bon
ordre en racourciflant la première
& dix Heues
à'faire: Ce pas que mes