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Les Destinées de la commanderie de l'ordre religieux et militaire des Chevaliers de Malte, établie à Pont-Sainte-Maxence, vers le seizième siècle : dialogue poétique prononcé par les élèves à la distribution des prix du pensionnat des Petits-Frères de Marie, situés dans les bâtiments de l'ancienne commanderie des chevaliers de Malte de Pont-Sainte-Maxence. (Signé : J. L.)

16 pages
imp. de V. Edler (Compiègne). 1872. In-8°. Pièce.
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LES DESTINEES
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situés dans les bâtiments de l'ancienne Commanderie
des chevaliers de Malte de Pont-Sainte-Maxence.
COMPIEGNE
IMPRIMERIE ET LITHOGRAPHIE DE V. EDLER
RUE DE LA CORNE-DE-CERF
''■••".- 1872
LES DESTINÉES
de la commanderie. de l'ordre religieux et militaire
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CHEVALIERS DE MALTE
Etablie à PONT-SAINTE-MAXENCE
VERS LE SEIZIÈME SIÈCLE.
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Dialogue poétique prononcé par les élèves à la distribution des
Prix du Pensionnat des Petits-Frères de Marie, situé dans les
bâtiments de l'ancienne Commanderie des chevaliers de Malte
de Pont-Sainte-Maxencè.
PERSONNAGES :
1° Un chevalier de Malte; .
2° Un paysan, prétendu philosophe;
3° Un élève du pensionnat.
PETIT EXPOSÉ DÉBITÉ PAR UN ÉLÈVE.
« Un chevalier de Malte, vient revoir, par une permission
« divine, la commanderie de Ponl-Sainte-Maxence où il
« vécut et mourut au seizième siècle. Il rencontre divers
« personnages, avec lesquels il engage l'entretien que vous
« allez entendre. »
LE CHEVALIER DE MALTE.
Costume d'intérieur, robe longue, serrée à la taille, ornée d'une croix
rouge à huit pans sur l'épaule gauche).
Je. viens revoir encor cet antique séjour
Où j'appris à goûter les joies du saint amour,
Et je quitte un moment la bienheureuse gloire
Pour visiter ces lieux si chers à ma mémoire.
C'est ici qu'autrefois laissant mon corps mortel
Je vis luire à mes yeux la lumière du ciel.
Des chevaliers de Malte admirant la vaillance,
Je voulus avoir part à cette récompense
A cet honneur divin que le Christ a promis
A ceux qui sans partage, ont été ses amis....
Ils étaient ses amis, car sans esprit de lucre
Deux grands siècles durant, ils gardaient son sépulcre
Lusignan (1) s'entoura de nos braves guerriers,
Qui, de Jérusalem sortirent les derniers,
Quand l'Occident laissa s'éteindre la lumière
Par laquelle vainquait son bras et sa bannière ;
Il leur fallut alors quitter en gémissant
Ce sol où fut versé le plus précieux sang.
Rhodes, au sein des flots, sentinelle avancée,
Entre la croix du Christ,, et le croissant placée,
Sous le grand d'Aubusson fit trembler le Koran (2J
Et faillit arrêter le progrès musulman.
De quelques chevaliers immortelle défense
Qui d'un empire entier balança la puissance !
Malte, enfin, nous reçut, et contre ce rocher
Le barbare Orient vint toujours échouer.
L'Isle-Adam, Lavalette (3) avaient noyé dans l'onde
Le farouche Ottoman qui menaçait le monde.
J'avais dans l'Orient combattu pour la Foi,
Quand de l'obéissance exécutant la loi,
Je changeai de climat, je vins sur ce rivage
Elever ma prière, exercer mon courage....
De la France, toujours, fidèles serviteurs,
Pour elle, de ces monts, nous gardions les hauteurs ;
(1) Guy de Lusignan, dernier roi de Jérusalem.
(î) Année 1480.
(3) Grands maîtres des chevaliers de Rhodes et de Malte (1530-1565).
— s —
Nos tours et nos créneaux abritaient la chapelle,
Et sur nos fiers remparts veillait la sentinelle ;
Nous prolégions ces champs où la vierge Maxence
S'offrit en holocauste.au Dieu de l'innocence ;
Où Sainte-Pétronille amenée par les rois
Du Christ, sur le Moncel, établit les pavois.
Toujours prêts à payer la dette à la patrie
Notre bras défendait cette terre chérie ;
Nous offrions à tous une hospitalité
Qui ne lassait jamais notre humble charité.
Mais que de changements î Quel est le nouveau maître
De ces murs que je vois et ne puis reconnaître ?
(Il examine les détails de l'endroit où il se trouve, et, pendant qu'il
livre à cet examen, arrive un paysan, portant des outils agricoles).
LE PAYSAN, prétendu philosophe.
Il entre, sans avoir vu le chevalier et va s'asseoir sur une pierre en lui
tournant le dos.
Enfin nous aurons donc l'instruction publique,
Malgré les cléricaux, entièrement laïque.
Ce n'est pas malheureux ! car j'ai toujours pensé,
Dans les réflexions de mon esprit sensé.
Que Dieu ne devait pas se mêler de l'école,
Non plus que des travaux de la vie agricole;
Que la religion ne sert à rien d'utile,
Et qu'il ne fut jamais de chose plus futile....
Ce que j'en dis, du reste, est de l'avis de plusieurs,
Et chez nous,, c'est ainsi que parlent les messieurs.
LE CHEVALIER.
11 a écouté la fin des paroles du paysan.
En France, il se fait donc aujourd'hui des merveilles?
— 8 —
LE PAYSAN, se levant,
Il me semble qu'un bruit a frappé mes oreilles.
LE CHEVALIER.
Oui, mon ami, c'est moi ; je fu& un templier
Qui, sous un dur vainqueur, ne sus jamais plier.
LE PAYSAN, ..,"..
Il se frotte les yeux, puis court en tout sens.
Suis-je bien éveillé? Grand Dieu I bonté céleste I
Un mort, un revenant ici se manifeste ;
Sauvez-moi, sauvons-nous ! où fuir, où me cacher ?
Venez à mon secours ; il faut aller chercher .
Notre curé, le maire et le garde champêtre ;
Et si c'est un brigand qui vient ici commettre
Un crime abominable on vous l'enchaînera,
Sa téméraire audace à la fin le perdra.
Allons, vite, courons avant qu'il ne s'échappe;...
On vient, de Jean Picou j'entends le chien" qui jappe.
LE CHEVALIER.
Il s'approche du paysan qui recule toujours.
Arrêtez, mon ami, calmez votre frayeur,
Le plus mauvais conseil est celui de la peur.
Votre esprit fort a-t-il un si faible courage
Qu'il succombe à l'aspect du plus petit nuage ?
Au temps des chevaliers; on raisonnait un peu,
On n'avait pas apprissà se passer de Bien. •
Mais on ne songeait pas à se voiler la face
Pour éviter de voi r la terrible menace