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Les Deux sciences, dithyrambe. [Signé : Athanase Forest.]

De
8 pages
impr. de L. Toinon (Saint-Germain). 1868. In-8° , 8 p..
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LES DEUX SCIENCES
-.DITHYRAMBE
1
Il est une science assurément divine,
Fille et mère du vrai, qui ne voit, mais devine
Des choses, forment fond, l'essence et les rapports!
Après cela, qu'elle ait, ou non, sa poésie,
Thème futile ; elle a, du moins, son ambroisie,
Et son austère joie, et ses pieux transports !
Donc, arrière une étroite et frivole esthétique !
Sa beauté n'a besoin d'ombre de cosmétique;
D'ailleurs, belle, ou non, Dieu la créa, tout est dit!
Blétaphysique, droit, médecine, industrie,
Algèbre, linguistique, ou trigonométrie,
A la terre elle paiie, et la terre applaudit I
Parle? oh ! bien plus encore, elle agit, elle opère ;
Oui, grâce à ses travaux, notre vieux globe espère.
Après les jours mauvais, un laps de jours meilleurs !
Oui, cheminant d'un pied de moins en moins infirme,
Le progrès social plus clairement s'affirme,
Car, coulant sur la terre, il prend sa source ailleurs!
Reliée à l'esprit, la chair n'est plus immonde,
La matière s'épure, et, chaque soir, le monde
A quelque préjugé dit un joyeux adieu !
L'ère de la science est enfin révolue ;
Par son nom de famille, allons, qu'on la salue !
Salut, hommage et gloire au saint agent de Dieu ! ! !
Mais il en vit une autre... Oh! combien différente!...
Quoique portant son titre, elle n'est sa parente;
Bien pis, elle est son chancre, elle est son ver rongeur !
Qu'est-ce que sa lumière ? un amas de ténèbres !
Et, pour la refouler dans ses antres funèbres,
L'Humanité hagarde exhale un cri vengeur ! !
Tantôt astronomie, et tantôt médecine,
Elle fait ce que fit, dit-on, un jour, Alcine ;
A son palais mettant le feu de ses deux mains,
Sous de fumants débris elle expire étouffée ;
Oui, sa raison, fantasque autant que celte fée,
Se suicide... façon d'éclairer les Humains ! !
Elle analyse? bien! elle sonde, elle scruteV
Soit ! pas de vil objet, pas de matière brute,
Dont, certes, on ne puisse extraire un fruit béni!
Laissons-la donc en paix remplir sa tâche sainte,
Quelque bas qu'un scalpel fouille, soyons sans crainte,
11 y trouvera Dieu, car Dieu, c'est l'infini !
Dieu? mais il n'est pas même où trône la synthèse,
Pas même dans les cieux, là-haut ! pure hypothèse
Que Dieu t Dieu ? l'on s'en passe, et méthodiquement.
D'orbe en orbe, on poursuit sa course échevelée
Dans le ciel, plaine froide, et vide, et désolée,
Que des points radieux jalonnent... seulement.'.'..,
Puisqu'à tel point le ciel est froid, est vide, esi sombre.
Quittons-le pour la terre... ô troc malencontreux!
ici, Dieu n'est qu'un mythe, un pur concept, une ombre
h'âme un terme d'école, an mot qui sonne crens !