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Les fédérés de tous les temps, traités comme ils le méritent

10 pages
Chambet (Lyon). 1815. France (1814-1824, Louis XVIII). In-8 °. Pièce.
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DE TOUS LES TEMPS,
TRAITÉS COMME ILS LE MÉRITENT.
Ainsi que la vertu le crime a ses degrés.
RACINE.
A LYON,
CHEZ CHAMBET, LIBRAIRE , RUE LAFONT.
1815.
De l'Imprimerie de J.-M. BOURSY, rue de la Poulaillerie, n° 19
DE TOUS LES TEMPS,
TRAITÉS COMME ILS LE MÉRITENT.
LES hommes, fatigués de l'état d'anarchie
dans lequel ils gémissaient, se sont fédérés
pour poser les bases de l'ordre social , et vivre
tranquilles à l'abri du pouvoir d'un seul et sous
la protection des lois.
Des peuples se sont fédérés pour briser les
chaînes de l'esclavage , se ranger sous l'auto-
rité d'un Roi juste et bon. Alors le mot Fédé-
ration présentait l'idée d'une alliance qui avait
pour but l'intérêt commun et le maintien de la
paix.
Il était réservé au siècle qui vient de s'écou-
ler, de produire des novateurs audacieux qui,
bouleversant les idées , les hommes , et les
choses, renverseraient les principes de la mo-
rale et de l'ordre social, sous le prétexte spé-
cieux de réforme ', feraient servir d'instrument
à leurs projets destructeurs une nation douce
(4)
et humaine , formeraient des assemblées pu-
bliques où des hommes ambitieux, sans honneur
et sans foi , exciteraient le peuple à secouer
le joug salutaire de la religion , à détruire un
trône antique sur lequel reposaient la gloire
vraiment nationale et la félicité publique.
La postérité pourra-t-elle croire que dans
ce siècle , nommé avec orgueil le siècle des
lumières , par de soi-disant philosophes , des
hommes vivant en société se sont fédérés pour
anéantir toutes les; idées sociales, morales et
religieuses ; pour lâcher la bride à toutes les
passions et commettre tous les crimes !!!
Dès-lors les temples, monumens de la piété
de nos pères , furent détruits ; les châteaux',
antiques demeures de ces chevaliers Français,
défenseurs de l'autel et du trône, furent brûlés
ou dévastés. On fit une guerre atroce aux
richesses, aux talens. Les vertus les plus
douces furent persécutées , la modération
même fut proscrite ! Il fallait être ou victime
ou bourreau....
Tels furent les affreux effets de nos fédéra-
tions de 93. On devait croire que la hation
Française, fatiguée de tant de maux , éclai-
rée par une funeste expérience, ne jugerait