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Les mânes de Monsieur Métra, ou Ses réflexions posthumes pour guider ses confrères les Gobemouches des Tuileries, du Luxembourg & du Palais-Royal, sur les réformes à proposer aux états généraux ([Reprod.])

53 pages
[s.n.] (Paris). 1789. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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MONSIEUR MÉTRA*,
Ou Ces Réflexions pofthumes pour guider
fes Confrères les Gobemouches d?s
Tuileries, du Luxembourg & du Palais-
Royal, fur les propofer aux
États-Généraux.
Cuti cadcm fequitur tellure repoftum.
ViRc/Enfid/VI.
4UX TUILERIES.
Il 7 8 96
Tout le monde faic ou doit {avoir que M. Métra
&o« un des p!us ftim«s fo»rie»s 4« l'Arbi* d^Cmoyle
aux Tuileries.
X 4- Li
Ai)
8 M A N E S
DE
MONSIEUR MÉTRA.
J'ai pafl*é la plus grand© partie de ma vie i
entendre ou débiter un f\ grand nombre de ^oî>
tlfes qu'il c^toit bien temps que
écouter ou donner quelques nouvelles intéreflTahtes
& raifoonâbles. Aufli grâce 1 la rareté du fjut
cna demande, pour venir pafler quelque-temps dan?
Kion cher Jardin des Tuileries, n'a pas
la moindre contradidion de la part des Dieux,
Tous mes Compatriotes ont appuyé ma demande
avec beaucoup de chaleur j ils prennent il fi
grand intérêt leur ancienne
l'Oient enchantés d'apprendre qu'enfin les François
(ont devenus des hommes. Ils ont pénfé d'aiHpurs
qu'il étoit impotent pour leurs Pefcèndajis, qu'ils
euflent à ParU «n
.Jeurs idées la de les inftryirg de ous
(4)
ce qui Te f àffera i«x 'Ew* ÇénéVâux & ilsonr
bien voulû me chargée de cette coromifllonjm-
portante.
La première ctafe qui m'a frappé en me re-
trouvant au milieu de mes anciens Dieux Pénales;
a été d'y entendie parler taifon & politique
tout le monde, depuis les Suites & les Invalides
gui font en dedans des portes dés T'uileries, juf-
qu'aux E^croteurs qui font au dehors. A tous les
parfages j'ai, vu des brochures étalées en très- i.
grand nomb're toutes ne partaient que du droit
des hommes, de la nécemtéde faire.une confti.
tution, des fautes du Gouvernement, &dude(po- j
tifme des Miniftifes des grands Seigneurs, des
officiers-généraux des Ev&ques des Magiftrats
& des Financiers. J'ai cru, en vérité, eue encore
parmi les Morts, où l'on dit f hautement ce que
l'on renfe & où l'on voit mieux & l'on parle
'plus hardiment que par-to ut ailleurs des fautes des
Vivans. Convaincu cependant par mes yeux & par
mes oreilles qu'on ,pouvoit écrire & dire-tout ce
qui étoit avantageux aux hommes, je me fuis
hâté de metcre fut le papier tout ce que j'avois
entendu répéter fi fouvent à mes camarades les
Morts, qui, d'après ma réputation de Nouvellifte
& de Politique me croyoient plus en état que
d'Autre: d'entendre leurs réflexions & leurs projets.
A ii|
D'ailleurs me fuis-js die l'on
b^viïKÎages cjans ma' vie que Ton exeufera "bien
encore ceux'- <ii y heureux fi parmi les dirférerttes
idées des Morts, dont le' vais faire pan il. s'en
jrguve quelques-unes qui puifTent Contribuer au
bonheur des Vjvans.
C'eft une vërité bien établie parmi les Mort*
mes chers Compatriotes, que Jufqu'A ce jour vous
n'avez eu ni véritable constitution ni caraftèr'e,
<̃ ni lumières Air vos droits 6c vos devoirs j les Etâts-
Généraux qui fe préparent peuvent vous faire àf-
piter ces grands avantages; niais pénétrez-vous
bien de cette vérité, que tout va dépendre le
l'ufagéquc vous allez faire de ce prétérit inouï.
C'eft dans cette Aflèmblée que les hommes fages
de toutes les Nations contempleront la'NatûW
Fcsnçoife.
Mais le premier a&e qui la feraconooîtn!,
c'eft le choix de fes Reptéfentaus j & je fccon
ce font les inftràdioiis dont elle les chargera^
A l'égard. de on fait
Si c'eft avec douleur qu'ou l'a appris parmi vos
ancêtres que la cabale & l'intrigue en ont fais
un grand nombre on^connoît ks démarches l s
.courtes les baffeirej, & les promèfTes fai/es p: se
tel ou Seigneur, tel ou tel Evêque* t«î
ou tel, Jviagiftraç, l'aecaparerntnt des prôciitàtionsy
au moyen defqucllés un hotome eft arrivé» pour
aiiiTi dire, tout élu dans 'une aflemblée où ilétoit
à peine connus > fi ce.n'.etl par une réputation qui
l'auroit fait éloigner fi on l'avoit pu. On loup.
çonne de l'influence de la part des Minières, pour
faire ccarter tel ou tel Citoyen, bien zélé, bien
patriote, afin de faire nommer tel ou tel auN,
bien courtifan bien bas, bien vit, bien rampant,
bien fournis. Car, foit dit entre nous, tout homnie
fenfé aura toujours bien de la peine k croife à la
tonne foi & au carattere de ces grands Seigneurs
devenus peuple par leurs maniéres ou par leur»
'paroles, mais confervant toujours dans leur a e
¡'((prit de dominarion, & l'amour du'pouvoir
des jooiffances exclufives.
Ainfi donc on fait déjà par-tout qu'une part
des Repréfeiuans n'eft point faite pour l'èir< t
qu'une autre n'eft point en état de l'être & que
les bons & les (ages efprics feront en petit iiomb e
dans rAflTemblée. On fait auflî & cela fait trern-
blet, que quelques-uns des Députés, connus p
Jeurs écrits, leurs connoiflanees & leurcfptit, oAr
de grands reproches à fe faire fur la rnoralité de
leur caraclère. Mais ce font des hommes qu'on
a voulu rafèmbler, & par conféquent beaucoup
A iv
Hiqùé les pour &ké ttèfaîWêJf
les mal-intentïonnés, -Arib'dtehU les
tueux & en éjatde propofer les moyens de nmi
ramener au bien.
Quant aux inftru&ions dc/à données aux diffl-
tens Reptéfentans dans la plus grande quantité
de celles quç| l'on connoît, il y a d'excellentes
chofcs mais dans toutes, on n'a que ttès- légè-
rement eftleuré quelgues objets eflentiels & on en
a négligé un trés-grand nombre d'autres. Ce ij'efl:
Nation qui, depuis une année, ne cefie de réflf:hit
fjt (es dangers. On n'invente rien en môrale » ni
même en politique, 6c l'idée Il plus faine cft iou-
jours celle que tout le monde fait Mais
.'les efprits qui, dans ce moment, font dans un
ttès -grand mouvement, ne me paroiflèht point
s'arréter atfè? aux objets même les plus fimpies j
& je crois qu'il ne peut que leur être» très-utile
de les fixer, & d'arrêter leur attention fur ce qui
les intécefle davantage.
Organifation & convocation des premiers Etats»
Généraux après ceux de Ainfi après «.voir
fuppofé que tous les Membres de l'Affemblée on t îtè
<»)
les
égalent au meïhs en nombre ceux
des autres Ordres pris enfemble & qu'il a été dé-'
ddé que les opinions fcront, quant à préfent,
recueillies par tête & non par ordre il fera irn-
portant de s'occuper de l'organifation & delà
aux Etats Généraux, & après
l'avoir arrêtée, de décider qu'ils s'aflèmbleront i\
l'avenir dans tel ou tel temps, fi mêm'eVn ne. dé-
cide pas qu'ils feront permanens, afin d'éviter ou
J'empiétement inftnfîblc de J'autorité, ou le refroï-
difïement du zèle momentanée de la Nation,
aflîgiiatu tout de fuite l'année, le mois & le jour
où les premiers devront s'afTembler ftatuant de
quelle maniére, $c expédiant tout de fuite les
lettres de convocation pour cet objet. Arrêtant
cnfuite,qu'il eu fera de mème dans tous les Etats
Généraux venir qui fixeront, en commençant,
Je moment où devront s'alFembler ceux qui les
Conjïuutïon (,. convocation des Etats-Provinciaux,
'Après s'être occupé des Etats Généraux, on en
viendra à fixer une organifation & une difcipline
des Etats Provinciaux, telle qu'ils puiffcnt s'élever,
par une fage conflitucion au rang des AHemblées
vraiment politiques, & qu'ils foient établis comme
les féconds degrés après les AflTcmblées Munich
OJ)
pales poof f^irej monter, les Citoyens
Gênên®x. Statuant qu'à Vayt0^ chique,,
aura des Etats également constitués é &, dans la
des intérêts ne portent dans les Etats Généraux
des obftacles infyrmontables aux réfolutions les
plus néceflTsires & ne mettent le Royaume en péril,
expédiant tout de fuite les ordres néceflTaires pour
que ces Etats s'aïïemblent 6c teftetn aflemblés
pendant la tenue des Etats Généraux. Cette idée]
d'un de vos anciens Magiftrats, infinimeot zélé!
pour le bien public, a paru très précieafe à
vos ancêtres, ils ont cru que ce concours d'Af-
{emblées ne pouvoit faire qu'un fpe&acle itn»
pofan t & très-naturel ils y ont vu le fuccès
prefqu'infaillible des Etats Généraux le fa lut do
l'Etat & là fource de la paix publique,* cette paix
fi néceffaire une Nation gui pour fe formec
une conftitutioti doit pouvoir réfléchir paifible-
ment fur elle même, & s'accoutumer infenfble-
ment aux idées & aux facrifices que la raifort &
la néceflîté de l'ordre lui feront probablement
adopter dans les féconds Etats Généraux.
Réservant aux trois Ordres de chaque Province
une fois aflemblés, de vérifier le plan donné Par
les Etats Généraux, & de lui dotaner fon vœu.
Pour rendre l'organifâtion de la France en Ems
( IO )
Provinciaux bjen plus ivantagetife il feroit peut-
On »V peut-être pas encore aflez obfetvé que
chaque ba(fin ayant des productions un fol, nné
température des eaux, des plantes, des ani-
ntsux., &c. qui lui font propres, il devroit étre
aufli avantageux que commode de fuivre, pour la
divifion de la France, celle que fecoble avoir fuivi
la Nature, par les barrières qu'elle a pofces autour
de chaque terrein.
Aihr le bàflîn de l'Audi fourniroit une Plo-
rince. celui de la Garonne cinq celui de
VAdour une». celui de la Charente une. le tx ftli»
de' la Loire fix, celui de la Maine (ci y
joignant ce qui forme la pointe de la Bretîgne
depuis la Loire jufqu'â Saint-Brieux ) une h
pointe de la Normandie depuis Saint-Bueux juf-
qu'à la Seine, la Seine cinq le biïîîit
de la Sommt une. ceux qui comprennent l'Artois
la Flandre une. le badin de la Mzufe uift
celui de la Mo/elle une. le baflin du Rhin une
celui du Rhône cinq. enfin, le baflîn qui ren-
ferme cette partie de la Provence qui borde la
Sner depuis le Rhône jufqu'au Vtr une«.. cg
qui formeroit trente-deux Provinces, finon a>fo-
lument égales en population différant au. n oins
( il )
très-peu les unes'des autres, & te priant parfai-
tement à tous les arran&emens politiques, civils,
militaires ou ecclifiaftiques & fur-tout à la partie
fi effentictle de la ^partition des impots de
leur perception.
Bâfe de la conjlltuùon. Après ces opérations
importantes, & qu'il faut regarder comme prélir,
minaires & indifpenfables l'Alfemblce s'occupera
de l'examen, de la rédaction & de la déclaration:
de tous les droits naturels & impretcriptibles de;
l'homme & du Citoyen.
Déclaration qui fervira de bâfe toutes les'
loix, foit politiques, foit civiles, qui pourrons
émaner, tant a ptéfent qu'à l'avenir, de toutes les
A(Te;nblées Nationales.
Tel doit être le portique du grand édifice que
l'en veut élever, fans lui on entreroit dans la conf-
titution avant de l'avoir préparée.
Liberté dtvenfer & de l'Imprimerie. Après s'être
occupé des droits de l'homme & du Citoyen i
faudra s'occuper de fa première liberté, celle qui
peut feule afruccr toutes les autres, en un mot li
liberté de penfer, qu'il fera cflentiel de fonde
fur la liberté de l'imprimerie.
Liberté pirfotuielle* Lettres de cacha. Viendr;
.(»̃)̃
ènfuire 14 liberté perfonnelle ce pour la rendre
inviolable, on exigera l'entier abolifrement des
lettres de cachet & autres ordres capables de
porter atteinte la liberté des Citoyens, tous
quelque forme ou prétexte qu'ils puiflent être dé-
cernés,
i'ujtke criminelle. Procédure par les Jurés. Cette
liberté doit atifiî dépendre d'une prompte téfor-
mation de la jurtice criminelle mais bien plus
encore de la procédure par les jurés fans laquelle
les François n'auront jamais de véritable BbeÀé
iiiftitution qui mérite toute l'attention des Etats
Généraux, ainfi que celle de la loi de Vhabeas
Que toutes les peines devenues légales foient
les mêmes pour toutes lesclaflès de Citoyens, &
qu'on anéanti(Te, fans retour, le barbare préjugé
qui punit une foule d'innocens du crime d'un
fcul coupable.
Pojle aux lettres. La correfpondaice épiftof; ire
faifant partie de la liberté perfonnelle, on regardera
comme un objet irmportant que le fecret des let res
confiées â la pofie foit inviolable a l'avenir, & que
cette partie du fervice public ne foit plus entre
les mains du Gouvernement
Militaire Le nombre la conftitution la
(si
jtvée, la Emploi des
troupes ayant un rapport dTeniiel & immédiat'
avec la liberté publique & particulière, les Eràçs
feïfre^nt de ces divers objets. • • •»'•'̃
Nombre. A l'égard du nombre, il eft impor-
tant qu'il foit mefuré févéremeiu fut ie bef0in
abfolu de la pure défenfe de l'Etat, ce qui devroic
faire fixer les troupes de teree à environ deux cent.
foixante-un mille cinq cent foixanre hommes, eu
y comprenant tous les Officiers tant genéraux que
particuliers auxquels il faudroit joindre les Lieu-
tenans de Roi, que l'on confetveroit, feuls dans
les places <L guerre où il y a* des habitans à
protéger comte la garnifon aïnfi cju'une, école
militaire dans chaque Province, dans laquelle
Mercier reçus & foignés les Invalides de la* Pro-
vince arrivés l'état d'invalidité fans comprendre
dans ce nombre la maifon tnititaire du Roi.
Confotuûon. Pour ce qui concerne la conftî-
tution militaire, afin
a l'avenir le lien-qui l'attache â.la Patrie, beaú.
coup plus que là dépendance qu.t la fournée au
Miniftre on tégléra dans l'Affemblce qu'à l'a-
venir l'armée ne fera compofée.que de Citoyens
François, } qu'elle' fera" divine en autant de par-
.<̃<>
$C8 'de
ces' parties fytes dans, leur Province refpecTwe ne
fera plus Officiers & cr» Soldats que
par des perfonnes de la Province l'armée ainfi
tépandue dans l'Etat lui rend alors ce qu'elle lui
coure.
Ainfi
Trente-deux brigades d'infanterie nationale de
Trente-deux brigades d'infanterie nationale pro-
vinciale, chaque brigade quatre bataillons" for-
mant en outre un bataillon de grcnadiers cV titi-
de cha fleurs pied;
Trente-deux régimens de cavalerie pefant; j
Trente-deux régimens de cavalerie légère.
L'artillerie & le génie réi&is focniant huit dé-
parteniens fous-divifés chacun en quatre J sfiu
que ces corps très-efTentiels puiflTent ainfi que e les
autres, embtafTer les trente-deux nouvelles Pro-
vinces du .Royaume, & fournir à l'écat-major de
l'armée, aux ingcnieur;gcographes aux po its &
chauffées, &c.
Chaque brigade d'infanterie ayant pour" colonel
en premier le gouverneur dans la Province pour
le militaire, & chacune en particulier ayantl pour
colonel en fecond^_un des maréchaux-de-camp
employé dans fa Province. Quatre bataillons.
( IJfl
Le tftuUlon deux compagnes de grenadiers
deux compagnies de ebafeurs/ renies à celles
des autres bataillons 4e la brigade pour for met
celui des grenadiers & celui des chafleurs huit
compagnies de fufiliers un état major.
La compagnie un capitaine, un lieutenant, uca
officier de mérite quatre fetgens huit caporaux,
huit vétérans quarante fufiliers dont huit fur.
numéraires & denx deftinés au fetvice des officiers!
de la compagnie.
Etat major un lieutenant-colonel, un aide
major, un fous -aide- major un enfeignë un
adoptés & libres, chargéVdè fetvir lesofficjers.
L'état major des 'ayant
un enfeigne les chirurgiens, feiie ouvriers oik
boulangers & Cept t enfans de moins..
Les régimens de cavalerie pefante & légère,
huit compagnies compotes ainfi que l'état-major,
comme l'infanterie de ligne, ayant pour coloheji
en premier un ci.es fous-gouverneurs militaires cV
pour colonel en fécond chacun un des maréchaux
de camp employés dans la Province.
ceins officiers ou foldats dans chaque Provinc<
."<̃«*)
ayant pour colorie! en premier le fécond féus-'
goiîveriieur rhiluaire pout colonel en Second un
des maréchaux de camp employés dans la-Pro-?.
A l'égard des officiers,. généraux employés, &
auxquels on fe bortïcroit à l'avcnir,
Gouverneur des troupes dans là Province, leur
ir,fpec>eur, Se colonel en premier de l'infanterie
un dans chaque Province marécha.! de France ou
aide-niarcch&l, mais ccnfés dans ¡,il} grade fupéri^ur
celui de lieutenant général
Sous gouverneurs lieutenins généraux, deux pat
Province, un colonel en premier dé la cavalerie,
l'autre de l'artillerie j
Commafidan* des troupes, maréchaux de cal
fept par Province dont un de l'infantctie de
ligne, un de l'infanterie ptovinciale,, un de la
cavalerie pétante, un de la cavalerie légére, un de
l'artillerie & du génie^ un de l'école militaire..
La réduction des officiers généraux ,un' très-
petit nombre de gens choifis en même -temps
qu'elle aflureroit Je. bonheur de l'armée françoif^
produiroic une économie cpnfidérable.
Il règne d'ailleurs en général parmi ces meflîeu s
tant de dureté, fi peu de connoifTance du cœt [
humain c}c de leur métier On fait bien qu'il fa
B
Qu.itft $ux foldats & aux officiers qui forment
actuellement les régime ni dits, étrangers, il leur
fera propofé de tefter au fetvioe.de France; ceux
qui fefonic naturaîifts François, &:
fournis d la mcme fotmation mx mêmes faix, &i
à la même difci^lihe que troupes de la
,Nation. •;̃ ̃̃̃']
Ainfi plus de jeunes colonels Jes. maréchaux
camp devait -être tirés du corps des Iieutenans-|
colonels de l'armée plus d'io.valides valides, plus
Plus de, corps .de l'état major,
plus d'ingejitèars
pon» & chauffées en,.Corps. f
Pour remplacer un les offi-
ciers de la brigade prôpôferoieai' trois fujets j Sc<
le confeil railitaire compofé deJ
dix officiers généraux, eiichoifïroit un, qu'ii fetoit
propofer «ûi Roi par (on Miniftro de k guerfe.
uu capitaine., les ttois fujets
croient propofés par les Jieiitenaps j un officier
de, mérite, par lés officiers & k$ b^s-officiers de la
Un fefgeitt par les caporaux du bataillon ua
par les., foldats du bataillon.
8. )
Pour le choix des fergens & ctpotâux il fer*
fait par leconftil naititaire du bataillon compofé
du lieutenant-c^lonél, de lVide-inaJor, quatre ca-
pitaines, quatre heutcnans, quatre officiers de
Pour remplacer uit maréchal de camp, les
coofcils des différens corps militaires de la Pro->
vince propoferoienc chacun trais officiers & k
Roi eu choiliroit un.-
On trouvera de pareilles idées bien oppofée|
celles de cette ordonnance G lemaiquable oeil le
confeil de la guerre pour donner des enfjns
préfère:, un commandement fut les capitaines
fait dire au Roi gue voulant xen/irver des places
pc.ur fa haute /VoW# Quoi, ce n'etoit pas a|ez
que les gens de la cour en futent verm, depuis
qneKiue-temps, à fe regarder comme déshonoras;
fi on avoir voulu les affujcctir à commencer leur
ftrvice pu des emplois fubalterncs il falloir qu'une
ordonnance vînt cimenter leurs orgueilleufc-s pa-
tentions, & les autorifer à penfer, dès leur |m-;
fance, qu'ils font d'une autre efpèce que les geiW
tilshommes qu'ils devroient fe trouvée honora du-
commander un jour. •
Chaque Province ayant ttn pareil nombre¡ de
troupes & chacun des corps ayant à leur tcte des
c-Qïciccs généraux le miuiftre de la guerre n'ait»
ÏW)
B ij
vaux préparatoires ayant été faits aùpmvàrrt dans
cluque Province il fuflira à l'avenir a.u miniftre
d'ttre aidé par' quatre adjudans tirés des officiers
généraux, dont un pour l'infanterie, un pour la
cavalerie un pour l'artillerie & le génie, le qua-
trième pour les écoles militaires éc les invalides,
chacun de ces adjudans n'ayant fous eux quelle
rioinbrc de commis qui leur fera nçcefTaire, lçf-
quels feront chôifis parmi les officiers de mérite des
corps dont ils feront charges, Si ne pourront pas
excéder le nombre de trois pour chaque adjudant.
JL« trente-deux gouyerneuts feront les membres
qui formeront auprès du miniftre le confeil de la
gueïre, quand il fera néceflàirc d'en aCTcmblcr un,
pour farire quelques changemehs à là conftitûtiôa
vues aux Ètats Généraux au moment où ils
Les engagemens ne fecolent plus que pour quai re
ans tout foldat qui atiroit fa!t huit congés, ferbit
réputé vétéran, recevroit la plaque j & s'il vou.
loi: fe retirer, il auroit la certitude qije des quit
feroit devenu invalide au point de ne pouvoir pila
fe paner des fecours de la Patrie il entrert it
.dans l'école militaire de la Province.
(
aux drâf
& cfttopiéi fetoit. placé à .l'é-
cole nûlitaUeJ
le fetvice |le la tmréclvauffée feroit fait par là
cavalerie légère, aidée par l'infanterie de ligne ou
provinciale, quand les circonfhnces l'exigeroienr.
L'école militaire aurait outre les invalidas
trente élèves nobles cV pauvres, élevés aux dépens
dc la Nation, >' trente nobles ou roturiers payjmc
1000 x
Ixvc'e. Qiiant à h levée, la defenfe de la
Patrie étant un droit plutôt qu'un devoir & ne
pouvant & ne', devant ttre confiée qu'aux citoyeis;
fiatuera qu'H'avenic iln'yau™ plus de trouve;
éirângères. en France elles' font: ruineufes p|*ur
les finances de l'état, &: elles peuvent être danger
ttèsr.humiliantpouf le$ François, que l'on co/fie
à d'autres qu'à eux la défeafe de la Patrie, & 6w
les grâces c^ les pendons foient accumulées do
préférence fut la tête des étrangers.
Mais enaïrème-temps, pour:détruire l'odieufe
nanière dé faire des recrues; & nWoir plus
ces foldats patiiotes & zélés pour la
1.3-Patrie on décidera que chaque citoyen de-
puis l'âge de feize ans jufqu'à celui de quarainc^
ixï)
B iij
fec>ic Quarte itifs par' lui cfa' par? lin ïv6ù6;-ôit
Yoldâfî loffqu'il en fera
requis. Ec comftie l'on a propôfé de divifec tes
troupes par Province &c de les compofer en offi-
ciers & en folda^s avec des pcrfounes de la Pro-
vince, chacun des états provinciaux feroit faire
un récenfement particulier des hommes de la Pro-
vince, depuis l'âge de feize aiis jufqu'â celui de
quarante, n'ayant point encore fervi la Patrie, afi|i
de pouvoir s'adrencr eux pour le complément
des troupes proyinciafes de la Province, que l'o^i
deftinera 1 compléter les troupes désigne, les
foldats fafiliers par ceux des troupes provinciales,
les lieutenans par les lietuenans, qui feront tires
eux-mêmes des écoles militaires.
La cavalerie pefante-feroit complétée par l'in-
fanterie de ligne, la cavalerie légère par les chat-
feurs d/ ligne qui le feront par les chafleurs
provinciaux; les grenadiers & l'artillerie, par les
grenadiers provinciaux, qui le feront par l'infan-
terie de ligne.
Nos troupes étoient pleines de valeur, lotl"-
qu'eHes écoier.t composes de citoyens & non de
mercenaires on croyoit alors que la liberté n'eft
point incompatible avec la discipline liiilitaire la
plus exacte tnais conduite des foldats libres dans

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