//img.uscri.be/pth/941105f2572192114692d2940692cd5a4f85c63b
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Les mystères de la mère de Dieu dévoilés : troisième volume des Causes secrètes de la Révolution du 9 au 10 thermidor ([Reprod.]) / par Vilate,...

De
99 pages
[s.n.] (Paris). 1794. France -- 27-28 juillet 1794 (9 et 10 Thermidor) -- Ouvrages avant 1800. 2 microfiches ; 105*148 mm.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

x
MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART
NBS K)10a
(ANSI and ISO TEST CHART No. 2)
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LESARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
'LES -MYSTÈRES
D E DIEU,
Volume des Causes secrète.
de la Révolution du 9 au 10 Thermidor.
Par au
de
Non, Il ne badine pas, hum, hum, hum,
il y a du vrai dans taut ça.
VADIEJT Chai. VIII. Page 31.
A P A R IS,
VÀNJII?' DE LA REPUBLIQUE TBANÇAISB.
A
LES MYSTÈRES
DE LA
MÈRE DE DIEU,
î> ÉTOILES.
CHAPITRE PREMIER.
Avant-propos*
J 'ai démontré dans mes deux premiers
écrits l'injustice de mon arrestation
et la tyrannie des meneurs du Comité de
salut public envers la Nation.
Leur crime est évident.
La France gardera long-tems le Senti-
ment de l'oppression dont elle a été foulée
les dictateurs du gouvernement n'ont pu
occasionner tant de maux, ordonner tant
d'assassinats, sans le desir réfléchi de
parvenir à la tyrannie.
Mon innocencene peut être douteuse.
J'ai assisté très-rarement, au tribunal
révolutionnaire en ma qualité de juré,
(t) Avant le thermiaor.
(*)̃'
J'altère à cause dé maladies
occasionnées par ma sensibilité trop affré-
tée du malheur d'être condamné à y siéger
ensuite cause de mon indignatipndu sa-
crifice contre-révolutionnaire des plus zélés
défenseurs des droits de l!homme *t de la
liberté. Philippeaux Camille
Desmoulins.et autres.
J'ai démontré que si, malgré mondiorrjur
pour les tyr ans j'ai continué à les fré-
quenter c'est qu'une fois admis auprès
d'eux il dépendoit de ma vie de ne pas m'en
éloigner il étoit Jp*récieux pour l'intérêt
sacré de la liberté" qu'un citoyen se dé-
vouât au supplice affreux de lés observer j
de les suivre dans leurs marches légères et
tortueuses on ne* peut me reprocher d'a-
voir attendu la chute de Robespierre
ni la dénonciation contre Barère Bilîaud,
Gollot d'Hérliois Vadier et autres
pour les attaquer ou vertement, pubien
il-faudroit blâmer la Convention nationale,
soupçonnant leurs forfaits de ne les avoir
pas plutôt renversés.
Je vais dévoiler une intrigue profonde
et d'wn genre nouveau j la vérité qui en jftiï-
lira ne fera qu'ajouter au mépris, à la
(3 )
A a
honte dont les tyrans sont déjà couverts
tous ensemble Robespierre Barèré,
Billaud Collot, Vadier. ̃ comme une
tourbe vile et audacieuse hypocrite et su-
perbe, atroce et ridicule.
Qu'on ne s'en prenne pas à-.moi des
choses que levais dire j'ai une trop haute
idée de la révolution, pour ne pas sentir
combien elles sont indignes de sa gravité
mais c'est précisément parce que ceux des
législateurs qui ont eu en mains les rênes
du gouvernement n'ont pas répugné se
dégrader dans de si basses extravagances,
que je me suis fait on devoir de vaincre
ma propre répugnance à les mettre au
grand jour.
Le peuplé et la Convention vont voir
davantage quels hommes ils avoient char-
gés des destinées de la république ils vont
voir leurs impostures, leurs jongleries. On
croit que je n'ai pas tout dit, je ne puir
pas tout dire encore; il faudroit, et je ne
saurois trop le répéter, vingt valu mes pour
tout dire.
*m-
CÏI A Pi VU E II.
UN se tromperait si l'on croyoft avoir
coniîte l'affitirè de Cathériue par iè
rapport dé Vadier', du %f prairial; les
mystères de la mère de dien :ét la cons-
piratiôtt qui sembloit en âéëû-ùlèr sont
les moindres sujets dignes, de la cttriésité,
il est d'autres n.ystéres politiques j toiléà
à dessein par la plumè de Paon (l)f (\taVa.
rédigé et dont s'est paré le vieux iitcjiti-
«itetir de Pamiërs y-,
Qu'on se rappelle l'époque où pâtttt cette}
farde superstitieuse c'étdïtcjtielqtoès jours
après la fêïe de l'Être suprême.
Or, le comité de Sûreté générale 'tort-
loît illustra la mère du Verbe de tc*ut
l'éclat de la publicité, et Robespierre
s'irritoit quand on patloit delà traduira
au tribunal révolutionnaire.
C'en étoit assez, c'en étoit trop poar àô
(i) Barère.
V«di«Sr.
( 5)
A 3
pas fdire soupçonner, à travers les nuages
de cette-singerie mystique une intrigue
machiavélique entre les tyrans.
Dom (ï-erle inquiété dans sa sèction ou
lignant de l'être, avoit obtenu de Robes-
pierre une attestation de patriotisme.
Quelles vues avoient pu déterminer celui-ci
à surmonter l'inconvenance d'un pareil
acte individuel sinon des vues tEëocra-
tiques encore dans le lointain ? Il flattoit
le chartreux déjà connu par son foible
pour les prophétesses. Les rivaux de Ro-
bespierre découvrirent, avec la plus
grande joie L'existence de cette attesta-
tion singulière, et ils conçurent le projet
d'en faire usage pour le détrôner de sa
popularité. Vadier fut chargé de débiter
à la tribune le rapport sur les mystères de
la mère de dieu, afin que Robespierre s'ap-
perçût moins des complots de ses collègues
l'air froid ,et glacial de Vadier donnoit
d'ailleurs au sujet, devant la Convention
nationale, un sérieux qu'il n'avoit pas.
Cette affaire, portée au tribunal révo-
lutionnaire, étoit de nature à égayer,
à captiver l'attention du public Pins-
truction devoitnécessairement faire mettre
(6)
au jour, comme pièces du procès, le cer-
tificat de civisme donné a dom Gerle et
la lettre écrite à Robespierre par Catherine
Théot trouvée si heureusement dans sa
couche virginale lors de son àrrestatïon
ainsi on espéroit le plus grand succès' du
contraste ridicule dans lequel Robespierre
se fût trouvé placé, entre son travestis-
sement, sous cette momerie, et son superbe
rôle à la fête de* l'Être suprême.
Voilà les véritables mystères de la mère
de dieu. présentés seulement de profil à
la Convention nationale avec ce talent
agréable et léger, dès long-tems habitué
transformer en carmagnoles les victoires
des années de la république, el bien propre
Il faire (l'une simple niaiserie de têtes dé-
traquées, la racine de toutes les conspi-
rations religieuses, que le fanatisme a dé-
veloppées à diverses époques sut toute l'é-
téhdue de la république. Le' Sublime créa-
leur de l'Etre suprême fut entré dans le
système général de la contre-révolution
sacerdotale; il fût devenu la fable et la
risée de la France entière on voûloit l'ar-
rêter dans sa, course empirique et lui
enlever l'espèce d'auréole dont sa tête
orgueilleuec sembloit être entourée.
Xif
X4
CHAPITRE III.'
»!_jks tyrans essaieront dé changer en
iîctions les faits de ce nouvel ouvragé
ils sont! accoutumés &̃ vouloir dénaturiér
l'essence1 des choses, niais je continuerai
à les démasquer pygmées {politiques1
leur art perfide fut de inagnétisér toute
là France dé ïa plonger dans cette extase
trompe-as6,. que lui iaisoit envisager lu
mort comme la illicite.
Deux Imprimes ont attaqué mes récits
l'auteur ide 1'un se' disant tribmn. du
peuple» décèle le génie qui l'inspire., Prf»-
vocatetii delà retraite sur le Mont sacré
et défènseilr âes spolîaÈëtirs <de te sô«we-
raineté nationale je 'poignarderai par*
tous, dit-il', celui qui parlera de porter
atteinte à la charte républicaine.
Ne sait-on pas que Mof se effrayolt de la
mort ceux qui parloient contre la certi-
iudfe de la j:erre promise tout en retenant
le peuple jujf dans le désert ?..«.Fonrquoi
(8S)
est-il moins colère contre lës tyrans (»)
-qui Pas rottgi de traiter lia consti-
x de Déca-
logue che.f,
que contre leur hypo-
crisie P,En furent-ils les iélateurs, quand
jjs étendirent ,le drap ftîïièbre*sur la répu-
la dé-
claration des droits ? de, ne sai§ paurquoi
,tous ces armateurs de poignards ui'io?pirent
des défiances*
Yadier auteur de t'autre, n'est pps
homme à poignard ,mais .3. pistolet çar/s
emorçe; sejon jui, làfhe i,mpo^hur je
n'ai pas dit vrai en transportîint les scèx^s
deCaprce à CI jil n'est allé qu'une
d'une1 ileur-de-lis attachée au cadran
confondre la maison de ce notaire avec
celle d© Barère ? L'histoire de ceg-flcurs-cje
lis jne rappelle (bien des choses, yers le
Clichy pour constater qu'un agent du Co-
en, imposé
(i) etc. etc,
en insérant dans son procès-verbal la con-
de beaucoup de signes royaux,
térieur
Voilà h chambre th celle
de celle de Vouland.
Quoi Vadier ibis à
Clichy et il y avoit son lU comme les
aiftres ? A-i -il
me f une seconde fois d'jirf iraprinjé
contre BrJJroy député de l'Aisne, afin,
d'en faire usage
ce représentant du peuple? Arrivé c^ez
Mipi je le jctai'dans mes papiers avec ~fftl
sentiment naturel qui porte à être utile et
sollicitudes
envers Dupin et lui pour sauyer l'iufor-
IudJ Bechun dit
que j'eja recev.cis. P.upin ne parle donc
il a voulu
bu m être nobles
comme ceux qui le sont.
imtaolé quelques jours
après nia détention.
Faudrçit-il entendre en témoignage le.
habitans rappelant à lour mé-
moire non-seulement les plaisirs de Ver-
(10)
«ailles et de Trianon, mais encore le»
scènes royales de Louis XIV avec ses
brillantes maîtresses, dont ce village fut
le théâtre scandaleux ? Voici, sans doute
qu'elles seraient leurs dépositions les
mêmes bosquets, les mêmes berceaux,
les mêmes' Uts de verdure ont ombragé
les tendres soupirs de la cour du su-
perbe despote et de la société des
destructeurs du- trône qu'il croyoit avoir
assuré à sa postérité.
Si Vadier n'eût pas partagé les ha-
lui commandoient la gravitéde son âge
tus et de son caractère même l'aspérité
que la nature marâtre à donnée ses
dehors et à ses manières il pouvroit se-
d'avoir figuré
dans des cercles où son aspect repous-
gant et rébarbatif obombroit la gaîté
des jeux volages eflrayoit lès plaisirs et
les grâces. pour ainsi
dire, ùe sembloit-il pas les rechercher
avec le désir d'y quelques-
a
s»n> airs inimi-
tables j :oa va la. reconnoître encore,
dans l'intrigue des mystères de la mère
de -dieu.
Parmi' les diverses occasions dont le son-
venir m'a aidé à la pénétrer, Bnrcrc, Vadier
ne se rappellent ils plus un dîné section
de Pbpiri court au retour duquel, revenant
avec eux le long des boulvards il y eut
une conversation sur Catherine Thëot je
n'y donnai pas toute' l'attention dont elle
etoit susceptible. Détaché de la
pagme je pestois intérieurement contre
jRarère., qui avoit la malice de me retenir
plus (f un déjeûné frugal et non a trois
étages fait par eux, chez moi, ou il
fut encore question de la mère de dieu?
le cœur libre cette Ms, je pris plus de
part à
(t) B^irère étoit tellement
qu'il «ppeloit cn aigo tyran*
nique chaque service d'un repas, un étage.
̃̃̃•<̃:»;)̃̃
rap-
port de Vadier tontes les gentillesses
propres au terrer îoii parère & pris nais-
sance, n'y sont-elles pas épuisées ? Le
génie de la gasconadé fut-il jamais poussé
plus loin on conserve Partout son. na-
turel. Celui de Sarère pour les inventions
et les mensonges, avoit reçu dès long-
tcms des hommages flatteurs dans les pa-
tentes honorables que les membres de la
société imaginaire de'f^Jjcovie lui ont expé-
diés dans son pays, et qu'il m'a fait voir'
avec l'ostentation d'un licencié de Bourges
,Montrant 4 ses amis ses lettres de ba-
chelier.
Or c'est en réunissant une foule de
faits de discours et de circonstances olui
plus ou moins frappé, à différentes
époques, que je suis parvenu dans le
silence de la retraite, à dissiper tous les
nuages dont on a enveloppé la vraie cons-
rira tion politique relative «à Catherine
Thêofy j'en parlerai selon l'ensemble des
choses qui la rendent manifeste et non
suivant l'ordre dans lequel je les ai
(i3)
C H A P I T ft Ê IV.
Anti- chambre.
JjARAitLofc député, connu par des
ouvrages pleins d'érudition avoit besoin
d'un pâsse-poft du comité de Salut public
pour aller dans son département, à la suite
d'ua procès duquel; dëpendptt toute sa
fortune il ne pouvait en aborder les
membres il m'engagea,
Barère et autres je le fis inutilement.
Le rencontrant peu après dans l'anti-
chambre du comité, j'essayai de le l'aire
entrer; mes efforts fuirent encore vains;
je parlai à Barère à Collot, à Robespierre.
Barère disoit quel 'est cet homme -là}
Robespierre les députés doivent rester
à leur poste 5 Collot m'avoit déjà dit
point d'affaires parliculiéres.
Robespierre passoit d'un appartement
à l'autre comme je me retirois, je dis
ce, mots le tribunal révolutionnaire
s'égayora demain à l'affaire de la mère
de dieu surpris irrité il répond
comment êtes vous sur ? plaia de feu
CH ÂP IT REV.
Dogmes.
JjA.aÈB.E disoit à Vadier la mére de
clieu n'enfantera pas son verbe divin
Vadier reprenoit l'œuf que la poule
cortve n'aura pas dë germe.
Mais qu'est-ce da»ic que cette mère de
dieu dont on parle tant demandois-je ?
Ah, répliquoit Barère le sourire sur
les lèvres, ce sont des mystères que les
profanes doivent c'est la mère
du sage qui est le centre où le ciel et
la terre doivent aboutir j le point de com-
munication cntae le paradis et l'enfer.
Je n'entends rien à cette théologie re-
pïenôis-je dis moi donc ce que c'est
,que cette mère de dieu, je, t'en prie.
Alors Barère contoit, d'une manière
plaisante et gaie, toute la partie supers-
ticieuse 4e la secte nouvelle en annon-
çant vaguement une grande conspiration
fanatique. L
Son rapport ne contient pa« exactement
tuuto» les choses singulières qui lui pas-
c y
autre
s&eht par la tête ,̃ plusieurs sont chargées^
modifiées d'autres omises remplacées
ajoutées; Vadier entre-coupoit quelque-*
fois pour l'intérêt de là vérité. Je rap-
pellerai autant qu'il sera possible ce
qui. fut dit par l'un et par l'autre.
Ne croyez pas que la mère de dieu soit
cette même prophétesse dont le chartreuî,
dom Gerle entretînt l'assemhlée consti-
tuante le nom de celle-là étoit Labrouàse*
Craignant que les oracles ne fussent pas
plus respectés que les savans et les philo-
sophes, elle a eft la précaution d'émigrer
le cénobite s'est retourné, dans ses dé-
votes spéculations, fers Catherine Thëot j
catte fille fc&éè de soixante-neuf ans,
avoit passé Ae grande partie de sa vie
à la Bastille ;Sw imagination afîectéëdu
séjour synistre des ^2hots et des grilles t
y avoit contractée comme celle de dom
Harle, dans la retraite austère de son
cloîtré, cette vie silencieuse et mélanco-
lique cette habitude de la contempla-
tion qui pqjrte --vax idées sombres et re-
ligieuses. Elledeoieuroit rue Contrescarpe,
au troisième. Dom Gei la avoit son' asyîe
cheaiFourmer, menuisitr rue Jacqîuesj
(17
B
autre que Fournir peintre au Jardin
des Plantes, arrêté à l'occasion du dé-
jeûné dont j'ai parlé ailleurs.
Croiroit- on que Barère ait eu l'habileté
de substituer, dans son rapport, au nom
vulgaire Théot, qui est celui de la fa-
mille de Catherine-, le mot grec Théos
qui signifie la Divinité comme jehova
adonaï
Ies divers attributs de l'Être suprême ?
L'antiquaire Court de Gebelin n'est pas
plus fécond dans sa science étimologique
sur l'origine du Monde mais le nec plus
•ultra de l'habileté de Barère est d'avoir
reporté cette substitution sur le compte
de dom Gerle qui n'en a jamais eu
l'idée.
Catherine Théot grande sèche
presque diaphane comme la sybille de
Cumes y annonçoit non •* seulement le
^dogme de l'immor talité de l'ame, mais elle
promettoit l'inmnortalité du corps.
Ne devant jamais finir elle-même, sa
nature étoit de vieillir jusqu'à soixante-
dix ans, période à laquelle, comme le phé-
nix renaît de ses cendres elle devoit ra.
jeunir éclatante de fraîcheur et de beauté,
.dans; l'opération miraculeuse de l'enfan-
tement dit verbe divin destiné de tout
tems au salut du Monde.
Sachant l'histoire de l'éternité ce qiri
se passe entre Dieu, les anges et les
hommes elle dévoiloit, comme Nostra-
damus les siècles écoulés disoit les
choses présentes et prophétisoit les futures.
La terre devoit trembler trois fois, les
idoles et les, temples devoient être ren-
versés, les trônes des rois mis en poudre,
tout cela devoit s'accomplir dans l'année
de la naissance du yerbe.
La rédemption, supposée, du christ
n'étoit qu'en figure l'événement pré-
curseur, annoncé dans l'écriture sainte par
Eeéchiel Daniel Isaïe, de la véritable
rédemption du genre-humain.
Le grand oeuvre devoit s'opérer au local
des ci-devant écoles de Droit près le
Panthéon pendant cette nuit bien heu%
reuse Dieu devoit mettre un mur d'ai-
"rain entre l'homme et la femme; les en-
fans dévoient tressaillir dans le sein de
leur mère une étoile resplendissante
devoit s'arrêter surcet endroit, devenn dès-
lors sacré potwf tous les peuples au lever
de l'aurore la terre deyoit paroître riante
de fleurs de fruits et de moissons,
Comme le paradis terrestre de nos pre-
iniers pères.
La mère de dieu étoit la pierre angu-
laire de la religion de l'Etre suprême
comme etoltàla constitution républicaine,
selon le plaisant CarniHe DesmouliSis la
téte de Saint-Just portée perpendiculai-
rement sur ses épaules comme un saint-
sacrement,
'Inspirée de la divinité, la vieille Théqt
prophetisoit que l'Etre suprême régiroit
seul l'Univers confondant l'orgueil des
"hommes vains et ignorans conduisant les
armées à la victoire,applannissant les moy»
j tagçës desséetant les mers fortifiant les
justes et les simples; la Convention natio-
;;nàle devoit être foudroyée à son sommet,
comme le chêne superbe, par l'oint de
l'Etre suprême lançant le tonnerre, pré-
cédé des Bolàirs.
Au milieu de cet amas de merveilleuses
rêveries, il est difficile de démêler 'le
fond réel qui appartient à la vieille Sy*
Mlle, d'avec les enluminures de nos bro-
deurs s'égayant dans les folies de leur
imagination féconde.
CHAPITRE VI.,
David Peintre.
X L me semble entendre les lecteurs m'ob-
jecter, comme un homme d'esprit auquel
je lisois ce que j'ai fait jusqu'ici com-
ment diable votre mémoire se rappelle-
t-elle toutes ces choses ? Ne brodeçvous
point vous-même
Je réponds à mes lecteurs comme ja lai
répandis.
J'étois hier au soir dans la chambre
d'un prisonnier, on ne peut,pas toujours
écrire, il faut faire des visites les- soirées
d'hiver sont si longues; je le trouvai oc-
cupé à retoucher un drame qu'il a com-
posé sur la réunion de David et de m
(SI )
B3
Dans le premier acte on voit les trans-
ports, l'enthousiasme du peintre sur la com-
position <îe son grand tableau du serment
de rassemblée constituante au jeu de
paume, à Versailles, ouvrage qui exige
quatre années de travaux. Quels regrets!
quelles expressions amères il place dans
la bouche de David,, sur la crainte de ne
pouvoir L'achever 1 Pîgmalion enflammé-
de la beauté de son art n'est pas plus
énergique sous laplume de Rousseau.
Eh bien "j'ai*' fait -cette objection au
jeune auteur; c'est invraisemblable com-
ment Da*vid peut-il se rappeler la position
des députés les plus marquans, les figures,
par exemple, de .Bailly de Mirabeau,
de Thouret de Chapelier de Raiaut de
Saint.£tienne, de Barnavë et de beaucoup
d'autres qui ont péri sur l'éclaafâud.
Comme il me semble avoir sous les yeux
reprend il, la scène attendrissante de
la réconciliation de David et de son
épouse que je n'ai pas vue mais que
je crois avoir rendue écoutez en effet
il me lût le dernier acte de sa pièce, et
je crûs ffloi-taêine voir la femme de David
(a.)"
en deuil de la mort de son ~père le*
larmes aux yeux, entourées de ses quatre
enfans, disant à son mari Nôujfdmes
obligés de nous séparer par la différence
de nos opinions politiques nous eûmes;
des torts réciproques tu es $ans le mal-
heur hier j'ai perdu mon père y qui me
laisse s6ize mille livres de rente tu es
dans les fers, je riens t'épouser une se-
conde fois que nos enfans soient le lien
qui nous réunisse, je vais donner tous
més soins te procurer la liberté
L'auteur a rendu cette scène pathétique
avec toute l'expression sentimentale, avec
tous les caractères de la vérité propres à
honorer l'espèce humaine.
Qu'on ne me demande plus comment
tant de choses sur la mère de dieu,
s'offrent à ma mémoire.
C H A PI T R E V II.
Lithurgies.
LE 8 cérémonies delà secte de l'a vieille
Sybille sont dignes de la bizarrerie des
dogmes. A son lever la mère dff'dieu,
( œ )
» i
purinée d'une ablution lustrale, le visage
à demi-cou vert d'un voile blanc étoit
placée à une table ayant sous ses yeux
l'estampe allégorique de ses mystères
sa droite une bible, dont une jeune femme,
appelée l'éclaireuse, faisoit lecture dons
certains passages des prophètes.
L'estampe représente divers emblèmes de
l'ancien et du nouveau testament voici les
plus remarquables Lajigure triangulaire
de la divinité d la manière des hébreux;
la croix sur laquelle est mort Jesux de ,va-
zareth, surmontée dans un nuage t d'un
pélican, répandant son sang de sa poitrine,
qu'il dilacère avec son hec. Sur cette croix
sont gravés en latin ces mots \ApÀ tiquez-
moi, comme un cachet sur votre cœur.
On voit encore les septs dons du Saint
Esprit figurés en ovale, comme autour
d'un médaillon .dans l'intérieur duquel
est le jardin d'Eden, planté de d'arbre de
vie de celui de la science du bien et du
mal je ne me souviens pas si la tige de
celui-ci est ou non entrelacée par le ser-
pont qui tenta Eve est fut cause du pécw
\M)
Je ne pus m'empêcher de
imi-
tes la description du: bouclier d'Achille,
ou plutôt celle de l'admirable mou-
tardier du paradis de dom Diego dans ton
breviairè des bigarrnres de l'esprit humain.
On ne peut se faire une idée, du
ton plaisant et léger avec lequel Barère
racontoit ces fariboles selon lui
les cathécumènes' devoient être en
diai de graee et avoir fait abnégation
des plaisirs charnels ils se proster-
noient, dans un saint respect entre les
genoux âe la vénérable décrépite là
les mains jointes les yeux baissés ils
re ce voient l'imposition ïàcramentelle des
sept dons de Dieu, que sa bouche édentée
leur distribuait sur le visage l'un au
front deux aux yeux deux aux joues
le sixième sur la bouche et le complé-
ment des sept sur Poreille du cdté
du cœur à son tour le récipiendaire ren-
doit un doux baiser sur le menton de la
prbphétesse avec une sorte de volupté*
Barère a changé cela dans son rapport.
Mai» la vérité est dans cette version.
Le nombre des sept baisers suirant
(*O
Barère dans son rapport ,étoit le symîjpl^.
des sept dons du Saint-Esprit des, sept
sceaux de l'Apocalypse des sept plaies
de l'Egypte, des sept sacfemens de la loi
nouvelle, des sept allégresses, des sept
doreurs de la Vierge çar, ajoute-tril
tout va par sept, dans le jargon mystique
des prédications et de? oracles.
Un signe non équivoque de son charlata-
nisme, c'est qu'il me 'fit une énumération
d'une foule d'autres nombres de sept les
sept frères Machabées, les sept Sybilles les
sept Hyades, l'hydre aux sept têtes. Mais il
a eu soin de ne placer, dans son rapport
rien de la fable sans doute pour garder
davantage la vraissemblance.
Il eûtpu augmenter sa nomenclature, des
sept étoiles que le fils de l'homme tenoit,
dans sa main droite des sept lions quires-
pectèrent Daniel dans la fosse des sept
chandeliers d'or, des sept pains de gre-
nade ,• mangés par Cérès dans le Tartare,'
des sept sages de la Grèce, des sept mer-
Teilles du Monde, surtout des Sept jurés
par section du tribunal révolutionnaire
de la qu'il pro-?
jettoit de fairé construire pour aller plus!
( lï6, )
vite des sept douzaines de bouteilles de
Tokai des sept montres à répétition
avec leurs chaînes diamentées, des sept
«crains garnis de bijoux que le coupe-
tête de la maltôte m'a fait voir dans
une armoire d'une chambre, derrière le
salon de compagnie tout cela eût été
plus sûr que le calcul de Barère dans
son ingénieux rapport sur la réduction de
la population du globe à cent quarante
mille élus copérés par ,la multiplication
de sept fois, vingt.
C H A P I T R E VIII.
L'écriture sainte,
JL/A mère de dieu, suivant Barère, n'est
dans la secte nouvelle que la pièce cu-
rieuse et ostensible pour le méchanisnie
des grimaces et la partie matérielle des
lithurgies j mais le moral de l'institution,
le, substantiel de la doctrine l'explica-
tion des prophéties et du sens obscur des
oracles étoient, confiées h l'habileté exer.
^âe du chartreux dom Gerle comme les
Aaron chez les juifs les Lacoon chez les
troyens, les Pyales Rumen chez les ro-
mains, les lama dans les Indes les ca-
lifes chez les musulmans les papes chez
les chrétiens le révérend père était le
sacré hiérophante, qui interprétait awv
pauvres d'esprit afïluans autour du
trépied de la vénérable Pythonisse les
paroles saintes coulées de^sa bouche.
Uéclaireuse ,*c'étoit la jeune Amblar
veuve Godefroy jolie qui, d'un ton psal-
modié d'une visitandine à l'épître de la
messe catholique lisoit les passages de
la bible, vêtue de blanc comme les ves-
tales, le visage, couvert d'un voile trans-
parent. Sa destinée l'appeloit à remplacer,
par une substitution escamotée, la vieille
Catherine Theot lors qu'au moment
de sa mort, elle devoit rajeunir pleine
de graces. De même on tenoit toute prête,
pour succéder à celle ci dans l'office°-
d'éclaireuse, une jeune fille de dix- huit
ans, nommée Rosé, belle et fraîche comme
la fleur de ce nom a» lever de l'aurore-,
ayant la naïveté de l'innocence crédu le.
Les passages des prophéties sont eu-
deux, j'ai
français, an souvenir des citations latines*
dont le pétillant Barère égayoit ce fatras
de superstitions
Ezéchiel Et le yon qui, brise sa cage
defer, déchire ceux qui en avaient soin.
Isaïe Malheur à vous qui joigne^maisons
maisons et qui ajoutet terres à terres »
sans qu'il reste de place pour les pau-
vres. Seretr-vous donc les seuls qui habi-
terez la terre ? Voici les Faro les du sei-
gneur Je jure que cette multitude de
maisons ces châteaux) si vastes et si
embellis seront tous déserts et démolis.
Idem j je ferai que l'on sera plus avide
du sang de l'homme que de l'or, et que
l'on aimera mieux lui dter la vie que
de lui enlever l'or le plu% pur. ©anibl
On vît paroître des doigts, comnle de la
main des hommes qui écrivoient vis-à-
vis du chandelier, sur la muraille dît roi,
je vous ai pesé, je vous. ai trouvé léger
IBIDEM; ils, ont rempli leurs temples d'i-
doles ils ont adoré les ouvrages de
leurs mains. On conçoit que Barère ne
le discours de
dom Gerle après la lecture de l'éclai-
négligences la
légèreté de la conversation.
Figurez-vous l'orateur Gerle levan»
l'indes, en l'air comme on peint sain»
Jean prêchant dans le désert. » Recevez?-
i» vous daxis votre cœur les rayons de lu-
mière qui doivent vous éclairer cea
» saintes prophéties n'entrent-elles point
mortes dans vos oreilles ? Si votre ame
» n'est point insensible à la foi, comme
» l'acier au
» vez découvrir la vérité; le lion dé*
» chainé qui tléchire ses gardiens n'est-
ce pas le peuple qui sort; de l'es-
» clavage Les châteaux déserts et dé-
» molis n'est-ce pas la ruine des émi-
» grés ? La main écrivant sur les murs in-
» térieurs du palais. de Balthasar ..n'est-ce
a» pas le signe de la réprobation et de
» mort des rois ? Le renversement des
» idoles pas la destruction des
i» autels et des temples du verbe en figure?
Humiliez votre orgueil admiriez le
p doigt de l'Être suprême Ecoutez ces
paroles vraies de toute éternité Pu-
m nité est la procession de. la trinité or,
» les septdons multiplias par trois don-
m nènt le produit de vingt-un. Ah juar
ai qu'à l'avenue prochaine du verbe divin
(3oV)
s» symbole '-de la
s> mide de la trinké des pouvoirs haf-
de l'Univers les sept dons
» feront tomber encore bien des têtes
la grande bête de l'apocalipse. Hélas!
v> d<ès l'origine du monde le sang des
30 hommes coula aux pieds des statues
» des ddéiiix ill usoires en" Egypte Atha-
tés "dans les Gaules; Theutates } clie-a
» 'les Hiiniciens Molockrj le veau d'or,
cbey.les'juifs; Diane, en Tauride Ves-
a> ta parmi les romains; Jésus lui-même
» n'â-t-ïi pas prophétisé, dans son év,an-
» » i le 'eii'n'fiion du saiig TJéne suis point
venu* dh'-h pour vous apporter i ra paix
mais toits ont rca-
» pire comme- l'encens et l'ainbroi»ie le
sur la terre.
s> Le vrai dieu source incréée de la r.û-
x son, ne frçblt point ces' ûboniinubies
Telle et plus obscure encore étoit la
plaçait
dans la botiche du grand prêtre de lanou-
yelle secte y entendra <^ui powiia ne 'te
<fc)
voilà-t-il pas disois je
Dupin chez- Villeneuve faisant des s bouf
fonneries; il est bien dommage que tw
n'ayes une aussi diver-
tir Vadier reprenait ) non, Une badine
pas } hum hum il y a du frai dans tout
J'ignore si l'homme dont j'ai déjà parlé.,
auquel j'ai lu cet écrit A
rédigé avoit tort ou raison quand il me
disoit Voye^-rous parmi les illuminps
toutes, ces paroles *i bigarres ont un sens
c,-est dommage que vous n'en ayez pas la
clef\ Bjtx.èx.Mt sjtirs doute, povrrojt lj'
CAAPITRE IX.
Dupin faisant de» farces.
jLE précédent chapitre contient tant de
folies il est si extravagant, si au-dessous
de l'idée qu'on a de la gravite des législa-
teurs d'un grand peuple que je dois
,-pour mon honneur d'historien véridique
exemple»
(3a)
d'Orléans,
ciîes à ils sont incontestables.
Le ton décent
dé là com-
mune de Paris, nié J.
bloit devoir
des jeux ridîcuîès' de nos marionéttes po.-
litiques. Son épouse image vivante de la
vertu est l'honneur" dés mœurs antiques;
vêtue et coëfféi avec dette simplicité des
aines pures et saines qui sont restées près
de la nature elle offroit ce mélange de
candeur riàïve des premiers tems, et du
bon ton dès meilleures sociétés; On ne
t'abordoit point oh rie la quittait point
sans le sentiment de la plus profonde vé-
d^nviron dix-
huit ans, qu'on auront .crus jumeaux tant
ils se ressembloient bien faits, beaux,
par
l'idée
le respect qu'inspïroient leurs père et mère
phénomène au milieu
dep désastres de la révolution et de la cor-
ruption des mœurs. Ü
c
4?0iléans neveu du ministre de la feuille
des bénéfices, avoit lu son pie'd-à-tcrre j'II
étoit du dihé je ne peux .résister au désir
derendre
4 son désintéressement •> il avdif perdu à la
révolution une fortune immense et il'në-
l'aimoit pas moins i il brûloit du désir de
te marier; J'aide lui une lettre bu il dit:
fy, suis* comme Diogène la lanterne à là
m«in y chefehant une jetnme. Heureuse
celle qu'il eroira avoir trouvée Le dîne
foii la compagnie passée au salon le lé-
gi§lateui\. iDupin s'affuble !têïe d'une
Serviette :9 est forme de capueliori et s'en'
ViSloppe le corps d'une. longue robe de
bernardin' pendante jusqu'au bout de -ses
doigts monté sur .un fauteuil; il s'entoure
de tablettes disposées de' mà#ière qu'on
l'aurôit dit là la tribune personne nfe
étant rangé devant îé
|eu. Tout à coup une voix s%
fait entendre derrière le cerclé qui- sfè
retourne effrayé, de la figure hétéroclite dé
blanche pàstitihe et le
jeu;Yarié de §esr grimaces 5 son 'discoure
t 3:i)
$uç l'on peut; concevoir de plus obscur
de la réalité' il pari*
puis, me rappeler dé
nos de»-*
y ombilisal
de la fore*
magique, de ,\a.t dk
» .dieu :de l'auge de saint Au..
»?, gustin, avec la grâce efficacede* rap->
» .ports anodins du joli petit charmant
digne et tendre ̃enfant du bien
», heureux Loyola assis a la. droite du
du Jils et du saintyesprii atta-
faveurs, salutaires et mi*
p> raculeupres des -petits
»» blancs et bleus + nous! conduira àvtë
?» le petit joli coco, aimahtles bombons
comme le fil d'Ariane guida Thésé*
if dans les détours da labyrinthe à Iti
?• victoire du monstre d'Epidfiure notre
trente-six lumières > fera
let
a» mers dé$! cruels Lôtci*-
'(«̃)̃;
c*
a barque à Caron voguera par le Zénith
de l'Occiput du golphe Adriatique
pour descendre par le Nadir des Ca±
rèncules Myrthiphormes. Le chaude-
lier fera peur au. minautore dans le
y» détroit de Magellan, qui nous ou4
vrira le sérail du grand T'urc, où nous
» nous reposerons enfin de nos fatigues
» comme saint Jérôme à Jérus"alem^ avec
» les dames romaines en cueillant la
» pomme d'or des Espérides au milieu dés
» belles houris du prophète Mahomet n.
Jamais, non jamais rien de plus bouffon,
de plus burlesque que le baragouinage du
Dupin sinon le galimathias de Barète
sur les mystères de la mère de dieu la.
société, au dîné de Villenéuve, n'en a pas
perdu la mémoire.
Que dans des tems heureux un ma-
gistrat, un législateur se délassent de
leurs travaux pénibles par quelques amu.
semens éloignés de leur gravité ordinaire
le respect qu'on leur doit n'en est point
altéré mais dans des tems funestes où
chacun'élève vers le ciel ses cris.
four le» jàu*s d'un époux, ou d'un père ou d'un filt.
(36)
Dans ces tems où, la patrie est noyée dans
le sang répandu par les échafaudsetdans les
guerres civiles, que ceux-là même qui sont
les provocateurs de ces calamités, se rient
de la misère publique se fassent un leu
de la douleur commune insultent au dé-
sespoir c'est le comble du malheur et
de la dépravation et sans doute on fait
son devoir en les signalant à l'opinion
publique.
CHAPITRE X.
Mort tragique de Villeneuve.
XL existe dit-on dans la'naturè un
principe d'union entre toutes les choses
semblables qui les attire les unes vers
les autres qui se ressemble s4%sem-
ble Mimus mimûm fricat or le
rapprochement les liaisons de deux
têtes telle% que celles de Barère et de
Dupin déposent de la certitude da
ce principe aussi foux aussi légers l'un
que l'autre, ils ne sont pas moins égoïste*
ni atroces. Mêmes goûts mêmes habi-
tudes, tout est comnruia entre eux, mai^