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Lettre à M. le rédacteur en chef de la "Gazette de Lyon". Lyon, le 26 novembre 1829

8 pages
impr. de G. Rossary (Lyon). 1829. France -- 1824-1830 (Charles X). [8] p. ; in-8.
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LETTRE
A M. LE REDACTEUR EN CHEF
DE LA GAZETTE DE LYON (1).
Lyon, le 26 novembre 1829.
Votre numéro d'hier contenait de très-justes ré-
flexions sur le passage, à Lyon, de M. de Lafayette ,
vers les premiers jours du mois de septembre dernier,
et les nouveaux détails dans lesquels vous êtes entré ,
au sujet dé l'ovation bizarre offerte à l'homme des
5 et 6 octobre, ont été pour vos lecteurs d'un véri-
table intérêt.
Mais, si vos réflexions sur le passage, à Lyon , de
M. de Lafayette, ont eu, Monsieur, l'avantage de
plaire à tout le monde, il est un point sur lequel vous
auriez pu, ce me semble, vous arrêter un moment, et
le voici. Dans le discours adressé au célèbre général,
par M. le docteur Prunelle, je lis les phrases suivantes :
« Était-ce donc pour l'anarchie que Lyon com-
« battait en 1793? Ah ! sans doute, on nous jugeait
« plus favorablement alors,dans les conseils du Roi
« de France , où les amis d'une monarchie tempérée,
«malgré les devises différentes de nos étendards,
« désignaient le général Lafayette pour diriger l'in-
« surrection lyonnaise dans les vrais intérêts du pays;
(1) Cette lettre, que la Gazette de Lyon a trouvée trop étendue pour
pouvoir, être insérée en entier, dans ses colonnes , et dont les passages
qu'elle à bien voulu en faire paraître , ont été étrangement défigurés
par ses rédacteurs , est reproduite ici telle que l'auteur l'avait envoyée.
Les faits et les réflexions qu'elle contient, et la manière franche , loyale
et décente, avec laquelle les uns et les autres sont présentés, doivent
la recommander a l'attention du public :
2
« s'il en fut ainsi arrivé, nous n'aurions pas eu à porter
« la peine de l'alliance secrète de nos chefs avec
« l'étranger : monarchique ou républicaine, notre
« cause fut demeurée toute nationale. Que d'heu-
« reux, que d'immenses résultats en eussent été la
« conséquence !!! Le sang de nos pères n'eut pas ruis-
« selé sur les échafauds de la Convention »
Non , sans doute, et tout le monde le sait assez ,
ce n'était pas pour l'anarchie que les habitans de Lyon
ceignirent courageusement l'épée, en 1793; mais ou
M. Prunelle; a-t-il trouvé qu'alors, dans les conseils
du Roi de France , les amis d'une monarchie tempérée
désignaient le général Lafayette pour diriger l'insur-
rection lyonnaise ? Le Roi de France alors, était
Louis XVII, et ce jeune et malheureux prince mourait
lentement dans la prison du Temple. Depuis le 38
janvier 1793, Monsieur , comte de Provence, avait
pris le titre de régent du royaume; il avait donné au
comte d'Artois, son frère, celui de lieutenant-général;
et le principal agent que ces deux princes avaient,
assure-t-on, en Suisse, pour entretenir des relations
avec les Lyonnais insurgés, était, à ce que j'ai tou-
jours entendu dire , M. le marquis d'Autichamp.
Sans parler ici de l'extrême, différence de prin-
cipes et de vues qui existait entré le régent et M. de
Lafayette, ne sait-on pas que ce général, instruit des
résultats de la journée du 10 août 1792 , et voyant
l'armée qu'il commandait, dans les Ardennes, peu
disposée à lui obéir, s'était hâté de sortir de France
avec tout son état major ;. qu'arrivé sur le territoire
ennemi, le 20 du même mois, il avait été enlevé par
une patrouille de volontaires limbourgeois, commandée

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