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Lettre à Thuriot au sujet de ses soixante et onze collègues détenus. [Signé : Véridique ; ce 6 brumaire.]

De
8 pages
1794. In-8° , 8 p..
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A
LETTRE
HURIOT;
X^^îijetyâïyses soixante et onze Collègues
t
détenus.
Ce 6 Brumaire.
J'AI assisté à la séance du premier bru-
r -
maire , et j'ai été témoin , Thuriot , de la -
perfidie avec laquelle tu as déclamé coutre
les seuls député, courageux (car les autres
sont des lâches ) qui ont dit la vérité sur les
événements du 31 mai. J'ai vu se renou-
ve l ler ces m i séra bles moyens, si souvent em-
veller ces misérables moyens, si souvent cm..
ployés par toi et Robespierre. Je t'ai suivi
dans tes phrases insignifiantes, et peu de mou
suffiront pour t'anéantir.
r-, - - ( 2 ) -- - -_
Tu avois d'abord paru te ranger du parti
cle ceux qui vouloient établir le règne de la
,
justice; ma i s tu veux une just i ce à" ta ma-
justice; mais tu veux une justice à- ta ma~
nière; tu crois qu'avec ces mots de salut pu-
blic et, de tranquillité tu en imposéras à la
Convention. Vas, le tempa est passé, -où l'on
endormait ainsi la Convention nationale et
le Peuple. (.1) Mais examinons ce que tu as
avancé contre lès soixante et onze collègues
détenus.
Tu as dit qu 'ils rameneroient des divisions
dans le sein de la Convention. Tu as bien
profité à l'école de Robespierre. Ils ramene-
(i) Thuriot n'a pas , sans cloute , fait attention à ce
qu'il a dit. En effet il a avancé , que si le SALUT PUBLIC
( mat bannal qu'il a toujours à la bouche ) exigeait
que quelques députés sortissent du sein de la Con-
vention 1 ils ne devroient pas balancer. Et pourquoi
donc, Thuriot, le SALUT PUBLIC n exigeroit-ii pas que
tu sortisse aussi de la Convention ?