Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Achetez pour : 0,99 €

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

MICROCOVY RESOLUTION TEST CHART
̃ (ANSI and ISO TEST CHART No 21
20x
̃ NBS 1010a
MAXWELL
Headington Hill Hall, Oxford 0X3 OBW, LK
A
MARQUIS DE
(i^ÉirE
LE DIVORCE.
t^uoiquB mon ami ne mt? charge point
de faire imprimer la lettre qu'il 'écrit
je crois à propos de la faire précéder Scelle
du Marquis t persuadé que le Pu lic ne
m'en saura pasNmauvais gré.
Si nos disputes sur l'indissolubilité du ma*
riage et sur le divorce pas termi-
nées, et que je ne vous eusse pas convaincu,
de mes raisons, voici un»
pièce bien capable de lever vos doites, s'il
vous en restoit encore vous allez ju er si
l'on peut, si l'on doit hésiter à faire vivre
une l'oi dont tous nos voisins éprouvent les
avantages, et que Yê/itétement les préjugés
banniç.
nous.
Vous connoissez l'auteur ainsi.. que les
personnages qui sont cités dans cet écrit
ils ont été plus d'une fois l'objet de nos con-
versations mais vous allez mien les con-
noître encore, puisque cette lettre lève le
voile qui couvrait une partie de éurs ini-
quités voici comment elle est parvenue dans
mes mains.
Le Comte F* est mort dimanche dernier
suffoqué par un coup de sang, n'emportant
pas py les,regrets de ses voisins q e de ses
domestiques. Hier la Comtesse me lit prier
avec empressement d'aller au Château, je
m'y rends. Venez, Monsieur, me dit cette
femme infortunée je viens de recevoir ce
paquet, il est adressé à feu mon mari je l'ai
^ouvert et n'ai pas eu .le courage de le lire
en entier; mais j'en aivu assez pourconnoitre
les complots que font é^terr
Aa
ïiîser notre esclavage. La mort vient de rom-
pre ma chaîne ah Monsieur, qu'elle a
été pesante et cruelle Enfermée depuis
i5 ans dans ce triste Château ou mon,
tyran n'oublioit aucun moyen pour agraver j
mes longues douleurs, que n'ai-je pas solàf-
fert ? ̃– Des outrages des mauvais traite-
mens de toute espèce manquant du ] le
cessaire privée de consolations vpilà.
qu'elle a été ma grands
cris la mort sur ma 'tête; la mort m'a Le-
livrée et ce n'est pas moi qu'elle a frap-
pée. Si je rappelle mes maux, a-t-ellô
poursuivi ce n'est point pour exciter un
intérêt que je suis bien loin d'exiger, âis
pour vous engager à concourir de tout votre
pouvoir à mettre fin aux gémissemens de
celtes qui sont réduites à l'état déplorable»
que j'ai éprouvé pendant une si longue
suite d'années. Avec quelle satisfaction mes
yeux éteints dans les larmes ne verroient-
ils, pas le terme de leur désespoir Ah
je sens que mon coeur flétri par la tris-
° fesse s'ouvriroit encore à là joie, si j'ap-
prenois que ces hommes sages, dont j'en-
tends parler*pour la première fois (et que
<f>
Do L. ce aa
si ces vertueux Législateurs établis! oient
une loi qui mit plus d'égalité
ventions du mariage, et qui pâte rompre
les noeuds, quand Us sont mal assortis!
Ah mon vieux ami l'abattemen la
noble candeur de cette vertueuse femme,
l'accent qui accompagnoit ses paroles
m'ont bien profondément touché. Je mau-
dissois dans mon âme, et la mémoire du
barbare qui l'a tourmentée et la loi dé-
raisonnable qui lui a refusé tout secours
pour se dérober à tant d'atrocité
Jespère me rendre à Paris sous quinze
jours prévenez-en mon fils et son aimable
épouse. En attendant, je vous envoyé la
lettre du méprisable Marquis. Ne perdez
point de temps faites l'imprimer telle
qu'elle est retranchez en seul ment les
noms: la Comtesse l'exige.
'«.*>̃
A3
contre le Divorce.
e-
traite où vous êtes allé bouder venez vous
réunir à vos amis pour parer s'il est pos-
sible le coup diabolique que l'on veut
ajouter à ceux qu'on nous a déjà portés.
Le délire de ce peuple impertinent ne con-
noît point de bornes les enragés veul nt
détruire toutes nos ressources ils
de nous désespérer.
Le croiréz-vous, mon ami, ce beau projet
de Divorce, que nous regardions il y a huit
mois comme un trait de démence échappé
de la tête du D. d'Or. est aujourd'hui
appuyé par une foule de coquins qu'il.a été
déterrer. je ire sais où et par un tas de bou-
quins qui lui ont fourni de quoi former une
effrayante kyrielle de citations qui en au-
<6)
l<t^
justice et les
arsenaux où ils vont prendre es armes
pour enlever nos femmes à njotrej autorité.
Que dis- je f ce
n'étoit que' cela, ce ne seroit pas la peine,
pour l'usage que nous en faisons d'entrer
en dispute mais leurs biens morbleu
leurs G biens Avec quoi payerions nous
donc nos maîtresses, si on nous en privoit?
Avant d'aller plus loin il est bon que
j'entre dans quelques détails qui serviront
à .vous faire connoître le caractère de ma
tres-honorée belle-mère. Vous jugerez mieux
des beaux tours qu'elle seroit capable de
me jouer si la loi l'autorisoit.
Tous1 mes amis savent combien mes af-
faires étoient dérangées, quand ils me con-
seillèrent de chercher dans la horde finan-
cière un tbpique capable de essusciter ma
fortune agonisante. Mademoiselle L* qui
jouissoit dcj' du bien de son père pouvoit
tout réparer mais il falloit gagner la chère
maman et ce n'étoit pas une petite affaire.1
Vous connoissez les idées rétrécies que ces