//img.uscri.be/pth/471fc98fd0b18fc8a9a5f26cec9eb39ebd91da4c
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Libération du pays à bref délai par une taxe de guerre

10 pages
impr. de Balitout, Questroy et Cie (Paris). 1872. France (1870-1940, 3e République). 8 p. ; in-8.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

LIBÉRATION DU PAYS
A BREF DELAI
PAR UNE
TAXE DE GUERRE
LIBÉRATION DU PAYS
A BREF DELAI
PAR UNE
TAXE DE GUERRE
La souscription patriotique ouverte pour la délivrance
du territoire obtiendra peut-être un résultat considéra-
ble, mais elle sera loin d'arriver à couvrir les trois
milliards, et il faut absolument payer ces trois mil-
liards.
Beaucoup de moyens ont été proposés, aucun ne sa-
tisfait, et il semble décidé qu'on aura de nouveau re-
cours à un emprunt.
Cependant on a vu combien il avait été difficile de
créer des impôts pour servir les intérêts de la rente
des deux premiers milliards, et il est permis de se de-
mander comment il sera possible de faire peser sur l'a-
venir de la nation des charges plus lourdes encore.
Ne serait-il pas opportun de sortir enfin des voies
toujours parcourues et de renoncer à faire payer aux
générations futures la rançon de nos fautes.
— 2 —
On le sait par expérience, les impôts une fois établis
ne se retirent plus.
Un sacrifice dans le présent ne serait-il pas préféra-
ble à toute autre solution?
Pourquoi ne pas se dégager immédiatement par une
taxe de guerre?
Il serait même désirable que la taxe pût être établie,
non seulement pour payer les trois milliards qui res-
tent dus, mais encore pour rembourser les deux mil-
liards obtenus par le dernier emprunt. Le dégrèvement
d'impôt qui en serait la conséquence naturelle produi-
rait pour chacun un allégement qui ferait plus que
compenser le sacrifice consenti.
Tout dans ce moment, n'est-il pas entravé par la
perspective des impôts? L'industriel, le commerçant,
l'ouvrier, le rentier lui-même, ne sait pas quel objet de
sa consommation va être frappé, quelle partie de ses
ressources diminuée, et il attend.
Dans ces conditions, pas de commandes, pas de travail
possible.
Une situation nette serait pour tous plus facile à sou-
tenir. Une perte sèche n'est-elle pas préférable à des
affaires embrouillées? On saurait l'étendue du sacrifice
exigé, et on se mettrait en mesure d'y faire face.
Conditions de la Taxe.
Personne ne serait exempt de la Taxe de Guerre : le
rachat du pays étant du devoir de tous.
Il ne serait pas équitable de baser directement la