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Liberté : au profit des pauvres / par Émile Coquatrix

De
11 pages
impr. de H. Boissel (Rouen). 1872. 8 p. ; in-8.
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AU PROFIT DES PAUVRES.
LIBERTE
PAR
ÉMILE COQUATRIX.
Prix : 1 Franc.
V'-' ROUEN
IMPRIMERIE DE HENRY BOISSEL
RUE DE LA VICOMTÉ, 55
1872
Publications au profit des Pauvres
1865 Le Jour des Morts.
1866 Jeanne-Darc,
1867 Corneille, les Odeurs de Paris.
1868 Napoléon.
1869 L'Épître à Montauron.
1870 Les Joies de Corneille — l'Enquête.
1871 Vive France — Rêve de Noël
1872 Alceste.
LIBERTÉ
iaXiberté n'est pas une fille de bouge
Sur ses cheveux épars portant le bonnet rouge
Etcouranten chaleur, l'œil enfeu, le sein nu,
S'accrocher impudique au premier bras venu.
Non ce n'est pas ainsi, fille du ciel, déesse,
Que devant mon regard ton image se dressé.
Tu m'apparais à moi, calme, avec un grand air,
Comme Pâllas sortant du front de Jupiter, -
D'une robe sans tache artistement drapée,
La loi dans une main et dans l'autre une épée.
Voilà la Liberté telle que je la yeux,
Telle qu'André Chenier la voulait en ses vœux,
Telle qu'il nous la faut : mail cette Ménàde ivre,
Qui fière des excès auxquels elle se livre
Hurle un argot obscène et vomit en tout lieu
L'outrage à la patrie et le blasphème à Dieu,
Satisfaite à moitié de son ignoble orgie -
Si l'eau dans les ruisseaux n'a pas été rougie !
Oh 1 rien que d'y penser, on sent comme une odeur
Qui vous prend à la gorge, et fait sauter le cœur.
-2-
Faut-il redire en vers ce qu'on a dit en prose ?
C'est très vrai, plus ça change et plus c'est même chose.
Aux mêmes erremens nous nous laissons aller.
Des mots, toujours des mots. à quoi bon tant parler !
Ne finirons nous pas, ergoteurs que nous sommes,
Par avoir du bons sens, par être enfin des hommes
Et ne plus prendre ainsi, voyant tout de travers.
Ou l'envers pour l'endroit, ou l'endroit pour l'envers ?
Réfléchissons, que diable ! et sachons reconnaître
Que s'acharner après ce qui ne peut pas être,
C'est vouloir, à la voile, aller contre le vent.
Chacun n'est pas instruit, n'est pas qui veut, savant ; ,
Soit, mais nous devrions, à défaut de science
Avoir tous avec l'âge un peu d'expérience, ,
Et ne plus nous laisser, stupides électeurs.
Duper par le pathos de tous ces faux docteurs
Qui prêchant l'impossible et toutes.ses bêtises
Pour des convictions prennent leurs convoitises.
Il leur faut de l'orage, à tout prix ; sachant bien
Que la France étant calme ils n'auront jamais rien
Mais qu'ils pourront un jour, si l'orage redouble,
Attraper quelque chose en pêchant en eau trouble',
Allons nous donc encore aimant à plaisanter,
Danser près d'un volcan sur le point d'éclater?
L'abîme est sous nos pas et le sol miné tremble ;
De prendre garde à nous, il est temps, ce me semble.
— Ce sont des fous.- Très bien.— laissons faire ces fous:!
Ils nous feront sauter et la France avec nous.
Oh 1 vous pouvez hausser les épaules et rire,
Traiter d'absurdité ce que je viens d'écrire.
Il n'est comme on le dit, pire sourd que celui
Qui ne veut pas entendre. il faudrait aujourd'hui
Pourtant ouvrir l'oreille : en rimant cette épitro
A la quelle il m'a plu de donner un grand titre,

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