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Délit d'initié

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Madame le Juge étudie le dossier avec un soin tout particulier.

Publié par :
Ajouté le : 13 juin 2012
Lecture(s) : 2 120
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DELIT D’INITIE
Assise derrière son grand bureau, Madame le Juge d’instruction pose sur moi un
regard professionnel.
- Maître Clérioux, dit-elle, je vous ai convoquée au sujet du dossier Duchesne.
Un épais dossier trône en effet sur son sous-main. Il est fermé par une lanière de cuir,
ce qui n’empêche pas certaines pièces de dépasser de l’épaisse chemise de carton.
- Un dossier très complexe, Madame le Juge
Mon coeur bat un peu. La réputation de rigueur, voire de sévérité, du Juge
Emilienne
Heurtejoie, est parvenue jusqu’à mes oreilles. Réputation flatteuse pour un juge, mais peu
propice à mettre à l’aise une avocate stagiaire !
Même les confrères les plus chevronnés la craignent.
Le jour même, j’ai assisté un client dans son cabinet d’instruction, pour une affaire
banale. Mais le dossier Duchesne est bien plus ardu : une sombre affaire de délit d’initié, qui
menace d’aboutir en correctionnelle. Cette affaire inquiète fort mes patrons, en raison des
sommes en jeu. Après beaucoup d’hésitation, on me l’avait finalement confiée, les autres
avocats du cabinet étant surchargés. «
Il faut obtenir un non-lieu ! Il faut absolument obtenir
ce non-lieu ! ».
Mais comment ?
Madame le Juge se tiens très droite sur son fauteuil de cuir à haut dossier. Elle porte
un tailleur gris uni, très strict. Sa boutonnière s’orne d’un ruban bleu : l’ordre du mérite. Dans
dix ans, il y aura la rosette rouge.
Elle défait la lanière de cuir, ouvre lentement le dossier, sort quelques unes des pièces
qu’elle parcourt un moment des yeux, en silence…
Elle me voit intimidée, et semble se délecter de mon embarras.
Voyant que j’ai ôté ma robe d’avocate, elle me demande :
- Vous ne quittez pas le palais tout de suite ? Vous avez bien quelques minutes ?
Elle défait la lanière et ouvre lentement le dossier.
- Il manque … commence-t-elle
Puis, s’adressant à sa greffière :
-
Madame Lecointe, vous pourriez peut-être aller aux archives. Je vous ai parlé de
deux pièces à photocopier pour l’audience de demain.
La greffière me jette un regard étrange, un peu narquois. Elle sort sans un mot.
La juge prend une clé dans son tiroir. Elle se lève et va verrouiller la porte.
Me voilà stupéfaite !
- Il manque une pièce pour faire avancer le dossier, dit-elle.
Elle s’est mise derrière moi. Je sens son souffle dans mon cou, une brise tiède et
douce. Elle ne dit plus rien. Elle me contemple.
Je devine qu’un désir soudain la tenaille. Mon coeur se met à battre un peu plus vite. Je
lui souris.
Elle saisit l’ourlet de ma jupe, et commence à la retrousser.
Pourquoi s’effaroucher ?
Madame le Juge est une belle femme, trente-cinq ans épanouis, au visage frais et aux
lèvres sensuelles, très rouges. Ses yeux, bordés de longs cils épaissis de rimmel, brillent d’une
lueur coquine. Je lui plais, mais elle me plaît aussi.
Je la laisse faire sans protester. Cambrée sur mes talons aiguille, la croupe offerte, je
lui laisse dénuder progressivement mes cuisses. Ma jupe, droite et un peu serrée, lui donne du
fil à retordre. Il lui faut la rouler entre ses doigts.
- Je vois, dit-elle, que tu n’as pas succombé à cette hideuse mode des collants. J’adore
tes dessous… Ton derrière rebondi, cette chair offerte entre tes cuisses gainées de noir et la
dentelle mousseuse du porte-jarretelles. Un bijou dans un écrin ! Tu me mets les sens en feu !
Elle me développe comme une friandise, elle en a l’eau à la bouche.
Ma croupe est peu à peu dénudée. Les fesses nues, je présente ma raie rose à Madame
le Juge. Voilà une pièce qui fera oublier toutes les irrégularités du dossier ! Je le tiens, mon
non lieu !
Elle m’embrasse fougueusement dans le cou. Sa main s’active nerveusement, me palpe
la fesse, me fouille la raie, fourrage dans ma toison.
- Il est minuscule ton string ! Je n’arrive même pas à trouver l’élastique …
J’ouvre les cuisses. En prenant possession du terrain, Madame le Juge comprend enfin
que toute recherche de string est inutile.
- Chatte nue ! s’exclame-t-elle. Oh la coquine !
Ses doigts effleurent mes lèvres intimes. Je suis traversée par des éclairs de plaisir.
- Tu pense que je suis une gouine ?
Oh, Madame le Juge, qui pourrait penser cela ?
Elle poursuit :
-Tu as tort… Je suis une femme honorable : j’ai un mari, deux enfants. Je suis en
bonne place sur le tableau d’avancement des magistrats. En un mot, je suis une bonne
bourgeoise, qui pense comme il faut, qui pense ce qu’il faut.
Tout en parlant, elle m’astique le clito
- Bien sûr, continue-t-elle, il m’arrive de proposer quelques divertissements à de
jeunes avocates, mais c’est pour leur permettre de gagner leurs premières affaires. Tu peux les
voir, au barreau de cette ville, avec leurs tailleurs chics, leurs bijoux, leurs belles voitures,
leurs maris opulents, leurs petites familles… Comme elles sont honorables ! Et pourtant, la
plupart d’entre elles ont commencé dans mon lit.
C’est moi qui les ai initiées aux subtilités
de
la procédure. En somme, ce sont des fleurs écloses sous mes doigts…
Malgré sa réputation de sécheresse,
Madame le Juge est une bienfaitrice !
Elle a placé sa main gauche sous mes fesses, et ses doigts s’allongent sur ma fente,
suivant un rythme régulier, tel un archet sur les cordes d’un violon. Cette pression fait naître
une douce chaleur qui m’envahit toute entière.
Elle susurre :
- Tu commences à venir…
Je le sens…
C’est vrai : j’ai le sexe en feu, ma toison commence à se tremper.
- En voyant ta croupe, j’ai envie de te visiter partout, de te pénétrer partout, de me
prélasser dans ta grotte d’amour, de m’épancher en toi comme un torrent de délices ! J’en
arrive presque à regretter de ne pas être un homme, avec un gros dard bien raide, pour te
butiner la fleur !
- Mais les femmes préfèrent la douceur d’une autre femme. Si vous étiez un homme,
vous pourriez moins séduire.
- Tu as raison. Nous nous aimons mieux entre femmes.
Elle me serre très fort contre elle. Je chancelle, comme si j’étais ivre.
- Offre-toi ! Offre- toi ! s’écrie-t-elle. Je suis vraiment amoureuse, tu sais. Cette fois,
mon coeur est pris.
Tout tourne autour de moi. Incendiée de désir, je me laisse tomber sur le tapis, cuisses
écartées, moule offerte, ouverte, humide et brûlante. Elle se retrousse, se met sur moi, et nos
bouches intimes s’unissent en un baiser de feu.
Madame le juge se frotte contre moi. Elle lime de plus en plus vite, de plus en plus
fort, d’un mouvement large et saccadé de son cul. Nos sécrétions intimes se mêlent… . Mes
cuisses largement écartées, ma grotte béante, mon être tout entier, mes entrailles se déchirent
pour l’engloutir.
Soudain, je pousse un cri suraigu, un cri de bête qui jouit.
-Salope, s’écrie-t-elle. Tu as pris ton plaisir !
Mon regard a chaviré. Je ne vois plus rien. Je suis dans une brume rose et délicieuse.
Je la laisse continuer.
En quelques tractions intenses, elle se masturbe sur ma motte et jouit à son tour. Nous
basculons toutes les deux sous le bureau, flanc contre flanc.
-Quelle amante merveilleuse tu es ! me dit-elle.
Quelqu’un frappe. Sans doute Madame Lecointe, revenue des archives. Nous
pouffons.
Madame Lecointe insiste, tambourine, fait un raffût du diable en essayant de
manoeuvrer la poignée. Nous l’entendons jurer.
-Et puis merde ! s’écrie-t-elle derrière la porte.
Enfin, son pas s’éloigne.
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