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Lorraine-France, ou l'Anniversaire national, chant patriotique, par Justin Bonnaire,...

De
8 pages
N. Collin (Nancy). 1866. In-8° , 8 p..
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LORRAINE-FRANGE
ou
L'ANNIVERSAIRE NATIONAL
CHANT PATRIOTIQUE
^-—•^PAR JUSTIN BONNAIRE
DI SAINT-WIHIEL
■I >- •!.
Membre -associe de l'Académie de Slauislas
V 1766-1866
PRIX : 15 CENTIMES.
DROITS RÉSERVÉS.
NANCY,
IMPRIMERIE-LIBRAIRIE DE N. COLL1N,
Rue Saint-Pierre, 21.
1866.
AYANT-PROPOS.
Le23 février 1766, succombait, —dans son palais de Lu-
néville, — beaucoup moins au poids de l'âge, vaillamment
porté,qu'aux souffrances nées d'affreuses brûlures,—l'ami
de Charles XII, l'ex-roi de Pologne Stanislas Lescfczinski,
si justement surnommé, en dépit de certains Dénigreurs,
le Bienfaisant. Dépouillé de son sceptre par un avide
Compétiteur, indigne de la majesté du nom qu'il traînait,
et dont Voltaire a pu, de ce vers sanglant, flageller le
honteux égoïsme :
« Quand Auguste avait bu, la Pologne était ivre ; >
l'illustre Proscrit, déjà beau-père de Louis XV, s'élail vu
assurer, par le traité de paix de 1736, la possession via-
gère des duchés de Lorraine et de Bar, avec réversibilité,
de plein droit, lui mort, à la Couronne de France.
Or, — à un léger recul près, combiné dans l'intérêt
général, — les Provinces de l1Est sont invitées à solen-
niser, en quatre pacifiques journées de Juillet, sous les
yeux de la FAMILLE IMPÉRIALE , qui l'inaugurera de sa
présence, le centième anniversaire de cette définitive
annexion, à la France, de la Lorraine, sa vieille amie et,
— avant le 17e siècle, — sa.constante soeur d'armes, dans
la bonne comme dans l'adverse fortune, sur les plus fa-
meux champs de bataille de l'Europe, et jusqu'aux portes
de Massoure et de Jérusalem.
Qui ne sait, en effet, la brillante part que prirent, tour à
tour, aux combats livrés en Flandre par Philippe—le-Bel
et Charles IV, le-valeureux duc Thiébaut II, et son fils
et successeur Ferry III, tué près de Cassel en 1328 ? —
qui n'admire, plus tard, — des bords du Clain, tributaire
de la Loire, à ceux de la Somme, de la Maie et de la
Candie, — aux fatales étreintes de Crécy, de Poitiers et
â'Azincourt, — en un cycle d'à peine 70 ans, — l'intrépi-
dité du duc Raoul, trouvé gisant, avec nombre des siens,
parmi les morts ? l'opiniâtre courage de notre Jean Ier, em-
mené prisonnier, par les Anglais, à la suite de son auguste
homonyme le roi Jean, dont il partagea la glorieuse capti-
vité? enfin, le dévouement non moins beau, poussé qu'il
fut jusqu'au sacrifice de la vie, de Ferry de Vaudémont,
d'Edouard de Bar, et de maints Chefs de leur noblesse ?
Aux Croisades, entre les innombrables Barons et Che-
valiers qu'accompagnait le féal de Saint-Louis Nicolas BON-
NAIRE (I), ne voyons-nous point se détacher en relief la
grande figure du comte de Réchicourt, s'en revenant,
(l) Voir l'Histoire de saint Louis, de M. de Villoncuvc-ïrans, aux
Notes.