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Loto de famille, dont le résultat serait de payer la dette de l'État,... par M. Zacharie Galland,...

De
12 pages
L. Beaupré (Paris). 1814. In-8° , 14 p..
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DE FAMILLE.
DE FAMILLE,
DONT le résultat serait de payer la dette
de l'Etat, c'est-à-dire que les pertes des
actionnaires tourneraient au profit du
Gouvernement, et les chances heureuses
au profit des actionnaires ;
Pour faire suite à un petit Ecrit intitulé : Voeu d'un
Français, présenté au Roi et aux deux Chambres.
PAU M. ZACHARIE GALLAND , DE POITIERS,
A PARIS,
Chez LAURENT BEAUPRE, Libraire, Palais-Royal,
galeries de bois, n° 218.
IMPRIMERIE DE CHAIGNIEAU AINE.
1814.
J'AI proposé il y a quelques jours à tous les
Français de se réunir de coeur et d'efforts
pour offrir à notre bon Roi un don volon-
taire réalisable en six années, dont la pre-
mière en espèces , et les cinq autres en obliga-
tions souscrites par chaque donataire, qui, dé-
posées entre les mains du Gouvernement, y
serviraient de gage spécial à pareille masse de
bons royaux qu'il emploierait à solder l'ar-
riéré actuel de la dette publique, triste et
dernier résultat des écarts de notre funeste ré-
volution.
Je crois avoir démontré que, si le sentiment
qui m'a inspiré cette pensée était universel en
France, un contingent léger par chacune des
six années, et proportionné aux facultés de
chaque donataire, suffirait pour combler ce
(6)
déficit ou arriéré, qui nous paraît énorme et
ne nous effraie autant, que parce que, faute de
bien connaître la masse de nos moyens, nous
ne pouvons la comparer avec justesse à celle
de nos besoins exigibles.
J'ai pu m'apercevoir dans le cercle étroit
du point que j'occupe dans le monde, que
mon Voeu serait aussi celui de beaucoup
d'autres; cependant, comme au-delà de ce
cercle je ne puis être assuré de rien , je crois
raisonnable de douter que mon Voeu obtienne
l'unanimité sur laquelle j'ai basé mes calculs ;
non que je fasse à aucun Français l'inju-
rieuse injustice de le soupçonner moins dé-
voué que moi à son Prince et à son pays :
tous, sans doute, sentent comme moi, au
fond de leur conscience, que c'est à nous à
payer la dette dont nous avons chargé notre
légitime Souverain en le rappelant au trône
de ses pères ; que ce n'est point lui qui l'a
contractée ; qu'elle est le résultat de nos fautes
et de nos erreurs; que d'ailleurs point de pros-