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Mémoire à consulter et consultation pour M. Louis-Philippe-Joseph d'Orléans ([Reprod.]) / [Signé : P. J. Bonhome de Comeyras, Hom, A-V Rozier]

De
78 pages
[de l'impr. de la veuve d'Houry] (Paris). 1790. Orléans, Louis Philippe Joseph d' (1747-1793) -- Et la Révolution française -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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A CONSUL TER
ET CONSULTATION
"POUR M-
A ij
MÉMOIRE
CONSULTER
d'Orléans.
.L/b s calomnies, tantôt abordes, tantôt attoc^
ont été répandues contre M. d'Orléans depuis
l'époque delà convocation des Etats- Çénérauv.
D'abord elles n'eurent d'afyle que dins es li-
belles obfcurs j depuis elles ont été rect eillics
dans la procédure criminelle, inftruite au Çhâtc-
let de Paris» fur les faits arrivés Yetfailles dans
U journée du 6 Octobre.
Une volumineufe information remplie, par
rapporta M. d'Orléans, ou d'ouï-dire r.afar»>
des, on de faux témoignages direfts fuivam h
bteufes prévarications de la part des magiftrars
chargés de l'indrudion t eut amené un jugement
#<•. Comme au/Tl attendu que MM. Louis-
U)
l'aîné/
nationale pwoifle >t et rt
cas d'être décrétés difons q te de»
exploitions de
v ble de celles vi&esf au
d du roi fetont poztées
décret du 16 Juin dernier,
pat le
» Paris, le &C. cVc. &c. &c»
Après ce Jugement tendu, une députatten du
Châtelct eft venue appotter h procédure l'Af-
femblé nationale, & M. Boucher d'Argis
1» parole a dit
Messieurs;
le voile qut
t> cotivroit cette procédure, devenue malhéureu-
femein trop célèbre: Ils- vont être conm s ces
t> feercts pleins d'horreur; ils vont être révélés
t> ces foifiïts qui ont fouillé le palus de nos
f rois dans là matinée du 6 Octobre Hélas
1) dey/ions-nous le prévoir, loifque vous nous avesc
»> appelés aux fondions les plus honorables. lorf
» que vous nous avez ipveftis du droit terrible
de vtnget les atteintes portées la liberté naif-
deviendrions nous-mêmes
m l'objet 'des imputations les plus sbfardes,cV
1. t s, )
A Hj
-fl des calomnies les plus atroces î Sans «Joute J
x Meflieuts nous avons pu en Être OU 0
» reufement affectés mais notre courage n'en s
» jamsis été ébranlé. Constamment fidèles 1
» nos devoirs, nous continuerons de les remplir
moment^
M oû nous aurons à remettre en d'autrvs mains
» la balance le glaive dont nous avons été
» jufqu'ici les dépofitaires.
Pourquoi craindrions-nous de redire) MefJ
» (leurs tant d'efforts dirigés depuis quelque
temps conttc le uibunal honoré de votre choix,"
n'p;u pu avoir d'autre objet que de nous forcer»
par la terreur, à t abandon du porte que vous
» nous avez confié. Les ennemis du bien public i
» dre } ils ignorent donc qu'ainfi que Mars
» Thémis a suffi fes héros, & ^ue des magiftr.y.s
» qui pour défendre les foibles vtftiges des an-
tiques lofx de la nation ont pu braver plus
» d'une fois fous l'ancien régime les foudre
de toute l'énergie de la liberté conftitotion-
» nelle lui feroient avec joie le facriftee de leur
♦> vie même plutôt que de manquer aux obll»
» galions qui leur font impofécî.
« Dans cette procédure à laquelle nous avons
t>. été provogués par la commune de la capitale $
<̃)̃.̃
nous n'avons janiais perdu de vue, comm<t
»> nous avons déjl eu l'honneur de vcaus l'expo
» fer par l'organe d'un de nos chefs que non
»> les plus purs fe font abandonnés à toute: l'ar-
difti ngua de ces hommes coipables qui l'ont
» emprunté les dehors du tivifme que pour m qrrer
rendre
D iomplice de kurs cri/tus.
Mais quelle a été notre douleur, Mcf*
» fieurs loti que nous avons icconnu parmi ceux
M que de nombreux témoignages aceufent qucl-
»> ques membres de cette augure Alfcaiblec!»
»> Ah ftns doure ils s'honoreront de defeendre
v dans l'artne de la juftice pour y majiifcfter leur
innocence ah fans doute ils s'cmprctTetonc
» de prouver à l'Kurope attentive qu'ils font en-
core dignes d'ttre François & repréféntans
d'un peuple libre.
,,(,Mais Mcflkurs, vous nous avez mis dam
» l'beurtufe impuilfance de les citer en. jugement j
u épargne î nos ennemis de nouvelles injulUccs.
Ceft.vws » Mefiieuts, qui allez devenir c«»
(7)
geroens que nous aurons à prononcer psi la
» fuite } c'eft vous, qui,ceflant un momme
devenir juges dtfcer-
p nerez dans 1» procédure que nous venons do
foumettre à votre TagèfTe les efforts du vérïta- j
ble patriotifme d'avec les attentats de l'ambition
» ou de la vengeance c'eft vous qui nous indique-
» avoir eue fur les dépolirions des témoins >
» c'eftevous enfin, qui nous apprendrez quels
» aceufés le glaive des loix doit venger, & qljcls
o coupables il doit frapper.
« Ah ï plutôt, Meflîeurs, puiiïiez vous bien-
» tôt organifer ces tribunaux que vous s.vez
» ctéter définitivement ces jurés, dont l'infini-
» tion eft attendue avec tant d'impatience î Puif-
confiance dont ils feront honotés Purent-
» iïs cU.ns l'exercice de leurs fonctions être
exempts des peines dont nous tommes depuis
fi long tems environnés l
» déformais 3 la chofe publique que par notre
patriotifme- & nos voeux pour le bonheur r de
» la France confondus dans la foule des citoyens
» ixous ne nous plaindrons point de l'inaftion £
k laquelle dotons été condamné^
qu'elle aura été teconnue néceflfaire au maint'iet?
si..de la liberté publique» Nous bénirons les iage#
qui en ont pofé les bafesjnous apprendrons $
nos enfaosl ne prononcer leurs
« de celui du fouverain re(Uurate»r de la libertéjf
nous les éleverons dans les principes de la condU
» tution,cV nous ne leur parlerons jamais de)
facrificeî que nous aurons été a(Tez hlureux
à marcher fut nos traces, & à ne prifer leur
exiftence, qu'autant qu'elle peut être utile à la
M. d'Odéans doit dire à fes conftils que la
copie qu'on vient de lire de ce difeours^u été
tirée des archives de PAflemblée lui i été
délivrée pat M. Camus archivée.
le même jour,'
h ptocéduredu Chàtelct au comice des rapporta,
pour l'examiner & lui en rendre compte.
M. Boucher d'Argis, en fe pétmettant, dans
fou difeours de piéfumer le crime & de dedgnec
coupables s'étoit pourtant abftcnu de les
nommer j mais le fecret du greffe fut violé, cV,
dés le lendemain le Journal de Paris imprima la
Jugement du Châtetet, & rendit ainfi public le
publié illégalement
Journal, ce doute fut levé le jour fuivant, plat
une lettre adreffêe â l'Affemblée nationale par
fut un (Vit qu'il
étoit de fon devoir de tenir fectet il la fixoijt t
hl'ulté donnée h fon jugement.
C'efl par cette manoeuvre qu'ont été couronr es
les çffbrts précédemment tentés par les ennemis
de M. d'Orléans > pont le préfenter à h France,
i l'Europe entière comme le fauteur d'un corv
plot qui n'a point exifté.
M. d'Orléans eH refté dans cette fitimion pim-
ble, tout le tems qui été necenaire au comice
des rapports pour le* long 6c fcrtipuleux examen
qu'il s'étoit impoféfurla procédure du Charcler.
Enfin, le 1 Octobre 1790, fit le rapportait
pat M. Chabtoud, membre du comité des rap-
ports ,6c de l'avis unanime dudic comité, l'Aflein-
blée nationale a rendu le décret fuivant
• <« L'Afïefnblée nationale aptes avoir ouï le
? compte qui lut a a été rendu par fon comité de«
» 1 apports, de la procédure faite à h requête
» charges contre M. de Mirabeau l'aîné 6c
4'Qrléans, d4-
i» crête qaM n'y a pas lieu accuforion »»:
Le lendemain M. d'Océans s'eft préfenté à
rAffemblée nationale, a la parole, &
g dje
Messieurs»
« Compromis dans la procédure cri minette inf-
*> truite au Châtelet de Paris, furtadéuoncia-
lion desfairs arrivés i Verfailles dans la oumée
» du 6 O&obre défigné par ce tribunal < :omme
w étant dans !e cas d'être décrété, fouiùs au
*> jugement que vous aviez à portec pour favoir
» s'il y avoir ou n'y avoir pas lieu accufiuon
w contre moij j'ai cru devoir m'abftenit de pa-
v rottre au milieu de vous dans tes différente*
v féances où vous vous êtes occupés e cette
» affaire. Plein de confiance dans votre juftice,
» j'ai cru, & mon attente n'a pas été trompée
que la procédure feule fuftïroit pour vousprou-
» ver mon innocence,
» M.deBirona pris hier, en monnoin,reng.'t
>» gemenc que je ne vous laiflerois aucun doute,
*» que je porterois la lumière jufques dans les
»moindres détaits de cette ténébreuse
>> Je n'ai demandé la parole aujourd'hui que pour
ratifier cette obligation.il me're(le>eh effet
de gta/ids devoirs à remplir. Vous avez décLué»
( tï )
» Meneur!, qnc je n'étois pas dans le cas d'être
même dans le'cas d'être foupçonné. Il me rcfta
» i détruire ces indices menteurs, ces préfomp-
tiens incertaines répandues avec tant de coin*
»> plaifance par la calomnie recueillies avec tant
»> d'avidité par la malveillance. Mais, Meilleurs,
» «s écU'rciflferoens néceflaires doivent être doit-
nés eu préfence de tous ceux qui auront intérêt
M de les contredire & devant ceux qui auront
»> droit d'en connoître.
» Telles font, Meilleurs les obligations que
» je yiens contracter ern ce moment je me ois
•» de les remplir, je le doisi cette Aflemblée donc
j'ai l'honneur d'être membre, je le dois à h
»» Nation entière. Il eft tems de prouver que
ceux qui ont foutenu la caufe du peuple & d
tous les abus que ceux qui ont concouru de
» toacleur pouvoir la régénération de la France)
» par le fentimentde la juftice, & non par les
» motifs odieux & vils de l'ambition cV de la
Ce peu de mots que j'ai mis par écrit, je
» \m, Meneurs, les dépoter fur le bureau,
•> pour y donner toute l'authenticicé qui dépend
(»i
C'eft fut la "marche légale que doit
Mt d'Orléans, pour remplit cet engagement
folemnel, qu'il confuhe aujourd'hui fcscoifeils»
Pour les mettre en état de prononcer il trois.
devoir leur remettre les pieces fuivantes; nvoih
de Paris, fur les faits arrivés à Verf,iill«! le
Octobre r°. le rapport de cette aflaiie fcit par
ftl. nombre
à l'AfTemblce nationale les pltces juAirt-
catives de ce r.ppo;r. Ces trois pièces o été
imprimées par ordre de l'AlTemblce.
Il cioit, de pl,a, devoir leur donner cju ïlcjues
renfeignemens, tant fur des faits qui n'ont pas
pu et ce échiicis par la procédure -que fut quel-
gués objets qui n'ont été traités que dans 1a
d i feu (ii on à laquelle cette procédure a donné lieu»
i°. M. d'Orléans, que pluGeurs témoins dépo-
fent avoir vu à erfailles le mardi matin ,1$ Oc-
tobe,â lheureoù s'cft fait l'irruption du peuple
dans le château étoit alors Paris, ainfi qu'il
aoroic été & feroit encore en état de le -prouver
vu chez lut au palais royal les autres fur 1 route
de VerfaiPes, cV enfin f^u arrivée au château,
xrrivée dont il peut défigner t'époque précife pai
cette ou les gardes-du-corps, fortanc de l'appar*
teraent da Kçj avec la garde nationale', urv|
tuï
partie cPenrr'eux avoir déji troqué fcs
a0. 11 étoic de même abtent de Verfailbs, (Si
feroit de même en eut de abfencî ) j
le lundi 5 O&jbre jour où deux témoins ont cCé
dépofer tant l'avoir vu, ledit jour, fouir de l'Af-
femblêeintionaleoùilçft de notoriété qu'il n'éroit
pas » que l'avoir revu l'ap.c» midi, fur le liéciin ml
Jour, dans l'avenue de le troctoi;-
Sur la pat tic de la dépofitiou de MM. 1 i»
goine Se Frondeville relative à un valct-c^
chambre de M. d'Océans apo.çu dam l'a pp. r-
tcmcnt d»; la Reine, ce qui, fclon M. Digoire,
fit qu'une ptrjorznc pour qui le dépofant a le phi
profond rtfpeft l'appela & lui dit d'îire plus cir~
<onfpecl t fur qioi, lui dépofant en çyant parti
étonné y cette perfonne lui dit qu'il venoit d'eniref
dans l'appartement un valet-de -chambre de M. U
Duc d'Orléans & le lui fit remarquer., & ce qui,
fuivant M. Frondeville, fit que la Reine impofa.
fdence, Si qu'un Monfieur, qu'il croit Cir«
M. d'Aftorg, lui dit gardez-vous de parler en
lui montrant un xalet-ie-chambre de M. le uc
d'Orléans fur ces détails M. d'Orléans croit
qu'il peut être utile que fes confeils facheut que
ce valet-de-chambre écoic alors, depuis près. de
dix ans, valet-de-chambre de la Reine» & qu'il
voyage de M. d'Odéans a Londres & à<s en..
j«&ures auxquelles il a donné lieu. On n peut,
y ce fujet, que répéter d'abord ce qu'a publié
M. d'Orléans dans 1 txpofé de fa conduite, rédigé
par Londres, & qui fait comoîcre
fuffifimment les motifs de ce voyage:
» Peu de jours après l'arrivée du Roi jâ Paris
M M. de la Fayetce m'ecrivit pour me demander
qu'à m« faire dire le lieu cV l'heure « il me
» le donna chez Madame de Coignys Voici ce
>» qui fe pîtfa de relatif à moi dms cette en-
» trevue. M. de la Fayette me dit que le Roi
me chargeafïè d'une nnlTio^ i
l'étranger j & il ajouta que mon abfende ôtant
p tout prétexte à fe fervirde mon nom, dont il
» croyoit qu'on pouvoit abufer il penfoit qu'ar
v lors il trouverait plus de facilité pur main-
» tenir la tranquillité dans la capitale, cV em-
» pêcher des mouvemens, qu'en effet fes foins
>» n'avoient encore pu ni prévenir, ni réprimer*
me préfenta aulïi, comme un motif pour
*> accepter, que cette marque de confiance de la
a part de Sa Majefté détruiroit entièrement tous
» les bruits que la méchanceté commençait à
O5)
«
que Ton opinion perfonnellc étoit que je pou*
t' vois eus en Angleterre d'une gtande utilité
la Nation.
» à* lui féul un objet
» impottant de confidération j concourir au r
Il, tour de la tranquillité public, me parut le plu
» grand bienfait dont je patfe payer l'affection (i
♦> touchante que m'avoit témoigné le peuple} il
me parût encore que cette tranquillité étoit 1
befoin le plus prenant de la capitale, dans Un
fon Roi, k oit
»> elle alloit, fous peu de jours, polder l'AlTern*
» blée nationale; je voyois furtout b révolu-
». tion plus affermie que jamais n'avoir!
redouter que les troubles dont on pourroit
»> tenter d'embarraffèr fa marche; enfin la mir-
fion qu'on me propofoit pouvoit étte trèsN
importante pout h France. J'acceptai donc
» fous la feule condition que fAtfemble ni-
» tionale confentiroit 1 ce que je m'abfentatfè
» elle confentii & je partis auffi-tôt •>.
On peut ajoutée qu'au furplus, MM. «
Biron& de Liancourtont connu les
& la correfpondance de cette million > le Roi i
ayant permis qu'elles leur furtènt communiquées;
& enfin, fi le fecret des négociations ne permet
pas encore qu'on s'explique plus ouvertement
t i? 1
f« celle-ci M. d'Orléans ne douce pas qy^
M. de Montmotin ne rendît au bîfoin témoi-f
gnage à la vérité fur ces faits.
Tels font les échirciffemehs que M.
a cru devoir donnec furabondamment i feston-*
feils qui d'oeufs formeront Ans dcutclcuC
avis d'après la hùaietc
fi-jointes.
M. d'Orléans finit en les prévenant qu'il n*'
veut fe livrer à aucun feotiment de naine cet
de vengeance, mais, en même rems, qu'il ne
veut rien négliger de ce qui feroit jugé nécef·
faire pour remplir l'engagement qu'il a pris, de
11 d<mande donc quels font tes draits 3 à* l'égard
de M. le procureur du toi au Chîtelet, es autte.
juges & des
Il
CONSULTATION.
JLïs Consuls de M. avant 6
lui tracer ce qu'il doit faire pour remplir et
cngàgemens qu'il a contractés envers l'Aflfemb !é«
nationale, & le parti qu'il doit prendre à l'ég^ç!
de quelques-uns des témoins, & à l'égard
d'un tribunal qui a voulu le décréter fut ces
charges infutfifantes, & qui l'a diffamé, vont
examiner la conduite quo ce tribunal a tenu©
depuis que les faits qui fe fontpaflfés à Vetfailles
dans la matinée du 6 Octobre 1789 lui ont été
dénonce par le comité des recherches de l'Hôtel-,
de-Ville.
Le Châtelet a t-il fuivi fur cette dénonciation
les règles de la juftice? Les, témoins qu'il » fait
entendre étoient-ils ceux *qu'il devoit choilîr?
N'en a-t-il pas choili de fufpecls ? N'en a-t-il
pas écarté qu'il, ctaignoic de trouver trop véridi-
ques ? N'a-t-il pas prévariqué en fermant les yeux
fur les preuves que renfctme fon information,
toute partiale & toute injure qu'elle peut être?
ver de$*p;eù$jjs ^Vle ne renferme pas ?
tîous, que les confeils de M. d'Orient
peut n'être qu'une imprudence commit par un
juge., mvement tleffé des crimes que lui préfen-
toit la procédure, il devient lui- me me un crime
fi cette procédure ne juftifiepas l'impreflion invo^
lonuire & profonde, à* laquelle ce dif'our doit eue
échappé, pour être fufceptible de quet
Nous ne penfons pas d'abord, qu'il convienne
à M. d'Orléans de fe pr/ valoir de l'incompétence
du Châtelet quoiqu'elle nous femb e réelle
Vetfailles n'étant pas dans fou territoire, & les
faits qui s'y font paflés dans la nmihée du
Octobre ne nous paroi(Tant pas faire partie de
ceux dont l'Afiemblée nationale avoic attribué la
ConnoilTance à ce tribunal par l'un de es dccten
qu'elle vient de révoquer. Nous n'infilterons jvis
hou plus fur la nullité que le Chatelet ommifc
en faifant recevoir les déportions par u commis
de fon greffe fans lui avoir fait prête ferment.
Le's fautes contre la forme ne font pas celles dont il
convient que fe plaigne M. d'Orléans. Suppofant
donc le Châtelet tribunal compétent & ù pro-
cédure régulière, nous examinerons feulement
S'il a rempli avec impartialité cV avec équité la-
tniflton qu'il avoit reçue du comité des recher-
ches de l'Hôtei-de-\ ÏHe.
'̃'
9 il.
Le Chîtelet Revoit pourfoivre lesàuteurë
Veifritlesle 6 O&obtb
1°, 'Comme ces meurtres du 6 avoient été
multitude arrivée de Paris le
& qire, recherches, !s
eu des iiifti^ateurs it pouvait
tentret aufli dans h million du Châtelet de
chercha les csufes p.ir Icfcjuclles i'iiifurrcfHbn
du 5 avoic été préparée à moins cependant que
celles qu'il avoit foas les yeux ne l'expliquaiTcnc
fu(fifi*nmenti
Or) nous voyons qu'au moment où ce ttibu al
a commencé fon informanon, il txiftoit d; n$
des fiits de nororiéto publique, une explication
de l'iiTuruc^ioii du & des meurtres du6 &:
peut-être psnfera-t-on que cette explication eue
nous allons rappeler étoit afTez pré-
cife,
telet de recourir h fuppjfition d'un complot.
rareté du pain pnoît avoir été h pre-
mière raufe da l'infurrcAion du 5. Il y adt,it déjà
longtems que ie peuple comparoic cette rareté
avec l'abondance connue de la récolte ôc il
s'expliqooit ce conttâfte en imputant aux minif*
très le projet d'affamer Paris. Il
fa voir R cette opinion étoit fondée, mais feulement
fi elle agit fur lui & fi ce fut une desVeufé'?
qui Oi,
<*>̃)̃
devenus célèbres que le peuple répéta tant de
fois en rentrant dans Paris avec le fdt .& la
concitoyens le boulanger la le
petit, mitron. De quelque manière qu'on veuille
déraifônnable la penfée qui les dicta, lîl'onfe
rappelle que jufquVa S Octobre, le peu >le, fur-
tout celui qui vit de fes journées, les p?rdoit à
aflîégerlapotte des boulangers, pour fe procuier
6 Octobre le foi eft arrivé à Paris, & qu'à dater
-de le peuple a eu du pain meilleur &
plus Tain, & en a eu fans aucune peine.
Une autre caufe de l'infurrection du 5 futie
_bruit, alors très-répandu, que les ennemis de la
révolution vouloient enlever le roi cV l'emmener;!
Metz, d'où ils lui dem?nderokHt la dilïblution de
l'Arteoiblée naiionale,cV commenceroient la guérie e
civile. On trouve de grandes traces de ce complet
Septembre à h Reine par M*. d'Kftaing,
j& faififous les Icellés de celui-ci par 1 comité
des recherches. Tout eft nommé dans cette lettre
& le minière qui devoit fervir dechefa cène
corifpiration,& legénéral qui dévoit commander
nwvins d^Jit OR
1( il
8 jij
"wferoît pour l'entretenir, & jufqu'au chemiïrcju»
le roi devoit fuivre pour fe tendre à Metz. II n?
faut pas croire que M. d'Eftaing raflemblâi des
il avoit reçu de M. de la Fayette, lui-$n<Smè>,
le nom du général; il avoir -«cueilli delà bou-
che de M.l'ambafladfurd'Efpagrie un fait encore
plus important;' cet ambafTadeur lui ayant avoué
qu'îl favoit à\nn pfrfonne 'onjiiérable & croya-
tïatlon. Ces détails qui ôtoient le fommeil à
M. d'Eftaing, il le dit dans fi lettre, renfermés
d'abord parmi les conjurés, l'étoiem encore e 14
mençoient en fortir. A la fut de ce même inois
ils étoient pzrvenus au peuple, Se il n'eft per-
fonne qui ne pui(Te rendre témoignage e la'.
fermentation qu'ils excitèrent,, Ce peuple idolâtre
d'une liberté qu'il venoit de conquérir feTfen-
toit environné d'hommes qui confpiroient con-
tr'èlle, & ce qui accroi(ïbit fes alarmes, il croyoic
que le toi, dont il eftimoit la probité, ne s'étoic
encore lié à \t révolution par aucune de ce dé-
marches éclatantes, qui raflurein le peuple, parce
qu'il fent qu'un roi honnête homme ne peut
fin du n>ois de Septembre panni le peuple, une
( *A )
laquelle il ne rmnqupjt plus ql)'«na
occafîon. Deux événemens la fournirent. L'u n fut
dans la ecte dit penj'lc à tous les foupçons qu'il
avoit^conçus, f: en et a\u.w de preuves ilnQ
douta plus de la retraite du roi & que ce corps,
orgies des pre.micr & trois Octobre, furent l'autre
événement. Les gardes 4u roi étoient a :cufés
ils l'étoient encore d'avoir foulé la cocarde natio-
nale, aux pieds.. ne rien àopjcclec
ces faits ne fopt pas pleioemcnt prou-
vis: peut- être,. eu effet, ne le feroient-jU pas
mais ils l'étoieci afièz pouc
les gardes du roi pat toutes les nouvelles qu'il
l'tia,!» cft».
m^^e Paiis, & ils. afli!ç»u leuù fabres. «n pleine
les ore. Il; très difoienç
que âes cour, dïftïibuoieut
coca.de> blanchesj
i»)
Biv
ceux qpi tes rei
fufoient, Se voûtaient continuer de porter la o-
carde nationale, étoient provoqués & infimes air
des gardes du roi. Dès ce moment, ils devin-
rent l'horreur du peuple} il vit en eux des hommes j
décidés à Agir hoftilement contre la nation, & qui
en attendant que le moment en fût venu, a ffi»
multitude immense d'hommes & de femmes
chargés de toutes fortes d'armes, courut à Ver-
l'aiTcrn-
blée nationale de la rareté des fibfiftances Si
pour fe venger des gardes du corps. Le foir, la
garde nationale de Paris prit la même route & il
paroît, par le difeours fi connu des grenadiers du
cencte à M. de la Fayette qu'ils confor.doijs'ic
dans leur retfentimeut les gardes du roi cV le ré-
que ce der-
nier corps, arrivé i Verfailles depuis peu de jours,
eu 1 «cation d'effacer par des
preuves de patriotifme ce que fon arrivée avo;c
eu de fufpcft.
Voilà quelles étorent, d'après la notoriété pu-
de rinfurreciion du j O&obre.
à dire celles des événemens du lOIr &
du lendemain.
La multitude étant attivée i Verfailles,
en pcéfence avec les gardes du roi, qui étoienc
XhJ
rangés tn bataille fut la place d'armes. Soit le.
durant la route, les confeils pacifiques d'un chef
calmée j (bit pour d'êtres caufes, il ne s'engagea
aucuncombat jufqties vers les cinq heures du foif:
& fi alors le fang d'un officier des gardes u
roi fut Verfé, il en contant, par les déclarations
tenues par le comité des recherches, & mené pat
la procédure du Châtelct, que ce fut un garde
national de Verfailles," & non pas la mu titude
arrivée de Paris qui le verfa. Voici, d'après les
pièces qu'on vient de citer comment fe piffa ce
nout, fut rencontré par des femmes qui vooloient
aller chez le roi, & il fut forcé de march avec
elles il entreprit de paner au travers des rangs des
gardes du corps. Si ces femmes lui permirent d'a-
nièces, dans des circonltances fi délicares & au
•milieu d'un peuple que la plus légère imprudence
pouvoir pouflèr aux dernières extrémités » n'eut-iJ
pas iort aulli, au lieu d'imiter cette modération de
fon cotps qui obtenu tant d'éloges de pour»
fuivre le fabre à la main ce foldat qui s'enfuvoit?
Et fi comme l'attefte M. Graincourt l'un des dé-^
clarans, Bunout ayant rencontré dans fa fuite un
tonneatt qui le fit tomber moitié, M de Savon-
• oieres profita de cette chute pour lui porter fur tit
i m
jète un coup de fabre «cette conduite peut • elle c
juftifiçr ? Quoi qu'il en foir, un foldat de VertaU!
voyant le danger de ion frère d'armes, a] art a M. < e
Savonnieres & lui caffa le bras d'an coupe
fufil.
Une paroît pas, d'aptes les déclarations déjà
qu'à huit heures du foir, il fe foit commis auci a
autre aile d'hoftilité entre les gardes du roi & a
multitude. Cependant quelques-uns d'enu'eux ne
la ménageoient pas. M. le Cointre, l'un des dé-
clarais attefte qu'ils l'écattoient à coups de fabres j
il nomme les dames Lemeri & le Loutre, parmi
cft à remarquer qu'ayant depuis été entendue» en
témoignage elles ont confirmé fa déclaration.
Enfin vers huit heures du foir, les gardes du roi r|e--
che la multitude irritée du traitement qu'elle
avoit reçu, les accompagne de fes huées tout le
corps avoit la fageftedeles niéprifer & cominuoit
fa route. Un feul d'entr'eux veut s'en venger il
tire un coup dft piftolet fur le peuple qui ripofte à
coupsde fufik Les gardes du corps fe voyant atta-
guerre déclaré.
Heureufement I a garde nationale de Paris arrive
eontient Je peuple, cV la nuit s'écoule paifiblemerfr.
'(̃MO'-
Vert le point dû jour
On peut croire que le fouveuirdes faits de la vi'it.lej.
celui des orgies du i & du lê(y cond uifojicnri
Cependant i!s n'en vienncnt aucune voie de fait
jufqu'au moment où un coup de feu rti de la
main d'un garde du roi, donne la' mot à ̃ l'ut*
de leurs compagnons (i). Alors la fureur & la' rage
s'emparent deux; ils envahiflènt les
efcaliers; ils poiufoivcnt les gardes du toi de?
pofte en porte, de fille en falle, égorgeant ceu<
qu'ils rencontrent j ils les tueur égorgés peut ci*
jusqu'au dernier, Ci hg.irdc nationale d<î Paris t;e
cette nuilcicude.
Ecartée de l'intcrieur du château, mais nç re-
gardant pas fa vengeance comme alTouyie, elle
remplit les cours, & y fait entendre encore des cris
de fureur, jufqu'au moment où les gardes du
corps, en arborant la cocarde nationale, ayant dif-
fipé les^foupçons que les orgies du premier cV du
& le toi ayant promis de venir habiter Paris, ce
qui délivroit le peuple de la crainte qu'il ne fe rc-
f*°c remarques que ce (dit
que le CliSteïct fait fairc, ainfî qu'où feue
pourvu plus exafleraeni à f* fublilUncè la furautsi
Les gardes
t.)in devenus fes frères, & elk n'a plus fait en^<
tendis qu.e'de^ a.is:<!ç joie; iudicatiônfrappatne i:
que fa appirt«noit aux caufes
que nous lui avoiis alignées j car Fiellc eût aufli"
iippAtttnij à un cpmplor, elle eût fubfjfté malgré-
.la promefô du foi, & les fignes de pacriotifinc de
N"es gardes, qui fiétruifoient bien les craintes. du
"peuple, mais qui n'auroientpas détruît le complot
Voilà ce que le Châtelet autoit dû pefer avani
de commencer fa procédure^ & il lauroit borticN:
à (on qui étoit de pourfuivre le
nieuttfiersdesgarcîes-du-corps, furtout cet alTiifltn
infâme, ce malheureux, coupe téte, qui, dit un
témoin" (le 1 j i*)t p&roijjbit joyeux d'avoir pâtéf*
main à leurs fuieijrs, 11 auroit épargné à M. d'Or-.
Icaus une accufjtion imuile Se aborde qui à com
promis fo£.Iy>nneur & fon repos, & à laquelle,
des coopérâtes plus a.4rolif ppuc.compromeitccr
vie. ̃
Alors le Châtelet, loin d'ac<:rtd!ter en ic don-
toujours fïé^uci.s.fur dts hommes que leclude
leur rail fpxtone recommande à i'en-
C*I..J
?îe, suroît vu qu'ils fe détruifoïenc p»t le us <W
traditions & par leur abfurdité.
Jl y en avoirqui accu!oient M. d'Orléan:! d'avoir
taxoient d'avoir voulu forcer le roi';e s enfuir,
pour fe faire déclarec lieutenant-général de l'état.
Mais le Chatelet devoit voir que fi M. d'Orléans
tvoit eu l'ambition dont l'accufoient ces ouï-dire
ce n'étoit pas le 5 Octobre, mais le Juillec
fuite: les troupes rafTemblées au-toutde raris &
au-tour de l'Aflemblée nationale, paroifloknt def-
tinées l'empêcher. Paris étoit rempli d'hommes
mééantens de la cour. M. d'Orléans dont. le nom
& le pjtriotifme avoient un grand éclat, n'auroit
eu qu'à fe montrer pour être la tête d'iiupuifTaiU
parti; & lorfqu'on fi rappelle tout ce qu' ù'n le
peuple en un infant, fans chef, fans concert, par <
fi M, d'Orléans avoir eu l'ambition qu'on ui fup-
pofc, quelle eût été la borne de fes fuccès.
Tout ce qui auroit favorite cette ambition l"e
Juillet, devoit la réprimer le. 5 Octobre. Les
principaux articles de la conftitution étoient dé-
inviolablement liés un roi dont elle avoit cou-
facré les droits 6c qui dans les fameufes jour-
nées du i & du 17, avoit mérité leur amour
par un retour vers fon peuple, fi touchant Se
f» courageux. Si M. d'Orléans, eût pris Us armes
car on n'imagine pas fans doute qu'un trône «
un tel trône /ufurpe fans coup férir aucui
citoyen h'eût pris {on parti ceux qui, le Juil-
abandonné le 5 Octobre, ou fe croient déclaras
contre lui.
On dit que ce n'étoit pas les armes il la main
finats, en faifant égorger le roi, la reine, M
dauphin & Monsieur. U fane bien répondre 1
ces horreuis puifque l'cfprit de paru les invente;
& que les ennemis' de M. d'Orléans, qui ne 1rs s
croient pas,.lesfoni circuler. Nous iépondrors
donc en premier lieu que tant d'aflaûînats ne
s'exécutent point fans biffer de grands ïbupçons;
M. d'Orléans, dont ils n'ont jamais fouillé
penfée, n'a pas évité ceux de la haine; il ad-
roit eu ceux de toute la France avec fon exé-
crltion s'ilsfe fuflent exécutés. Nous répondrons s
en fécond lieu, que M. d'Oriéans Ce fût fouillé
d'un crime aufîî inutile qu'horrible; M. d'Artois
& les enfans en auroient feuls profité. L'article 111
de la conOitution les appelle au trône a leur tour,
Se il eft impoflîble de croire que le corps coniti-
tuant ,(quid'aillçur$ n'enaufoit pas eu le droit) eut
fi fo'ttnitflie en faveur
tJ*u«t liôrnmdqué des Soupçons
.légitimes eu(Tcnt entouré.
Voilà cequ'auroit dû voir le Çhltelet» i'< il
̃dellié la reùatte du roi, loin d'ufer, l<t 5 Oc-
tobre de fon -prétendu pouvoir pour envoyer le
cette miaite, il
en eût 11 (e pour le retenir Paris. Il auteit biffé
agir le parti anti-pâtriotiquë dont les menées &C
les projets font fi bis.11 t'.écriis dans cetie lettre
tle M. d'I-.rtaingj que nous avons déjl citée &
fans rien faire pour précipiter un départ dont
le parti oppofé à M. d'Oiléans fe chargeoit il
eiiroit réfervé tous fes moyens pour en profiter.
Les panions violentes telles qhe la haine,
11'cMminent, dans les imputations, que ce qui
les flatte > & c'eft ce qui leur fait accueillir tant
d'abfurdïtés. I1 èft ordonné Un tribunat i qui ne
̃doit Imïr petfonne d'être plus difficile» & il n'a
certainement pas le droit d'établir, fans examen
bafes d'un procès criminel.
Il doit, avant tout, les apprécier. & quand, d'un
<ôté ils expliquent mal le fait dénoncé ce tri-
buna!, & que d'autres caufcs appuyées fur il
ilotoriété publique, l'expliquent mieux, cV que
<l'<in autre côté ces ouï-dire -blefleitt la raifoh
le devoir de ce tribunal eft de les ïcnvbyet',
rcicouYCt dafis h d'&Ù
qui !es répand fans y croire & ï<*
•écrivains de parti qui, fans y croire davantage
Jcs accréditent pour Servit les payions auxquels
ils fe font vendus.;
Tels devoirs du Châtelet & en
ticulier ceux de M. le Procureur du roi» Que (\ t
malgré tous ces motifs, ils Avoient voulu faire <; ô
jets de leur procédure ils dévoient du moi 1$
s'impofer la plus rigide imparti îlité ne pas oubliée
que M. d'Orléans n'étoit pas aceufé; que le crime
foi t h raifon, cV qu'en en fecherchant h preuvî,
ils ne dévoient pas écarter celles de fon irsnocenc f
bien plus vraifemblâble que fon crime & n 11
voirs, il nous refte prouver qu'an milieu d'im
peuple libre, cV dans un moment qui, plus qVaji-
(un autre commandoit l'intégrité, ils les ont violés
avec uns audace dont on trouveroit peu d'exem»
pies dans des temps de defpotifme, cV parmi es
tribunaux les plus corrompus.
La principale calomnie a laquelle le Châtelet .&
M. le procurent du foi vouloient prêter l'appui de
leur procédure, éioit que M. d'Orléans a été l'inf-
tigat«ur des meurtres commis
Oftobre par la multitude arrivée de Paris le
Il en fait d'expli*
quer pourquoi M. d'Orléans auroit voulu fairo