Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Mémoire de la Faculté des arts de l'Université de Paris, au sujet des traitemens qu'elle espère de l'Assemblée nationale, pour ceux de ses membres qui sont employés à l'Education publique ([Reprod.])

De
14 pages
de l'impr. de Seguy Thiboust (Paris). 1791. 1 microfiche ; 105*148 mm.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART
NBS 10100
25x
iANSI ond ISO TEST CHART No 2
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVpLUTION FRANÇAISE
A
M 0 I R E
Arcs de ÏUniverfité de Pans au
jfë/<^ traitemens qu'elle efpère de VAJfcmblce
Nationale, pour ceux de/es Membres qui fora employés
à ['Education publique.
LA Faculté des Arts de l'Univerfité de Paris voit avec plai-
fir s'approcher le moment de i'organifation de l'Education
Nationale, qui doit mettre le fceau au bonheur public. Une
réforme complète en ce genre, était fans doute au-defïiis
de fon pouvoir, mais ne fera jamais contre fon voeu; elle a
fàit*à cet égard, fous l'ancien gouvernement, tout ce que
les circonftances lui permettoient; elle a travaille fans celfe
à perfectionner la méthode de fon enfeignement; elle en a
mieux choifi les objets* elle l'a toujours dirigé vers Putilitc
générale &c bien loin de s'oppofer au progrès de l'efprit
humain & au développement des lumières, elle a plus d'une
fois lutté contre les obftacles qui retenoient fon zèle, Se ar-
jêtoient fon effor,
<)
Quels que foiént donc les changement que doit amener
pour fa corporation le nouvel ordre de chofes elle n'en
fera ni furprife, ni affligée elle eft prête à faire tous les
facrifices que^peut exiger la Patrie; elle croit cependant
qu'il lui eft*permis, qu'il eft même de fon devoir, d'intéref»
fer- les Repréfentans de la Nation au fort futur de fes
Membres non par des plaintes ou des prétentions exagé-
rées, mais par des repréfentations franches &c loyales, 6c
même nous ofons le dire, par des réclamations qu'ils ne,
dédaigneront pas d'entendre. Nous ne venons point devant
un Tribunal contentieux combattre pour nos droits quel-
qu'anciens, quelqu'mconteflables qu'ils puiffent être, nous
nous préfentons devant les Peres de la Patrie, auprès de qui
la convenance feule 6c l'équité naturelle auroient la même
force que la plus rigou reufe juflice.
Pénëtrcs de ces fentimens, nous préfentons à l'AfTemblée
Nationale, i°. nos titres, 20. nos demandes.
Nos titres font la Vnatu^c dit nos travaux, la médiocrité
du revenu qui y eft attaché, la fource pure j3c facrée d'où
coule ce revenu.
Si nos travaux femblent fe renfermer, dans une certaine
obfcurité ils n'en font pas moins nobles par leur objet ôc
quelquefois brillans par leur fuccès. Nous ne cherchons point
à faire ici notre panégyrique nous nous contentons de la
place que l'opinion publique nous a .alignée & de la confi-
dération que les perfonnes inflruites & impartiales ne nous
refufent point. i
Entretenir le goût de la faine littérature, répandre la con-
noifTance des langues fa vantes, fans laquelle la tradition qui
nous lie aux peuples de l'antiquité feroit bientôt interrom-
pue, joindre aux principes des Sciences & des beaux Arts
X i )
A2
les principes encore plus importais d'une morale éclairée*»
tel eft le but de nos études, telle efl'îa matière inépuilaljie
de nos travaux.
Les grands écrivains de l'antiquité, dont les ouvrages échap-
pés l'injure des ans ont autrefois de ces climats l'i-
gnorance 6c la barbarie, ces orateurs fublimes dont les bar-
rangues brûlantes échauffoient les cœurs & alîurnoient en eux
le faint amour de la Patrie, font toujours les modèles que
nous présentons à la 1 &: ne feront jamais étrangers
à l'Education publique, fur-tout chez un peuple libre.
Si la nature de nos travaux métrite des égards, le revenu
qui en eft le fruit n'a rien qui puifTe exciter l'envie, ni le
ranger parmi ces abus qui provoquaient une révère réforme.
Que tirons-nous en effet de ce revenu? Le nécefTaire, êc
prefque rien au-delà. Qu'on ne fe figure point ici l'opulence
des Univerfités étrangères. En Allemagne, en Angleterre,
en Ei'pagne de riches dotations mettent les ProfefTeurs dans
une aifance au-deflus du commun ici un modique dividende
nous fait de l'économie une loi févere qu'on n'enfreint pas impu.»
nément. Nous nous garderons bien d'établir ici un parallèle,
on pourroit croire que nous nous plaignons ôc rien n'eft plus
éloigné de nos fentimens.
La Faculté des Arts doit parler ma«ltenant de lafource de
fes revenus du moins de ceux qui font devinées à flipendier
les maîtres fource qui ne fut jamais bien abondante
pour eux; mais qui eft aufli facrée, qu'elle eft en général pet¡
connue. Nous nous fervirons quelquefois du terme de pro-
priété en l'appliquant a nos poiTefîîons; qu'on ne nous foup-
çonne pas pour cela d'incivifme, ni d'aucune opposition à
la loi, cette expreiîîon étoit rigoureufement exaéle fous Pan-
rien régime, & doit s!y rapporteur.

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin