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Mémoire de M. le comte de Lally-Tolendal, ou Seconde lettre à ses commettans ([Reprod.])

De
333 pages
[s.n.]. 1790. 4 microfiches ; 105*148 mm.
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lltisihililé partielle
11
VALABLE POUR TOUT OU PARTIE DU
DOCUMENT REPRODUIT
MO RE
DE LALLYTOLENDAL
D S M. LEO 0 M TE
SECONDE LETTRE
̃ v
Janvier
Je vùw ai annoncé non.feuïe*
tuent même Je fouhaite de
m'être beaucoup trompé je dffire être coït»
vaï ncu d'au tant d'emii rs r que j'en aurai com.
Alites :'wai« je rie pals raifonnjr qu'avec m*
raifon ni fentir \qu'avec mon c|ceur. J'ai pefé
bîeiVfcropuleufaiiene & nies dil cour s & mon
^rlenc< s'il m'étoit permis de parler ou fi
t'étoit un devoir de rtte tairjc, &jer«e fuis
dit où la vérité tft dansas opinions 8c
dans mes Centimeqs, & il faut qufe la' vérité
foit connue; ou fi des chimères m'abufent
«omme, elles en abufent bien d'autres qoè
moi, il faut encore ,qu'elles foient connues
pour qu'on les
<Jifparoître à jamais. A infi je n'aurai point d4
remordç car dans tous les (as .ma bonne
foi aura été entière & mes erreur^ .roêma
tourr^ront à l'avantage de mon Pays.
Il .faut que vous me .permettiez de remon-
ter\au-del^ des, Etats Généraux &: jgfqu'à
j'époque ou je me fi\is explique pour .la pre-
tpière fois fur les affaJfaf publiques, Vous ne
feref ni furpris ni offenfcs, fi je VOUS dis,
que je n'écris pas
$ f X
4S iJ
pojitique, & dont* il ne ïi'é^^l^^perrpif
depuis* nom,
ni d'invoquer
t-il encore
que,; Je; fens.
Je ne cherchera ni
ni parmi
r4ui\»on d'hqwpies
l'égal de leur rajfon & d^ lcut.^frfu, qui,
hfliflent au même degré la tyrannie d'un féul
& Ja, tyrannie de, plufieurs qui.: fenfept tout
une grande
ȉtip^i, & tout pour un,
qu'aucun
royale, ou ne
devant elle, c'éfti".
/pnt-jf« efforts, que je.
félicite c'eft ,(bn q4o
varié, accufoic.
t 4 J
les defhiëri Wftpf Ibnl'fèt
Mêmes avoit
Au refte q«|cohque veut s'abftenir de por-
ter un jugement fur moi, peut parcourir tcet
ouvrage àtitii ici conviendra;
je n'aurai point à m'en plairidre. Eh! qu'im-
porte dàriè lés deftin^es d'un peuple imniènfe
l'idée qu'on doit prendre d'un individu ? Mais
celui qui vêtit me juger j'ai droit de deman-
der qu'il daigne me connoître.
A rtÏKis les États. Généraux furent-ils- an.
nonces, que je conçus, je l'avoue, un défie
vif d'y obtenir une place. GrÉCe au ciel, je
puis me rendre le témoignage que ce deTrr n'a
été profané, de ma part, par aucune idée
d'ambition. Ai Peine: même l'idée de la gloire
fe préfeftta-uelle à moi. Dé voké par l'ordre
de la nature & par Tinjdfticé deW hommes, à
un devoit, (font' rien ne pou volt me diftf aire,
jûfqù'à ce. que je l'euffe entièrement rempli
promenait depuis douze ins ma douleur &
niés droits de tribunal en tribuaial, je m'étoi$
trouvé forcément éloigné de toute Carrière,
publique; & quoique ma caofe fut d'un iotérlt
't s 3
A iij
geafit mon père
Jois, cependant le férvir une foji$
perfonnel. J'avois rempli ma tâche de fils, jp
voulois remplit, celle de citoyen. Je rie pié/
tendois pas prolonger beaucoup
politique. Après ,une fiçit selle expérience-,
il m'étoit permis de redouter .{es emploi?
publics; après tant d'oragcîf, il mVtoit pec.
rnis d'afpirer au repos mais je voujois l'avait
entièrement mérité. Or cétoit farts doute
une alfez grande occafion ç'éçoit urjr affez
grand travail que de conc^orir à régénérer
la France à y fonder la y créer
des lois & des moeurs. ̃
Je ne féparois pas, & ç^eft un. fentiment
que je jouis de publier autant que je in'honorc
de J'éprouver je ne fépaVois pas de mon
attachement pour ma patrie, mon attàchement
pour mon Roi, que je comp|ois fervir comme
elle; pour mon Roi dont je refpeclofs k
probité, & dont je béniffois les intentions'
Hb&ut-être dans, les défirs que je fonnoi»,
pMimois-je trop de mes forces. Peut-être
pe penfais-je pas la différence qu'il y
a entre le travail Tolitaire qui médite Ioi%
l «
produis
.^às un, féflfeJlioÀ ,5i
il ne
depuis à
liardiK' Elle à t^êmc augmenté mon effroi:
sda;ns dés Matières que je :riè 'pôùyois ignoref,
parce que je les, avôis long1 •temps étudiées1,
j'ai vu de A fortes que craignant
-,d'en augmenter le nombre, je me fuis foti.
vent ifnpôfé fïlence, même fui des objets
auxqurls je ne me croyois pas tout«à»fait
Il eft vrai jMeffieufs.î&c'eft peut -'être
-encore le défaut de ma péhétMion il eft
vrai qu'en acceptant la raiflîort dont vous
M'avez honoré, je m'en étdis fait une toute
autre idée iqfwo celle qu'il m'en à fellu prendre
d'après l'évéïieraïnt.
Je ne m'àtteridois pas que les États-Généraux
«'alïembleroient le matin, qu'ils s'aflemble-
toient encore le foir, & qGéTiritërvalle même
dé ces féârïce.* ieroit rempli 'p^ar dçs bureaux;
que les objets de nos délibérations, au
t tl
A iv
jour; que rien wé
que tout nous occuperait la fois' que» de»
& encore/abandonnées; que tantôt' elles f$
croiferoicnt entre elles, & que tantôt elle» fe
confondroïent Tune avec '1 autre ,que' nous.
nous trouveriôns tout-à-co jp environnés de
décombres» & qu'il nous fajdroit tout rebâtir
en an an V parce que nbus aûrion» tout
détruit en un jour,
Je favais que les écritsi du célèbre Jcan-
Jaques étoient un des évangiles du jôuï
beaucoup plus cité peut-être qu'entendu. Je
ï'avois fouvent étudié mais en lifant: ce
maître profond de tant de légers difciplês
j'avois été frappé de la différence que j'avois
trouvée entre fauteur fpéciulatif, établiffant
des principes abftraits dans le Contrat Social,
& l'auteur praticien donnant des confeils
pofitifs dans fou Gouvernement dc Pologne.
J'oppofois à Il p(?rillçiife liartlieffe du,
la fige timidité du fecond. J'avois-prrfente fon
• apoftrophe aux Polonois au milicu même de
la defcription des vice^'dc leùr gouvejfncraeat
^'avWi plus preste encore une de Je*
exclamations dans fon ouvrais fur la Polifi-
iiodie de l'abbé de St. Pierre (i). Mais ce
qui pour les autorités me frappoit peut-être
plus, que tout, c'étoient les 1 dernières ré;
flexions des annotateurs Français de Livingsr
tons lorfquc ces auteurs ivres de démocratie»
donnant déja le ton de ce dédain fi étrange
dont il nous a plù en dernier lieu d'accabler
la conftitution Angloife, trouvant a peine
celle des, Américains affez populaire i prê-
choient cependant aux Français leurs com-
patriotes la plus extrême modération dans
l'établiffement de celle qu'ils méditoient, &
& leur adreflbient un avis, dan> lequel il faut
opérer encore que nous ne ferons pas réduits
à trouver une. préd idion
Q.u'on juge du danger d'émouvoir-iine fois
«les madts énormes qui compofent la Monarchie
Fr?n<;aife! Qui pouria retenir l'ébranlement donné
'» ou prévoit tous les effets qu'il peut produire î »
(*') Si d?nâ un pays cùl'ort ne connoit ni diftinc-
tion de rangs, ni privilèges, où l'on n'a point a
détruire avant tourtes chofes une foule de préjugés.
i) enracinés par une vieille habitude où chacun eft
{ C'eft en- partant de ces idées y tftf^mty
joignant celles qui avoïent dt
mes propres méditations en .intetrogearit
l'expérience des fiècles palïes. autant que les
cpnnoiflfances du fiècle prêtent eh confuitant
la morale autant que la politique en pelant
bien ce que comportokat ou exigeoieht le
caractère national nos moeurs, notre poli*
mû par Icfcntfmcnt de on croît jceïoïf
» ne pas trop précipiter les remèdes qqi peuvent ami-
» Dorer le gouvernement quelle leqori pour un peu-
pie qui fans arair aucun de ces avantages Cb
j, verroît au moment de fé former une coAftfttitloà
» toute nouvelle! Sa pofidon ne devroit.elle pat
» augmenter fa prudence? Un peuple plongé
dans l'oppreflion depuis nombre de fiéclet, & qui
}> cherche à en fortir en dépit de tous {es préjugés
& de tout es let Intâtuttons abfurdes qui l'en v5-
tonnent encore, reflemble bn malade extrême.
Ment affaibli pat de longues fouffrances & que
» la fièvre mine toujours s'il Fait ufage de renièdeé
» trop forts ou s'il emptoye trop de- remèdes la
» fois, s'il s'avife de brufquer la nature, it meurt
vidime de fon imprudence. «
( Examen du Gouvernement éAnghttrtt comparé
eux Conjlitutiont dit Etatt-Uaist Paris chc» FreuHi
page*8«.)
c
i$b&:ï. ed, combinant enfin tous ces difféYen»
farts nie croire ooir-
pab!le de témérité à pofei ma pfcrre dans
le: grand édifice qui fe prôjetoft. 'le me per-
fuadois qu'il falloïtfe borntr r cette' fois, à en
établir les' .fondemrns en
élever les principales parties dont li conf-
trpdion néceflStoit celle de relie que
d'autres dévoient enfuite 6tre appelés à lç
ttrminer, à le perfedionnei1; que furtout il
ne falloit détruire qu'à mefurfe qu'on édifieroit,
& qu'aine, d'année en annéé, fagement, juf
tement folidemént fe confommeroit ce
grand ouvrage au milieu des benédidions de
la France & des applaudiffemens de l'univers.
Le rapport fait au confeil du Roi, le 27
Décembre, fut publié; il m'enflamma. Aucune
liiîloir©. n'avait offert une révolution aulfi
noble auffi touchante que celle qui alloit
dégénérer l'empire Français. C'étoit le pou.
voir qui cédoit de lui-même à la jufticeé
Cétoit le prince qui prévenoit les vceux
d'une partie de fes fujets & qui iriftrul-
fdit les autres de Ieurs droit*; Cétoit le
Monarque qui fe dépouilloît pour rendu;
à la nation ce qu'elle n'ayoit jamais, du
t> 1
jours ̃tonfctfvefi <& pèup^f il^ongVfempV^
négligé fi ôpprirrfé r obtehojt «afin
droits & piroportioonée à IC8 befoins. Tous
fes intérêts allôient èitt & défendu,.
Les deux claffes
toutes parts le facrifice de leurs privilèges
pécuniaires. Le refte étoit le bien de tous;
c'étoit la sûreté, la propriété lv liberté.
L'efprit^. d'ordre ne devoif plus avoir ni
prétexte ni aliment; & du feiri de la. coq-
cordé du milieu de la ffaternité de tout
les' citoyens, atloit fordr <je pade folemnel
qui devoit éternifer l'empire Français, en
durant autant que lui. Comment ne pas for*.
mer le défir d'être appelé l'honneur de le
ligner, & de fe voir un des inftrumens de
la félicité générée! r
Faut- il que des efpéfances fi juftes ^con-
cevoir fi faciles à remplir n'aient été, -'Pour
la plupart, que de brillantes chimères ? Lts
~«nnernis du bien pùtrlic s'y font pris de loip.
Ce Rapport qui devoit être un point de rém
-nîôn'i ils en ont fait un objet de fchifnie.
Ili ont armé les citoyens les uns contre les
r fil 1
les Communes contre les roé-
':fiance la- divilion, le trouble étoient déjà
dans une grande partie de la France, lorf-
,qu'au mois de Mars je fus membre de
l'Afferobléa Baitliagère de Dourdans. J'y dé-
plorai amèrement cette contagion funcr>e qui
jragnoirde proche en proche, je sa'y çon-
fumai en efforts impuiffans' pour produire
on! bon exemple qui pôt en combattre tant:
de mauvais pour réunir les trois Ordres
dans un travail, dans un vœtt communale
difcoufs que je leur adreffai fépa-
xation, & dans lc deCfcin de^ l'empêcher, a
été connu de vous Melïle,^» 1'obfcrvatiop
due j'en fais ici eR un homnoake que je KtV&
̃ k votre juftice & à votre. défintéreffemenf.
Ceft après avoir vu dans ce difeours h quel
point mes principes étoïent populaires, que
vous m'avez choifi pour députe de la Nobleffe.
O fi ceux qui ont /ans ceffe Via bouché
les noms facrés de peuple & de liberté en
avoient les intérêts & le fentiment dans le
€«ur; fi feulement en égarant le? autres, ils
s'étoient- trompés, eux-mêmes de bonne foi
je les prefferois de lire aujourd'hui ce que je
i «*̃]]̃
je^ne
de, n'avoir qui ne
lift, jufte, de n*avoit pas établi urç principe
qui ne fut vrai, & paf
dit un mot qui ne le. trouve
démenti par un fait, & fur lequel les parti-
fans de l'ariftocratie .&• de la ferviuide ne
puiffent m'accabler avet., u ie appa-
rente, & des plus fanglans reproches & de
la plus amère ironie {x). Mais c'eft que le
( ) Qu'on fente par «Kemple ce que je dots éprou.
Ver en relifant cette ipoftrophe %.ttt vout trompent
citoyens Nobfct Vim
n'a lia.
voulu affer entièrement d'être
nir Ofprejfcur que Ict prfoihfga fétunktim détruits,
il- voudra détruire les prérogative? honorifique?, abo-
Or vos honneurs, tmafiir pot propriété^ Jamais*
jamais ecs citoyens éclairés £f vertueux, ce peuple
bon f$ ftiifible dont ji porte, dont je porterai toy-
jouti ta tàtffe dans mort caur met
élfaursi jmah Us n'ont eu tifit de fe porter de
tels txcis, 4 des excès. ùnpojfibtà, des dont
ifs feraient hs premières fXWt.
fsnfeurs t dut peuple la (q\î0 âfity
de la
C^eft qirç pour eux Je- peuple eft tour^k-tour
^îon uoiqu'ils pu if-
font :dire je ne croirai. jamais qu'on ^onge
à fervir^cewx qu'on s'épuife «H corrompre,
ni qu'on s'Occupe de rendre
heureux ceux qu'on s'eft f^it un jeu de
'La convocation de Paris ittiyit de 'près.
Vous vous rappelez, Meffieijrs, les débats
qui avoient eu lieu entre l'Hôtel-de-ViHe i&"
lé Châtelët. L'HôteWe-Ville perdit fort rJro^
ces, & cé/fut, je croîs Un grand malheuir.
Plus on avoit ferné de défujiion & de riva.
Jité plus un exemple d'union & de concorde
devenoit néceflaire. Cçlgi qu'eut donné h
capitale eût été irnpqfanf. Un vœu commun,
& juftè autant qù'uaaniihfte formé par huit
ceux devant qui j'ai thonheur de parler. Touj.cei>n
que j'atteftoto applaudirent ceiix-U ne défiroient va*
d'injuftJce», j'en fuis Jr%v sftr.- Voyez pièces joftifica.
tent mille
feipetrces âêiliàittè que
difcorde
de la France. ̃̃̃ "̃'̃ 'V':il ''̃̃'̃ •
Les Paris
par ordre 8c l'otfdre de la Ncfblcffe s'afftrtib!
par Le treiztètiie «n'élut p6trt'
IVfcta premier riiot'ftft de propofèif
on,4 proteftatJoii contre la divifion de cette
de pri&V
& contre la diftittdion
la forme adudlcde convocation. Je rédigeai
moi-même s'en eflî
point fait,une plus forte dan> les vingt-quatre1
dëpartemens, & vom lui av^î
l'iionnjeur de l'adopter 4ansl vàtré cahier.-
:Les afTemblées Yi&
femblée generaie des Eleûeurs fe forma; &'
j'enifus un. Ici tous les déùïï^
vous. font préfens. Vos bonté* prévinrent rtiès?
efforts. Vous me! nommâtes votre Se.crétai«è.'
Vous me choisîtes pour uif de vos éonihjif-l
faire». Je
votre procès-verbal;- J'ôfai mêler Quelques pa-'
<ltâ je vous;«o
l ̃«.« J
inftrudions
çvfï vu mes principes ou varier oU fléchi^
VOUS.& de ,raoi de chercher vous f^st»
roître moins populaire que je ne l'étois téelç
le ruent; fi je n'infiftai pas juf< ^u'à- la dernière'
extrémité pour trouver ou moyen quèli
conque de réunion entre les 6rdm ou du
moins entre leurs travaux} fi: ce ne
Moi qui propofai & qui rédigeai l'arrêté pac
lequel vous -offrîtes aux deux autres ordres
une entière communication & des conférences
entre tous les Commiflaires refpeclifs Ci., je;
ne, hâtai pas l'inftant de votre renonciation!
aux privilège? pécuniaires, que vous brûliez
tous de faire, mais qu'on vous perfuadoit-
de rejeter après, toutes vos O^ératTons fi la,'
lib^té poliuque & civile,fi l'admiffibilité de
tous les citoyens à tous les Emplois, fi Ici
retour annuel de» afferabléei nationales
eurent un dé(enfeur plûs zélé que moi; fi
cependant je ne cherchai pas toujours ce
point de juftice & de ¡modération, que j&
n'ai jamais voulu perdre de vue; fi je ne!.
demandai pas furtout qu'on' fe. gardât d'ébran-
ler l'ordre public, & de rompre le lien facial;;
témoin cette, qui, termine les
C if 1
iftftrucTtions données Député, i <[Wê
1\\On, -̃ lèle afi VousN propôfer
fait répéter deax fois.
Deux jours après vos fuffragesi'
& j'eus l'honneur d'être uh de vos Députée
aux États-Généraux:
une étrange révolution. Lçs États-Généraux
élorent commencés bien avant que votre
ACfernblée ne f.ût finie. J'avois vu j'aypis
entendu, j'avois réfléchi. J^ me fentois telle.-
ment perdu au milieu des intrigues, ( du'
cabales des fartons, tellement .inepte à ce
genre de combats, tellement incapable d'autre
chofe que à etr® là [ans projet de dire'
mon avis fans détour, & la vérité fans mena*
gement que ce porte honorable fi long-temps
l'objet de mes défirs étoit devenu tout-à-coup
celui de mon effroi. J'entrai aux États-Gén£*A
raux frappé de terreur, mais aïnïé de cou.'
rage, & réfolu d'y être martyr, s'il le falloitt
de mon devoir & de la vérité.
Mes premiers regards rencontrèrent partout
le trouble & la divifjon. En vain le Roi
par lodifcours le plus touchant, avoit fcrc4
t î
-tous lçs cœurs de s'unir pour combler tfd
bénéficiions le, meilleur ami de foh pcapte j en
vain lè< premier Miniftre des finances appelant
,Ja paix, & maudiffant. la difeorde avoit
frappé les esprits par l'ennivrai tè pérfpcdîvc
de tous les biéns auxquels n us avoms. re·
nonce & par l'effrayante prophétie de tous
les malheurs qui nous accablent. Ces dduces
émottions, cette union' fi néceflaire, cette
imprefllon fi utile n'avoient duU qu'un jour
dès le lendemain on s'étoit diVifé.
Vous vous rappelez tous ces
longs débats fur la vérification des pouvoirs,
& ces conférences au moins inutiles, & ces
CommifTaircs conciliateurs, dont, les uns,
aftreints a ne fe relâcher en rien étoient
bien plutôt chargés d'une déclaration, 1 de
guerre que .d'un traitc d'alliance, & dont les
autres, auditeurs muets, prprinettoieot de
concilier tout le monde quand tout le monde
feroit d'accord.
Les trois Ordres étoient divifés mais les.
Communes avoient la paix dans leur fein,
tandis que le Clergé & la Nobleffe, indépen.
damment de la défonjon générale, avoient
encore apporté au- dedans d'elles.. -mêmes le
3ij
une furtowt
dans la chambre de, (a NobUfle.
devant être imm^ia^le», Vô!
fleurs, n'avoient pas cette
époque t mais on les avoit clajTés d'avance )
fur dix que nous étiotis. « On en avoit mogS
deux darts la majorité, hujt dao$ lartiinoritéj
on m 'avoit mis dvî nombre des huit ^&< l'on
avoit eu raifon qui f< traitoit:
je n'ai j|artia>s trouvé' rti que la vérificatiotv
comûïuniç put être l'objet d'^jn doutjç wtft'm:
cipe, ni qu'en fait elle
conféquences qu'on etf redoutoit. ^:ol
Je crois que
Il, m'en .coûte, de Je?
pouvoir me taire, fijf><jet.t«
des Etats Généraux,^ majt? je rends
& je dois être &<ièïe^ la Je ferai çn ju^eanc
comme çn racontant, j'en appclle/at à la
Nobleffe elle-même. 'Elle m'a va ..it)ur^à«.tour
combattre fes ennemis %'̃ je
n'ai fait l'un ou l'autre que par .conviction
F afcrf
,de
non de pàrtialit^. •
de pat mi lefqocls j'oferai me
ct>éj)tefv du moins pt>ur la pureté de mes
internions pour fines devoirs
& jeïattgeois parmi ces devoirs fhorreur de
nahir -le corps de Citoyens auqu el j'appar-
tenois:& l'obligation de défendre fes droits
légitimes comme ceux; de tous les^ autres.
Lès chefs qui condûifoïent cette KToble(rc
ont trï>pv peu marcrie des elprits-j
h ferce' des chofes & Je caf a<lère' dés hôm-^
rnés. 'Vitiètfêt des dangers qu'elle couroit,-
ils fe font trop inéprU fur les moyens dè
l'en i préferver. Us ri'orit'pâs vu fes ennemis
ils loi en. cintj vu là où elle
pas fôûpçonné
Jante., que rexinentè dês;Nobles ne pouvoit
plus fe conferver queipâ'f radmiràfioh & la
reconiyoiffance des peuples" j qu'ainfi nous né
pouvions» nous rhaihtefrir qu'à force de défin-
de venu & que ce n'etoit
gloire, .•
£ans projet
néantk
Maîs.ce lofa
d'ofer éclore; il le cachot dans la prp/on-
deur du petit nombre d'ares qui l^ycaent
Le milieu des pré-
tentions exagérées & des
pas encore été
fyftême. On ne J'avoit encojre ni ^rp/î)p{5, ni
féduit, ni intimidé. Il y loin de cç, qyi
le difoit & s'écrivoit alors, ce qui ;s'eft d,it
été produits M dernier lieu, qui ne: (pienc
contredits par Us principes que les Çorp.
tnunes même
Il falloit ne le temps, au n$l de
fe développer, av,x
payons de
bien, aller au Tiers, lui offrir tous les, façrj.
nées qui éeoient prefcrits, qui étoîent pofllV
blés lui offrir & lui demander, union &
fraternité il falloit fon défjr
[
Tous Ici. abandons
s'efc faire;
ner
pouvait croire jùftéJ de
Elle devoit ftotU p^tî foible
qu'ij falloit dope de ceux
rhême qïii lui paroiflojent: lé i plus ofppôfés
fes bpinjons, & qu'elle ne ppuvoit méprifer
kurs confeils qu'aux dépens d,e fçs intérêts.
Pari^ uhe'afïcmblçe 'Unique le parti domi.
nant peut négliger les &vis, il peut étouffer
la voix de tous" ceux qui lui
il a fait paffer la délibératiort il a rempli
(on but. Mais la No.
bletTe.. ïp0 une décifiori,
p^rce qye l'ordre
de lui feoj, ne formoit pas la
des Etats.Généraux;' >
Lorfquc y ren-
<3ph compte de
eu l'eflfc quelles Revoient avoir.
• parle & Çôpu
Ç;t: n S\
B iv
dansJa difcuRionv
faires dc«
leur çhambre._ Je vis
entière dans
^toit plu* ?gran<I& ewtrq i
nos
pohvoii» notant
bîeffe faire Je vis las
Communes porter au Clergé ce'tt&i;fatneùfe
^«w
(té-paix. ->̃̃•̃̃' '̃: 1
Il faut, en cônv€olr aujourd'hui' que' nous
fommts A quelqu'un
fongéoit
Roi. la
Nobleffe vouloit confctv;er{ le Gjlergé attea-
doit qu'il fe faîte
il leur 6? fon inquU-
qu'it«l«i itûmmph tinçLëion.
Il Îe6r. 'p.'drlo'K de: la Miginîiaihn. tiuïBoyàum
ùrs.wxtit
Tcw'fét qu'il avoit
neupîét. Il ne donhoit pas
t ;«4 Î3
acceptèrent la
propofition< du Roi purement & finoplertient.
L4 Nobleflfo accepta en
perfiftant daris.fes pjentiers arrêtés elle ileva
encore deux queUlons étrangères prématu-
rées elle déclara qu'elle regardoit le droit ^opP
ver par .ordre. î$ le Veto y comme conflit ut bnels de
h Monarchie tomme la fauve-garde de la liberté
&
dans fon arrêté, coinro'e motif de fa déclara-
tion qu'elle devoit derfrer ttxempk (k làfermtti.
Cefut'le lendtmain Menfieursj&apr.b
touts que&ions h
paroi© fut Imputés; on agita
Si l'àri€téae la enVeyé .officielle.
yétbk pénétré da mslhcur 'de notre p"o!V
tion, j'en &<?ois étudié lés rapports, pout'ea
préveHir >ks fuites .s'il i.îtoit pblïible. L'idée
d'une diffolwtion &as avoir établi la Confti-
tution & affù ré" la liberté Françaife, s'étoit pré-
fen tée moi, & 'm^oiiu fait frémir.. J'ayois
t
chance,'
fiçufê
j'annonçai à:,w>;j,
çes trois cMueUe
,4y apporter ïiuroit fur tune 6f
<m Clergé de notre irrité d'hier/
Ce que j'iidit Sut les deux premières, que(.
tions a ét4jroprjri^ tout, eptier, je vous je
foumets de nouveau N\a)} vouç.yerçez^w
je propofois un wQyen- terrée p,Qur la
cation^, je teiffois en arrière ^out
nous réunir, Je yoplois
entrât da.os^jirâvaij de la
de,s pw>jeu
;co^y^nir alori da
jmoyen prôjetsileal.ioix, ̃ -,y\
ejf(,^ne prép^rois ;dç
ipjft, iîit« réomon de,: Of df^Sj On "l!a écrit
$e? ilotes doift ©ïtf a hbnôré NôW
mais jé Voulôi* qu'on cèfiâti
craindre àvân» <îè ja vôulo«
^uëla
ne
j tous et* points
Ordre Êf:' le Xoif f iieïvpéreM 'pat
dan* les Jet
kHe révolution qui cttte
tiori aujowdliuïjt difficile de
:tète. oit par
'tiiré. ci délibération; Peût-itre' 'îoùt\ i'appknuroiiy
rtàyW'Je \cbncmtr ces érigà?
ft^iitit fe pliait dahs celui qui dûM' tatis les

être à à <ffès! Un vpéû
Suivant. Lei ïic
Slaves, aï lé Peuple devoir
"l:¥;i.
jade
tomme de tk
que toutes les fautions qui
du Roi
que de] plus imp©
fànt & de plifs qU téljcs ddnt je
m'étois formé l'idée.
Du refte, fur la troifièjne qùeftion, je
m'oppofai de toutes mes forces à ce qu'on
cnvoyàt. au Clergé l'arrêt^ pkr lequel Ja
chambre avoit confacré la fépàratîoh déi
Ordres & le Veto. Jç déclarai que je me ferott
oppqfé à tarrtté tui-mème Jt $èiiffe pu ékvêr là
voix eians la féantt de là vellli 'f i je de'rïiahdai â
qui £jf contre qui la Noblefrcvouloit donner
texemple de la fermeté rt & ]/% eUt •'m • crùi£noit:
raf que fes paroles.-ne' fuffent biehtàt rétorquées
contre elle. Eh i qu'impôt te dîfoîii-je j qù'ùh
s, ^utre Ordre ait pu fe porter i. des déroar-
ches peu mefuféés ? CeftJJï force décode.
« ration &
tient de vaincre fa méfiàiiëe '& deflfe
'«ramener la juftice qui en: due
;'voilà, les
wvrfo/< (exemple dabs ce moment,' Employons',
1 i
Ma motion foutent de Montef.
.qu!ou, T©iw«W« appuyée pap
fait une dans
le même efprit, ne fut point Recueillie par la
chambre, & farrêté de la veille fut commu-
nique au Clergé.
Le Roi propofa fon plan de conciliation
il fe rapprochait & beaucoup 4'égards de celui
queïayoispréfenté; il étoit tellement mênagé,
qu'il ne bleffoit en rien ni la liberté publique
ni même les prétentions de la Noblefle & le
Roi deraandoït à ne pas itfer fi ul.au militu.de
fa nation, occuperons /(lâché ̃̃é •tùabnffemcnl de
fon fecours
les viritabks Citoyens & il nous preffoit de tout
fon amour d'accepter fa\ propojftion.
NsJe détend^ ce ptov
.t%esK li% 3^) d'abord ̃.accueilli avec tranf
̃port & \enfuite combattu injuftice,
,Malgré 4es efforts beaucoup plus puiffans
qui vinreot.;fe joindre
l'augmentation fubite de notre ra»n0'H <ÏU1»
Couva poriéçà foixante &
t if ï
feize circonstance frappante qui eut dûprd*
fe décida pour un arrêté qui paroiflatnt
adopter le plan du Roi en matte» le détruis
toit en détail par toutes les modifications
qu'il y apportoit. C'eft peut-être e de ce jour-là
qu'il faut dater tous les alheurs de la
NoblefleV Le Clergé avoit >dopté le plan
dans fon entier. Si nous eulîions été d'accord
avec lui, il étoit difficile que les Communes
griffent une autre réfolution. Je me rappel.
lerai toute ma vie, que ce jour •̃ ïk même
lorfque les dangers nous. environnoient +,
lotfque nous marchions au milieu des pré»"
cipices, il fut dit dans la. çhambre de la
Noble(fe; que notre fécuriié devuit être entière
que ni la ftuation des Etatt-Ge'n/raùx ni la ndtre
riaveient rien ^alarmant t ££ que s'ils'e'Uvoit det
tem,pétes les atritù de la ,,¡ambre feraient le
janal d tabri duquel viendroit fe mettre le vaif-
flau public. Et la Nobleffe lecroyoit! & ceux
qui le lui difoient le croyoient eux-mêmes
& moi qui parlois fans ceflîî des malheurs
dont la France -étoit menacée 'par nos divi-
fions, des chagrins que nous nous préparions,
du peu de temps qui nous reçoit pouf les
Car X
ft&vetrîr v & tous ceux qui avec plus d<?
ïfloyens» mais non*aveç plus de tèle, expth*,
soient les mêmes fernimens que loin
d'être crus, nous étions à peine écoutés (i).
I^c 12 Juin les Communes nops communiqué-
f,ent leur (détermination/ Nous leur avions
fourni nous-mêmes le moyen d'éluder le plaii
propofé par le Roi elles déclaraient que la
Nobleffe l'ayant ruiné par des chutes deftrûc-
(i) A travérs tous ces débats auxquels les trois)
ordres prettoïent part nous «9 avjorts. de fartîculiets
dans notre intérieur, fur les pouvoirs éôntefte's do
quelques-uns de nos- membres. je défendis plufiçurs
réputations attaquées» Je défendis fortout le
mis toute mon ame à défendre la députation du
t)aupliiné (voyez Pièces N«. 4. ) de
et grands exemptes
qui avoit produit cfn ft grand enthoufiafme & qdf fera
digne à jamais de l'acjmJratîon & de la reconnoiffance
de tous Us Francs fi elle refte inébranlable dans fes-
principes G elle ne lailîe pasf yParper par l'intrigue &
par les façons, le crédit qq'elle accorda jufqu'ici ai»
mérité & aux vertus; fi diftinguan.t toujours le courage
d'avec l'aUd\ce, la liberté ,d'avec la fédition, ell<î
offre conttàmment ce tfipje caràdère qui l'a tant .ftou
norée, la traine du defpôti('rtie, te maintien des droits
• naiIonatK & le refjeft de lai prérogative royale.
r 31 i
elles un objet de délibérât on elles nous
invitoient. pour la dernière fo s, à; venir < rio'u*
vérifier en commun elles nous annonçoieht1
en Affembléé a^lve^ à laquelle nous ferions:
appelés; & où nous ferions tegard^s comme
abferist
Le danger devénoit preflabt, le plan des
Communes fe déployoit; aigries par la con.
tradiction, par le. compte qui leur avoit été
rendu des conférences, par des infinuations
étrangères, qui épioiént tous les moyens de
difeorde. elles cômmençoient déjà à être
entraînées au-delà de leurs propres defleins:
on ne pouvoit plus prévoir le terme où elles
s'arrêteroient. La Nobleffe foapçorna enfin fa
elle, toutes ce» idées qui appartiennent, au
courage guerrier fi différent du courage poli.
tique. Il ne falloit pas céder à la force il
falloit tout braver; on propofa une Déclara.
tion elle fut rédigée fur le champ par les
CommUTaires & difcutée pendant deux jours.
Je parlai encore pour la conciliation. Je
fus obligé de revenir fur nos fautes panées,
E n
il felloit être févère pour
fut
Nobleffe du moins, ne put me couver par-
tial la conduite des Communes dans cette
occaifion ne me pàroiffoit pas aflez franche »
afTez loyale, & je lés en blâjjnai hautement.
Mais elles nous foufniffoient Jadéfenfe comme
nous leur avions fourni l'attaQue. C'étoit les
modifications que nous avions apportées au
plaa du Roi qui les empêchoient d'y accé-
da, & même d'en délibérer; nous n'avions
qu'à retirer ces modifications & J'empèche.
ment ceflbit les Communes n'auroient pas
encore eu l'idée à cette époque de refter
feules vis-à-vis du Roi, du Clergé & de la
Noblefle. Enfin, je n'oublierai jamais qu'après
avoir dit dans la chambre de la Noblefle
tout ce que j'imaginai de plus convainquant
pour lui faire révoquer fes modifications, je
defcendis dans la chambré des Communes;
que là, plufieurs de leurs membres des plus
marquants vinrent fucctffivement à moi, ex.
primant tous une vive inquiétude fur la déli-
bération qui nous occupoitj & qu'un d'eux
voulant me piquer d'honneur, alla jufqu'à
4 n
fer polir accepter ce plan t àprit fuooifi
rtfufé? Je lui répondis: fax bien-peur que nàut
Je. Je remontai cU.qs tria chi mbrë; je .ne pôu«
vois plas y prendre la parole; rjngis je. fii
circuler que les Communes te riert
tant que de vôir la, • Nobl cite rejeter mort
opinion & adopter le manifeftc de tes Gôm^
maires. L'avis fut inutile. La Kobleiïe ré,
rendit au défir dés Communes.
Dès ce moment 6n fut dans uty état`de'
dividon ouverte.
Une circonftande bien extraordinaire &
qui fera appréciée par la poftérité, A Içs con«
temporains font anez injuRes pour ne pas
la fentir, c'eft que le Roi, çortimc il l'avoit
craint K .rtjloit fcul eu milieu dc fa Nation
occupe de (c'tabliQcment de la tàncorde. Il demari'
doit là paix à tous les ordr'es' & chaque
ordre ne fbn£eôit plus qu'à le rhettre ditiï
fon parti, pour combattre l'autre avec plus
de moyens.
Les Communes lui avôient fait remettra
une'adrerte, dans laquelle éWt prononcé polit
la première fois ce mot qui âlfoit devenir
fi terrible elles annôhçorent lé projet de
t 34 l
4ecotfet le Joug de toute* le.$ Àrijlocratiet. Flic*
dlifoient Çhjfét >us Hétt de dire la Ordres.
Dans h chârtjiire de h tiùbUfe on propofa
de même un projet cTadre(fe| on y difoit ai»
koi en faSflince ^[ue«o* <Cr|>jf/ -lofent fl««*
çwA & qu'tf en étoit le cot\ftroateur On ?
prioit, de les pttndft th. tonjîdétation, & on y
joignoit la déclaration arrêtée la furveille con-
tre les prétention) des Communes.
'̃ Je m'oppofai àu projet d'adrefle qui nous
étoit préfenté & j'annonçai que je prô-
teftérois s'il étoit adopte. J'établis ce jour-là
tous mes principes; ( N*. 5. ) vous jugerez
s'ils étôient dégénérés; fi j'avois
pris une favttc idée de la liberté ou fi je fou-
pitols môias après une Conftitution.
Je. doU un hommage à la Nobleffe, & il
^n'eft.doux de le lui rendre c'eft -que ce
projet d'adreffe, qui d'abord avoit eu aflez
de partions, dèi qu'on eut développé fes
BiVetlcs conféquences pour rétablifiçm.ent de
h liberté fut tellement abandonné qu'il
n'eut plus pour lui que quatorze VOiK lorfc
.qu'on recueillit les Suffrages.
C ij
4pfc jtfuvris T$
«ic vôtflojs pas
«HirftiOrt' & que iy Iraitocrict
les «ffahres même qui ^aroifïb icnt
•̃V-v'v-
Cependant :les. Communes fongeôicnt k
jwtifiée .-le'-iav1*'» fê coiiftitaerj dles délia
Croient «îefHfis phif^ors
On t^it
àvoit Le
Second &Je troifVèiïie éïôietit Iwrs dc; toute
Atteinte qbj^
trïème, &
làièreHt à eïlcs feules Âfîtm% Mloïùk
qoe 'leur{
^voient • dit cn
Jéparét
<i moins, que la
tPMt par le Roi, ne la llti ait expriment co/r-
< 1 ) t°. la feufr
z*. ta
iK
tant du Peuple V^nûtte
i IO
-qitoie!4s jff\ffnmnt ta partie Ja
la ^f/0'> pas lai -mime
la, 2?0liçtf Les faim oppofù font fant
conf/qttcnce devant des principes Jî Jîmpks & Jî
Ce fut alors que M. de IVÎontefquiovi pro-.
fpîa a' Ja Noblcfic d'inviter le Clergé à fe
rcuilir à çjjc, & de fe conftitucr avec lui
chambre haute, À peine put-il achever
ion difçoijisj tant il s'éteva| de.voix pour
couvrir la fienne. Je crois que, dans les
principes delà chambre c'a été une grande
de lejetci- celle idée; & parmi ceux
inême qui avoient d'autres principes, j'en ai
\^u trouver aujourd'hui regrettable,
qui alors la jugeoient incomplète ((?).
t ) Procès verbal dè's conférences. Séance do 6
doit dansl'inftant à
plus qn'a perfectionner cette erganifation. On y feroit par.
venu. On auroît réduit le nombre des places dans la
Charnbie.îiaute, poucU Cl«r$« i çeruins lièges ou à.
ft'#M3)
Ç Mj
divifô que la
avec "plOs de
bre.
àV^bkrit
tourne ï^c'V aiijc
force unique, qui décote |out, :Qa OU-
HoA'ojfiW les Communsî.
j*rjf
Je
ai pas.
&
peut
de vous
Civ
recorinoître. Céfl vous tou**qui Jorpiefc
partant ce titré impofant & fXçlré ïtftti
M donc tous réunis, êcfoytt, dès cet ïnfltâht;
pour moi comme pour tous les Français,
l'Assemblée National^ D^lib^re2 en
commun fur vos communs intérêts, fur l'or-
ganifation future que vous v&ulez vous
n donner & fur la conftitution que voui
voulez établir. Plufieurs Vous <?ppo;
fent leurs fermen,s oh né pouvoit, pas ert
» exiger, & ils ne de voient pas en prêter
fur Ja forme de délibérer Mais je réf-
n pecTe leur délicateffe & je convoquerai dô'
nouveau ceux qui ont reçu leurs fermens,
«afin qu'ils' les en dégagent. Mairitënant,'
t) écoutée-moi. Je fuis le premier Citoyen de"
r, mon royaume; je fuis jaloux de contribuer
le premier, & je- ne dois pas être feul
exclus de concourir à la ÇonftittJtion^ qui
doit rendre heureux tous mes fùjcïs -# tdus'
p nos concitoyens. Je commencé par
entre, vos Mains un genre de pbyvoir que"
jamais
»,à, Jjj }|t>?r^ d'aucun Jn^i^idu: qu'aucun.
levé que ceux que vous
aurez confentis. Soyez aùffi libres dans y.os
cours. & vos. allions. Venez tous les ans
environner de votre amour. &d< vos
j, lumières.Que mes fujets, en, rn'obéiflapt,
(n'pb^fleot. qu'à la loi, & qu'il n'y ait de
loi que ce qui aura t' té arrêté entre vous
ÔV moi*. Enfin fi lesJDépofitaires de mon
,) pouvoir & de ma confiance en font jamais
w un ùfage contraire a la loi qu'il y ait des
accufateurs pouir les pourfuiyre, & des juges
pour les punir. Voilà mes intentions. Aces
difpofitions générales, j'en ai joint de par.
ticulières que je crois utiles vos travaux,
& çffentielles à la prospérité publique. Elles
font toutes 'confignécs dans une déclaration
« qui va vous être remife. Je vous ai donné
,iou^ les moyens qui étoient en
,voir. Je vous ai même fait tous les f^cri-
qui,! permis, « je ne crois
pas,que(/perfonne ici fonge déformais r.e«'
t i* T
'tous Jaifle
« gez' q«e VOMI.
rjêvlendf4
au tMJJieu d;e
on
Hoi.dçnt la probit^ ^ft -dont le
jjuififance étoit cntiffjç, jçdeilnaQ^çqpi, d'entre
itoyfc auroit ofé il^veir la vpi>t;cp5)trç!fa deçk-
de Ces fiances «royales ;<Jont je fprnp4
je les apx vertueux
amis de la aux ftdèles fcrviteurs
quijrn^fitpit fi peu
jipieot Je Roi j'avpiS; d'autre^
jour wn fiéclç
ik f»^rdu pop? fç .fucçès.
t
efpnu in u>m
c'irtier du côté des CoMflWUiiès.q'uô le Roi
pouvoît maître de (aire la tran«
fedion les autres Ordres & de Jeu(
conferver ce qu'ils ne dévoient pas perdre»
après les, avoir fait rendncér à ce qu'ils né
pouvoierit plus cor.fervcr. • j
Je fuis bien sûr que tous ks fentîmegs purs
& défi ntéreiïés Soient dans le çcéur du koi.
Je crois que Tes premiers projets fe rappro"
choient beaucoup du plan que je viens do
tracer. Je 'crois que la- veille même de 1*
féance, les difpofitions qu'elle devoit faire
ëclore etoient toutes fatisfaifa'ntcs. Mais dès
ce temps-îa les partifans de l'ancien fyftêfn©
afliégeoicni lfe tçc»ne. Ne pouvant obeceif du
Monarque de renoncer .V tout le plan» ils te
prefsèrent au niôiiis de le modifier. Sans doute
oh alarma le Roi on.iui'perfuada qu'un trop
grand
l'ordre public & au fêS
peuples on' lui fit craindre de
de trop mécontenter deux portions intérêt
tantes ide (es fujets on t'aura que ce qu'il
aHoft con'cédtf h l'autre, la fetssferoit
bien *f plus: Ort en iUfceptilxlè ou de feufles'
Roi. fè trompa, Une
partie du plan fut changée dans le dernier
ççtpfeil; c'e'toit un grand maUîeur, c'etoit une
jfaujei incalculable mais dibagmcr qu'à des
prpjfets conciliateurs & bknfaifans, on aîç
Voulu, un fyftênie de
deftruclioii, qu'ou ait propofé au Monarque
qiH;ôVcnoit de fe dire le nieUleur ami ât'Jbn
pettptt-g.fe s'en conftituer fermerai oeft ce qui'
répugne au bon fens autant
& nous peut-être, -plus que toiles autre^i
deviens { nàlros cenfure j
quand depuis, deux mois cfe Roi ne faitdit
a\»r^ chofe ^u«nôus demander ixm pouvôïtr
Vobtebir, enteodre & dé faîdf r. Cte
langage ne répond
^«'ijoHr, màùî ji tffmd h mon cœur & à ina
con/ciçjice. f', &nje ne me
d^.rfcridre juftice.à un hopirae vertueux V
puce qu'il eft Kbï.
àaoins unbeau mouvemoai
y
qui dans l'inceitifù^e de
alloit arriver, entraîna les Doutés des Qora*
jnunes à fe liée par- ferment, & à fe jxtreè
l'un à l'autre de ne pas fe biffer djfloudre
avant que la conftitutiort ce futéublie.
Le Roi tint fa fiancé: Plùfieurs nouvelle»
vues de conciliation plufiçurs d!lpofiti<>B!i
de juftice & de feienfaifanc^ furent entoïé
annoncées de fa part, & elles rftnt peut-êWé
pxs été aflez appréciées. Mais l'ade q'àiclei
lenfermoit étoit intitulé Dédarçtioh dtt vôt'MÙ
du Roi mais avec mot de voMi/s^Oti
entendit ceux d'ôrdres de dffenfes de 'wjjfc.
tien, retentir pour. la première
Etats libres & généraux. on. a dit que? tes
Ftats avoient été transformés' «n lit de jufthco'i
cette idée a dû fe préfenter tous les efpïîtw
.1 On fait que les Communes raflèrent en plMétf
malgré t'ordre qui leur avoit été donné de fe
retirer, & qu'elles
malgré k caflation qui en âvoit étépronortC^eJ
Plufieurs perfonnes ont reprèchc au
des finances de n'avoir pas paru la féanc«V&
4'avoir témoigné avec autant d'éclat qu'H dé^
fapprouvoit les changemens1 fôts au plan coni
cwté entre le Roi & lui. Cette .conduite éùoh
t M
h feule qui lui' coiivînt s'u
Minière; &s'il d.cyoit le garder, c'était encore
fe montrant » il n'âuroit pas obtenu grâce pour
la partie du plan qui n'étoit as de luit & il en
aurôit partagé -la tenant éloi-
gné, il acquéroït une popularité, il infpi-
roit une confiance qui, pour la première fois,
lu/3onnoicnt un véritable crédit fur les Çom»
miWs, & le moyen de tempérer leurs iéfo*
Jutions. Dès le foir même on les vit fe porter
chez lui le conjurer de refter Minière, &!ui
promettre de modérer leur zèle & d'écouter
fts confeils.
Je touche, Mefileurs à un événement bien
important, un infant bien critique, celui
où 47 membres de. la Nôblefli prirent
réfolution de fe réunir aux Communes, &
parmi ces 47 membres huit de vos Députés,
du nombre defquels j'étois. •
Nous avons eu l'honneur de vous e^pofet
à cette époque, les motifs généraux de notre
conduite, & vous les avez approuvés mais
dans le compte fuivi que je vous rends au.
jourd'hui de la mienne, je ne puis omettre
la la plus intéreffante. Je dois
r 46 j
Vous en faire conno!tre tous les rapports i &
je ne veux -pas plus iifuïpèi votre
elle ne m'eft pas à • voè
reproches fi je les ai mérités. •
Il faut reprendre les chofee de plus lohiv
Vous 11 avez que trop vu par mon récit,
que la chambre de la Nobtefle des le pre*
mier inftant de fa formation, javoit été divifée
en deux parties, dont les principes ne pou-
voient guères fe rapprocher. La majorité d'un
côté, la minorité de l'autre avoient, hors de la
chambre, leurs Aflemblée» particulières que
chacune tenoit chez un de fes membres.
x Indépendamment de ces deux ferions géné-
raics, la minorité étoit, pour ainfi dire, en.
core fubdivifée; un petit nombre de les mem-
bres avoit un Comité difllinc^, dans lequel
étoient admis quelques Députés des autres
ordres; j'y fus invité plufieurs fois; je de-
mandai par qui il étok formé? On me répon-
dit qu'il y avoit quelques perfonnes qu'on
nefc permettroit pas de voit ailleurs, mais
qui là devenoieut précieufes; qu'on ne votï.
droit les avoir pour amis, mais qu'il
falloit les employer cortiim! inftruniens, &
que la coivfcicnccde l'homme public, n'étoit
t & x
pu ctïk de l'homme • privé.
m'engager dans des liaifons qui trop fouvenv
entraient audefô, s'et\ pref*
crues & qui finifleot toujours paf caufer ou
des chagrins ou des remords Je n'ai jamais
été ce Comité.
Je ne doute pas que ïafeendant invifible
de ce Comité" fecret ne fe foi t|ou Vent exercé,
& fur la minorité de la /Nobjèflfr & dans le*
autres,chambres; mais fi le but ¿toit tondant.
nable, on a eu bien foin le cacher,
Je dois déclarer que d^.ns les Affemblées de
la minorité entière» fi quelques principes ont
paru immodérés, ils n'ont jamais prérenté que
l'exagération du bien. Je dois déclarer qu'il
n'y a point de dévouement généreux, point
de défir vertueux de la liberté » dont ces
Affemblées ne m'ayent &dont
leurs délibérations n'aient porté l'eroprcinte,
A Dieu ne plaire ,que' je refufe de rendre
hommage à un grand nombre de vertus que
la majorité renfermoit dans ton fein: mt'\$ fel
principes politiques la forcoi«nt néceffairement
à parler de fcs privilèges de fes droits
qu'elle voyoit liés avec l'intérêt public, tao-
dis, que le* nôtres jutuiel»
la.
Nous nous affcfûtMtties dJux fois dans ld
chercha*
fixer' la pofitiorî dés affaires.-
Les Communes dtoient joutes pUinantes/
Les rrioyeris que l'on vendit |dé prefidrô pour
atténuer leur foi-ce, n'aVôierit (ait qoe l'xdgme'n'
tet. Jufqués-Ià elles aVoieht cherché à s'ap-
puyer de l'autori té toyale de ce jour elles
ajîprenoient à la braver.
U majorité du Clergé étoit à leur dilpofo
tiôfi, la minorité étoit déjà en butte aux
infinités & aux menaces populaires. Ces pre-
inkrs movtvemens, fortuits pour la plupart
des fpeclatèurs ne l'étoient pi pour ceux qui
réfléchiffoieot, ni pour ceux qui agifïbient
ces mouvemens en arinonçoient d'autres ils
menaçoient la Franceentièré.
En fuppofant qile la divifion fubfiftât en-
tre la Nobleffe les Communes, en
admettant une iocertitude fi peu faifonnable
dans une ` lutte !'1 inégale,' on fe trouvoh
entre ces deux réfultàts; ou les. Etats.Gène.
raux étoient diffous, & alors il n'y avoit pas
de Conftitùtion; ou les Communes faifoierrt

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