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Mémoire justificatif et explicatif établissant ma justification depuis 1835 jusqu'à présent. (Signé : Rifflart. [11 mars 1852.])

De
8 pages
impr. de Poulain (Aire). 1852. Rifflart. In-8° , 8 p..
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MEMOIRE
JUSTIFICATIF ET EXPLICATIF
ÉTABLISSANT MA JUSTIFICATION
DEPUIS 1835 JUSQU'A PRÉSENT.
Lors de ma destitution inopinée de la succursale de
Lières et Lespesses, en 1835, tous les honnêtes gens du
pays, extraordinairement étonné de cet acte de rigueur,
qu'ils savaient que je ne méritais pas, se sont empressés
spontanément, dans l'intérêt de la vérité et de la jus-
tice, de délivrer en ma faveur les certificats suivants.
Le premier, des habitants de Lières et Lespesses :
« Monseigneur, nous soussignés, connaissant que
des dénonciations infâmes ont été faites à Votre Gran-
deur contre M. Rifflart, notre curé, nous nous empres-
sons de concourir à sa justification, en vous certifiant
que ces dénonciations sont fausses et calomnieuses ; que
notre Curé est irréprochable dans sa conduite et dans
ses moeurs ; qu'il jouit de la confiance générale ; qu'il
fait le bien dans sa paroisse, et qu'il remplit son minis-
tère à la satisfaction de tous les honnêtes gens.
» En conséquence, nous conjurons Votre Grandeur
de nous le conserver, et nous espérons qu'elle aura
égard à notre juste réclamation.
» Nous avons l'honneur, etc. »
- 2 —
Signe : les maires, les adjoints, tous les conseillers
municipaux de Lières et de Lespesses, et vingt-six no-
tables habitans de ces deux communes ; en tout qua-
rante-six.
Le second, des prêtres voisins de Lières :
« Nous, prêtres soussignés, profondément affligés
d'apprendre que notre confrère, M. Rifflart, desservant
de Lières , est en butte à la malveillance d'un de ses
paroissiens, homme taré par sa conduite trop connue,
et qui se vante de faire partir son curé, croyons devoir
déclarer, en toute vérité, à qui il appartiendra d'en
connaître, que nous n'avons remarqué en M. Rifflart,
notre voisin, que les qualités d'un prêtre réglé dans ses
moeurs, exact et zélé dans les exercices de ses fonctions,
obligeant envers ses confrères, aimé et respecté de tous
les honnêtes gens de sa paroisse, et que, s'il fréquente
la maison de son beau-frère , ce n'est que dans l'intérêt
de sa nièce, près de laquelle il supplée aux soins d'une
mère qu'elle a perdue dans son enfance.
» En foi de quoi nous avons signé : DECROIX, desser-
vant d'Amettes ; CARON, desservant d'Ames; DELFORGE,
desservant de Ferfay ; DECROIX , chef d'institution à
Amettes; BOUTOILLE, desservant de Nédonchel ; VIGNA-
COURT, desservant d'Auchy-au-Bois ; DAUSSE, desser-
vant de Ligny ; COHET, desservant de Saint-Hilaire-
Cottes ; BRIOIS, desservant de Bourecq.»
Le troisième, des maires voisins de Lières :
« Monseigneur, ayant appris depuis peu, et à notre
grand étonnement, que l'on mettait en avant quelques
fonctionnaires publics de nos contrées pour les rendre,
soi-disant, adversaires de M. Rifflart, desservant de
Lières, nous déclarons formellement que nous ne con-
naissons M. Rifflart que sous les rapports les plus hono-
rables et les plus avantageux a la gloire de la religion ;
que depuis dix-neuf ans qu'il est notre voisin , s'il apu,
comme tant d'autres , être en butte à la calomnie, nous
en avons gémi dans la conviction de son innocence, et