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Mémoire pour le sieur Coëffier, maître maçon, entrepreneur de bâtimens, à messieurs du comité de liquidation de l'Assemblée nationale ([Reprod.])

21 pages
[de l'impr. de la veuve d'Houry] (Paris). 1790. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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25X
MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART
NBS IOIOo
iANSI and ISO TEST CHART No 2)
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
15 BRIDGE STREET MILL BRIIX.E STREET
WTTNEV OXFORDSHIRE 0X8 (iffl
Te lephont ̃ (099:1) Fax:
A
»5a»^s
Sieur Mditré
Entrepreneur de
éS^OMÏTÉ DE LIQUIDATION
DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE.
JLje fieur Coëffier pour obtenir juftice du Comité
cae Liquidation, fe flattoit de n'avoir befoin que
de produire les mémoires de fes travaux & de fes
avances arrêtés par Ftnfpe&eur général des car-
,aères) qui réunit à cette qualité celles de mem-
bre de i'acadétni&riSyale d'architecture & d'inten-
dant général des bâtiment. Mais la cupidité &
l'efprit de vengeance ont anime contre lui trois
individus, devenus par leur faute, étrangers aux
carrières, Se il n'en a pas fallu davantage pour
-porter le trouble dans fes attelters, pour répandre
des nuages fur une admîtiiftration où l'on a tou-.
jours procédé delà manière la plus régulière, où
l'éco^rjiie par
d'humanité exercés
bre 1776, des ouvrages de maçonnerie & ter-
raflèment nécef&ûes pour
le vide des
& dans les environs. Qui eft-ce qui l'a établi dans
une entreprife
les avances qu'elle exigeoit de lui?Eit-ce M. Guil.
laumot? Non, il n'en école pas même connu..
Ceft le fieur Dupont, maître de mathémati-
ques chargé par le magiftrat de police de pïé-
iîder aux travaux & de les régler.
Qui eft-cequi a autorîfé dans rongine le iîeur
Cocffier en fa qualité d'entrepreneur, à prendre
des ouvriers à fon comptera les employer, fok
aux recherches foit aux comblemens foit aux
d'après leur intelligence & leurs
talens ? Ceft le fieur Dupont. C'cft encore lui
qui le premier, a réglé les prix qui dévoient
être alloués à l'entrepreneur dans fes comptes, en
raifon de ces différentes efpèces d'ouvriers, eu
égard à l'avance qu'il étoit obligé de faire pour
payés exactement tous les quinze
jours.
h)
A ij
es avances croient relies^ qu'au 3o Avril
époque ^4 laquelle $A, Guillaume* rut
nommé infpedbeur générai des carrières les mé-
moires du fieur CoerEer s'élevoient, d'après ie
règlement du fieur Dupont, à quatre-vingt-deux
îTîiiic
reça que trente mille livres en difterens à compte.
arrêt du ConiUl
du 4 Avril i\idminiftration des carrières
fut confiée à M- le de poîUè-
& à M. le ^jiirecTreur général des bâtimens, il
reftoit cinquante-deux mille
cinqiiante-fept livres, conformément à l'arrêté dit
(leur Dupont.
Eii-ce la faute du fieur ces deux
commiïLures ont juge que^ dans une entrepôts
de cette importance les travaux ne dévoient être
dirigés ni réglés par un (impie maître de
matiques? Elt-ce fa faute s'ils ont cru devoir nom-
mer, pour directeur-général des carrières un
ingénieur en chef de la généralité de Paris un
membre de l'académie d'archireclure, connu c-ja-
lemcr.c p.ir fa probité Se fes tatens? Que gagnoit
le heur Cocrner à ce changement? Les mémoires
de fes ouvrages ont réglés à un prix inkrrieur
à celui auquel les avoit paile le tkur DÎipjnt.
M. Gtiilhumot a porté
parties de
nommer des infpe&eurs qui furveilloient les tra-
vaux qui vificoient les atteliers qui certifioient
le nombre des ouvriers, qui examinoient la na-
ture des matériaux employés.
faire
des reproches à M. Guillaumoc de fon exactitude
fcrupuleufe maisil ne peu: pas s'empêcher de
dire qu'il n'étoit pas ponible de porter plus loin
la dénonce; comme s'il eût craint de n'être pas
encore afîez bien informé par fes inspecteurs,
Couvent au moment où l'on s'y attendoit le moins,
il apparoiflbit au milieu de ces fouterreins, & par-
conçoit ces galeries éclairées par des flambeaux,
pour s'anurer des rapports qui lui croient fans,
au risque de partager le danger qui menaçait les
ouvriers.
Une furveilîanceauiîl attentive auroit fait regret^
ter le fieur Dupont à tout entrepreneur qui auroit
eu le projet de s'enrichir aux dépens de la chofe
publique. Combien djouvrisrs qui avoient fpé-
culé Air les moyens d'établir la contrebande par
les carrfères, ont été déroutes par le foin qu'appor-
Cependant voili l'arrifte estimable, voilà le
citoyen patriote qui n'a pas même été refpecté par
la calomnie! Comment s'eft- il attiré fa haine?
Par des bienfaits. Il a employé tous fes efforts
une place d'ingé-
Au}
aieur pour la levée des plans- Ce
thématiques a dédaigné de la remplir.
Ce même homme a reclamé le prix d'an-
tiens plans dont on n'a pu faire ufage à caufe,
de leur inexactitude M. Guillaumot a dé-erminé
le magiftrat de police à étouffer dé f aufles récla-
mations par le don de fix mille francs. Le Heur.
Dupont en a témoigné, par écrit
lance. Se (on désaveu de toutes fes diffamations j
mais au mépris de ces propres écrits de ces défa-
veux formels, il a recommencé d'injurier. fon
bienfaiteur depuis que, par le nouvel ordre des
chofes, il a cru pouvoir le faire avec impunité;
Abandonnons-le à fes un ingrat d'un
genre plus révoltant par oîtra bientôt.
Ce que nous venons de dire du premier, fume
pour prouver un fait qui eft, que le
entré dans les carrures comme
entrepreneur & non que les
ouvriers dès l'origine à fon compte &
le persuader ces pauvres faciles à trom-
Der que c'eft en ce principe que
le fieur Dupont a réduit les prix que l'entrepre-
neur ponoit dans fes comptes, & que depuis
M. Guillaumot a encore diminué ces mêmes prix
fans prendre en confédération que pour fournir
à la paie de ces ouviiej:s5 le iieur Coëiîicr étoit
pour cent d'intérêt, de fup-
rorfer en outre la perte qu'occafionnoit l'échange
d'efœmpte, ce qui a porté.
pour cent enfin
fans vouloir coniidérer qu'il y a eu des occafions
où, pour animer les ouvriers s pour foutenir leu»
courage, le fieur Coè'fier leur avoir donné .au-
delà de leur paie convenue 9 6 livres
n livres de fupjplément ainfi que
cela eft prouvé par une déclaration àes commis &
paflTéë devant notaires $c jointe a ce.
mémoire..
Au premier Janvier le magiftrat de po-
auquel on cequ'on appelle
en terme de l'art 3 qui^font I'expof4
des ouvrages de rentré preneur Se de fes avajices j,
enfu1te les font ITeftirhation faite
par arrêta le
compte définitif des travaux Décerna
bre & des fommes remues j^r l'entrepre-
neur; il en réfulta qu'il lui étoit dû cent quatre-
quatre-vingt-quatre
Le iîeur Tailleur qui connoît ia différence qui
exifte cime un attachement & un règlement de.
ces deux

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