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Mémoire sur la mendicité, présenté à l'Assemblée nationale ([Reprod.]) / par M. Papion le jeune

De
132 pages
chez Cussac (Paris). 1791. Mendicité -- France -- Ouvrages avant 1800. 2 microfiches ; 105*148 mm.
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
MAXWELL
Headington Hill Hall, Oxford OX3 OBW, l K
NATIONALE,,
Papion le jeune.
A PARIS,
'$£' trouve chez Cujsac, Libraire) au Palaii-Roy»!,
Àz
MËMO I RE
SUR
LA MENDICITÉ.
TNT RODUCTION,
M ESSIEU R S,
C'EST chez un peuple libre qu'il eft question de
la., mendicité i elle doit difparoitre de toute la
furface de l'empire.
Si le vagabondage s'eft accru d'une manière
effrayante, dès que rabfence des fangfues publi-
ques a laide à découvert toute l'indigence des peuples;
fi des mendians étrangers ont inondé la capitale &
le royaume; fi la corruption, nourrie de l'efpérance
des troubles, a détaché de tous les métiers une mul-
titude d'ouvriers qui ont cru trouver, même dans
une difTolutipn effrenée, un?e diverfion à leur milerç
UT
f 'a cet amas de maux, l'cxamen des maifons de
charité &;des hôpitaux n'a joint lùi-mêtn? qu'un
f;eâacïe Je barbarie & de raotty vous n'en raf-
femblerez que plus de courage & de moyens afin
de réparer tant de malheurs.
L'aflemblée nationale a rejette avec horreur les
expédiens d'une police abominable r qui ne.confï-
toient qu'à détruire les mendians & à laifi-er durer
la misère; elle a vu dans la mendicité un objet
efièntiel de légiflation; elle a conçu que, dénon-
ciatrice des calamités générales, on devoit y re-
connoître la faute & le relâchement des moeurs
& des loix diftributives tous les maux qui af-
faillifi'ent l'humanité, toutes les finfations miféra-
bles par où l'humme doit fuccefllvement pafler
lui ont paru mériter un égal intérêt, & chacune
une prévoyance particulière; cette lifte fatale à la
main elle doit chercher à tes prévenir dans leurs
fources dans nos foyers, dans les hôpitaux, dans
les prifons; d\in même fentiment de compa/îîon
embraffer toutes ces claffes de malheuceux, aborder
tous ces lits de misère; & il me femble qu'elle ne
peut, même en ce moment, porter des fecours
proviCoires, fans traiter cette queftion dans fa géné-
ralité.
Nous vous aideror.?. Et pour quel être penfart
la. mendicité n'a-t-eîle pas été un picùihâ fujêt
r**
A3
l'infurEfance de fopf aumône* rt'att pri* in j^oins
un formel engagement avec lui-même t d'attaqner ?
z la première occafion cet opprobre des fociétés h
Aiofi doric, nous rfommes, nous devons. tous être
préparés' fur cette importante matière, dont tous,
les jours de. notre, vie furent témoins.
"fa»4éclaration des pioclamant la
{aine.: égalité, a rendu ces. devoirs plas prochaines.
&plus fenfibles; la dignité reftituée (¡'homme libre
en rapprochant de nous les malheureux nous aver-
tira mieux de leurs fouffrances, & nos foins feront
plus efficaces-lorfqu'ils répareront àla fois la misère
& l'ayiliflèment.
Avant tout, il n'eft^pas hors de propos de con-
venit du prinjnjjecjui doit nous guider. L'huma-
nité confifte à rendre à l'homme ce (f»i manique
effentiellement à fon exîftence ia faculté de vivre
avec la condition du travail, k lui donner, non
la vie pour ùn jour, mais fes forces pour l'avenir,
à lui ôter véritablement Ja misère & non à la pro-
longea en le trompant par une aumône dont le
befoin n'a pas de terme. Tant.' que vous ne dé-
livrerez pas le pauvre de cette dépendance horrible
de ne vivre que de l'aride pitié des hommes, vous
ne luiavez rien donné;c'eft, au contraire, le tromper,
Xi)
A 4
DIS CO U R S
SUR
J'AI la avec attention les rapports du comité <W
mendicité; peut-être ne font-ils pas aflèi connus,
èar on fuit trop généralement cette auftère inf-
truâion, Et les meilleurs ouvrages fur cette ma-
tière relient ignorés; comme fi tout ce qui a trait
au foajagenaent des miférables devoit être marqué
de négligence & d'oubli.
Cependant aux divifions que le comité a adoptées,
k fes projets de décrets, à fes diverfes recherches
& conceptions, je crains qu'il ne manque encore
quelques élémens & une analyfe mieux approfondie
te il me femble que les mefures qu'il propofe pour-
roient nous jetter encore loin du but c'eft ce qu'il
importe fur-tout d'éviter aujourd'hui. Songez que ce
que vous ferez dans la circonftance préfente fera la
r.ègle de tous les temps. La proportion des pauvres, des,
ouvriers fans ouvrage, des vagabonds eft immenfe,
& votre tâche «fi plus grande aujourd'hui qu'ell»
rsj)
fie I* fera à l'avenir. Au milieu de tant de cala-
mîtes ce nombre prodigieux de hïîférâbîes cette
mafjè aigrie & corrprapues^ft n'en doutez pas,
une dépofit ion contre (ancien' régime, èc non one
calomnie Contre la révolution. Nos fpoiiateurs, et»
fuyant ont beau nous invediver nous, réparerons
les maux qf'ils 'oht'falts r l'indiglnce^eîtiine des
entraves dont il falloit affranchir la nation la plus
induftrieufe & nous devons regarder cet immenfe
foulagement' comme une partie des dettes énormes
que Jes anciennes diffolutians nous ont biffé à,
acquitter.
Le§ premières bafês dn comité font fondées fur
Ses observations qui,font connoîtré
!é ilbrribfe d'fndrvidiH à fecourir. Ce nombre parbît
pouvoir monter, à un million. Il en a évalué la
dépenfe- anrtuèîlè'a' '50 millions 'a-peu-près, & a
prorlofé des régleniens de diflributions, le tout motiva
&ftfmë de tëflexidnS morales (i).
Cinquante mille malades habituellement, à raifon
ae II à 15 fols par jour, toutes dépenfes de trait
_lt de médecins comprîtes ce qui monte de 200 à
450 liv.j>af pour l'année, ce fecours eft
Grtfq'ctnts mifie infirmes pauvres ̃•-»
enians & vieillards ou 60 livres
<I0)
limites regardées comme ronflantes; on a cru pbto*
voir s'arrêter a ce réfultat, que la plus forte pro-
portion des pauvres eff un dixième de la population,
la plus foible un vingtième; que le nombre des
malades ou infirmes, fur cette première détermi-
nation, /1 eG: encore un dixième du nombre des pau-
vies au plus,& uh Vingtième où vingt-cinquième
au moins ce qui fait varier le nombre des pauvre»
à fecourir, du dixième au vingtième de la popu-
lation, Sf. le nombre des infirmes ou malades, du
centième au cinq-centième termes trop éloignés
pour qu'on puiffe en obtenir une eflimation affez
précife pour les dépenfes; l'on peut d'autant moins fe
fiera ces fortes d'interpolations, qu'en des pays moins
riches, & par conféqaent moins couverts d'afyles bof.
pitaliers, le nombre des pauvres n'a paru monter qu'à
un quarantième ou cinquantième de la population;
tandis qu'il s'élève, dans les pays les pi* opulens,
la. un vingtième. En Angleterre on compte d'un
feizième à un vingtième le nombre des pauvret
recourus, & efKmant à la moitié de ce nombre
celui des pauvres non recourus, ou qui le font oc-
çafionnellemcnt par les particuliers le total des.
pauvres y monteroit a un douzième de la popui
lation quelques obfervateurs Anglais, l'ont mime
porté plus haut.
Il y a d'ailleurs une grande inexactitude %'̃'
C )
compter eel nombre de malades ou d Infirme* a
fecourir fur tel nombre de pauvres; car les maladies
étant la caufe la plus commune qui faffe paflèr les
individus des claffes laborieufes à la dernière in-
digence, les maladies précèdent au contraire l'état
de mendicité.
Une observation plus élémentaire & plus utile
a fait trouver allez régulièrement le nombre des
pauvres déclarés au dehors des afyles, égal a»
nombre des pauvres reçus au-dedans; obfervation
vérifiée chez diverfes nations- & dans différentes
villes & de laquelle on doit conclure fimplement
que Je nombre. de pauvres ne dépend pas d'une
loi de quantité fur la population, mais de la quantité
des places d'admiflioh dans les hôpitaux & des
recours plus ou moins abondans qui y font diftri–
bues on doit en conclure encore que le nombre des
pauvres hospitalités ou mendians ne nous indique
pas celui des malheureux dont les besoins extrême
ont droit d'émouvoir la commifération publique(i).
(it) Le comité regarde les mendians comme la cen-
tième partie des pauvres, ce qui fe préfenteroit comme
ttRe loi dire&e de quantité fur les pauvres cela ne
peut être ainfi car le nombre des pauvres au-dehors
étant obfervc égal à celui des pauvres reçus au-dedans
des afyles hofpitahers, le nombre ^Jcs pauvres admis
pourroit varier felon la quantité d'établiffemens &
.(.«»•)̃'
1 La plus grande partie de là' misère refte tôQ-
jours que celle
qui vous importons} 8cijuf<(ri*k!prefënt' vùùs n'âvét'
àpperçu que la 3ë pofer
Une auffi grande qeeftiotv, he iïie parôit paà y
répandre aflêz de lumières.
Ne que comme
^ràve qui pète fur la tnajenré partie des peuples
Éiishfe non manifeftee par des damfeurs' & dès;
perfécu tion^ mais infiniment plus thfelfel Or ce'
font foutes ces familles, tous ces ;hiaîheiîreui[
peine-nourris & vêtus, 1 mais qui ne rhandient pas;'
tous ces journaliers accablés & abrutU par le dé-
nuement le plus cruel; ceft cette multitude que
tous ne comptez pas dans la mendicité, & bien
plus recommandabie cependant' que ceù* pour qni
Foft s'eft tant occupe de fecobrs tjoe je vous pré-
fpntê,*meflieurs, comme le digne objet de votre
application. Nous nous croyons trop légèrement
quitte envers eux parce que la pudeur les écart»
ferojt varier également celui des mendians, fans que
le nombre total des pauvres variât au contraire même,
le nombre des fecours croiffant ferôït' croître immé-
d-atement celui de§ pauvres déclares au-dehors pu men-
dians, & diminueroit cependant la fomme de la milêre
publique, & le nombre des miférables.
«»?̃:)
dernière fevange toujours de
Je ne crois pas inutile de! marquer très-forte-
de la misère d'avec la men-
.dicité, diftinâion trop négligée en toutes cir-
conftances. Dans ces derniers tems tous ave*
.beaucoup fait pour votre repos de nourrir trente
mille vagabonds menaçants; mais pour quatre
paifibles,& fans pain, qu'avez
vous fait ?(i)
Cette misère an||rîeure toute mendicité, cette
maladie interne&. aiguë, faifit les peuples d'une
manière bien plus funefte. Quand la population
diminue ce ne peut être que par un effort violent-;
&. voilà ftri&ement la mefure vraie.& effrayante
ries. effets de cette misère, -fur laquelle il eil temps
de porter vos regards.
Je l'affirme, je rai vu j'ai vu s'éteindre 'des
multitudes d'ouvriers dans ces crifes douloureufes
qu-'oç-ns foupçonnoit feulement pas; j'ai vu des
familles entières dans un état de pauvreté &*d'a-
bandon tel, qu'il leur étoit même impoffible de
pafler d'un falaire infuffifant à une profeuion qui
(i) Voyez adrefle fur les moyens de profpérité du
commerce & fur les (ecours à lui donner. Du même
C'Ô
pût les faire vivre il y a une chaîne de cïrcohf-
tances, d'habitudes d'oppreffion qui fait de leur
état abjeft, le feul état de ces miférables,& dont
ils ne peuvent plus fortir. Je leur ai fait, au moins
au fond de mon cœur le ferment de garder ce.
tableau toute ma vie d'en prendre la caufe' dès
,que j'en trouverois l'occafion. Je bénis cette époque
qui fait rentrer dans l'espèce humaine des hommes
que le malheur abrutiflbit at dans qui, malgré lez
dernières .extrémités, la rudefle, l'itolement de
toutes jouiflances, je découvrais une bonté, une
piété mutuelle un fond de m^ars &de probité
qui dans ce cas, il faut l'avouer, font, non pas
de la fociété mais de l'homme.
Ne regardez pas meffieurs, cette analyfe des
faits comme fupefflue; ce n'eft pas trop d'un quart
d'heure de recueillement, contre dix fiècles d'erreur
& de barbarie.
Si l'on vouloit Ce renfermer dans l'argument
ordinaire des adminiftrateurs dans ce principe
auftère & froid fur la mendicité favoir que#«l'im-
» prévoyance les vices les accidens particuliers
» doivent néceflâirement comme l'arrière fait de
n l'ordre focial répandre un nombre quelconque
»de miférables mendians; que par une conséquence
péterhelte, toute fociété, par- cela même qu'eue
"fe maintient dans l'ordre le plus févère ren-
<M>
4e fes extrémité une indigence;
dont
».le déplorable abandon même & la douloureufo
» anxiété reftent expofés commes de$ avertîflèmens
» contre la nonchalance & les fautes, ainf que les
» fupplices contre les crimes» > alors il feroit inutil*
d'entamer la difeuffion, & il fuffiroit de fe reporter
à tous les réglemens diâés pour la fécurité des
riches; alors, dis-je,, on rernettroit en vigueur les
galères, les flétriflures, un fer rouge fur le front,
les prifons la potence même car voilà à-peu-près;
jufqu'à prêtent, tous nos réglemens fur cet objet ( i ).
Mais fi vous voulez être conféquens & humains
il faut vous affurer fi paf injuftice négligence ou
oppreiTion, vons n'avez pas vous-même accru la
mendicité. Vous ne pouvez févir avant d'avoir pra-
tiqué la bienfaifance, & c'eft le devoir rempli qui
vous donnera le droit de la rigueur. Là il faut des
(l) Loi en qui marque les mendians d'un fer
chaud i loi en qui ordonne qu'on les enchaîne
deux à deux; en qui condamné i être pendu»
ceux qui ne fortiront pas de Patis cette étrange jurif-
prudetice remife en vigueur en & 1547 en
1566, la peine des galères à perpétuité pour les hommes
& celle du fouet pour les femmes renouveUéc les
mêmes peines^enouvellées encore -depuis, entr'aulres
ôo
/lbîx là des lécours,
ce grand objet demande autant
'ÉèW, qu'il y a l'equiti
doit dîftinguer la misère innocente de la misère
coupable', autant que la compafllon doit féparet
l'homme /ain d'avec l'homme malade que 6 vous
Voulez tirer parti des nombreux moyens que préfehte
Fécondmie, les attelierg publics, lé commerce^ Fa-
griculturc fi vous voulez faire un -ufaie convenable
d'une police légale & d'une éducation publique fi
tous voulez enhn faire avancer de ce côté, la conf-
fhution qui, en rendant à Thomme fa. dignité, lui
impofe l'obligation de la reprendre & de s'en revêt ir,
vous ne pouvez y parvenir fans développer ces'grand!
principes de môralîté& de diftribotion.Ce n'eft donc
pas, encore un coup, de,la mendicité Hblée que je
cherche à vous occuper ici, mais de la misère
publique, & l'orbite que vos foins ont à parcourir,
comprend rhûtnantté entière.
Maintenant examinons, dans cet efprit, quelques-
unes des loix principales à porter, & fur-tout dé
quelle manière on doit en fixer les principes.
Quoique je ne prétende pas, vous foumettre ici
un projet entier de loix, & que -je n'aie en vue
que de vous préfenter la méthode que je crois la
pltfs propre.à donner une bonne légiflation fur cette
matière, je marquerai néanmoins par articles lts
principe*
th>
,B
tocdaHoh de pa*ler>
& t!if&&bt*f> &<ja'ob
0B.orrs wè
l'homme
^̃ivi'c; ̃̃•
vingt dans la plupart.
fur huit* & i-Vifàtti-
sèu-Ksù de:
mois de
durée
rapport même à cette i grande-rîhoiw
en pêr'ii dont ^060 par jour autdeià decs qui
50I000 malades toujours
c'e(l-à£dire>T;un«ingfîèm«
*nai« c?tftle moUnuttam kf
malades traités dans les hôpitaux de
t**y
donc être de réparer avec Pobfetvation la
.Viciés, &e. El cette loi non-ftvdMnent doit «Voir
population i de
M. Theri*»
tous ks pauvres manda n'ofent pas y avoir recottts.
tmai» que ks campagnes en
«ment, elle» lapopubtioH.
De plus, la fituation d'une < multitude de. «nidrabks
(dans l'état le plus funefte de maladie nous échappe.
Je connois un malheureux dont
ans, Je mife in prifën pour un iélit de police i -y
languit depuis fept mois elle y accoucha le feconi jour
'•«fc fon
J'un mourut au bout de huit jours loutre très-fort a
Tififté fixoiois, & eft mort, je puis «Bre.de fiumf 4
malheureufe mère qut le nounifibit n'étant pas nourrie
.«a l'étant comme on i'eft ks
tpammelles ?ft enflée fon énfiujt l'a
|nortr & la mère fera mort* avant
tenu compte de ces malhéureùfcs vïûîbks?
<«o
lieu pour les «'tablUTemens deftin<^s chacun k une
fin différente, mais aoilî & principalement dans
l'intérieur dés hôpitaux, où les maladies confondues
t'aggravent l'une par Fàutre. Elle peac étrt conçue,
Ait. 1. Deux cas différent âe Maladies s dt
corruption ou et vices quekonques m doivemt
malades ne foient jamais cou-,
( 0 En Ëfpagne j ç'eil une- pratique générale dan*
chacun leur lit
dans lç« h 6pinux tiennent
encore plus à la propreté & beaucoup de règles qu'on
peut y pratiquer, qu'à tout ce qu'on peut attendre d»
ta médecine êc de la pharmacie..
qui a parcouru tous les hôptttux f ptifohi
de correaion de l'Europe, rec«*imartde et
qu'il trouvé 11e bien ordonne en disert endroits 'une
fituauon iUvlt veifinc d'une rivière i Usfalhs hautes
Ô" fans autrts felles auidef us i comme à Boulogne &
i Florence les fin/ires oppofiis tant à tautre, ke
niveau avec lis plafonds, comme à NtwpertiJnstïjié
de iTight> ( c'eft ce que
miflaires nommés en 1 que les plaasbtrS (àièÀt
plane;, plafonnés, les croire: ouyertes ^u<qu'au p)^-
f ♦*>
Cette dernier» loi de rigueur, fir'fi naturellement
indiquée par l'humanité eft; «Hé' {Souriant dont h
commune dans' 'les hôpitaux,
jfc qui à la connouTance éternelle des âdrcinifîratéufs
& des peuples «y a toujours & impunément exercé
fond, pour que ta couche plus
i «e féjôufne nulle part & ait'uns libre i(Iûe )
'les ù ailes qui ne demandent
̃ que PinfpeSion d'un midtciky absolument fiparles
comme à Burgos £r
ftXy & et fir ptintj un
» eaii
Mofcow & des rf-
fedoires particuliers pour les, ccnvalefccns
+JLyon, Pimjbàutg Henné ïî< Parts? qu'il y ait un
fiain convenable & une s'y rendre
comme Manchefier qu'il y ait unt prdr
jnenade fpacieufe lavées une
ratïffies & blattchhs'âvec de la cKaux
au fan comme à Edimbourg (f HaJIdrs
.que les maladts foient lavis quand ils entrent dans la
maifon.
Certes, voilà on bien petit nombre de précautions
des égards bien fimples la vie des malades cependant
dépend de l'wbfervation de chacun'de ces articles :& il
feut parcourir toute l'Europe pour en recueillir un fi
petit nombre d'exemples fans les voir nulle part tous
Quelle que foit donc la formé adoptée dans la*
djftribution des fecours hofpitalîers^ il faut que cette
première loi foit obfervée. Tous les maux présentés
à la fois font friflônner & fuir un féal apperçtt
excite la compafiion, le cœur en eft pénétré, &
vole à fon aide. ̃-
On doit ce premier foulagement à l'humanité
fouffrante de la préferver d'un mélange hideux ou
infeâ j de ne jamais confondre l'objet da refpeât
& de la compagnon avec celui du mépris & de la
févérité, & ce feul ménagement aura fait plus de la
moitié du biçn que promettent les fecours.
Les fentimens que vous etfrez aux malheureux
font une partie effentielle &. la plus efficace de la
bienfaifance. L'homme eft le plus îujet de tous les
éj;re$ aux infirmités; fon efprit,fon a me éprouvent
toutes fortes d'altérations; fes facultés morales, dou-
Ipureufement aâeâées jettent en lui- les germes
d'une multitude de maladies compliquent les
fymptômes empirent fes infirmités, & le chagrin
l'inquiétude le dédain, font fouvent les feules
-califes de fa déduction. Traitez donc dans leur
fp«rce/ces fléaux de llefpèce humaine. Durant une
cherté de matières qui d«truifit en un aflez
grand nombre de manufactures & dont la crife
s'fft prolongée trois années, il n'y a pas eu de
caufes extraordinaires de mortalité; mais j'ai
tômpté avec effroi que fur un nombre donné d'où»
vriers, il étoit péri de misère une quantité troU
Ibis plus confidérable que celle qu'eût prélevé les
foix ordinaires de la mortalité.
La confolation réufln dans toutes fortes de traite-
Biens & à toutes fortes de malheureux comm encel
par leur offrir un état absolument contraire à celui
qui les a acoablés; arrêtez d'abord cette caufe»
Votre comité vous a préfenté en oppofition à la
manière barbare & infenfée dont on traite les fous
dans nos hôpitaux, celle que le docteur Hunter,
en Angleterre, a tnife en ufage envers un grand
nombre que fa douceur, de la confiance & de bons,
traitemens ont guéri fans être obligé d'attacher
même les plàs furieux. L'humanité, meilleurs a de
fçmblables fuccès à obtenir du refpe& compati/Tant
avec lequel on accueillera toutes fortes de misères,
Cette première féparation des malades doit être
portée plus loiti mais-ceci tient un autre principe
fondamental.
Un malade préfente deux objets de fecours; pre-
mièrement, fa maladie; deuxièmement, la mendi-
Cité pour lui à l'avenir & pour fa famille, dès le
moment préfent,ce qui nous indique le fens d'une
féconde loi.
Art. I I. Un malade préfinte le befoin de deux
Jicours, H maladt fui attend guérifon, Ofafa»
€>*>•
B4
mille que fort
fteoun public doit donc pouryoir d ces deux extré-
Or on ne peut en ce cas donner de fecours
complets que par des recours à domicile; car il
faut bien porter le fecours fi vous rie voulez pas
forger les miférables à le venir implorer, De plus,
l'enfant accoutumé à biffer Con père Ce traîner aux
bapitaux lors de Ces maladies, s'en chargera- 1- il
dans fa vieilleflê Une troifième loi peut confe-
quemment s'exprimer ainfi
Art. 1 Ayant égard la. moralité ,~à la vit
du malade & la rcprcjjion de la mendicité,
toutes cir confiances également engagées dans F état
de maladie il ne peut y avpif de fecours kofph±
talicr complet, que par des Jiéours à domicile
quiconque'' a une famille»
Ce n'eft donc pas par choix de fyfteme ùniqoement
que je crois les fecours & traitement -à domicile
préférables aux hôpitaux, mais par un principe ri-
goureux qu'il falloit démontrer; car oblèrvéz bien,
mcflieuis que c'eft une législation & non pas des
Hatuts variables qu'il importe de donner; qu'au lieu
de convention & de réglemens de détails, vous
devez vous attacher ces raifons fondamentales,
oit l'on doit en tout temps les puifer, & biendif-
tioguer les principes toujours vrais des moyens d'exc*
,<<̃>
de conserver, de faire
païTer'a tous les fièçles cette grande leçon, ce
tableau effroyable connu 'depuis long-temps, dé-
nonce, mais inutilement par les commiflaircs
hommes en 1786 & trouvé encore pire par vos
<&{nmïflajres Ils ont vu comment font confondus
peiè-mêle les infirmités les infortunes, les crimes
des maladies peftileriticlles étérnifées dans ces lieuse de
douleurs les vices gangrenans d'une manière aufli
fanefte aufli mortelle ces malhéufeufes victimes
en tout fens; ils vous' en ont rapporté les d'éfor-
dres, les abus les barbaries comment, & tous
les jours, des malades entafïés, au lieu de gueri-
fonV n'y rencontrent qu'un fpeâacle hideux & dé-
féfpérant; preflés les uns contre les autres, quatre,
jufqu'à fix à la fois, fans mouvemens libres, af
faillis, empoifonnés des accès de tous les maux qui
multiplient les leurs calcinés- par une chaleur
fétide, inacceffibles au fommeil & dans cette
torture- affreufe, forcés à partager, avec dss
âgonilans, des fpeâres, ces lits. ces écha-
fauds de la misère; ils vous ont dit avec quelle
fiorreor ils ont vu des infirmes avec des fcélérats
des épileptiques avec des fous; des enfans venus
de la Pitié Bicétre, pour être traités de la gale,
oabïfés dans les priions des malfaiteurs depuis fix
fûoi$£& qu'on y auroit encore billes, s'ils n'avoient
*s\
témoigné aux gérans e cet hôpital l'abomination:
d'un tel oubli avec quelle atroce invention on
avoit creuse des cachots où le jour ne p&étroit
pas, réceptacles des vengeances de minières, à&
femmes & de commis & on même > fur la (impie
décifîon d'un économe ou d'un adminiftrateur, on
précipitoit les malheureux qui avoient choqué leurs
pallions ou leur arrogance comment dans tJn.
autre hôpital & pour les moindres fautes, des
jeunes filles font enfermées des mois entiers avec
des folles furieufes; & tant d'autres crimes dans
l'enceinte des hôpitaux. Il eft bon de le publier
il faut conferver ces détails affreux; il faut que
le récit de cette confufion horrible, porte à l'aveni»
une peinture fidèle de l'afyle des pauvres, da teœpld
de la charité ;,que cet exemple feive, d'époque en
époque, à rappeller fur ces établiffemens fi facrés
& fuôt corrompus, la furveillance publique & la
piété charte de ceux qui ne font pas encore endurcis
dans ces administrations car celui qui les voit ha-
bituellemenr regarde les hôpitaux comme un
champ de travail & ,de fatalité qui fç, [remplit
loin d'en arrêter les progrès il prétend que C'en
même un bonheur pour le, mifërable de terminée
plus promptement une vie de fouffrances; & fa
cruauté, couverte ainfi d'une perfide compafEon,
ne fait que rendre, la, vie des malheureux encort
plus amèro, & que doubler la portion de douleur
qu} les accable (i). »
(i) Voyez-en la description dans tous les mémoires
qui traitent de cette matière. Rien ne déshonore plus,
les fociétés humaines que l'intérieur des hôpitaux. Les
détails en font révoltons.
Il y a quelquefois jufqu'à huit enfans ayant la
petite vérole dans le même lit quand on met quatre
ou fix malades dans un lit de s2 pouces on en place
deùx ou trois à la tête, autant à l'autre bout du lit
de forte que les pieds des uns repondent aux épaule»
des autres & réciproquement.
La teigne & la gale y font éternifées} i l'hôpital
Saint-Louis lors d'une vifite qu'on y fit, tous avoient
contracté la gale, au' nombre de 6 à 700. La gale
s'étend oit auffi fur 300 ferviteurs de la maison de
THôtel-Dieu& fur 300 malades, fans compter com-
ment de -là elle fe propageait au-dehors. En mai
il Ce trouva fçorbutiques preuves effrayantes de
la fétidité de Tain
Quelle image épouvantable que le mélange des
differens malades des varions avec les fiévreux du
voifînage de toutes les infections & de la putridité pour
les malheureux opérés
Saris parler des maladies qui ae font pas toujours
également graves, on jugera mieux de l'effet de cet
entaflement contagieux dans des cas de mortalité
communément plus uniformes parmi les hommes
opérés par exemple dont il périt un nombre prodi.
(*O
A 1a: vue de c«f atrocités, ne foins étonnez p!ui
que les fonds de la charité livrés àdesmains avides,
gieux. Dionis démonftrateur fous Louis XIV avoit
obfervé que le trépan étbit heureux à Paris qu'on
n'en meurt prefque pas mais qu'à l'Hôtel-Dicu les
trépanés périflènt tous à caufe de l'air infe& qui agit
fur la dure-mère.
Les épidémies fur les femmes en couches y font
très-communes } on cite plufieurs années d'une mor-
talité extraordinaire. En 1746, fur douze femmes,
fépt en étoient atteintes & fur vingt attaquées de cette
épidémie, à peine en pouvoit-il réchapper une. Depuis
1774 jufqu'en femblable épidémie, qui a lieu
toujours plufieurs mois de l'année. L'Hôtel-Dieu perd
donc en certains temps, plus de la moitié des femmes
en couches. Or, la mortalité obfervée fur lesfcmmcs.
en' couches eft bien éloignée de cela à Londres fur
un Tiède d'obfervatioas elle eft trouvée une fur
à Dublin une fur 1 to à Manchefler une fur i?8 dans
l'hôpital Britannique à Londres une fur à un
autre hôpital de Londres une fur 131 j & à l'Hôtel-
Dieu de Paris; dans les temps ou l'épidémie fur les
femmes en couches n'a pas lieu elle eft encore d'une
fur quinze. ( Voyez Rapport des commiflâires en 17S6,
& les Mémoires de M. Thenon fur les hôpitaux. )
Dans prcfque tous les pays, les hôpitaux recèlent
les mêmes barbaries en Angleterre ou nous venons
de citer le docteur Hunter pour le traitement plein
d'humanité des maniaques, il exffte en d'autres villes
occafions de piilage j
-̃'
des i c«i!e»> que^nôus reprochent
ici. Howard dit qu'à Dublin, ch dans une maifon
U trouva
fur
rions il ,y en a d'autorifés, tneoif par des îégfèifcens.
permettre-un profit, qui feul, monte
livres par art, fur 1«»« boiffons yendees aux
miférablcs ? Le profit encorië ïpius odieux jur les lits
.qu'on leur vend & puis
& cela arrangement d'ordre
intérieur. .̃ ̃-<>< {
devinert-on par quel motif le bureau de l'ad-
miniftration.de l'Hôtel-Dieu s'ofaftina à refufer aux
̃commifTaires nommés en 1 786 les renielgnemenstiécef-
faires, éc qu'il fallut devin»: & raficmbler fur des
notions générales.. ;i^: j «. .̃ ̃
M. Crofat avoit propofè de canftruire des hôpitaux
.-propres à recevoir le même nombre de malades, puis
ou chacun auroit fon lit de ne toucher que les mêmes
&.d'y fiipplcer.de fa fottune\
j.p,ropofarit; de, rendre un compte, exacî de l'emploi ides
^deniers. L'humanité feule le guidoit, on ne ¡'écouta
point. ̃]- .~il: ̃̃
Mais lorfque des architectes fécondés, dasadminif..
CîO
Et nous avions 'horreur des prifodi dYtat, de*
baftîlles Et noos IaiflÔDS de telles 'chofes éxifter
jcocore au milieu de nous! Et là périfleot des milliers
lIe viâimes fans que nous
Orateurs ont propofé des édifices nujeftueuX, & d'int*
'mentes entreprues^ ils ont trouva par-tout accueil &
prote&îon. Les périftiles, lu colonnes, la régularité
.des dehors nous frappent ) notre examen ne va pas
au-delà, Rien de plus beau que là compofition âïchU
te&urale du coMge de -chirurgie plat à Dieu que
nous puffions admirer également l'ordre & la fcnfibiïité
dans l'intérieur des hôpitaux! Nous courons autour}
.les applaudiffemens l'élégance » le bruit nous arrête
l'entrée nous empêche d'entendre léS gémiflê<
mens qui s'élèvent au=dedans comme autour des bû-
chers Indiens, des hurlemens cadencés empêchent
^d'entendre les'cris que font pouflèr des douleurs atroces
:dont les prêtres retirent quelques profits*
On avoit ouvert une foufeription pour édifier quatte
hôpitaux aux quatre extrémités de Paris: Il y avoit plut
de deux millions de fouferits. Qu'eft-Ce devenu Et
ccpendant les inutiles mars de Paris ont été élevés en
,un din-d'œil & de diftance en dlihuice de$ temples
pour les commis des fetmest ainfi que jadis on ert con-
.facroit aux mauvais génies. Douze à quinze millions
y ont été enfouis & avec deux ans de tyrannie de
--plus$ ces monumeos euflènt porté à Hmmortaïité ht
noms des minières qui avoient conçu une telle ma-
gnificence.
'aucun remède Eh meflieurs c'eft que là c'eft
tous; Pinfbuciance eA la tyrannie des
hommes privés l'infouciance & l'abandon auffi
le defpotifme le plus
manque des chofes néceffaires
argent, fondations facri6ces manipulateurs ha-
'tout s'ocre en abon-
dance. Que manque-t-il donc? De ne pas opérer
le biçn dans la difpoficion naturelle qui lui con*
fient & qui empêcheroit que rien n'en fût perdu.
voir que les fecours à domicile
font de principes obligatoires en ce que tout
préfente deux extrémités »' maladie & men-
l'une de' l'antre. Compares-
.'les aux hôpitaux, vous reconnoîcrez encore dans
les détails une infinité d'avantages.
S'agit-il du but principal des fecours de guéri
pour un malade que toutes
& les infeâions morbiferes Un
fans en être
atteint, 6c tomber malade lui-
même. La liberté l'air pur du dehors, les moindres
feuls
plus, efficaces que ne le font, dans les hôpitaux
toute* les drogues & tout Kart des médecins*
S'agit-il d'économie ? Le fecours à domicil* jeu
Ha deux objets} il guérie la la
TOÏftîre; il eft immédiat il échauffg la
particulière & entoure les malades des foins. offi-
,cieux dont tous I'habir
tude. La fomme des
Les hôpi taps ont d'aUleuK dans Wv exercice nne
-.forte de tyrannie d'incarcération, :qqt en mille
.occafîons fleuir^ tue.
:en certains cas. -Un,
;t>arens;, un infirme, un ^prjTp
famille; en les divifant, en.
.pas plus
vous le féparez des pour
4e
vous lui promettiez, la porte que
^eft prefque toujours, ppur lui liç feuil
La
fauves aumoins.de l'approche
(i) J'ai obfervé fur un certain
•infirmes que l'on transféroit à des hôpitaux «Ju'il CQt
meurt dans les fix premiers mois plus de moitié que
l'atitrs parti? fuit après la. loi de mortalité, ordinaire»
autres
Or)
c
du
faire-un un
de
de
mais
au:
devqiedt
de
tputés
ce qu'elle les
fait
& de
La
de la pané
pas
fentimens dans le coeur,:de
&
do
un
tH)
Ses Voifins. Il faut donc ^iie chacun
veille fe foumette, s'il ne foàflfre pas au moins
qu'il forage qu'il conftate & préfçrve da droits
.communs, & fî facrés* c'eft une
toif e t même de fa vie privée & litre. Préparée tous
àfouffrir, nous devons l'être à fecourir; noos ignô-
ioûs emcore fur qui tombera l'infortune la dou-
Je«C» ifeiprailièq de tarit demaox verfts au hafarid
(furl'efpète! humaine, chacun.de nous doit con-
fonffrances d'autrui comme une partie
y, Une quattième loi doit » donc aftreindre chacun
à participer à x:es d'obligation
tou$,
-Ôgti4>'éis*'jë;, fixer» le principe par ùne loi cônfKtd-
.tioniielk» quelle que foit eofuite la manière dé le

/>djfè <i lafumeillancc, à urîifénâion quelconque
-ifajjîfianee aux infirmeï r'fi ''aux 'pauvres afin qye
né, foii •étranger à
cette tpâïtii eTaJmirtiJlration commune.'
G'ett-aiflfi, que la fâgeflè âttle^îf.
lateor, redoutant la froide tiberalité des fondations
ne dôi^^erîârë éternelle que là vetta ^nibipita-
Ci
& iè fc'eft pas là chafrité feule de hos pères cr«?ft
feMnÔtre qui ddit! veiller à tonte heure fur nos"
Concitoyens.' Chaque génération a fes malheureux
a fes vertus.
colfotre conftittftion d'ailletrrs, ce réveil de la
ftaifôn, a befoin de tous les rapports moraux qui
Elle fe confolidé autant à chaque
1« de-, fraternité, qu'à chaque précaution contre
la"' tyrannie. Rien peut-il aflurer mieux la liberté
publique, que de rendre l'exiftence de chacun fen-:
fible à tous
Mais ce qui importe très-particulièrement c'eft
que l'artifan pauvre toic également vtfiteur fur-
veillaot, hof-
picaliers; il eft prodigieux ce qu'on peut en obtMiir
pour ja moralité, dë faire partager 'aux ouvriers
tndipens ces fondions refpeaabtes. LE PAUVRE
QV'OK HONORE EST LE MEILLEUR ET LE PLUS
DICfNE DES HOMMES;
On en connoîtra les heureufes conféquencés k
bien des égards, fur-tout dans les dttails, quarid^.
il s'agira de prévenir l'abus le pillage, & d'afiurer
l'obfervation de la loi (l).
(i) L'archevêque de Sens'auroit-il diffipé les fonds
que la piété avoit confacré» au foulagement dts maiheu*
reux réduits à la dernière extrémité par la grêle de
(-3.O
Et la charité alors reparottra ce qu'elle devois
toujours être, dans fon véritable fens, rien autre
que le devoir de l'hospitalité que nous avons tous
à pratiquer dans notre vie envers les infirmes &
les miférables, comme envers l'homme chaule de
fon afyle, ou qui a perdu fes foyers. Eh! qu'étpitrçe,
donc que cette grande vertu
Teligieufement obfervée par tous les peuples îQuç
devons-nous penfer du fentiment qui l'infpirojt
& qui puniflbit de la mort des lâches & des a£-
faffins quiconque en refufoit ou en violoit] les,
devoirs ? On ne trouve point ou a peine des tô*-
pitaux chez les anciens peuples (i)j mais laiflbient-ils
pour cela périr fans fecgurs leurs concitoyens? Cette
hofpicalité %diye & prévenante^ne leur tenoit-elle
pas lieu de nos grands établiflêmens modernes, cette
hofpitalitc qui créai enfuite elle-siêtne les premiers
hôpitaux du temps des ctoifades ? C'cil une vertu
de plus que nous aurons recouvrée i& c'eft par-
1788 ? Le cardinal de Rohan avlrott-il englouti tes fonds
confidérables de la vente des Quinze-Vingts, fi l'oeil,
rigide de l'artiCan pavvre eût (urveillc leurs mains F
(l) Il y avoit dés maifons pour recevoir les pauvres,
d'autres pour les malades d'autres pour les étrangers.
Il y avoit même des hommes chargés de leur admi-,
niftrer tous les fscours. Les traces §n font rares ce-
pendant.. {
(
C3
ticulièrement pour rendre à la charité ce faint ca-
ractère que j'écarte expreffément l'idée & le terme
d'aumône.
Les fecours à domicile, dans le cas de maladie,
ne fuffiroient pas les compagnons des diverfes
proférons, éloignés de leur pays ont befoin
d'hôpitaux. Les hôpitaux conviennent encore dans
les grandes villes mais en évitant l'inconvénient
extrême de les remplir d'un trop grand nombre,
& cependant qu'ils foient aflèz confidérables pour
raflèmbler & fixer un concours de moyens & de
chofes qu'exige le traitement des malades.
Parmi ces grands raffemblemens, cette confu-
sion des miséres humaines, parmi ces énormes dé-
penfes, ces monumens fastueux, ces va(les projets
de la bienfaifance, il en eft un d'oublié, meilleurs,
& le plus eflèntieli ce font des afyles d'invalidité
aux artifans eftropiés par toutes fortes d'accidens
& de mutilations trop communes en beaucoup de
métiers. La guerre n'eft pas le feul qui nous re-
commande des invalides que de métiers difficiles
& dangereux que de mcmcns dans la vie de Fou-
vrier, & demandent autant de courage, font
traverser autant de périls! que de métiers, avec
la certitude confiante d'abréger de beaucoup la
durée de la vie Les dangers & le courage, loin
de n'être que des crifes rates & paflagères forment
( 3S)
la fituation habituelle & non .forcée de* hotno^s
laborieux. Pourquoi donc manque-t-il des féçouip
d'invalidité a ces vi&imes ? Leurs fervices leurs
malheurs ont-ils moins été pour la fociété? Et que
d'exemples fous nos yeux Interrogez ces miférablçs
fur la caufe de leur dêperiflement & de leur mur
tilation ce font des ouvriers écrafés dans les cat-
rières, des maçons tombés du haut de nos majfons,
des hommes brifés par nos voitures, d'autres ufés
& rompus par des travaux périlleux. Durant quel-
que temps ils fatiguent la pitié de ceux qui les
connoifTent encore; bientôt ils ne font plus connus;
ils ne peuvent adreiTèr une parole k aucun être
qui leur foit uni fous un rapport quelconque, un
profond défefpoir détruit avec violence, en eux,
tout fentiment confolateur on ne meurt pays
&ces cadavresfe trainentdevant nous, découvrant»
fans fruit leurs bleflùres à nos regards faits à ce
fpeâacle atroce, qui ne fert plus qu'à nous endurcit
& à détruire dans des coeurs flétris tout fentiment
de probité & de compaffion.
Je demande donc, cet égard, que toutes
les proférions pénibles & périlleufes trouvent les
mêmes prérogatives la même reconnoinance que
le métier des armes qu'il foit en principes que
nos malheureux concitoyens, condamnés pour tou-
jours à fouffrir çt à n'avoir plus d'efpérance
MM
C4
ont un droit créé aux, fccours & à 1 entretien
gubîiç. Tels feroiem dope les motifs de deux loix
encore.
,Af!»,(Y. Toift mutilé ou rtndu im-
gotent dans ttxtrçi^ d'un métier doit trouver
d'invalidité aujfi-bicn que l'homme
U métier des armes,
.iÀri.VÏ. UnàfiUfera également ouvert à
brifi par un accident quelcon-
nature, ou dévoré par une
maladie incurable y comme à des viSimes expia-
tffiref dt ce que nous nefouffronspas.
Continuons.
afin de préfenter une eftimation des
urgens à dillribuer, s'en eft rapporté
qu'il leur a paru devoir monter dans lis
momîr.t préÏent, à repartir, à-peu-près, à uri
de la population, enfans, infir-
mes ,& vieillards la dépenfe, comme nous l'avons
diti.eftimce kun total de millions.
C'çft fur-tout à la dépenfe par individu, qu'on
découvrira mieux ce que vaut une bonne légiilation
mendicité; mais nous n'entrerons pas, pour
cette fois dans les détails d'eftitoation de ces
détentes, par individu. Auparavant pofons les
••̃;̃̃̃.̃
de décret admet,
t*i
pour la diÀrîbution des qui
on ne- peut plus dàngereiifes; ir/âgït dVfaîrède*
rôles de ceux qui auroient droit aux fecours1} dîf-
mêmes bafes,
dans qn£- ignorance totale des -grands1 principes
fociaux s'jnftitueroient au
fein de la fçciétç' c'eft éterçjibr la ttitsèré & fiéti
h fecourir. Ne âés
malheureux aux fecours publics* par cette faufle éàhP
binaifon cette dangereuse claflîficatîon dont on
ne prévoit pas toutes les fuites. C'eft pèUt^tre'la
charité qùi;, la première aux Indes « inftitua une
dernière- cafte parmi les hommes on leur jefte
des a,limens par pitié
être coupables. ;s jp; • n\
Point de rôles point de caftes de
misère exceffive n'eft pas un état dit l*hdritttïè
puifle refter & feloû touies^ lés Relations humaines>
& fociales, elle don ceffèrd'on moment
donc, aucune loi qui la raffe ptéTuéér'pèràaiiertfé^
aucun règlement injurieux qui inflige au
reux cette il a'
moment ob il- recoprs, &n*i béfoîriîqnë pooV
ce temps; épargnez-lui tout outrage préliminaire.
1 aire une lifte,
déjk Pexcès d'une
fâirV de plufieurs fortes qu'elfe inconcevable
au contraire Ici l'oc-
qui prévienne toute démarcation
odiéùfe entre l'aifance & la pauvreté t d'une lot
qïil fùr-toùt épargne au tnîlerâble les dépendances
de ïat charité •, car quelque fimplé quelque facile
^u'èo Ibit il faut que ^quelqu'un en foit
l'organe il faudra les aborder, ë6' adminiftrateiïrs
& îfi' vôhs y joignez la moindre condition qui
putfTe compliquer le droit de- recourir, il fâtldra
bientôt folliciter cette proteôion, dont îè plus
décidé républîcain aime également a fe targuer
& pour l'obtenir ce fera encore là un bonheur
qui fè. vendra peut-êrre.
L'ajrt. VII, propose ici, auroit donc en vue,
i°i de s'oppofer à ce qu'il foit fait aucune lifte
d'abjeâion aucun enrôlement conditionnelle
pauvreté. x*>. De rendre l'accès aux fecours publics
& leur diftribution abfotoment indépendans de
l'arbî traire d'aucun adminiftrateur quelconque
car les recours' publics en deviendroient bientôt la
proie. Ce n'cft pas autrement qu'en Angleterre,
les Recours domicile font devenus en peu de
temps le dôniaine de quelques familles infentes,
& que l'impôt atiribué au fouîagement des pauvres'
*sV;ft .accru, à 8a
tqde cfrndigens privilégiés qu'on peut regarder
comme formant aujourd'hui une efpècé p^rtiçuL-
Kère, dft communautés monacales fans
la mendicité ,.<jui, n'en eH &,
^<Vï >̃̃•
qui
aura retours fera je; maître de deux
témoins qu'il les citoyens de Ion
aufli un Wf me révère
mendiciié ?que caule
on accident, une maladie, & fa çpp^aleicence.
Je me fers de Tejrreut de. principes d'une claf«
fi6cation de pauvres, en un, rapport admirablej
.rfaiileurs à bien des égards, afin démontrer,
combien il faut être en garde fur les pjans &
t'ordonnance qui. femblent les mieux entendus »
lorfque dans un fyrtême aufîi vafte 6c qui, em-
brafle tant d'objets, quelques termes .font ou-
Niés. La main invincible des habitudes nous
replongeroit fans ceffe dans les mêmes erreurs.'
Quand on réforme on penfe toujours mieux faire;
mais ce qu'on trouve établi, on le trouve avec les
abus; ce qu'on propofe d'y fubfiituer eft encore
fans les abus il n'eft pas étonnant qu'on s^y.
méprenne. Il' s'en gliflèra de nouveaux n'en
doutez pas que vous n'aurez pas prévus, mais
(
Q1P/ l'éternelle
Il entre dans !e projet du comité de faire
marcher les fecours en raifon de ce qu'on paierott
moins de contribution. On peut faifir toute la
difconvenance d'une celle difpofition.
L'inftitution de chirurgiens ou médecins de^
pauvres, avec appointemens &ks dépôts. de
drogues ne font pas auffi fans inconveniens.
Aucun élément de cette étrange corporation, ce
doit être créé à part; le meilleur médecin !e
plus éprouvé doit être celui des pauvres ils
feront obligés de recevoir celui que vous aurez
choifi. Il faut que tout ce qui les concerne foit
pris dans le fein de la fociété, & à toute heure,
& autant que vous pourrez, de forte que ce ne
foit pas un gain mais un droit à l'eftime publi-
que cette feule différence me femble extrême-
ment importante.
Il n'eft pas hors de propos, parmi les avan-
tages d'une application commune, de compter les
progrès que doivenr procurtr à la feience & k la
pratique de la médecine les obfervatïons en pleine
nature, pour ainfi dire. Les faits plus prononcés
les maladies critiques de chaque âgé moins con-
fondues les effets de l'air de la végétation
ceux des diverfes faifons & de tous les règnes de
l'exifrence offriront à l'analyfc de grands dé*
uo
*êîopp«uneris & des connoitrances plas completMi
'ijoc celles*-qui n'ont pd^r matière que la décom-
^pofition anticipée de nos êtres débites & déprava.
'On doit donc éviter que ces étàbliflèmens de
médecins ne foiêrit qu'on chemin pour- venir des
campagnes dans les villes, ah temps de claies,
,*il tours d'anatomie & d*effais comme il n'arrive
•déjà, que trop, & faifir au contraire cette occasion
renîârqHabîe d'établit entre les médecins une car-
Tefpondance intime, une furveillance mutuelle,
nne caution générale de lumières que tenus à une
aflociation de travail, les plus habiles hommes
.fuirent liés à ce corps d'une manière très- ex-
prefle (i); & je ne doute pas que dans l'état ou
(i) On trouve peu d'hôpitaux, comme nous l'avons
dit, chez les anciens peuples, mais une hofpitalité
particulière tenoit lieu de ces raffetipblemens infeâs &
•immoraux les médécîns les plus célèbres fe faifoiern
ah devoir de porter la. même affiftance au pauvre
comme au riche les particuliers fe prêtoient aiEf-
.tance. En Egypte & à Babylone on expofoit les ma-
lades, afin. que .les paffans qui auroient été attaquas
le guéris de la' même maladie, pulTent leur donner ou
indiquer les remèdes dont ils avoientfait ufpge. Chacun
ctoit tenu à depofer, par écrit dans lès temples, les
ferrièdes qai lui avoient réuffis. Par la fuite,. quand un
grand nombre d'expériences & d'obftrtations portèrent
(
fé trouve cette fcience des hommes
daWes pàj tant de lumières & d'utilité, ne .jfi»
de cette fublîme
de la méthode dans la médecine, & eç firent uq^
feiençe les hommes de génie regardèrent Comme »«|
devoir façrç de faire participer tous les hommes aux
du roi de Perte les honneur décernés «iijc
difant qu'il deroit tout à fa patrie; & il reftaiCoos,
ou tous les Grt« pauvres confiné fiches» ¡¡voient ega-
leniènt 'droit, à fes foins. Les médecin»
depuis donnèrent toujours la même application, *«
traitement des mifcrables.
dans la médecine en ont autant acçra
la vertu que les lumières po )es a vus non-feulement
tinter conftamment les pauvres mais leur dîftrfbuer
pâyé tant il eft Vfaî què~te
génie qui éclaire eft également defliné à être ça tout»
bccâfion
indifierémmenf Cette difoofirioa
habiles à être aoffi.Jetplit»
à un art
géante (ans ceffe d'un
douleur, ils cohfarvent cependant «ne profonde jfen]f^
Mute; àttriftés des foufFfanceS qu'ils
vîfiter par etatf i\i fe confolent dans,
4es mêmes ihaux qu'ils », j'a|
cîterois de nombreux exemples il ea «A à
comité, les moyens de Ce diftf îbue* te
Mai & de "fàerinces;
jêânêYproïefletirs tels que
iriftituef-, eh èxigétfnrqfie par des étèdejpautKeQ^
^ùèi& non èrivôlemeht examinées -Ils fe }uf-
diençs de partiçroer à 'cette ConfiànCÔ
éminente.de la pa^rte le trajte^nept de les
J?renez7doaç les pre-
le, fucçès d'^n, iyftéme
bîei* cofiço prenez garde encore un coup qote la
bîènfaiËnrice rie forte de la main dé tôos que vont
ne fondation des
dépôts es déperifes fixes,
me lie, & à qui je rends hommage du fond de mon
cœur.. Leur venu aous iadique ici de grands moyens,
nous eft pas permis; de nigHger
v Ce n'eft pas qu'il n'y pra-
tiâens qui ne font ni humains ni- bienfaifans j mais
ee ne font pas non plus des hommes de génie ce
fôht des ouvriers très-exercés qui favent bien opérer,
Côtrfme des bourreaux favent bien pendre. Auffi vou:
3rôië-je qu'on tnterdife la pratique de la, médecine &
de la chirurgie, à celui qui auroit commis des aâes,
d'inhumanité, comme, à celui qui auroit donne des
preuves d'ignorance.
dw moyens de fortune /i)i fie il
aifé tfe tomber datis- l'erreur à cet égard que vous
lVtabiîflement
d6ftVl*iirtîi
«ftrde fi* forfnér un< propriété he foot
JW»:^eiW5> |>ar. des Joix. -en vigueur, à Pobfervattoti
des plus touchans devoirs de i'huma*
nité, ils
ks dernières çs de l'homme eje^i
peinte ne trouvent pas même lejir foromeil.
̃ Les reglemens ont beau être bien faits il y a tou-
jours quelques points d'oubliés, & alors quels con-
îtraffèsfde' charité & de Barbarie, de 'précautions 'ic de
de
que leurs gains-,
ic ne fpnt .avères que dans l'explication de ce qui
regarde le malheureux.
Je poi|rroi^èn çi^er de^ exemples- chez nous-mêmes,
prendre ..chejs,' nos voifins. Quand
avec tous les. honnêtes gens de
l'Angleterre les abus des droits des geoliers fur les
& la négligence affieufe caufe des fièvres
prifons > deux loix furent portées
des frais de prifonjes prifonniers
abfous l'autre' qui ordonnoit de veiller à la fente des
Mais la loi n'ayant pas nommé
de corrosion.,
on veille point la. fanté des prifonniers de forte,
dit Howard, qu'on traîne tous les trois mois devant
i&i.
,&f:dc foins,
fbllîçuude envers les
<jue la
ae fcrôït plus une occupation de tous les citoyens,
«joe dans cette jiûHvèlle administration de recours,
rinfoticîâhce & abt^s h'oni befotn^'poûr té gîijfler
de nouveau que l'ombre âont ils chercheront tou-
lours à fe couvrir.
Le mode le plus heujreux,Jjera par çonféquer»? qelui
qui fera entrer & &
l« juges des hotnwie's e'xtêftuls de maladies & de ces
fièvres contagieufes les abfous les répandent danl le
aîonde, les coupables les po"rté*nt dans Iei prjlbns.
Urie autre loi éf| Angleterre ordohné àc ratifier &
"^e blanchir, au moins* ûrW fois
lambris des priions où Tes' crtfhintts font ordinairement
fexpreffibii' littérale 'pour
«'exempter dé blancîiirtes chambres où priions des de-
biteurs, U de ceux qui n'ont'
̃ Ceux qui
pourroient joindre une rrfuftitude
•à ceux-là. ̃
C^)i.
la furveillance .des foins1 hofpitahers le plus que
ciriques^Je le répète en detratfant une dé chi-
mères alimeh's futiles des vânit^ & .des opiniôfif
ïes plus ridicules, ne nous indiquet
lumières &
iiu» h médecine qui n'ont ^rfen diminué encore
J^rs un
verts
celle delà médecine»
les de ces genf
pas que la furveiliancé publique fût
moins occupée des foins dus aux malades c'a été une
"partie eflèntîelle des inftitutioiw chez tous tes peuples.
'La fente dis hommes a dû parcàtre^ a»l rooins aulE
'précieufe que tous leurs autres intérêts.» La .religion
'rendit obligées des coutumes uples afin de; pr^ven^
Ainfi. tes
les. pay* chauds, ^wienjt igale^
ment ordonnés chez diverfes 'nations; i le* ablution»
•dàhs le Nil, dans l'Inde dans le Gange fiirent.iga-
cément fecrées les Grecs
temps marqués,
f>«Vw fm
Après avoir ietté,un coup-tfôeil fur ce oui a
rapport aux infirmités, nobs panerons aux mœurs,
& delà fortirôm de nouveaux moyens des reflonrces
inattendues, fie duo beaucoup plus grand effet.
les enfans abandonnes dont il fera queltien encore
dans la fuite dexe mémoire,' que le fer meurt
feirè où
en dans
dé tçrns jt font réduits des trois cinquièmes
établis par la toutes les grandes villes,
AÏnfi li chair :do certsiius aflimau^ fut détendue.
"^Ainftle vin interdit chez
•Mahomet l'avoit été par un décret religieux dans la
'Chine avant Piavaût» des
«jlxHir liante des peuples..
lé vitique client tout le traitement des lépreux,
Téi kWutions i la.péopïeté l'pbligation dç purifier le,s
̃Vêtémens de rkkr & de recrépir les murs i une
Se ce qui eft. aujourd'hui
taux t'y; fou vc raflèmbUe.
Cï«>
Dx
de ce que prélèvent les loix déjà fi cruelles
delà mortaJuë mais dès que ces malheureux enfant
font parvenus ides femmes-(I), ils rentrent dans,
,Six mille .enfans font apportés à la crèche an-
nuellement un grand nombre meurt avant d'être con-
duits en nourrice \deux tiers focebmbent dans le
premier mois dans ce
d'aller en nourrices, beaucoup encore dans le chemin}
de forte qu'on compte les trois quarts ou dix treiiiè»
mes," au lieu de trois treizièmes de mortalité qui a lieu
en général dans la première année»
SÎ&m la mortalité, çft bien plus grande fur lesenfkn*
apportés des provinces; c'eft une des plus étranges
barbaries j dans fies dixpremiers mois de l'année 177a,
M. en étoit arrive de Rouen i$$# «le Dijon
d'Artois & CanoMfis de Flandre le de Hainaut
,'T.ottl & Verdun 344, de Liège 65, &cf
.Ces malheureufes vijâimes fouârent tellement de est
tranfports forces, que ptès des neuf dizièœes périflent
avant l'âge de trois mois, r
A i'hofpice de Burgos en Efpagne, il y a toujours
quatre nourrices prêtes pour prendre foin des enfans
tju'dn y porte- jufqu'à ce qu'ils puiflent être portés à
d'aatres nourrices dans les campagnes.
On a fait phifieiirs citais pour nourrir les enfans
avec du lait de vache jtignore quel fuccès a couronné
les mémoires que d'habiles
observateurs ont eu lieu de (aire fur l'expérience..) y*-
< *O
eux,. & des nourrices leur rendent des mères. Tout
qne,,non-feulèment k ce premier
âge, mais que dans toutes les circonftances de la
vie, l'homme n*eft bien & ne réfifle aux çrifes qui
faflàiliiflènt que qnand
a fait contïaSer."
vues, fur
fociété v ils font yoifms & peut-être les
Le
lent miëûi
fcënfé qu'il y avoir
«iïné prehdrott
fiÔurrir' dé laittde «riche^
éprouver une crife forte pour la nàtuie j
Vehu jour & refpirartt,l change de mi-
quête
ttit rdff fa mèfe étant homogène à 6 TOurriture déjà
reçue, Et très-appropriée à fort bien-être c'eft ua
intervalle encore difficile que de changer cette nourri-
Hirev & de ifubftttuejr le lait de y»c!je içelui de femme.
|e. crois ne doit pas .cumuler ces deux
efforts fur les .organes de l'enfant, dont un rien peut
déranger ou choquer les fonâions, mais qu'U fautif
^placer l'un après l'autre en confluence ,t_& que le lait
̃de vache fut fuWlitué après douze
( il )
déjà fur la mendicité, a embrafle" dans les objets
que les malades,
les maifons de correction & les travaux publics.
Certes, rien dé mieax que de confier une fur-
veîllance de chante la repreflion des moeurs de-»
gravées cetfe àttribution à la pitié eft un grand
principe. La corruption eft une infirmité, la plus
hideefe & là plus contagieufe de toutes; & notre
eompaflion doit s'étendre ft»r tontes ces vi&irnes
d'un* longue misère & de l'abaïadon.
'Si l'on a recûeilli tant d'obfervations fur les
nombres de ,viffimes des diverfes maladies ne'
pourrions -nous pas obfeiver dej même, comment
le perpétuent non moins rigoureufement tous les
ftppiicesdela misère fur lefquels on peurtoit donner
des cables pref^a'auffi c'onftantes que celles des mor-
talités graduelles de tous les âges Dans cette com-
plication de maux, ne pourrions nous pas calculer,
li nous l'ofions l'es ravages que les infirmités,
le défefpoir le penchant au vice, & l'habitude
du crime exercent avec bien plus de violence fur
cet horrible fond de pauvreté Alors, émus de
pitié nous attaquerions convenablement cette
mendicité, cette infirmité profonde du corps focial,
°`qui-demande un traitement réfléchi & afiîda.
Nous devons, la loi en eu portée, nous devons ac-

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