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Mobiles de l'Allier

8 pages
Impr. de Mme Joudain (Cusset). 1872. In-8° pièce.
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MOBILES DE L'ALLIER
Les trois bataillons de guerre du département, composés
des jeunes gens les plus valides et des officiers les plus
capables, furent envoyés en Afrique dès la fin d'août 1870.
Les revers de la France devenaient chaque jour plus
grands, l'ennemi avançait; Gambetta fit mettre sur pied
toutes les forces disponibles, entre autres les dépôts de la
mobile. Le 7 octobre 1870, on réunit donc, à Vichy, les
1,600 hommes du dépôt de l'Allier pour en faire le 48
bataillon. Les trois quarts de ces mobiles étaient mariés, ils
voyaient avec d'autant plus de chagrin qu'ils allaient entrer
en campagne.
M. le comte de Bourbon-Busset, qui avait sollicité l'hon-
neur de défendre son pays, reçut le commandement de ce
bataillon ; sa nomination fut mal accueillie par le plus
grand nombre des mobiles qui redoutaient un chef dont
l'énergie devait, disaient-ils, les faire tuer ; aussi expri-
mèrent-ils, à plusieurs reprises, leur mécontentement.
- 2 -
Le 12 octobre, le 4e bataillon fut mis en marche; on
l'envoya à Nevers, de là à Angers où on l'incorpora dans
le 778 de mobile, composé des :
4e Bataillon de Maine-et-Loire, 1er bataillon du 778 ;
4e Bataillon de l'Allier, 2e bataillon du 778 ;
48 Bataillon du Tarn, 3e bataillon du 77e.
Ce régiment fut mis sous les ordres du lieutenant-
colonel baron de Labro ; étant bien équipé, il partit le 15
novembre d'Angers pour Gien où 80,000 hommes étaient
réunis, devant composer l'armée de la Loire, destinée à
opérer à l'est d'Orléans.
Le 77e de mobile fit partie de la 1re brigade de la 2e
division du 18e corps ; notre division était commandée
par l'Amiral Penhoat, vieux marin de renom, qui rehaussa
encore, pendant cette guerre, la réputation que la marine
acquit en France. L'ennemi approchait ; l'armée de la Loire
s'ébranla le 21 dans la direction de Montargis.
Le bivouac, la manière de se comporter en campagne
étaient inconnus à nos hommes tout neufs dans le service
militaire ; leurs chefs mirent le plus grand soin et la plus
grande sévérité, pour empêcher les mobiles de ravager les
propriétés dans lesquelles ils campaient ; l'apprentissage
fut pénible, mais il fut suivi de succès. D'un autre côté,
les officiers du 4e bataillon mettaient tous leurs soins à
procurer les vivres aux hommes ; aussi l'hostilité contre
les chefs disparut-elle de jour en jour.
Le 778 fut placé ,1e 3 décembre, à la gauche de la ligne de
bataille, pendant que l'armée se battait à Ladon (à Beaune-
la-Rolande) ; les Prussiens ayant fait un mouvement en ar-
rière, nous allâmes coucher à Bois-Commun, sans coup
férir,
C'est de là que l'on nous fit commencer cette retraite ,