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Modèles de lettres, ou Le nouveau secrétaire , contenant des lettres sur toutes sortes de sujets...

109 pages
Dupont-Diot (Beauvais). 1830. 108 p. ; in-8.
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tDÉLES
DE &SSS&B8 »
OU LE
NOUVEAU SECRETAIBE,
CONTENANT: Des lettres sur toutes
sortes de sujets; des Mémoires et
Pétitions aux Ministres et Digni-
taires, avec leurs qualifications ;
suivi de modèles de lettres-de-
change, de Billets à ordre, Man-
(lais, Quittances, et d un traité
dajillitnétique (leiciiiial coinpare 1
avec l'ancien, et suivi d'un abrégé
de la Grammaire Française, etc.
PIUX: 60 cent. ( la s. )
A BEAUVAIS.
DUPONT-DIOT, Libraire et Papetier,
Rùc de la Taillerie n° 666.
1830.
siiros à ceux qui veulent pratiquer ces arts, .1
s.ililcs ; 1 vol. in-18, orné de planches. ; 1
MANUEL du fabricant de draps, par M. Do."r
in-tS. I I
MANUEL du fabricant de sucre et du Ralïïncuripi
chette ; i vol. in-i8. I
M \M KL des Gardes-Malades, ou l'Ami de la g lal
tenant un Exposé clair et précis des soins ti0
iiiaiailc< de tout genre ; par M. J. Morin, do U
derme de la faculté de Paris. 1 vol. in-18.
MANUEL des Jeux de Hasard considérés sou te
rapports, ou exposition raisonnée des moy a*
probables de jouer avec avantage la loterie, l~
la roulette, ctc ; i vol. in-12. 1
MANUEL de Physiologie, ou Description cc 1
fondions que remplissent les diverses partie: q
tuent le corps humain ; par J. P. Beullac. Ppi
1 vol. in-18. |
MAXIMES et Réflexions morales du duc de 1 : fi i
cauld, suivies d'un choix de Pensées de B. Pu
in-12, jolie édition. Paris. T
MAXIMES de la Rochefoucauld, avec toutes 1
et une notice sur sa vie, par Auguis; 1 vol. in fi:
fin. Paris.
MÉMOIRES du comte de Grammont, par A. fi
Paris, 2 vol. in* 12, ornés de deux jolies figures.
MÉMOIRES d'un Père pour servir ù l'instructlo
enfans ; par Marmontel. Paris, 4 toi. in-12.
MÉMOIRES historiques de A. J. Mahô de Labou
gouverneur des Iles de France et de Bourbon ;
et publiés par son petit-flls ; i vol. in-Ollp orn
trait de l'auteur. Paris, I a
., t
MODÈLES
8)1 &aM&a8.
OU LE
NOUVEAU SECRÉTAIRE,
CONTENANT : Des lettres sur toutes
sortes de sujets; des Mémoires et
, Pétitions aux Ministres et Digni-
taires, avec leurs qualifications ;
suivi de modèles de lettres- de-
change, de Billets à ordre, Man-
dats , Quittances, et d'un imite
d'Arithmétique décimal comparé
avec l'ancien, et suivi d'un abrégé
jkJfl Grammaire Française, etc.
F 6<1 cent. (lU. )
i~ : 60 cent. ( 12 s. )
-.
A BEAUVAIS.
DUPuNT-DlOT m Liln'ttire et Paitctocr ,
Hue de la Taillerie n°666. &
1830.
AVANT-PROPOS.
L'USAGE de la correspondance par lettres,
est d'écrire ce que l'éloignement empêche
de dire dans un entretien particulier, c'est
converser avec les ahsens : ainsi le style
épistolaire doit avoir le caractère simple de
de la conversation ; mais il exige plus de
soin dans les détails , et surtout de la clar-
té dans les expressions.
Ecrire c'est parler, consulter, féliciter,
communiquer ses intentions, offrir ou de-
mander des services, remercier de ceux que
l'on a reçus ; eu un mot payer le tribut de
l'amitié, de l'amour, de la nature et de la
reconnaissance, et sur tous ces points dont la
pratique journalière est l'âme de la société.
Je propose des modèles de Lettres, de
Mémoires ou pétitions, Hiilets, Heçus ou
Quittances, etc., accoinpagnésdcs plus sim-
opérations d'Arithmétique et précédés de
quelques notionssur la Grammaire française.
Nota. Nous croyons devoir prévenir que
l'on peut substituer aux noms qui sont en
tête de chaque Compliment ou lettre, tout
autre nom de paient ou d'ami, en ayant
soin de faire les changemens qui seraient né-
ct lires dans le reste, et de signer toutes les
1 que l'on en fera une lettre.
( fi )
1*
LETTRES
SUR
TOUTES SORTES DE SUJETS.
D'un Militaire à son Père.
Mon cher Père,
Après une route de vingt - cinq
jours, pendant lesquels j'ai éprouvé
bien de la fatigue, je suis enfin arri-
vé au lieu de nia destination. Le ré-
giment dans lequel je suis incorporé
est un de ceux qui se sont le plus dis-
tingués dans les dernières cam pagnes;
cela tient sans doute à la bonne dis-
cipline qui s'y observe. Les chefs,
en général, savent à la fois se faire
aimer et craindre. Comme nous ne
sommes point éloignés des frontières,
on présume qu'aussitôt que le corps
sera complété nous partirons pour
( fi )
l'année. Lorsque j'y serai arrivé, je
vous donnerai des nouvelles de ce qui
nie paraîtra devoir vous intéresser.
Je vous prie de faire mes complimens
à toute la famille sans oublier ma
chère cousine Justine : attendant
l'heureux moment où je pourraiavoir
le plaisir de les embrasser, ainsi que
vous, mon très-cher père , recevez
l'assurance des sentimens distingués
de votre respectueux fils.
A un Père, le jour de l'an.
Mon cher Père,
Ce beau jour me rappelle celui où
je reçus de vous l'existence. Tous
les ans la fête se renouvelle ; mais le
souvenir en est sans cesse dans mon
cœur, ce cœur que vousavex formé,
et dont la reconnaissance ne peut éga-
ler vos bienfaiLs. Ah! que ne puis-je,
aux dépens de mes jours, rendre les
vôtres plus longs et plus fortunés! ce
sont tous mes vœux : recevez-en le
( 7 )
tendre hommage dans mes embras-
semensles plufJ respectueux.
4 UNE MERE.
Ma chère Mère.
Souhaiter la bonne année est un
usage général : chacun s'en lait un
devoir; mais l'hommage en est il gé-
néralement sincère ? Combien de faux
amis, combien de parens ingrats, dont
les complimens flatteurs sont au tant
d'injures faites au sentiment ! Ah! dai-
gnez me distinguer de cette troupe d'a-
dulateurs. je vous aime, je vous le
dis : mais vous en recon na ltrez les
preuves certaines dans les efforts que
je ne cesserai de faire pour me rendre
digue de votre tendresse.
D'une jaune Personne qui est dans
une pension.
Mon cher Père et ma chère Mère.
Le jour de l'An est un beau jour :
on se fête, ou se dit mille choscs,
( 8 )
agréables, et de tendres embrasse-
mens font oublier les fautes passées.
Je saisis celle occasion propice de
vous renouveler les témoignages de
mon attachement inviolable. Veuille
le Ciel seconder mes vœux ardens
pour votre félicité! La mienne serait
au comble s'il m'était possible de vous
embrasser. La distance qui nous sé-
pare y met un o b stacle 'qui nous aé-
pare y met un obstacle bien pénible,
aussi fais je tous mes efforts pour abré-
ger le tems de mes éludes, afin de pou-
voir voler dans vos bras, et y dépo-
ser pour la vie les doux fruits de vos
soins bienfaisans.
Recevez, avec mes regrets, rliom-
mage de ma tendresse la plus vive et
la plus respectueuse.
Pour un Père, le jour de sa fête.
Mon cher Père,
Ce jour, où chacun s'empresse de
vous feliciler, est un bien cher à mon
(9)
cœur. Quelle satisfaction devoir l'a-
mitié se joindre à la tendresse pour
fêter le meilleur des pères! 0 nature !.
ô reconnaimance ! l'expression me
manque. daignez , cher auteur de
mes jours, suppléer à mon incapacité.
Ah ! descendez en mon atne, vous y
trouverez les fruits précieux du sen-
timent qui est votre ouvrage. C'est
le plus beau présent que puisse vous
offrir un fils dont la tendresse et le
respect seront éternels.
Pour IUle Mère.
Ma chère Mère,
Célébrer une mère adorée , est
moins un devoir qu'un plaisir ; mais
quelle sera mon offrande pour vous
exprimer les sentimens que m'ins-
pirent et vos vertus et vos bontés ?
Un compliment, des phrases ? Non.,
la tendresse la plus pure, les vœux
( io )
les plus sincères, l'hommage de mes
services, voila le présent que mon
cœur brule de vous offrir tous les
jours de ma vie.
Pour des jeunes en/ans le jour
de l'an.
Mon cher Pa pa,
D'autres enfansde mon âge, deman-
dent des étrennes. Moi je vous dis
avec tendresse: Recevez les vœux
que je fais au ciel pour la conservation
de vos jours précieux! .Aimez-moi
comme je vous aime. Donnez-moi
après cela un doux baiser, voilà mes
plus belles étrennes.
Autre pour une Mère.
Ma chère Maman,
Je vous souhaite une bonne année,
une aussi bonne que vous. Ge n'est
point mentir, et voilà ce que je me dis
matin et soir: Maman m'a donné le
jour ; elle me donne encore tous ses
( 11 )
soins. Quand je fais mal elle me
gronde pour mon bien : et quand je
suis sage, elle m'embrasse. Embras-
sez-moi donc aujourd'hui, ma chère
Maman, cent fois, mille fois : car il me
faut mes étrennes, et j'aime mieux
celles-là, que tous les joujous du
monde.
Pour la Féte d'un Père.
Mon cher Papa,
Vous allez recevoir bien des bou-
quets : ils seront plus beaux que le
mien, car je ne puis offrir qu'une fleur,
et je n'en trouve point qui soit
capable de vous exprimer la pu-
reté de mon cœur. J'avais choi-
si une rose. mais la méchante
m'a fait sentir ses épines. Va ,
lui ai-je dit , tu n'est pas digne
d'être présentée à mon Papa.
Aussitôt j'ai cueilli une autre Heur
moins belle, mais qui durera au-
tant que ma tendresse, c'est l'im-
mortelle.
( fi )
AUTRE POUR UNE MÈRE.
Ma chère Maman ,
C'est aujourd'hui votre fête, les
plus belles fleurs vont pleuvoir au.
tour de vous, céla vous fera plai-
air ; mais je gage que vous aimerez
mieux ma petite fleurette. c'est
une pensée ; elle est sans odeur.
tant mieux, elle ne vous portera
pas à la tête : et puis , voyes comme
ses couleurs sont tendres. c'est
l'image d'un cœur qui tous chérira
toujours ; oui, ma belle Maman.
Offre de service à une Demoiselle.
Mademoiselle,
L'inclination que j'ai à vous esti-
mer plus que toutes les beaulés du
monde, m'enhardit à votis faire l'of-
fre de mes services, Si je suis assez
( '5 )
2
heureux pour que vous les acceptiez,
je vous jure un attachement invio-
lable. --
Déclaration de deux amis à deux
sœurs.
Mesdemoiselles ,
Vous êtes deux , nous sommes
deux , jusqu'ici la partie est égale ;
mais voici ce qui la dérange : nous
vous aimons beaucoup , vous ne
nous aimez guère; cependant ce n'est
pas un contraste bien décidé ; per-
mettez nous d'aller vous présenter
nos hommages : l'habitude, dit le
proverbe, est une seconde nature,
et l'on finit par s'attacher. Bref, vous
êtes jeunes, nous en avons à votre
service. Ainsi, Mesdemoiselles ,
la partie carrée est toute faite, et
nous espérons quevous voudrez bien
l'accepter.
( 14 )
Autre h une Demoiselle.
Mademoiselle,
Je ne goûterai le repos qu'après
vous avoir déclaré le désir que j'ai de
vous offriv l'hommage d un cœur
aussi pur que tendre ; mon penchant
m'y contraint : je ne suis en peine
que de savoir votre volonté , pour
m'estimer le plus heureux ou le plus
malheureux des hommes.
Daignez donc agréer l'assurance
de mes sentimens respectueux.
Justification sur un faux rapport.
MoNMEUn,
Je ne prétends point, par de vaines
paroles, me justifier de la calomnie
que l'on vous a rapportée contre moi :
je veux montrer mon innocence aussi
claire que la méchanceté de ceux qui
( ri)
l'ont voulu ternir est noire et perfide.
Si je les connaissais, j'en aurais déjà
tiré raison pour vous la faire.
Je n'oublierai jamais, Monsieur,
l'estime que je vous dois , et si quel-
qu'un ose m accuser d'y manquer ,
je n'épargnerai rien , pour prouver
à sa contusion , combien je suis dé-
voué à votre service.
Réponse à la précédente.
MONSIEUR ,
Peu m'importe la calomnie quand
l'évidence en repousse les traits. Ou
m'a dit, il est vrai, que vous aviez
tenu des propos désavantageux sur
mon compte; mais comme je ne vous
en ai jamais donné sujet, et que votre
discrétion m'est connue, je n'en ai
nullement été affecté. Il n'était donc
pas besoin de vous justifier d'une
choie dont je vous crois incapable ;
l'estime publique dont vous jouissez,
condamne authentiquement vos ao*
( 16 )
cusateurs, et je vous en vengerai
par les preuves les plus actives de
mon amitié.
, "*'
Félicitation sur un mariage.
MONSIEUR f
Recevez mon compliment sur le
plus beau de vos jours, puisqu'il
doit combler tous vos désirs soyez
bien persuadé de la part que je prends
à votre félicité : l'amour et l'amitié
sont les charmes de la vie : nous en
partageons les délices : vous , par la
plus aimable des jouissances, et moi,
par la satisfaction inexprimable de
voir, dans un couple si bien assorti,
le tableau du vrai oonheur.
Réponse.
MOJ81 Eva,
Je suis infiniment flatté du vif in-
térêt que vous me témoignez prendre,
( 17 )
a*
a mon sort : je reconnais bien là le
caractère d'une intimité pure et gé-
néreuse. Je vous en offre le retour
sincère, en vous assurant que dans
le choix de mon épouse , vous avez
acquis une nouvelle amie qui partage
tous les sentimens d'estime et de con-
sidération que vous m'avez inspiré
pour la vie.
Compliment d'un ami à un ami.
C'est l'amitié , l'inclination , plu-
tôt que la coutume et la bienséance
qui m'engage a vous souhaiter une
heureuse année ; je joins mes vœux
pour votre conservation à ceux que
iont les personne qui ont l'avantage
de vous connaître, et j'ose me flatter
que vous les recevrez aveccette bonté
qui vous caractérise.
Lettre d'une jeune personne éloignée.
Cher Auteur de mes jours,
Quoique loin de vous, chaque jour
( 18 )
mon cœur vous offre un nouvel hom-
mage. Aujourd'hui vous recevrez
ceux de l'hymen et de l'amitié. Mais
l'amour est jaloux de ses droits, il
brûle de marcher en téte. Que
dis-je ? Il vole. Et le premier pré-
sent qui vous sera offert, est celui de
ma tendresse : votre ame pure, in-
dulgente et sensible en appréciera la
juste valeur.
, O mon père, respirez l'encens de
la nature, consacre dans la piélé fi-
liale sur l'autel du sentiment et de la
reconnaissance.
Á un Parent ou h un Ami, le
premier jour de rAil.
M.
Que de complimens et de souhaits
n'aurais-je pas à entasser bije voulais
vous payer avec la monnaie du jour,
( 19 )
et selon que vous le méritez; je laisse
de côté tout ce qui sent l'usage on la
flatterie , et je me borne à vous assu-
rer que le temps qui s'use lui-indiiie
en usant tout, n'usera jamais les sen-
timens d'amitié avec lesquels je suis
et serai toujours.
Votre très-humble etc.
A UJliE.
Mon cher Oncle ou ma chère Tante.
Mon langage titt trop faible pour
vous exprimer tout ce que je ressens
pour vous ; l'expression manque ,
mais mon cœur y supplée. Croyez
que lui seul me conduit, et que l'u-
sage n'entre pour rien dans ma dé-
marche. Si le ciel exauce mes vœux
vous jouirez d'une longue suite d'an-
nées heureuses i et vous me continu-
rejs les bontés (lue vous m'avez té -
moignées : c'est là mon plus vif désir.
( 20 )
Compliment h un Père ou à une Mère.
, Air Je suis encore dam mon printmp*.
Permets à mon cœur innocent
De te présenter mon hommage,
Le respect et le sentiment
Aujourd'hui dictent mon langage:
Si le ciel exauce mes vœux ,
Oui tu seras toujours heureux. bis.
AUTRE.
M.
Vous ne sauriez douter de la sin-
cérité des vœux que je forme pour
votre santé et votre bouheurdurant le
cours de l'aunée où nous allons entrer ;
je profite, pour vous les renouveler
de ce jour consacré aux témoignages
de l'amitié et de la reconnaissance.
La mienne sera aussi vive et aussi titi.
( ta )
rable que les sentimens respectueux
avec lesquels je veux vivre et
mourir.
Votre très-humble, etc.
AUTRE.
M.
Permettez que je vous souhaite
une heureuse année ; dans ce souhait
je com prends tant de choses que je ne
finirais jamais si je voulais vous en
faire le détail.
j'ai l'honneur d'être, etc.
Compliment à un Grand-Papa, ou
ou tout autre parent.
Mon cher Pa pa,
Souffrez que me serve du res-
pect et de l'amitié pour vous dire la
vérité , tandis que la bienséance
met le mensonge à la bouche de
(M)
tant d'autres. Pour moi je ne fais
que suivre le plus vrai des senti-
meus lorsque je vous souhaite une
année heureuse , suivie de beaucoup
d'autres; c'est là tout ce que je puis
faire : votre mérite et vos vertus fe*
ront le reste.
I M. ¡, un proche Parent.
Chacun s'empresse à vous offrir
fies étrennes et tout le mpnde à l'envi
f s'attache à mériter votre suffrage ;
j'ose aussi me mettre sur les rangs,
mais je n'ai que mon cœur pour tout
présent ; veuillez recevoir les vœux
qu'il forme pour vous, et me con-
tinuer les bontés dont vous m'avez
comblé jusqu'à présent ; ce sera pour
moi le plus précieux des cadeaux, et
je bénirai le ciel d'une telle faveur.
J'ai l'honneur d'être, etc.
( )
AUTRE.
Mon cher Oncle ou ma chère Tante.
Je ne puis mieux commencer l'an-
née qu'en redoublant les vœux que
je fais Lous les jours pour votre bon-
heur ; elle sera infiniment heureuse
pour vous, si le ciel seconde mes
souhaits : et elle ne le sera pas moins
pour moi si vous daignez me con-
server la part que vous m'avez
accordée dans votre estime. Je me
Hutte d'en mériter de plus en plus
la continuat ion par l'envie que j'ai
de m'en rendre de plus en plus di-
gne , et de vous prouver com bien
j'ai l'honneur d'être,
Votre très-humble etc.
W~
Z~y~7~
A une Demoiselle.
Permettez qu'au commencement
de et lie année, je vous présente mes
( i4 )
très-humbles devoirs, et que je vous
témoigne l'estime que j'ai pour vous ;
H me semble que mon bonheur serait
parfait, et je n'aurais rien à désirer
au mondet si vous m'accordies seule-
ment un regard favorable, et que
votre cœur fut touché des sentimens
que j'ai pour TOUS. Si la sincérité
doit être considérée et mériter quel-
ques égards, j'ose me promettre que
vous ne méprises pas les hommages
de celui qui a l'honneur d'être.
Compliment à un parent.
Mon cher Oncle, ou mon cher Parrain,
, Je saisis avec empressement l'ocea-
sion de l'année qui se renouvelle pour
vous témoigner tous les sentimens
d'amour et de respect que vos bon-
tés m'inspirent. Puissiez-vous être
persuadé de la sincérité de mon lan-
( os )
3
gage et me continuer votre affection.
Cette assurance liera pour moi le plus
précieux piesent, et je bénirai le Ciel
s'il m'accorde une faveur aussigi ande.
J'ai l'honneur d'être, etc.
, A un Bienfaiteur.
Monsieur,
Je suis assez malheureux pour ne
pouvoir marquer toute ma sensibi-
lité autrement que par des vœux
stériles : mais les cœurs comme te
votre font plus de cas d'un senti-
ment dicté nar la reconnaissance.
que de tousces fades complimens
qu'inapirent la flatterie. Cest sur ce
principe que j'ose espérer que les
vœux sincères que je fais pour vous
au commencement de cette année,
seront aussi bien reçus que si leur
accomplissement dépendait de ma vo-
lonté ; rien ne m'est plus cher que
( «o
les bontés dont vous m'honorez, et
l'affection que je sens pour vous m'en
fait de jour en jour sentir le prix.
Lettre h IUle personne pieuse.
Monsieur ou Madame,
Je vous souhaite au renouvelle-
ment d'année, tout ce qui peut con-
tribuer à votre repos et à votre sa-
tisfaction : notre vie s'écoule insen-
siblement, et nous ne devons désirer
de vivre que pour accomplir ce que
Dieu demande de nous ; la tranquil-
lité de la vie doit être regardée com-
me une grâce et une bénédiction qu'il
répand sur nous, ce qui nous eosa-
ge à le servir plus fidèlement.
J'ai l'honneur d'être, etc.
Compliment pour un Pète ou une
Mère.
Mon cher Papa, ou ma chère Maman,
( 27 )
11 n'y a personne pour qui je fasse
des souhaits avec plus de plaisir que
pour:vous. soit dans le commence-
ment soit dans le cours des années.
11 me semble que le ciel doit m'écou-
ter et exaucer, puisque vous n'êtes
aur la terre que pour le bonheur de
vos enfans et de tous ceux qui voua
entourent. Puissé-je mériter uns
cesse votre amitié, et ne rien faire
que pour m'en rendre digne !
AUTRE,
Mon cher Coulin, ma chère Cousine,
Ce n'est point l'usage qui me con-
duit lorsque je vous offre des vœux
pour votre bonheur et votre santé :
c'est mon cœur qui seul me conduit:
c'est lui dicte mon langage, et je me
flatte que vous m'écoulerez avec
bonté. Je désire que vous me conser-
serviez votre amitié aussi longtemps
que je serai pour vous le plus tendre
es pal'en..
( 28 )
Compliment ou Le ttre.
Moucher l'a s-ri i n, iiia cliè t-e Ma i rj int,,
Au commencement, de cette nou-
velle année, le premier de tous mes
devoirs sera de vous assurer de tout
le respect que je vous dois. Je ne sau-
rais me lasser de vous témoigner le
désir qne j'ai de mériter votre estime
et votre amitié, dont je tâcherai tou-
jours de me rendre digne ; ,.euillt.¡¿
recevoir les vœux sincères que je
fais pour votre prospérité , et me
croire.
Votre très-humble, etc.
A une [Jame,
Madame ,
Comment puis-je m'aequitter à
votre égard , aujourd'hui que des
complimens, des étrennes ou des
vœux sont tout ce que l'on peut
ourp ! Des complimens vous en nié-
( 29 )
3*
ritez plus que personne ; mais votre
modestie vous les fait tous refuser ;
pour des ét rennes, où en trouverais-
je qui fussent dignes de vous être
offertes? Il ne me reste d(\!!r. que des
vœux, et ceux que je In is pour vous
sont les plus sincères et les plus éten-
dus. Ils n'ont d'autre terme que;
votre mérite et mon respect : l'un et
l'autre sont infiuis,
J'ai l'honneur d'être, etc.
Lettre fi une Personne bienfaisante.
M.
Puisque vous aimez à faire le bien
et que vous le faites si à ptopot,
je souhaite de tout mou cœur que
vous ayez le plaisir et le mérite de
le faire long-temps, on ne peut vous
souhaiter plus de prospérités et dt;
bénédictions que je ne vous en dé-
sire; et le souhait que je forme,
( 30 )
dans cette aunée, c'est que vous m'y
honoriei de la continuation de vos
bontés, et que voua ne doutiez point
da respect avec lequel j'ai l'honneur
d'être, etc.
Lettre du premier jour de tan, à une
Dame qu'on recherche en mariage.
Madame,
Recevez les vœux de l'aiftitié la
plus sincère et la plus constante ; ce
sont les étrennes que j'ose vous of-
frir. Daignezl me donner les miennes
en m'acoordaut la permission d'aller
vous présenter l'hommage d'un
cœur aussi pur que tendre et res-
pectueux.
Dans l'espoir d'une réponse favo-
rable , j'ai l'honneur d'être, avec la
plus haute considération , Madame,
Votre dévoué serviteur.
( 31 )
Réponse de la Dame.
Je vous dois, Monsieur, mea re-
merciaient des vœux que vous m'a-
dresses au nom de l'amitié, et je
connais trop le prix de pareilles
étrennes, pour vous refuser celles
que vous me demandez d'une ma-
nière si délicate. La permission de
ine faire un totu pli i sien t,est bien peu
de chose : vous y ajoutez un intérêt
qui doit nie flatter, mais dont le suc*
cès dépend de cette comptabilité de
caractère qu'on ne peut apprécier
que par la fréquente habitude de
se voir , et j'en accepte l'augure
avec plaisir.
Imitation de venir h la campagne,
Monsieur,
La campagne est belle; tout invite
au plaisir ; vos amis s'y réjouissent ;
( 5:3 )
il ne manque à leur satisfaction que
celle de vous posséder. La chasse y
est fort heureuse depuis quelques
JOUfS; les sociétés y sont oharlnantes;
il ne tient qu'à vous de venir en aug-
menter le nombre ; c'est ce que cha-
cun désire, et sur-tout moi qui vous
prie d'accepter l'offre bien sincère de
de tous les amusemens que peut pro-
curer la douce et joyeuse amitié.
AUTRE
Pour quelqu'un h qui (Olt a
des obligations.
Monsieur,
, Si la ville a ses agrémens, la cam-
pagne a ses délices. Est-il rien de plus
séduisant que les charmes de la na-
ture dans une saison qui réunit
les fleurs aux fruits, et la fraîcheur
du repos à la salubrité des exercices
les plus agréables. Ces hOH<Iuets
( 33 )
ou, soin lombre paieiMe, un doux
murmure, uu ramage mélodieux
appellent la volupté. Ces vergers
dont les riches prod actions offrent
l'image du bon goût et du sentiment,
ces casons émail tés* ces foulâmes
vivifiantes, ces eôtiatax dorés, ce
vaste et superbe horisou que couvre
une voûte d'aaur enrichie des dia-
mans Délealee. Voila; Monsieur, le
spectacle où la philOlOfllie multiplie
ses jouissances , et tout cela je vous
l'offre: ma maison est à vous.. venez
y respirer l'air pur de la liberté.
l'amitié vous y versera le nectar du
plaisir, et la reconnaissance vous y
préparera le juste tribut de vos soins
généreux.
Réponse aux deux lettrés pré-
cédentef
Monsieur,
Je sens tout le prix de l'invitation
que vous me Faites d'aller vous join-
( 34 )
dre à votre charmante maison de
campagne. L'offre m'en est d'autant
plus satisfaisante , que j'y trouve les
témoignages flatteurs de la franche
et loyale amitié. A pareil titre je
me croirais coupable d'ingratitude,
ai je n'y répondais avec la même
franchise, en vous assurant qu'au
milieu des jouissances dont vous
faites si bien le tableau , je vous por-
terai en échange des plaisirs , toute
la sensibilité ae la reconnaissance.
Dernier adieu d'un amant délaissé.
Madame,
Je ne puis sans me plaindre, voi r
ma bonne foi abusée par les flatteuses
apparences qui semblaient me con-
duire au port de la félicité.
Le cœur ne se commande pas ; mais
( 35 )
le sentiment qui l'entraîne, lui fait
une loi de s'exprimer avec franchise
Tromper, c'est déchirer le ban-
deau de l'amour ; alors il s'envole,
et voilà toute sa vengeance.
C'est assez vous dire que loin de
me croire abbatu par la perfidie, la
vue d'une conquête, plus digne de
ma délicatesse , portera dans votre
ame les tourmens du remords , qui
doublera mon triomphe.
Réponse de la Dame.
Monsieur,
Je reçois, comme je le dois, tontes
les choses agréables que vous voulez
bien me dire. Ce qui nie flatte le plus,
est ce sentiment qu paroit vous inspi- *
rer ; mais vous êtes aussi trop mo-
deste : votre âge, comme le mien ,
est le saison des plus beaux jours;
l'esprit, le goût des affections mûri,
par l'expérience en assure la déli-
cieuse moisson ; et les fruits d'une
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Conduite estimable rendront votre
automne encore plus précieux à la
société.
Je cultiverai la votre avec plaisir,
et je crois pouvoirsaus inconséquen-
ce vous donner des tétnoiguages de
ma parlai te; considération.
Réconciliation après un procès.
Monsieur et ancien Ami ,
l,'inlér(:l est le lléau de la société :
je ne l'ai jamais senti si vivement
que depuis ce maudit procès qui
a failli rom pre notre agréable liai-
son: tant il est vrai que les gensd'af-
faires, comme les nu decins , em-
t pirent le mal soit par ineptie soit par
cupidité. l'ù valait-il pas mieux con-
tinuer de nous voir , discuter
avec sagesse nos motits , et prendre
l'amitié pour arbitre ? Grâces au ciel,
■ nous en sommes venus là, mais un
peu tard.
Quant à moi j'oublie tout ce qu'il
( 37 )
4
m'en a coulé, puisque je retrouve
un ami : c'est ce qu on appelle jouer
à qui perd gagne, et je vous offre la
revanche de tout mon cœur.
Jietrwrciment sur une sortie de prison.
Monsieur,
Les premiers moiucns de ma liberté
appartiennent à mon tibérateur, et je
n en goûterai les doux fruits qu'après
vous avoir payé le tribut de ma re-
connaissance.
En jouissant de votre humanité,
Monsieurj'applaudis il la persécution
qui ma procuré l'avantage de rencon-
trer un ami généreux: daignez
agréer la sincère offrande de mes ser-
vices et de mon attachement à toute
épreuve.
Hépome.
Monsieur,
Si j'ai eu le bonheur de concourir
à la justice qui vous était due, ne
(38)
m'en faites pas de remercimens, je
suis trop récompensé par la unuo-
tion de mériter l'estime d'un galant
homme. Je reçois avec reconnaie-
sance l'offre des services que vous
voulez bien tue faire. Ma seront ré-
ciproques , et resserreront les nœuds
de la parfaite amitié que je vous ai
vouée pour la vie.
Autre.
Monsieur,
Je me ferai toujours gloire de ren-
dre hommage au mérite. Je ne pré-
tends pas briguer votre amitié par
des complitnens, c'est un tribut que
mon cœur doit à la vérité ; et, l'es-
time publique dont vous jouissez, à
juste titre , est la boussole des sen-
timeus que je vous ai voués pour la
vit.
(39)
Remerciment à m employé, pour
service rendu, en lui envoyant un
présent
Monsieur ,
Je vous ai bien des obligations de
tous les soins que vous avez eu la
bonté de prendre pour mes intérêts.
Je désirerais être à portée de vous
rendre la pareille , et j'en saisirais
l'occasion avec un sensible plaisir.
En attendant que je puisse mieux
m'acquitter envers vous, Monsieur,
recevez mon offrande ci-jointe ,
comme un faible témoignage de ma
vive gratitude.
Réponse.
Monsieur ,
Je suis infiniment sensible à l'a-
gréable cadeau que vous voulez bieu
me faire. En prenant vos intérêts ,
J'ai rempli les devoirs de mon em-
ptoi, et )'en suis doublement payé
( 4o )
par le plaisir d'avoir pu obliger une
personne respectable.
Soyea bien persuadé , Monsieur ,
de ma parfaite considération , et de
mon zèle à toute épreuve.
Déclaration ài une Demoiselle avec
laquelle on s'est trouvé au bal.
Mademoiselle,
Peut-ou voir tant d'attraits sans
désirer de leur rendre hommage ?
depuis qu'un heureux hasard m'a
fait partager avec vous les plaisirs
du bal, vos grâces et vos talens oc-
cupent sans cesse mon cœur et ma
pensée.
Pardon, Mademoiselle. Ah! si
je pouvais me flatter de ne pas vous
déplaire, j'oserais, avec votre per-
mission, présentera vos respectâmes
parens, l'offrande pure des sentimens
que je brûle de vous'consacrer pour
la vie.
( 41 )
i,&!*
Réponse.
Monsieur,
A votre lettre flatteuse je dois ré-
pondre que la volonté de mon père
et de ma mère est la première loi.
Si j'ai pu vous inspirer un senti-
ment tendre et délicat, vous pouvez
leur en faire part, et je connais trop
l'intérêt qu'ils prennent sur mon
sort pour ne pas recevoir de
leur main l'époux qui doit fixer
no~re bonheur mutuel.
Surtout, Monsieur , songez que
les atttaitsde la jeunesse passent vite:
ce sont les qualités du cœur qui en-
chaînent pour la vie, et iVspère
que nous aurons le temps de nous
connaître.
- 1 11,1
Déclaration dun homme Mjt) sur
t âge.
Madame,
Le charme de la beauté est uu
( 42 )
éclair qui btille et meurt avec le ca-
price ; mais les qualités morales fi-
xent une Ame délicate.
Je ne puis plus offrir les roses du
printemps : déjà mon été s'avance ,
et dans l'automne même , il est en-
core des fleurs que le sentiment sait
apprécier : j'en juge par quelques
mots de votre charmante conversa-
tion , qui m'ont donné l'espoir de ne
pas vous offrir en vain l'hommage
de mes services et de mon tendre
attachement.
Un Fils ou une Fille à son Père
ou à sa Mère.
Ain Un jour il eit agriculteur.
Tendre appui de mes premiers ana,
Toi qui pris soin de mon enfance ;
Je te dois tout : esprit, talens ,
Je te dois jusqu'à l'existence.
De tant de soins, de tant d'amour,
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La récompense est ma tendrese ;
Et tu me verras quelque jour
Être l'appui de ta vieillesse.
Tu dirigeas les premiers pas
De mon enfance chancelante,
Et moi , je prêterai mon bras
A ta vieillesse défaillante.
Toujours de mes soins assidus
Tu recevras le tendre gage,
Et l'exemple de tes vertus
Soutiendra toujours mon courage.
Manie tv de dresser des Pétition a.
Lorsque l'on parle ou que l'on pré-
sente une pétition, soit à un grand
dignitaire de l'Etat, soit à un Minis-
tre , à un Préfet, on à toute autre
personne composant les autorités
constituées du premier ordre, on
doit employer la qualification qui lui