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Motion faite à l'assemblée des représentants de la Commune de Paris, le 4 février 1790, par M. l'abbé Fauchet, sur les rapports que le maire de Paris et le commandant général de la garde nationale parisienne pourroient avoir avec les communes et gardes nationales affiliées

De
8 pages
1790. In-8° , 12 p..
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A
MOTION
Il 0 T 1 0 N
'<01" à l'Assemblée ds RepréJèllll.lns de
•-j" yà l'Assemblée des Rep réfenians de
I.l Commune de Paris, le 4 Février 1790 >
PAR M. L'ABBÉ FAUCHET,
SUR les Rapports que le Maire de Paris
& le Commandant-Général de la Garde
Nationale-P arifienne pourroient avoir avec
les Communes & Gardes Nationales affiliées.
MESSIEURS,
CETTE. Assemblée de Citoyens, amis duChes de
nos Guerriers, mais plus amis encore de la Liberté
publique, a manifesté ce double sentiment) par
un mélange heureux d'enthousiasme & de fageHè)
en applaudissant & en n'adoptant pas la Motion
où je votois une adresse d'invitation à toutes
les Municipalités, pour lui conférer le titre de
Général des Gardes N ationales du Royaume. Sans
vouloir insister sur cette idée, je dois , avant
d'en présenter une autre , écarter tout foupçoa
de raffoibiiffement de mon zèle pour cette Li-
berté qui doit être à jamais le premier objet de
À
notre amour. Daignez croire , Messieurs , que ce
n'est pas un mouvement irréfléchi qui m'animoit;
que ce n'est pas l'envie de Haler qui m'entraînait;
que c'est encore moins la pensée d'élever" un
pouvoir trop étendu sur une tête chocie, qui avoir
pu me séduire. En croyant qu'on pouvoit honorer,
par un titre unique , dans toute la France notre
Commandandanr, j'imaginois moins le servir
lui-même que la cause de la Liberté. Voici ma
combinaison : elle ne fera pas inutile, quoique la
'première Motion qui en est l'objet, foit écartée ;
elle servira pour celle que je vais avoir l'hon-
neur de vous soumettre.
Par une Loi conftitutionelle, inviolable, le
Pouvoir militaire doit être subordonné par-tout
au Pouvoir civil. Le Chef des Gardes-Nationales
lie pourroit donc nulle-part faire exécuter des
ordres relatifs à une Municipalité ou à sa Garde
sans le visa des Chefs de la Commune, même
dans le plus petit Village. Avec cette Loi , on
est libre en tout lieu. Notre Général n'auroit
donc rien eu de commun avec les anciens Co-
nétables qui gouvernaient a leur vouloir les ar-
mées, (ans aucune dépendance des Citoyens. Un
intérêt évident de la Chose publique en péril
auroit pu seul motiver le suffrage universel pour
l'exécution d'une grande opération Militaire-Na-
tionale; & rien ne pouvoir être à craindre.