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Nécessité d'un régime, pour conserver et faire fleurir le commerce et les manufactures ([Reprod.]) / par M. Lansel,...

De
51 pages
[impr. de Boulard] (Paris). 1791. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
REVOLUTION FRANÇAISE
MAXWELL
Headington Hi I Hall, Oxford 0X3 OBW, l;K
NÉCESSITE
Commerce et les Manufactures,
i/tll' >
NÉCESSITÉ
D'UN RÉGIME,
Commerce et les Manufactures
Par M. L ANS EL, In fpeaeur ambulant des
Manufactures.
» ]1 cft des momens décififs, des çirronf-.
M tances uniques, des eWnemcris Imprévus,
» l'habilit*} eft de les faifir pour les tourner à
», fon avantage^». 1701'
DiJcoV' potitiijue (m fes aunuges
vque It Portugal poutroit rct rer de
De de <
neuve n° SI.,
AVERTISSEMENT.
Eu ̃:
mes mains deux Ouvrages 'fur l'Admi-.
niftraticn êe 4e régime des Manufac-
tures. Dans l'un qui fembloi.t pro-
mettre beaucoup, on ne trouvoit que
des déclamations vagues, & nul moyen
l'Auteur s'eflorçoit d'inculper j (jans s
1'autre°, peu confidérable à la vérité
abfolument dénué de principes, on r.e
voyoit qu'un intérêt -pei formel mais
Moins adroit que 'le premier; l'Auteur y
laifloit entrevoir que l'ambition feuïç Je
s'établir furies ruines de l'édifice do/>t il:.
dernandoic la dcflfuclion l'avoit engagé
à écrire. •
Penfanc que dins une qyeftion qui
particuliers, ne cbnftituc pas celui de
la fociété entjère; j'entrepris un ouvra-
ge qui, dégagé de toute partialité,
pût ouvrir un champ libre, à la difeuf-
ÛOn &
les moyens de déterminer le régime çié-
ceflairc pour conferver 4;' faire fleurir
les Manufactures,
t° *Dés çirconflanees particulières ,mfont
empêché jufqu'à préfent de. lhrer à
Pimpré/fion cet ouvrage fini en 788.
Comme il eftcompofôde plufieurs pa r-
° ties qui pourroieut paro!'tre fes
dans ce moment, j'ai cru fimplemcnt
devoir mettre au jour celle qui paroit\
intérefler plus fpéçialcmeit toute: les
claflès de Citoyens.
A
NÉCESSIXÉ
POUR conserver et le
Comïtierce et les Manufactures.
doit être une fuite ncccflairc delà rtfgent'tat'ion
de l'empire; c'eft de cette profpcrite' qu'ctn'açe
la puiïîànce d'un peuple ne perdons jamâii de
vue cette, grande vérité, on règne par le C<»m-
merce, on eft détruit par le Commerce.
Si j'cxpofe mon opinion fur une matière au/fi
importante, ce n'çfï pas pour dirigcr celle des
Initiateurs éclaires qui fanVdoutë^ ont <?jï
approfondis les grarids principes du Commerce
& de llndiiftiie, mais c'ert pour comba tre
2.
demandent la libeité la plus illimitée– • •
• je ne me di/Iimulc pas que le tyul mot
va heurter daignent
coiifîdc'rcf qu'elles ^cuvent controverfet mnn
fentiment, & que je n'écris duc parce que
j'ai toujours pcnfc que lorfqu il s'agifl'oit de
la chofe publique, tout .bon citoyen devoit
'contribuer à fa plus grande profpe'rité qu'il
t{toit même obligé de le faire, lo fqu'il pouvoit
s'ctayer de l'expérience, pour démontra la
folidite & la jufleflè de fes principes.
L'Induflrie cff une fourcede icheilbs pour
la focicte*, elle embrafl'e tous;le travaux n^-
ceifaires pour façonner la
confommations; & aux jouiïîamc's auxquelles
la Nature les a deftine'cs j c'eft. ]>ar l'InduArie
que chaque prodiidion reçoit l;s difTt'renfcs
formes d^nt elle cft fufceptible. L'Indu/hic
comprend les Fabriques & Ici
Le Corumerce, confluence neceflaire de
A i
l'ordre pliyfîque & politique, ert
jiiv'cs par ceux qui les feraient naître, l'abon-
dance même n'aurait aucun avantage; féconde
par rindurtric j il établit & entretient ites
rapports avec toutes les Nations fes opérati ns
répandent l'aifançe dans toute l'étendue d un
royaume, & en communiquant aux moindres
productions la qualité* de richcffics, ellcs lient
lés hommes par des liens indiflolubles ,• formas
par le befoin, & embellis par l'agrément es
jouifFances..
Sans Induflrie point de Commerce & f,ms
Commerce point d'Industrie; l'un & l'aitrc
doivent donc être fournis à des règles qui fes
empêchent de fe détruire niutuellement*, &
qui les mettent même dans Pimpqflibilité de
fë porter le plus, léger préjudice'.
Puifque le Commerce & l'indultriç influent
d'un Etat, on doit examiner avec le plus grand
fcrupulef les difiVrcns rapports que cha ue
branche d'Indurtric ont cntr'ellcs, ne jamais
perdre de vue rexiftence des citoyens qui s'y
adonnent, & les préferver des malruurs
qu'enfante lit toujours lcurs propres fautes.
M
Si l'on confidcrele nombre dïhomnves ^rft-
régime, on la f nuira encore
davantage, quand on remonterai l'immenlitéde
ceux qui cultivent la terre, & qui font naine
les matières premières: Enfin on dcmrrera
convaincu que nos Manufadurts exigent; une
douce Aitveil'jncc, quand on envifâgerâ que v
leur profpcrité fera le bonheur de l'Etat, &
que leur décadence peut opérer fa ruine, i
Dans le nombre des Manufa&u :es qui exigent
en France, il en eft qui peuvent être livrées
à clies-incnicsi telles font celles dans les fabri-
tions dcfquelles .,on peut aift'mcnt appcrccvoir
les défauts de l'ouvrage l'impéritie ou la
ma'uvaife-foi de l'ouvrier & de 'entrepreneur;
mais il en efl dont les produits peuvcn cire
très-fautifs, & dont les défauts font marque's
avec tant d'art & de perfidie que l'œil, le
plus exercé peut (encore s'y laifler fur-
prendre telles^font les Mhnufa lures dont les
produits fervent à nous vêtir ce les-la ex gent
tin régime, mais ce n'eft qu'atrès avoir dé-
terminé le dégré de' liberté ui doit leur
être accordée, qu'on pourra fixer celui qu leur
cft propre.
T*
A3
Quelle liberté doit-on accorder aux Mattti-
nufa&urcs dont les produits fervent a. ious
Liberté* jus ulcndi l droit
d'ufer & de ne pas abufer, ce principe de droit
naturel, pris dans toute fon acception, doif-il
exclure toute cfpècc d'ordre & de règles?
Non' cei tainement voilà tependant ce, que
révoquent, en doute ceux qui afîètfent de dire
gène intolérable pour le talent.
Si par.le mot gêna on entend une prchi-
bitition rigoureufe qui ferme la canicre de
J'Induflrie qui lie les mains de l'ouvrier in»-
telligent, qui borne le fabricant dans fes opé-
rations, & qui l'empêche d'înnovcri je dis que
cette. gine doit êttc profcrite, & qu'elle cft
le fléau de l'Indiiflrie & du Commerce, Qu'il
faut faire cefTer ces inhibjtions affligeantes
qui ne laiflent, à celui qui cherche a ihven:er,
aucun moyen de fe livrerai goût qui le fclli-
cite, & que cette feve'ritc qui retiendroit
les animes dans des' limites trop étroites, ne
doit pas exiOer dank un tons qui n'exige que
dullric, & l'abrogation de cci.Us qui peinent
tendre a leur dcîiim:nt«
6
du mot gène oji entend d
cette liberté limitée par certaines régies que
l'expérience
règles qui maintiennent h
crédit chci l'étranger, afl'urant l'acheteur
la bonne-foi du vendeur, & deviennent parla
ijn des principes les plus féconds de l'accroiffe.
ment "des produits de l'Indiiftric; fi enfin on
qualifioit de gêne cette heureufe dépendance
qui prEferva le bon 6c honnêtej fabricant de
l'avidité de celui qui concourt M* la ruinej, en
ne cherchant qu'un profit momentané! au
mépris du crédit public fous cc point de. vue,
ne feroit-ce pas appeler gêue ce qui n'eft
réellement qu'un ordre nécefTaiie> & d'après
un pareil fyftcme ne définir
la liberté invoquée jus abutendï.
Si cela étoit ainïî, plus de fucecs X diffa,
car ce féroit mettre cnf.e les nains des gens
avides, Texclufif le plus dangereux. Nous avons
fes mouvemens, de multiplier As forces et fes
refTorts, fi l'on n'adopte aucun? règle, .nous
n'y parviendrons jamais. J'aime à croire que
de tout f^on pouvoir au pluvgt.nd bien te la
chofé-, mais quand il s'agit de l'or-iie i :l.nif
7
aux infirmions politiques on ne doit pas fc'
même 1er plus trirtes, &
ne pas voir les hommes pins paifaits qu'ils ne
des plus grands
la profpc'rittf
du Commerce & le foutient d'un nom ancien,
k d'une réputation juflemenc acqi'iife peuvent
feuls.cnflar.mer; mais combien y eu a-t-il
d'jimcs qui ptefcicnt un débit a^luel une
renomniJe ,fiable; qui, en fubflituant dans la
fabrication des litières de baffe qualité à des
matières folides & de bon 'àloiy mettent ans
le Cominetce des objets de'teiiiores & ont
les défilas' font nufque's avec <iu'il
faut une glande connoiiranccMfpour parvenir
les découvrir. Combien yen a-t-il qui lie
craignent pas de fajre paner ces. mauvais ou-
vrages il l'étranger qui attribuc'indiAinclérr ent
leur mauvaife foi aux fabrique, de la ville ou
delà contrée. La confiance perdue ne fe regagne
plus, les fabriques, d'une ville font elles en dif-
crédit, rien ne pe«tre'paicr ce malheur, le
tems nome qui fait tout oublier en s'ecou|;nt,
I-tûTe préjuges contre elles. S-l
propre utilité, me dira-t-on, rameneri' le
fabricant à un ordr; falutaire> cela efi vfai;
mais il fera trop tardée
l'infl.int de nos fautes nous auront fupplanté.
Quelle trifte expérience n'ont pas ces belle*
fabriques du Languedoc
& qui fe fentiront encore long-^tcms de 'l'état
péritie de qaelqnrs faSiicans le ont plongées.
Quelles faites n'auront pas le de
quelques jurandes pour les ic'g'es qui avpiriit
toujours été fiiivies, & qui fe f >nt livrées a la
fabriques ni des fabricans en paiiiculier/ il en
combien cet abus de la liberté' niiifoit à leurs
opérations. Ils ont demandé, av:c la plus vive
inflance^des régla nouvelles, qujen prote'jeînt
leurs réputations açquifes par u longue fuite.
1 a1. Le Commerce dei<JfJi)id«ftinîspout I( levant, -que e lan-
guedoc flifoit avec avanti^e id aujourd'hui entre Ici main ici
ftringefJ, du moins, tri es-grande partie, i fetoit.eijcof: cirre
les noires fi le Turc q ;i *ii habitude, à raifon de la con«
fi»ac« qu'il accorde, n'eut pas été trompé or les qualit-s, Ici
fÂitietci, les 'tcinturi'i t< Ics aunj^es On p. ut vyit ci <i» t'cïl
MUrté.
qu'ils ont vu le
fortunes nou-
voiles & mal acqulfes, s'élever au détriment
de leur honneur, des villes affligées par les
émigrations d'ouvriers qui alloient cherchée
ailleurs l'ouvrage & la fubfifiance qu'ils! ne
trouvoierit pltts dans leur patrie;' ils tint enfin
demandé ces règles pour limiter, cette liberté*
avec inflance, pour que le Gouvernement mît
fin tant de dtTordres.
Cet exemple, offert par une des plus ri:hcs
& des plus .commerçantes Provence du
royaume ( i ) n*eft pas le feul que nous ayons <i
indulliiui'c, j.n;iaii aitiviic on Egalé celle des` Fj!>ri>juji)s SC
Commotcins du LJngiifdoc ^irulga1 les prohibirinus dcs Roy junict
voilins qui éloignoicnc de ilnt eux Mitafiiet fabrications ic cette
Province, les Fabiicans.tc Çoinmcrcaiis oiit toujours trouva noyen
d'ouvrir èc nouvcaux dcboochî's. Mais je éûis dire à leur g oirc,
qu'en itiî-ne.-içmi qu'ils fuiwoicnr la plus grande liberté poi ce!
foncs de f.ibtieationj telles que la bonneterie ét
foies ils ne fe font jamais c'caité de la bonne-foi. C'cfi un bem mage
f-uWic i]uo je -me plais à leur rendic, fut-tout à ccuiT3e Nifmc^
[O-
citer. Quelles réclamations
dans celui qui venoit de voir naître dcsloix
fe plaignoicnt d'un fyftcme ancien qui ctoit
rigoureux, on lui en
le reçurent avec reconnoiflance, niais la fraude
nèrent bientôt loi douce
contre le Commerce & l'Indurtrie, & au-lieu
la plus grande licence.
Le but des réglemens de
du fabricant, de rendre libre la
cïreufation de fes ctoflès de fauve r à celui lont
l'ouvrier àuroit été mal-adroit, ta perte d'une
ctofie mal fabriquée d'infpirer une certaine
émulation enfin, de favorifer l'indurtrie. Au-
lieu d'avoir envifagé cette loi fous cet arpeft*
bienfaifant comme l'on fait, les fabricans ref-
& \e dii r'uf» c'«(l. que fi je nie fui% imbu des vrais *̃•
dois, «c quejlc dcv<Iopptmcnt ti l'api>iicf.l< n vjtie j'ai cl Ik-u
de, faire dam la fuite, eA.lcfiuit de» mfirin.ii.inl qu'ili oni-bu-n
voulu rec donjner..
.Il
pcctablcs qui n'ont c'eflc de réclamer contre
i h liberté, ceux qui n'afpiroient qu'à des pro-
,nu cn'dit public, h'y ont vu qu'un chemin
ouvcit une foi tune rapide, & il, n'ont adopté
loi leur laiîlôit, que pour
tromper le consommateur par des fabrications
Que conclure de pareils exemples? qufc la
liberté dont doivent jouir les mamif.n.lui'es
des règles douces & invariables afin qui: la/
partie des citoyens la plus precieufe pour l'Ftat,
les bons & honnêres fabricans qui en recon-
npiflent la nécelfité, ne foient pas les victines
de l'avidité de ceux qui n'invoquent la liberté
que pour 'en abufer. L)'ailleur$, l'intérêt de
notre Commerce avec nos voifns, & les con-
ditions.des traite: exigent que cette liberté bit.
toujours accompagnée de la bonne-foi, & cu'il
dl de la jufl'ice" des l<?giflateuis d'y pourvoi
Je ne dis point, qu'il faille de'ccs rcglemcns
rtpugnent k une jufle liberté, qui forcent l'ou-
vrer de fe foùmct^re à telles combinaifons
qui le limitent dans fes opérations, qui lui
inrllgc'nt des peines qui contiennent des
Il
prohibitions, en un mot
d'arts un te ni s où les ails ndiflans avoiciit
leur devons-nous "ces
ces* belles productions qui
modîjcs,
conflitutiqn
pas balancer de les dégager de ces foutions qui
pourroient les en- les abandonnant
à. leurs propres forces, il eH fage de ne pas
de vue.
Maintenir la confiance' du fonfommateur,
lui procurer sûreté dans fes achats, lé forcer
par les bonnes qualités, à nous donner h pré-
fJrence faire fleurir I'Induflrie, tels doivent
être" les effets du régime qui de it goWerncr le
Commerce & l'Indulirie. •«.
L'exigence de ce'régime efi non-feuhment
en'eiHieltc a la profpe'fitc'.du Conimerc* exté-
rieure elle l'eh encore h celui du Commerce. in-
tc'iieurf. S'il eft intereflint p*our une Natioa
que -les fabrications locales ne foient pas con-
fondues avec celles des étrangers, qui jouvent
inférieures, viennent fe
de conserver aux antiennes mahufaclurçs' f dont
les ùffài font encore prçtVrt's clréit l'tti tn^cr,
il
foiene yctus de
sûreté, dans
fnoins ii.ttrcflant
n'a -mille 'connoiflance des
qualitc's des larncs de la folidjît' des cou-
lcuis,*dcs defauts enfin',
Je tiflii foit par l'inipc/ritio de
par dçs Sub-
'j! C'eA .ici qile/doit difparoîtrc • l'înipi^mon
.a tout bon citoyen, j'en appelle 11 tous les
n'exifte aucun régime, le citpycn riche & au..
vie, à^qui le befoin de fo. vîtir commandera':
Cacheter, ne le fera qu'avec nu fiance, & ans
là crainte de fe voir victime d'une fraude pu-
bliquev dans ce caS, un 'régime prcfcnte-t-il.
des confequeoces aufli dcfaflrueufe que la
liberté illimitée qui tkndroit continuellen cnC
les citoyens dans rapprehenfion.. •
i Jéttoiis unxoup-jd'œil fur ce qui s'e-ft p afî*d
depuis' quatre ans, ce tableau ne fera pas fa-
titfa.ifant, maIs' qufil fcrve ad moins à n >tré
• ̃
inflruction de que la trifte expérience que nous
Nous avVns vu des Etats voifins, jaloiu de
après avoir fait d'inutiles 6;
nous faire dcfccndre jufqu'à eu!; ces mêmes
Etats, après avoir capté notre goût, & nous
avoir, pouf ainfi dire, enfièvre' e leurs mixles,
ont aujourd'hui des manufactures qui jouiflen»
du plus grand fucecs nous~m;mes nous les
avons aides a Iîs faire fleurir ,»& nous jvods
contribué à la ruine de nos fab ications, pour
en faire tourner tout l'avantage an profit t des
leurs. Quand nous aurions dû rcjeter tout ce
qui nous vcnoit des mains étrangères, (i). Com-
ment avons nous pu accucillir ce qu'elles nous
nous oftioient, & ne pas nous appercevoir que
1 1 J. Je ne prétends pas qu'il faille avoir reccurs aux prohibitions
ceia.feroif itiipolitiijue mais j'impiouve ici ces coiliplai 'anc es
avet lef^utl'a nous recevions & nous rec îcrchioiu nie ne ici
produits
doute avântigcuCe malt I'inJulgcnce dans le, inttodu jticru
tourne toujom au dittinion: de la Nation qi i reçoit..
15
ii.iriuitiifant chez nous dts conçuncns djiS*
gertrx. r.
La caufe des maux, qui tlcfolent dqiuis S*
font tombé dans le découragement, & tnf jite
dans l'iiieruV ̃& fi quelques-uns d'entt eu*
onr' montre qiiêlqu'a.clivite' ils ont' cité cy\-
traints de fe rail en tir, ruinés
rlgles le marchand,qui au milieu du de'fôrdre
ne cherchoit que fan profit, ne s'eftplu* af oti'i
que des produits des nianufadures cïrafigèr<t
qui fembloientra'voir plus de vogue, & enfin
lcconfommateur, dont on, entretenoit le goût
en mênije-rtems que la frivolité', a faifi vec
enthQûfiafme la facilité qu'il avoit de les fitis-
faire.
Ce n'efl que pat un régime, bien médite*
qu'on peut tout rahiener a un ordre faliit:ire
une liberté illimitc'ô', les maux qui les. oiïl1
afîligt's jufqu'k prc'fÇnt parviendront k Uilr com-
ble & Tcxcès auquel fous peu de tcm ils
feront portes, les rendra irréparables. J'oie le
redire, fans régime nous ue'devons plus louS
»̃

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