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Noces rouges

De
36 pages
Quand l’adhésion d’un groupe définit l’identité…

Noces Rouges mêle nouvelle et scénario. June D. explore ici toutes les possibilités que peut offrir une histoire en combinant diverses lectures et approches.
Bianca, jeune femme de trente ans, est invitée à l’anniversaire d’une de ses amies dans une maison de campagne, située entre Evreux et Bernay. Après un arrêt pour acheter des cigarettes, elle arrive devant le portail de la maison, l’ouvre, entre dans le jardin et s'arrête interloquée, tout le monde est en blanc.

Le point de vue de l’auteur

Le blanc, imposé aux invités de Noces Rouges, est symbolique de la recherche de l’esthétisme de notre société, comme une volonté d’esthétisation artificielle de la vie, une épuration du laid. Le laid ne se reconnait plus par opposition au beau mais par sa disparition ; c’est le refus de la confrontation. Le blanc est aussi ici, une forme de communautarisme, un uniforme comme un moyen de reconnaissance et celui qui ne le porte pas est rejeté, exclu. (...) Le repli communautaire devient un gage de l’identité qui ne passe plus par l’individu mais par l’adhésion à un groupe.

Un roman source de réflexions sur nos sociétés contemporaines

EXTRAIT

Je zigzaguais sur la route, baignée de soleil, perdue au milieu des champs, consultant nerveusement le plan sur l’invitation d’une ancienne amie, qui s’était rappelée à mon souvenir la semaine dernière, au fond de ma boîte à lettres.
J’avais d’abord jeté le carton, bien décidée à ne pas m’y rendre. Un dimanche à la campagne, merci, très peu pour moi. Ah ! Je voyais déjà le tableau des trentenaires sur la route du succès. Si peu représentatifs de leur génération mais tellement sûrs d’eux. La brochette de sur-diplômés, fils à papa, libérés et libéraux, qui lisent Les Inrockuptibles, Public et Milk, habillent leurs rejetons chez Bonpoint, se rencontrent le dimanche au jardin du Luxembourg, quand ils ne sont pas à la campagne, et dont la dernière grande angoisse fût d’attendre le carton d’invitation à l’inauguration de la boutique Ralph Lauren à Saint-Germain-des-Prés.

A PROPOS DE L’AUTEUR

Noces rouges est le premier roman de June D. édité par Publishroom.
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@June D, 2014

ISBN numérique : 979-10-236-0006-3

contact@publishroom.com

http://www.publishroom.com

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A PROPOS DES "NOCES ROUGES"

Toute personne intéressée par le scénario Noces rouges peut contacter Publishroom pour de plus amples informations, par email à contact@publishroom.com

Sommaire

Nouvelle

Synopsis

Continuité dialoguée

Note d'intention

Nouvelle

Je zigzaguais sur la route, baignée de soleil, perdue au milieu des champs, consultant nerveusement le plan sur l’invitation d’une ancienne amie, qui s’était rappelée à mon souvenir la semaine dernière, au fond de ma boîte à lettres.

J’avais d’abord jeté le carton, bien décidée à ne pas m’y rendre. Un dimanche à la campagne, merci, très peu pour moi. Ah ! Je voyais déjà le tableau des trentenaires sur la route du succès. Si peu représentatifs de leur génération mais tellement sûrs d’eux. La brochette de sur-diplômés, fils à papa, libérés et libéraux, qui lisent Les Inrockuptibles, Public et Milk, habillent leurs rejetons chez Bonpoint, se rencontrent le dimanche au jardin du Luxembourg, quand ils ne sont pas à la campagne, et dont la dernière grande angoisse fût d’attendre le carton d’invitation à l’inauguration de la boutique Ralph Lauren à Saint-Germain-des-Prés.

Je ne savais si j’avais cédé à une curiosité malsaine, ou était-ce la perspective du déjeuner dominical avec mes parents, chez qui je m’étais installée depuis quelques mois, réintégrant ma chambre d’adolescente ; mais j’étais sur une route de campagne à chercher des indices disséminés sur le chemin. L’embranchement en fer à cheval, la petite maison en pierre… . Tout se ressemblait et j’étais définitivement perdue. Bien sûr à deux heures de l’après-midi, pas âme qui vive, j’étais en retard et je désespérais.

Au moment où je décidai d’abandonner et rebrousser chemin vers l’autoroute menant à la civilisation, le lieu-dit du Bois d’Écu s’ouvrit devant moi. Je consultai le plan en hâte, première à gauche, deuxième à droite. J’y étais. Je me garai en plein soleil, unique place libre parmi les nombreuses voitures déjà garées.
Je remontai le chemin lentement, décidée à faire une entrée remarquée.

J’entrai dans le jardin, tout le monde était en blanc.
Le blanc. La pureté ; ils avaient tous l’air d’enfants sages, épanouis, au milieu des coquelicots.
En blanc. L’esthétisme ; la seule manière d’éviter les fautes de goût, les mal fringués, les excentriques.
Ils étaient tous beaux. Sourires et peaux bronzées.

On avait oublié de me prévenir, ou était-ce un acte manqué ? Deuxième option assez plausible, je n’aimais pas les tenues imposées ; d’uniforme, je n’avais jamais porté et ce n’était pas...

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