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Non praevalebunt ! par le R. P. Ch. Clair,...

De
11 pages
impr. de G. Jacob (Orléans). 1866. In-8° , 11 p..
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NON PBJÎVALEBUNT,
Par le R. P. Ch. CLAIR,
De la Compagnie'de Jésus.
(Extrait du compte-rendu, de la deuxième réunion des Anciens élèves du petit Séminaire
de La Chapelle-Saint-Mesmin, le 29 juillet 1866.)
ORLEANS,
IMPRIMERIE DE GEORGES JACOB,
Cloître Saint-Étienne, i.
1866
NON PBJEVALEBUNT,
-Jfar le R. P. Gh. CLAIR,
" î)eMa Compagnie de Jésus.
<Exti-.tit3u"<îljmpf5^rciidu de la deuxième réunion des Anciens élèves du pelit Séminaire
d« La Cliapelle-Saint-Mesmin, le 29 juillet 1S6G )
ORLEANS,
IMPRIMERIE DE GEORGES JACOB,
Cloître Sainl-Elienno, 4.
1866
NON PRiEVALEBUNT.
« Certes, quand le pêcheur de Galilée fit dans
eetle Rome sa première et obscure entrée, passant
inaperçu dans la foule du peuple, suivant au milieu
des monuments superbes cl des temples fumeux la
voie triomphale et sacrée, cachant sous sa robe de
Juif une croix de bois, qui aurait dit que c'élait là le
successeur futur des maîtres du monde, et que le
Dieu qu'il annonçait, un crucifié, irait bientôt au
Capitolu détrôner les Césars et tous les dieux? »
(M,r L'ÉVÈQUE D'ORLÉANS, La Souveraineté
pontificale.)
i.
Rome adorait Néron, et sa vivante idole
Parmi les dieux menteurs régnait au Capitule.
Né pour épouvanter et punir l'univers,
Digne maître d'un peuple aussi vil que pervers,
Le tyran voyait Rome, autrefois libre et fière,
Esclave maintenant, le front dans la poussière
Se prosterner, — ô honte ! — et le sénat sans voix.
Eriger lâchement ses caprices en lois.
_ 4 —
Un jour, le dieu suivait la route triomphale.
Le char doré, la pourpre et l'aigle impériale,
Les soldats du prétoire et les douze licteurs
Entourés d'histrions et de gladiateurs,
Surtout le regard fauve et l'infernale joie
Du monstre à qui le monde était alors en proie,
Répandaient la terreur, comme si du trépas
Le sinistre fantôme eût précédé ses pas.
— César est Dieu ! criait une foule en démence j
L'empire et l'univers vivent par sa clémence ! —
Et les parfums montaient en nuage odorant ;
Sous le couteau sacré les taureaux expirant
De leur sang rougissaient le marbre des portiques,
Tandis que des héros les images antiques
Et les murs où jadis vécut le peuple-roi
Frémissaient, en voyant des Romains pleins d'effroi
Sourire à leur tyran, et, baisant leurs entraves,
Se courber devant lui plus bas que des esclaves.
Qu'ont-ils fait de l'honneur et de la liberté ?
Où donc leur grand courage et leur mâle fierté?
Du pain! des jeux!!! Voilà quelle est la noble envie
De ces hommes vendus et tremblant pour leur vie...
Sur ce mortel, fêté plus que n'étaient les dieux,.
Seul, un barbare, un Juif ose arrêter les yeux.
C'est un veillard. Vêtu d'une bure grossière,
Penché sur un bâton et couvert de poussière,
11 porte, sur un front plein de sérénité,
D'un père la douceur, d'un roi la majesté.
Mais à peine un enfant regarde avec surprise
Le pauvre, l'inconnu que la foule méprise.
Lui, tranquille au milieu do ce peuple agité
Dont les mille rumeurs remplissent la cité,
11 écoute pensif; puis de loin il contemple
Le cortège joyeux qui conduit à son temple