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Notes sur les antiquités gauloises de Caudebec-en-Caux / par M. le Dr Ernest Guéroult,...

De
20 pages
impr. de Lepelletier (Havre). 1875. 19 p.-III p. de pl. ; in-8.
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NOTES
SUR LES ANTIQUITÉS GAULOISES
DE
,r-:--ÇAUDEBEG - EN - G AUX
\ /îjW^Kle Docteur ERNKST GUÉROULT
Membre de la Société Havraise d'Études Diverses,
des Antiquaires de Normandie,
et de la Commission des Antiquités de-la Seine-Inférieure, etc.
HAVRE
IMP HIMK1U 10 Ij H P M L T, 13 T I E R
1875
Tiré à 200 Exemplaires.
NOTES
SUR. LES ANTIQUITÉS GAULOISES
DE
GAÏJDEBEG-EN-GÀUX
i.
LE GALIDU ET SES ENVIRONS
Dans un précédent opuscule (1), j'ai décrit sommaire-
ment un vaste établissement gaulois, situé à l'ouest de la
ville de Caudebec-en-Caux, qu'il domine.
C'est le mont Calidu. (PI. II, Fig. 1). La partie encore
boisée, la seule, objet de mes incessantes recherches,
contient environ 371 hectares (654 acres), dont une en-
ceinte retranchée de 1 à 5 mètres de hauteur au moins,
affectant une configuration semi-elliptique, cerne 25 à 26
hectares, 44 à 45 acres à peu près.
J'espère avoir accumulé des arguments surabondants
pour référer au Calidu l'emplacement de l'oppidum Calete
(2), métropole des Calètes, lors de leur indépendance,
avant la conquête de Jules César.
Le Calidu répond à toutes les exigences d'une forteresse
celtique d'ordre majeur; sa position exceptionnellement
remarquable sur un point culminant, au milieu d'une
forêt, dont un grand fleuve, la Seine, et des marécages
(2 bis) baignent le pied, la forme, l'importance de sa
NOTES
SUR UE» ANTIQUITÉS GAULOISES
CAUDEBEG-EN-GAUX
i.
LE CALIDU ET SES ENVIRONS
Dans un précédent opuscule (1), j'ai décrit sommaire-
ment un vaste établissement gaulois, situé à l'ouest de la
ville de Caudebec-en-Caux, qu'il domine.
C'est le mont Calidu. (PI. II, Fig. 1). La partie encore
boisée, la seule, objet de mes incessantes recherches,
contient environ 371 hectares.(054 acres), dont une en-
ceinte retranchée de 1 a 5 mètres de hauteur au moins,
affectant une configuration semi-elliptique, cerne 25 à 26
hectares, 44 à 45 acres à peu près.
J'espère avoir accumulé des arguments surabondants
pour référer au Calidu l'emplacement de l'oppidum Calete
(2), métropole des Calètes, lors de leur indépendance,
avant la conquête de Jules César.
Le Calidu répond à toutes les exigences d'une forteresse
celtique d'ordre majeur; sa position exceptionnellement
remarquable sur un point culminant, au milieu d'une
forêt, dont un grand fleuve, la Scino, et des marécages
(2 bis) baignent le pied, la forme, l'importance de sa
castramétation ; son entourage de vestiges (3), de sou-
venirs gaulois ; les traditions (4) et légendes invétérées
qui s'y rattachent; les fosses (S)(tugurîa) qu'il conserve ;
les épaves gallo-romaines et celtiques émanées de son
aire, et, parmi celles-ci, particulièrement, les quinaires
(6) à l'épigraphe CALEDV homonyme, synonyme de CALIDV,
berceau très probable de leur émission ; de plus, l'an-
cienne voie des Callouets (7) ou du Roule, que j'ai
dépistée, reliant, en passant par les diverses stations
gauloises (8) de notre contrée, le Calidu à Rouen, chef-
lieu des Vêliocasses : tel se groupe le faisceau de preuves
militant puissamment à l'appui de mes convictions. En
conséquence, je me crois autorisé à soutenir : le Calidu
(Caledv) est bien réellement l'ancienne Calete, Caletv,
(8 bis) Caletus, Caleium, ensevelie dans l'oubli des temps,
et les représentations monétaires CALEDV, portant encore
aujourd'hui la même appellation que CALIDU, en ont
perpétué la mémoire. Le Calidu est incontestablement le
Caudebec des Celtes.
J'ai à coeur de revendiquer la localisation au Calidu de
la capitale des Calètes et la classification de ses médailles ;
leur patrie était délaissée, aléatoire. Les historiographes
la faisaient voyager, à Lillebonne, à Dieppe, à Calais, à
Harfleur et partant de l'axiome : là où une population a
stablement séjourné, on doit déceler son lieu de sépulture,
sa nécropole, je me suis, depuis des années, évertué à
découvrir le champ funéraire des Calètes-Cauchois, nos
ancêtres.
Si mes efforts, dans ce but, sont jusqu'alors restés
infructueux, ils auront du moins ouvert l'issue aux
nouvelles trouvailles suivantes :
En la forêt domaniale de Maulévrier, sur le
territoire de la commune de Saint-Arnoult, au triège
nommé LE PUITS BOURDON, six mamelons : A, B, C, D, E, F,
(PI. I), me paraissent dignes de fixer l'attention du
monde scientifique. Le premier A (PI. II, Fig. 2), semé de
pins, se dirige en longueur du sud-ouest au nord-est. 11
contient une superficie de 24 hectares.
Ses délimitations sont : au septentrion, la route
innommée passant devant la maison Forestière de
Sainte-Gertrude ; au midi, le périmètre de la forêt, du
côté des terres arables de Saint-Àrnoult ; au levant, le
chemin de la Briqueterie ; au couchant celui du Val des
Merisiers.
Ces deux routes découpent presque symétriquement le
mamelon A.
Son centre est distant, à vol d'oiseau, de 2,400 mètres
du Castrum CALEDV au sud, et de 900 mètres de l'église
de Sainte-Gertrude, laquelle s'aperçoit au nord longée,
à droite, par le sentier des Callouets, Caillouets ou du
Boule, et, à gauche, par la station : Le Cailloir.
Dans un site des plus pittoresques, d'où se déroule une
perspective attrayante, le plateau de la colline A est
couronné, à son extrémité sud, par un vallum demi-
ovalaire, en terre, de 0,80 centimètres à 1 mètre
d'élévation et renfermant 6 hectares, 24 ares. On y
rencontre 4 rangées de tertres oblongs, munis chacun
d'une excavation parallèle à leur longueur.-
Les trois premières rangées nombrent 18 à 20 éminen-
ces fossoyées ; la quatrième se compose de 11 autres for-
mantla courbure du vallv.m. Une centaine de mottes sem-
blables se compte, en dehors du retranchement, sur le
sommet du coteau, et sur ses versants, principalement sur
celui de l'est.
Les tertres énoncés, à orientation variable, s'ajustant
plus généralement à celle du plan de la colline, accusent
3 à 5 mètres en longueur, 1 mètre 50 en largeur et 1 mètre
de hauteur, en moyenne.
— 6 —
Sur les cinq monticules contigus, qui nous occupent, il
existe une quantité de petites buttes similaires, à cavité,
soit isolées, soit agglomérées ; plusieurs grandes fosses
infundibulées; des barrages, des postes avancés de défense,
des traces de circonvallations plus ou moins régulières et
circonscrites, des lignes stratégiques, etc.(9). Cet agence-
ment singulier d'ouvrages entièrement en terre et de
main d'homme s'accommode partout aux moindres acci-
dents utilisés du terrain.
A quelle période convient-il de reporter les travaux
observés ?
Les chroniqueurs qui, avant l'ère chrétienne (10), ont
traité de la Gaule, connaissaient à peine la géographie du
pays et les moeurs des habitants : ils en parlent peu et
fautivement, parfois ; l'on ne saurait accorder qu'une
confiance très médiocre à leurs renseignements. L'absence
ou l'extrême rareté de monuments analogues, compara-
tifs, laissent l'archéologue livré à ses inspirations, à ses
appréciations personnelles, et exposé à l'erreur.
A mon sentiment, les ouvrages du Calidu et du canton
du Puits Bourdon remontent aux âges les plus reculés :
Une étude spéciale, jusqu'à ce moment négligée, de
l'antiquité, l'exploration (11) sérieusement pratiquée du
sol pourraient seules projeter la lumière indispensable
pour interpréter le système et la destination des travaux
dont je viens de donner l'aperçu.

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