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Notice historique sur la vie privée du célèbre Louis-Auguste Ricard

8 pages
1851. Ricard. In-16. Pièce.
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NOTICE HISTORIQUE
LA VIE PRIVEE
DU CÉLÈBRE
Louis-Auguste RICARD.
Le journal le Droit et l'Auxiliaire Breton nous don-
nent les détails les plus curieux. Ces hommes dont les
noms ont tant de fois retenti devant les cours d'assises,
des fameux chefs de bandes qui se sont acquis une célé-
brité étonnante par leur audace et l'énormité de leurs
crimes, viennent de terminer leur ignoble carrière.
Louis-Auguste Ricard, né le 16 octobre 1800, à
Rouen (Seine-Inférieure), entra, comme jeune soldat de
la classe de 1821, au 52e de ligne. En 1823, par son ta-
lent, il était sous-officier au même régiment ; il commit
une insubordination sur son lieutenant, et déserta, le
7 décembre de la même année, de la Rochelle, où il était
en garnison. Arrêté à Paris le 11 avril 1823, il fut con-
damné à 5 ans de travaux publics et envoyé à Belle-
Croix; là il fit connaissance de Koffmann et de Ribet ;
l'un était déserteur du régiment de Hohenlohe, dit légion
étrangère ; et ce dernier du 56e de ligne, ex-légion de la
Seine. Ces trois individus, dont les caractères sympa-
thisaient ensemble, jurèrent de ne se séparer qu'à la
7 mort, et formèrent le complot de s'échapper des travaux ;
pour parvenir à leur but, en cachette ils fabriquèrent des
armes, et au moment où l'on s'y attendait le moins, ils
— 2 —
assassinent trois gendarmes, blessent plusieurs soldats et
gardiens, s'échappent, et parviennent en peu de temps à
gagner le midi de la France;
Là, ils formèrent une bande considérable de malfai-
teurs; les vols, assassinats et incendies se succédèrent
d'une manière effrayante ; les voitures publiques étaient
arrêtées même en plein jour ; les routes n'étaient pas en
sûreté ; tous les habitants étaient en émoi. La gendar-
merie et la troupe de ligne parvinrent enfin à disperser
ces bandits ; plusieurs d'entre eux furent arrêtés, livrés à
la justice ; mais Ricard, Koffmann et Ribet, par ruse et
par adresse, échappèrent aux poursuites dirigées contre
eux. Ricard, fils d'un riche négociant, avait reçu une
brillante éducation ; il avait l'usage du monde et savait
se présenter en société ; très-adroit, il contrefaisait faci-
lement toute écriture, et, à l'aide de faux papiers qu'il
s'était fabriqués, il fut admis dans les maisons les plus
distinguées.
En 1823, sous le nom d'Evrenion, il se maria à Versail-
les à une demoiselle Donat. Quelque temps après, tou-
jours accompagné de Koffmann et de Ribet, qui passaient
pour ses domestiques, il assassina sa jeune épouse, son
beau-père, sa belle-soeur, et, pour effacer la trace du
crime, mit le feu au château. (On se rappelle l'incendie
de Montereau-sous-Bois, en 1826.) Cet épouvantable for-
fait avait mis toutes les brigades de gendarmerie sur
pied, ainsi que la police. Traqué, poursuivi de toutes
parts, il se rend à Paris, se fait habiller en général de di-
vision, monte en voiture et se dirige sur Bordeaux ; il
traverse trois départements sans être inquiété. Il avait
plusieurs fois recommandé aux brigadiers de gendarme-
rie de faire diligence pour s'emparer de Ricard et de ses
complices.

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