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NOTICE NECROLOGIQUE
- DE
J.-M. ÉLÉOUET, -
1 VÉTÉRINAIRE
4 aljer de la Légion d'honneur.
GIN VETERINAIRE
- --' -1-i
À ÏSSIEURS LES MEMBRES
DE LA
SOCIÉTÉ IMPÉRIALE ET CENTRALE DE MÉDECIRE-YÉTÉRIHAIRE
VIOI>.]L A TX
IMPRIMERIE DE JULES HASLÍL
- 1870. -
NOTICE NlCaflLOeiQUI
DE
J.-M. ELÉOUET, Médecin-Vétérinaire,
Chevalier de la Légion d'honneur.
A MESSIEURS LES MEMBRES
9(Q^T#lSpEèlAMBT CENTRALE DE MÉDECINE-VÉTÉRINAIRE
X /#uîïessi&irs,
» Je Tiens remplir près de vous, une douloureuse et pé-
nible mission; je viens vous faire connaître la mort de
M. Éléouët, médecin-vétérinaire, chevalier de la Légion
d'honneur et l'un des six Membres associés nationaux de
la Société Impériale et Centrale de médecine-vétérinaire de
France.
» Éléouët est mort, à Landivisiau, le 11 novembre der-
nier, après deux mois de cruelles souffrances.
» Vous rappeler son existence, Messieurs, s'est vous re-
tracer la vie d'un homme de bien dont le but a été , sans
CesiC, l'intérêt et l'honneur de la profession qu'il avait
choisie. D'un caractère toujours égal, d'un abord facile,
d'une activité à toute épreuve, Éléouët s'était crée de bonne
heure une réputation immense qui ne s'est jamais démentie,
et l'une des belles clientèles de la province. Travailleur in-
fatigable, il n'a cessé, un seul instant, malgré les nom-
breuses exigences de sa profession, de consacrer tous ses
loisirs à la science vétérinaire qu'il aimait par dessus tout;
de faire participer ses confrères aux fruits de ses travaux
qu'il se plaisait à publier; de faire profiter les cultivateurs
de son expérience en agricultnre; de faire progresser, enfin,
cette dernière science par tous les moyens possibles. 1
* Fils d'un simple ouvrier maréchal, Jean-Marie Eléouët
entra à l'école d'Alfort en 1825. Sorti en 1829, muni de
son diplôme, il vint se fixer à Morlaix, sa ville natale, où il
eût à soutenir, pour débuter, la concurrence terrible d'un
empirique dont la réputation, alors, ïtait immense. Son
courage, dans ce pénible début, fut à la hauteur des diffi-
cultés qu'il eut à surmonter; il ne faillit pas à la tâche, et
quelques années plus tard, il était ce que tout le pays l'a
connu depuis, le laborieux praticien, l'infatigable vétéri-
naire dont toute la vie a été consacrée à sa profession.
» Peu de temps après sa sortie de l'école, ep 1834, Eléouet
eut à combattre une épizootie charbonneuse qui ravageait
les environs de Morlaix. Nommé par M. le Sons-Préfet pour
étudier les-causes de cette redoutable maladie Jt'-ts moyens
sanitaires à employer pour l'arrêter, il publia, en 183b,
— 2 -
sous le titre : Etudes sur les maladies charbonneuses et le
typhus chez les animaux domestiques, le résultat de ses ob-
servations. Ce fut son premier travail.
» N'ayant reçu qu'une instruction élémentaire, il dut
éprouver au début une difficulté que les personnes habi-
tuées à écrire ne connaissent pas ; et si ses premières pu-
blications se ressentent de cette instruction primitive, les
travaux qu'il publia plus tard sont marqués à l'empreinte
d'une grande érudition. Il ne se rebuta cependant pas.
» Prévoyant d'avance l'activité incroyable dont il devait
faire preuve plus tard, il s'amusait, le soir, rentré chez lui
à rédiger le travail de chaque jour , s'accoutumant ainsi à
développer ses idées et à les transcrire avec aisance.
» A cette époque, Messieurs, les publications vétérinaires
n'étaient pas nombreuses et Eléouet comprit, de bonne
heure, qu'il était du devoir de chaque praticien de coopérer
à l'œuvre commune et de faire partager à ses confrères les
observations remarquables ou curieuses que chaque vétéri-
naire peut rencontrer dans sa pratique.
» Il publia successivement :
Typhus chez les animaux domestiques. (Morlaix 4835).
Considérations générales sur les races équestres et sur la race to-
vine dans le département du Finistère, et sur les moyens à mettre
en usage pour améliorer leurs races. -
Considération sur l'état des étalons royaux dans les quatre stations
de l'arrondissement de Morlaix et sur le nombre de juments qui
ont été saillies par eux pendant la monte de A 837. (Brest 4837.)
Réflexions sur l'article 3 de la loi du 20 mai 838, concernant les
animaux domestiques et sur les effets nuisibles que cet article
pourrait apporter dans le commerce de ces animaux dans les pays
d'élèves. (Morlaix 4838.)
Jurispru4ence vétérinaire. Application des articles 6H et suivants du
Code civil au commerce des animaux domestiques. (Morlaix 4832.)
Projet (manuscrit) d'un nouveau règlement pour la Société centrale
d'agriculture de l'arrondissement de Morlaix, avec l'exposé des
motifs. — La dans la séance du 5 mai 1838.
11 Divers articles publiés dans les Annales de la Société
vétérinaire du Finistère et des Côtes-du-Nord, entre autres :
Rapport sur les travaux de la Société vétérinaire du Finistère et des
Côtes-du-Nord pendant l'année 1 839.
Encéphalité observée sur deux veaux. (4839).
Traité sur les vices rédhibitoires. (1839).
Rapport sur les travaux de la même Sociéte en 1840.
Cystocèle observé chez un poulain de huit jours. - - Gaérison, etc.
(1840).
Trois observations de l'extirpation complète du globe de l'œil sur le
chien (1840).
Traité sur les vices redhibitoires. — Deuxième article (1840).
Maladies non réputées contagieuses et qui donnent lieu à l'action
rédhibitoire (1840).
Travaux de la même Société pendant l'année 1841.
Renversement de l'utérus chez une vache. (1841).
Entéro-hydrocèle énorme chez un poulain de trois ans. — Réduc-
tion. Guérison. (1841).
Traité des vices rédhibitoires. — Troisième article (1841).
Considérations sur l'exercice de la médecine vétérinaire en Franco.
(1841).