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Notice sur la mère admirable de Bouquet ([4e édition]) / [signé Alfred Gilly]

De
18 pages
Douniol (Paris). 1864. Bouquet (France). 18 p. ; in-18.
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NOTICE
SUR LA
MÈRE ADMIRABLE
DE BOUQUET
dit thésaurisrr que d'ItoHorer tu I/IOA
(KCL-1.3. 5.)
Prâr-^: :\ lO Centimes
/ 4Sè yend au profit de l'oeuvre
DÉPÔT A PARIS
CHEZ DOUNIOL, RUE DE TOURMON , 20.
1S04
Imprimatur :
Nemausi, die 2" Feb. I8GÎ.
f MENMCUS ,
Kpiscopus Nemausensis.
Nous sommes autorisés à annoncer un livre qui
paraîtra sous peu et qui est destiné à faire connaître
complètement la dévotion à Mater admirahilis. Il aura
pour titre: Mater admirabitis ou Les quinze pre-
mières années de Marie Immaculée, par M. l'abbé
Monnin, auteur de la Fie du Curé d!Ars. Douniol,
rue de Tour non, 29, Paris.
Nimes, imp. Roger et Laporte, placo Saint-Paul, &.
NOTICE
SUR Li
MÈRE ADMIRABLE
DE BOUQUET
Des Litanies de la Très-Sainte Vierge en général et
de finvocation Hère admirable en particulier.
Entre toutes les prières de l'Eglise, il eu est qui
reçoivent spécialement le nom de Prières ou Litanies.
Les premiers chrétiens avaient coutume d'invoquer les
saints illustres dont ils se regardaient comme les en-
fants. Nous savons, par l'histoire, qu'ils attachaient à
cette pratique une haute importance. Dans les Catacom-
bes , à l'époque des persécutions, les Pontifes romains
célébraient le mystère de l'Eucharistie sur les corps des
marlys. Nous retrouvons les noms des saints insérés peu
à peu, selon l'époque de leur mort, dans les prières de
la messe. Les inscriptions chrétiennes nous montrent
plus d'un pèlerin s'estimant heureux de faire le voyage
de Rome pour graver une invocation pieuse sur le
tombeau d'un martyr, dont le nom lui était particu-
lièrement cher. Ces divers actes ont préludé à la
formation délinilive des Litanies des Saints ; ils
sufliraient à nous faire entendre l'importance que
l'Eglise attache à ce genre de prières, si l'Eglise eile-
mèuie ne prenait soin de nous la révéler, en faisant
intervenir les Litanies des Saints dans ses plus augustes
cérémonies.
Quoi de plus naturel que de réunir sous une forme
semblable les appellations données par l'Eglise à la
reine de tous les Saints! C'était former à Marie une
couronne composée des plus belles fleurs de la litté-
rature des Pères et de la littérature des peuples. C'était
aussi consacrer en une formule synthétique les divers
privilèges que la foi de tous les âges avait constatés
en la Très-Sainte Vierge.
Les Pères et les peuples chrétiens ont toujours fait
reposer sur un fondement sérieux, les appellations
données à Marie. Les saintes Lettres leur ont fourni
le moyen de trouver les vocables sous lesquels ils
croyaient pouvoir l'honorer. Lorsqu'ils l'ont appelée
Mère du Christ, Mère de Dieu, l'Evangile leur
a prêté ces dénominations. Lorsqu'ils lui ont donné des
surnoms qu'on pourrait appeler symboliques, Etoile
du matin, Arche d'alliance, ils*ont constaté qu'ils
étaient en présence d'une réalité bénie, dont l'Ancien-
Testamcnt conservait, sous des ligures, l'espérance
prophétique.
Le Verbe de Dieu s'est appelé Y Admirable au mo-
ment où il manifestait à Isaïe sa future apparition dans
la chair. Lorsque Marie recevait le nom de Mère du
Christ, e'est comme si on l'eût nommée la Mère de
l'Admirable. Mais ure telle dénomination n'eût été
3u'un pléonasme, après toutes celles que Marie avait
éja reçues. Ne pouvait-on pas profiler du nom que
le Fils s'était donné à lutanéme, l'appliquer à sa Mère,
et formor ainsi l'invocation : Mère admirable t La
— 5_
réunion de ces deux mots, que nous trouvons dans
la tradition chrétienne la plus reculée, ajoutait à la
noblesse de son origine, une étendue de signification
qui n'échappera à personne. Dire d'une manière absolue
que Marie est Mère. c'est-à-dire qu'elle est Mère de
Jésus et Mère-des Chrétiens , les frères de Jésus ? à
qui Jésus Ta donnée pour Mère. Dire que celte Mère
est admirable, c'est constater à l'aide d'un adjectif
dont la signification est indéfinie dans le sens de la
louange, les privilèges augustes dont la maternité
divine est en Marie le principe, et les miséricordes
innombrables dont le titre de Mère des Hommes a
été la source.
Origine d'une fresque à laquelle on a appliqué
la dénomination de Mère admirable. — Premiers
miracles.
Mater admirabilis est le titre donné a une pieuse
composition exécutée en 4844 , à fresque et en forme
d'essai, sur la muraille d'un vaste corridor du couvent
de la Trinité-du-Monl, à Rome.
Cette humble image peinte dans le silence des cloî-
tres, n'était destinée , dans le principe, qu'à satisfaire
la piété des religieuses du Sacré-Coeur qui désireraient
avoir devant les yeux , pendant leurs heures de travail
manuel, le modèle par excellence, la Trés-Sainle Vierge
travaillant comme l'une d'elles.
Ce détail explique pourquoi on a représenté Marie,
à l'Age de treize ans, occupée à filer dans les parvis
du Temple : à ses côtés, sa corbeille A ouvrage et son
livre entr'ouvert indiquent les laborieuses et studieuses
occupations docette aimable et immaculée adolescente.
Tout recueille . repose et charme près «le la fleur des
champs, près du lis de la vallée. (CanL v. i.)
Aujourd'hui, le solitaire corridor est une chapelle
— G —
visitée par tous les pèlerins de la ville éternelle et ses
parois sont cou vertes d'ex volo. La très-humble Madon-
nina del Giglio delta Trinità est proclamée par la
piété publique Mater admiraàilis, et sa modeste image
répandue par milliers, porte A toute la chrétienté quel-
aues parfums du suave recueillement que l'on respire
evant la fresque originale.
A ceux qui s'étonneraient que la piété romaine ait
donné le nom de Mère admirable à Marie adolescente,
nous rappellerons la prière que Bossuet adressait à
Jésus-Christ, dans son premier sermon sur la Concep-
tion de la Sainte Vierge : « Bénit enfant, lui dis-je,
détournez ce malheur (l'horrible, péché dont Marie va
être infectée, la tache originelle) par votre bonté.
Commencez à honorer votre Mère, faites qu'il lui pro-
fite d'avoir un Fils qui est devant elle : car enfin,
A bien prendre les choses, ellp est déjà votre Mère,
et déjà vous êtes son Fils. » Marie adolescente est
donc déjà Mère, le Fils de Dieu est déjà son Fils.
« C'est, continue ce grand évéque, non point, en effet,
non selon la révolution des choses humaines, mais
selon l'ordre de Dieu, selon sa prédestination éter-
nelle. » Bossuet confirme cette doctrine par la manière
de parler ordinaire de l'Ecriture et par une doctrine
excellente des Pères, merveilleusement expliquée par
Tertulliea ; « Selon ces mêmes desseins de Dieu T
selon lés règles de la Providence, selon les lois de
celte éternité immuable A laquelle rien n'est nouveau,
qui enferme dans son unité toutes les différences des
temps, Marie était Mère de Dieu des le premier ins-
tant auquel elle fut animée. » Marie était More des
hommes. pouvons-nous ajouter en toute vérité, car
elle l'a été tout aussitôt qu'elle a été Mère de
Jésus.
Des médailles de toutes grandeurs sont frappées A
l'effigie de Mater admiraàilis : elle est aussi reproduite
en grande gravure,en vitraux, en chromo-lithographie.