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Notice sur la sortie spontanée d'un calcul d'un volume énorme par une ouverture fistuleuse au périnée...

De
8 pages
1823. In-8°.
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NOTICE
SUR^LA SORTIE SPONTANÉE
^;DÎÏIN CALCUL
iiilbti VOLUME ÉNORME .
PARUNE OUVERTURE FISTULEUSE AU PÉRINÉE ;
PAR M. DANIEL,
MÉDECIN A BEAUVAIS ;
Communiquée à la Société de Médecine, dans sa
séance du 7 mars 1823, par M. COMTE , fils, Élève
des Hôpitaux civils.
LE nommé Méru , vigneron, iabitant un
petit hameau situé à une lieue de Beauvais,
fait remonter à vingt-cinq ou trente ans l'o-
rigine d'une maladie, pour laquelle il avait
réclamé mes soins en 1810. Depuis lors je
l'avais perdu de vue ; et ce n'est qu'au mois
de juillet dernier (1822) qu'il m'a fait ap-
peler de nouveau.
(*)
Il y a douze ans , lorsque cet homme ré-
clama les secours de l'art, il se plaignit d'é-
prouver de la difficulté à uriner. Déjà il por-
tait depuis long-temps une fistule urinaire,
et les urines se partageaient entre le canal
et cette fistule. Il existait au périnée, un peu
plus à gauche qu'à droite, et plus près du
scrotum que de l'anus, une tumeur d'un vo-
lume assez remarquable» Cette tumeur indo-
lente , dur-e et immobile, s'étant développée
lentement, et se manifestant dans le voisinage
de la prostate., je m'arrêtai à la pensée qu'elle
pouvait dépendre d'un engorgement devenu
squirreux de cette glande» Je prescrivis les
demi-bains, les cataplasmes et un régime de
vie approprié. J'essayai, dans ce temps-là,
et à plusieurs reprises, et toujours infruc-
tueusement, l'usage du cathétérisme, dans la
vue de faire reprendre à l'urine son cours
par les voies naturelles, et de supprimer ainsi
la fistule. Le malade, rebuté de ces tentatives
inutiles, né permit plus d'en faire de nou-
velles ; et, se trouvant heureux de pouvoir
rendre ses urines par la fistule, il renonça
à toute espèce de soins étrangers.
Je fus appelé de nouveau à Bougenou le
a3 juillet dernier. Méru était au lit: il éprou-