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Notice sur le traitement du déchaussement et de l'ébranlement des dents par suite de maladie des gencives, par M. Bertin,...

De
11 pages
l'auteur (Paris). 1865. In-12, 12 p..
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NOTIGI
SUR !
LE TRAITÈIENT
-. DU DÉCHAUSSEMENT
ET DE
L'ÉBRANLEMENT DES DENTS
__ PAR SDITE DE MALADIE DES GENCIVES
PAR
M. BERTIN, Dentiste
PARIS
CHEZ L'AUTEUR, 21, RUE DE LA JUSSIENNE
1865
NOTICE
SUR LE TRAITEMENT
DU DÉCHAUSSEMENT
ET DE L'ÉBRANLEMENT DES DENTS
PAR SUITE DE MALADIE DES GENSIVES
Par M. BERTIN, Dentiste
21, rue d.© la. Jussienne, a, Pa.ris
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
Le déchaussement et l'ébranlement des dents n'est
point une maladie; c'est le résultat d'une maladie, et
cette maladie., c'est une altération des gencives, alté-
ration qui résulte toujours, invariablemeut, d'une in-
flammation.
Ainsi ce qui donne lieu au déchaussement, à l'ébran-
lement et à la chute des dents, c'est l'inflammation des
gencives.
• Cette inflammation n'a pas toujours le même aspect ;
elle n'est pas non plus toujours douloureuse; mais son
résultat est toujours, fatalement, le même; elle ébranle
et fait tomber les dents; et ces dents, le plus souvent,
— 4 —
sont parfaitement saines, ce qui ajoute au chagrin de
celui qui en est affecté.
Les deux formes principales de l'inflammation des
gencives sont l'ulcération et le décollement. L'ulcéra-
tion n'a pas besoin d'être définie. Le décollement con-
siste en ce que la gencive est séparée de l'alvéole et forme
godet; on peut ne pas s'en apercevoir; en tout cas, ja-
mais le patient ne se doute du degré du décollement,
et il est tout étonné de voir à quelle profondeur le chi-
rurgien fait pénétrer l'instrument. Là, dans ce décolle-
ment, entre la gencive et l'os, le pus se forme et s'accu-
mule, et on le fait sortir par pression. Quiconque a
cette maladie avale nécessairement de l'humeur avec sa
salive et avec ses aliments.
De quelque façon qu'on s'y prenne, quelque soin que
l'on ait de sa bouche, il est un inconvénient insuppor-
table que l'on ne peut presque pas éviter dans cette
maladie, c'est la mauvaise odeur de l'haleine, "surtout
le matin. Quelquefois le malade s'en aperçoit lui-même
et s'en désole ; d'autrefois il ne s'aperçoit que d'un mau-
vais goût; mais ce qui est mauvais goût pour lui est
mauvaise, odeur pour les autres.
. Quelques malades, comme je l'ai dit, ne souffrent
pas ; mais c'est l'exception : la plupart souffrent et
sont sujets à des fluxions, surtout par les temps froids
et humides. Quelques-uns, surtout après les repas,
souffrent de toute la tête, où ils ressentent une. sorte de
plénitude et de tension douloureuse.
Toujours, il y a impossibilité de manger avec la dent
ou les dents ébranlées, ets'ily a des dents déchaussées
et ébranlées des deux côtés à la fois, le repas devient
une espèce de supplice; lepatient ne sait comment s'y
prendre pour mâcher; il porte laborieusement les ali-
ments sous les dents saines, .et se hâte d'avaler, par
instinct, pour éviter la douleur, de sorte qu'il ingère
les aliments mal divisés, incomplètement imprégnés
par la salive, et qu'à la longue l'estomac finit par s'en
ressentir.
Ou regarde cette maladie comme essentiellement hé-
réditaire, et nous pourrions citer une multitude de cas
à l'appui de cette opinion. Dans ce moment même, nous
avons entre les mains, pour lui appliquer une pièce,
un homme dont la mère et les deux soeurs en sont af-
fectées, et ce sont les mêmes dents qui sont ébranlées
chez tous les membres de la famille. On considère aussi
la maladie comme catarrhale et particulièrement liée à
l'action du froid humide. On a souvent occasion de l'ob-
server dans le diabète (maladie dans laquelle on rend
des urines sucrées).
REMARQUE IMPORTANTE
La maladie dont il s'agit est cruelle non par lé dan-
ger, mais par les souffrances, la gêne et les incommo-
dités qu'elle occasionne. Il ne faut pae croire qu'on en
vienne à bout facilement, et que, une fois guérie, on
puisse être assuré qu'elle ne se reproduira pas. Loin de
là, comme elle tient à une disposition propre à la cons-
titution individuelle, elle recherche constamment celui
qui en a été atteint. C'est à lui à se-mettre en garde en
prenant des précautions constantes, surtout en se ser-