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Notice sur les services militaires et les travaux scientifiques du vice-amiral Laplace

De
11 pages
1854. Laplace, Cyr.-Pierre-Th.. In-8° , 11 p..
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NOTICE
LES SERVICES MILITAIRES
ET LES TRAVAUX SCIENTIFIQUES
Le vice-amiral Laplace, né le 7 novembre 1793,
est entré en \ 809 dans la marine comme novice,
alors que les écoles spéciales n'étaient pas en-
core instituées. Quelques mois après il partait
pour l'Inde sur la frégate V Astrée, commandée
par le capitaine Lemarant, aujourd'hui vice-ami-
ral. Fait aspirant de 2e classe, il prenait part, sur
cette même. frégate, aux combats heureux qui
illustrèrent notre marine à l'île de France et à
Bourbon en 1810. /
Rentré en France aspirant de \re classe, quand
ces deux colonies tombèrent au pouvoir des An-
glais, M. Laplace obtint le grade d'enseigne de
vaisseau au mois de mai 1812, et resta constam-
^JMI VICE-AMIRAL LAPLACE.
— 2 —
ment embarqué soit dans les porls de l'Océan , soit
en Hollande et à Anvers, jusqu'en 1814 que l'en-
nemi ayant envahi la France, il fut débarqué du
vaisseau le Tilsitt, et assista, comme capitaine
d'une compagnie de matelots transformés en ca-
nonnière , à la plupart des combats sanglants
qui précédèrent en Belgique la chute de l'Em-
pire. En 1815, il reprit de nouveau les armes
pour défendre, dans les bataillons de marins for-
més à cette époque, les côtes menacées par les
Anglais.
Rentré dans le repos auquel se trouva condamné
l'état-major de la marine par suite d'un désarme-
ment presque général, M. Laplace profita utilement
<le ces loisirs en faveur de son instruction ; toute-
fois, une année n'était pas entièrement écoulée
qu'il embaixjuait à bord des corvettes de charge la
Licorne, puis la Salamandre, sur lesquelles il visita
les Antilles etTerre-lNeuve, et qu'il ne quitta qu'en
"i.817 pour prendre le commandement de la goé-
lette le Colibri, attachée à la station du Sénégal.
Alors, M. Laplace avait vingt-trois ans, recherchait
toutes les occasions d'apprendre et de se distin-
guer : aussi accepta-t-il sans balancer la mission
périlleuse d'aller, sur un brick de 10 canons, re-
montant le fleuve du Sénégal jusqu'à environ
300 lieues de son embouchure, fonder un comp-
toir dans le pays de Galam. Trois mois après, il
— 3 —
avait accompli heureusement celte mission ; mais
revenait très-malade au chef-lieu de la colonie
qu'il abandonna bientôt pour rentrer en France,,
où l'air natal et les soins: de sa famille rétablirent
sa santé gravement dérangée par des fièvres de
mauvais caractère et par une inflammation aiguë
au. foie.
A cette époque, le Gouvernement ayant jeté les
yeux sur le Sénégal pour y créer un'établissemenfc
agricole, cherchait des renseignements positifs et
consciencieux touchant cette contrée alors peu
connue, et sur les obstacles que pouvaient ren-
contrer ses projets de colonisation. Le ministre de
la marine, le respectable M. Portai, demanda à
M. Laplace, un précis de ses observations et de
ses impressions durant le voyage qu'il venait d'ac,
complir le long des rives du fleuve. Le mémoire,
fut jugé avec indulgence, et l'auteur passa lieu-
tenant de vaisseau au mois de mai 1819.
A peine sa santé était rétablie, qu'il retournait
dans les mêmes parages pour deux années, comme
second de la Diane, portant le guidon du com-
mandant de la station d'Afrique; puis passait au
même litre à bord du vaisseau rasé l'Amphitrile,
qui faisait partie de l'escadre d'évolutions ras-
semblée sous les ordres de l'amiral Duperré, et
sur lequel flottait le paviliôn du contre - amiral;
Roussin.
_ 4 —
Le commandement de la corvette le Volcan fut
accordé au second de VAmphitrite peu de temps
après le désarmement dé ce vaisseau. Plusieurs
voyages aux Antilles et le blocus d'Alger auquel
cette corvette fut employée activement, mirent
son capitaine heureusement à même, de mériter la
bienveillance des autorités maritimes sous les
ordres desquelles il servait, et lui valurent le
grade de capitaine de frégate à la promotion du
28 octobre 1828.
Nommé commandant du 36e régiment de ligne
à Toulon, M. Laplace partagea son temps non
moins que par le passé, entre l'accomplissement
de ses devoirs militaires et le travail que lui ren-
dait toujours nécessaire une éducation première
trop promptement interrompue à quinze ans par
le service de l'État.
Ce fut dans ces circonstances qu'il obtint le
commandement de la Favorite, corvette neuve de
24 canons destinée à une campagne d'exploration
dans les pays lointains, et, à la fin de décem-
bre 1829 , le nouvel officier supérieur abandon-
nait la France pour longtemps.
Une nouvelle carrière, pour ainsi dire, s'ouvrait
donc devant lui. Ce n'étaient pas seulement les obli-
gations si nombreuses exigées du capitaine d'un
navire de guerre qui lui étaient imposées : explo-
ration de contrées à peine connues, travaux hy-