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Observation d'une péritonite puerpérale compliquée d'entérite, par L.-M. Lecointe,...

De
12 pages
impr. de Barnel (Grenoble). 1821. In-8° , 12 p..
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OBSERVATION
D'UNE
PÉRITONITE PUERPÉRALE
COMPLIQUÉE D'ENTÉRITE,
PAR L. M. LËCOINTEJ
DOCTEUR en médecine, ex-chirurgien interne dit
Grand Hôtel-Dieu de Lyon , membre corres~
pondant de la Société médicale de la mênie
cille»
GËENOBLE,
IMPRIMERIE DE L. BARNEL, AU JARDItHDË-YILLR, N.° 3,
An 1821.
UN grand nombre de maladies peut affliger la
femme en couches. A peine est-elle délivrée du
produit de la conception, que tout ce qui l'entoure
peut venir troubler la joie qu'elle a d'être mère.
Ici, rien n'est à négliger, et c'est sans doute un
des cas où la présence du médecin est absolument
essentielle; il peut, par ses conseils, éloigner la
plupart des accidens qui ne sont que trop communs
et presque toujours le résultat d'un écart dans le
régime, et sa gloire n'est pas moins graude d'avoir
prévenu une maladie, que de l'avoir combattu avec
succès.
Ayant eu tout récemment l'occasion de donner
des soins , conjointement avec plusieurs de mes col-
lègues, à une jeune dame de Beaurepaire, quia
échappé à tous les dangers d'une péritonite puer-
pérale , accompagnée d'entérite aiguë, qui s'est revê-
tue du caractère chronique, et s'est compliquée
d'hydropisie ascite, je me dois de transmettre au
Public l'histoire de cette guérison qui a été très-in-
justement attribuée à l'emploi inconsidéré d'une
potion opiacée administrée dans la période aiguë
de cette affection.
(3)
IVÏADAME DEVILLE, douée d'une constitution ner-
voso sanguine, enceinte d'environ huit mois, accou-
che le i5 octobre 1821, d'un premier enfant.
L'accouchement, quoique prématuré, étant.heu-
reux, on se borna aux avis de la sage-femme, et
par conséquent point de régime suivi.
Point de fièvre de lait, point de sécrétion laiteuse;
suppression des lochies au troisième jour, suite d'une
joie imprévue qu'a éprouvée la malade (l'arrivée de
son mari absent depuis trois jours).
Dès les■pi'emiers jours de l'accouchement, diar-
rhée accompagnée de fièvre et de légères coliques ;
ces accidens ne faisant qu'augmenter, on réclame
mes secours le 20 octobre , et je trouve Madame
dans l'état suivant :
Pouls petit, serré, abdominal, nous offrant au
moins cent dix pulsations par minute, respiration
courte, vomissemens glaireux, coliques fortes mais
de courte durée et très-fréquentes; diarrhée avec
ténesme.
Le bas-yentre tendu, est douloureux à la moin-
dre pression, principalement dans les hvpocondres
et à l'hypogastre. La langue est muqueuse, bien
humectée; néanmoins, il y a de l'altération. Les
urines sont rares, brûlantes, et en petite quantité ,
et l'insomnie est opiniâtre.
Je conseille dix sangsues aux cuisses, la malade
( 4)
ne veut y consentir. Les cataplames émolliens ap-
pliqués sur le bas-ventre augmentant , par leur
poids, la douleur abdominale, sont remplacés par
les fomentations de même nature, réitérées à chaque
' instant; lavemens délayans.
A l'intérieur, eau de poulet légère, sirop de
gomme coupé avec de l'eau, petit-lait, régime très-
sévère.
Le 26, l'état de Madame empirant, je propose
de nouveau les sangsues, on m'adjoint M. le docteur
Joud ; à cette époque, les pulsations du pouls étaient
si ^.fréquentes , qu'on ne pouvait en compter le
nombre.
Dix sangsues sont appliquées aux cuisses près de
la vulve; nous laissons couler le sang six heures;
l'ypothimie au moindre mouvement , apparence
d'une faiblesse extrême; on arrête le sang qui coule
des piqûres des sangsues ; dès lors, chaleur géné-
rale avec sécheresse de la peau, agitation conti-
nuelle, pouls petit, vermiculaire; peu d'instans
après, sueur générale qui soulage ; dans la nuit,
sommeil de quelques heures.
Le lendemain matin , diminution dans la tension
et la douleur abdominale, pouls plus élevé et moins
fréquent, cessation des vomissemens, diarrhée moins
forte , mines plus allongées et rendues sans chaleur.
Le mieux se soutient toute la journée ; le soir ,
agitation extrême, coliques intenses, tension abdo-