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Observations critiques sur les expériences faites à Lyon à l'effet de s'assurer si les virus vaccins et varioliques sont un seul et même virus / par G. Castel,...

De
9 pages
impr. de A. Lepage (Nancy). 1865. 9 p. ; in-8.
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OBSERVATIONS CRITIQUES
Sur les expériences faites à Lyon,
à l'effet de s'assurer si les virus vaccins et varioliques
sont un seul et même virus.
Bien des médecins ne seront pas de l'avis de la Com-
mission de Lyon, dont M. Deniau a été l'organe auprès
de l'Académie de médecine, et refuseront de clore le
champ des expériences dont l'objet est d'éclairer la ques-
tion si importante de l'identité de la variole et de la vac-
cine. Tout le monde sait que ce n'est qu'après des ex-
périences nombreuses et contradictoires, et des discus-
sions soutenues pendant plusieurs années avec les au-
teurs et les praticiens les plus célèbres de l'époque, que
les promoteurs et partisans de l'inoculation de la variole
d'abord, et de la vaccine un peu plus tard, ont fini par
l'emporter sur leurs adversaires ; de pareilles questions
ne se tranchent pas aussi vite.
Qu'il soit survenu des éruptions générales, sur un cer-
tain nombre de ceux auxquels on a inoculé le virus
vaccino-variolique, dans les expériences auxquelles
s'est livrée la Commission de Lyon, cela n'a rien d'ex-
traordinaire ni de nouveau et dont cette Commission ait
, ,2
dû s'étonner ; en effet, voici ce qu'a écrit sur ce sujet
l'un de nos auteurs les plus classiques sur la vaccine (1) :
« Le docteur Jenner, en diverses occasions, avait ob-
» serve que la vaccine contractée directement du cow-
» pox, était suivie d'éruptions générales. »
Et plus loin :
" Si l'on quitte le Glocester pour suivre, à Londres, à
» Hanovre, à Genève, les progrès de la vaccine, on la
» voit perdre un de ses plies beaux caractères et se
» compliquer d'éruptions générales, ayant la plus
» grande analogie avec la petite vérole.
» Le docteur Jenner pensait, à ce sujet, que l'air des
» grandes villes est capable de modifier le virus-vaccin et
» d'être la cause des éruptions générales qui s'y obser-
» vaient si souvent sur les personnes vaccinées.
» Le docteur Woodwille, pour détruire les raisons que
» Jenner donnait de cet accident, alla inoculer la vaccine
» à une grande distance de Londres (20 milles) ; et il
» affirme avoir vu aussi fréquemment, la vaccine être
» suivie d'éruptions générales qu'à Londres. Il explique
» ce fait par l'influence de la variole, dont les miasmes
» s'unissaient à la vaccine, et par les fréquents rapports
» qu'avaient les partisans de la vaccine avec ceux qui se
» livraient encore à la pratique de l'inoculation vario-
» lique.
» Mais un fait très extraordinaire, qui prouverait que
» l'apparition de boutons est une circonstance accessoire,
(1) H.-M. Husson. Recherches historiques et médicales sur la
■vaccine, ou Traité complet sur l'origine, l'histoire, les varié-
tés, les avantages et la pratique de cette nouvelle inoculation.
3e édition, Paris, 1803.
— 5 —
» extraordinaire de la nature vaccine du virus. (L'auteur,
» M. Husson, met ici son explication à la suite des faits.)
» C'est que le même virus qui, employé par le docteur
» Woodwille, avait produit des boutons sur plus de la
» moitié de ses inoculés, n'en produisait plus entre les
» mains du docteur Jenner, qui s'en servit sur plus de
» vingt personnes :
» En outre, cette maladie accompagnée d'éruptions géné-
» raies, était contagieuse, tandis que si elle ne produisait de
» pustules qu'à l'endroit de l'insertion, elle ne l'était pas. »
» A Genève, le docteur Odier avait observé les mêmes
» phénomènes. »
Les éruptions partout le corps, de boutons absolument
semblables à ceux de la variole, n'étaient pas le seul acci-
dent que l'on avait observé dans les premiers temps de
l'inoculation du cowpox à l'homme : on voit par la lecture
des auteurs contemporains, partisans les plus déclarés de
la vaccine, qu'elle donnait aussi lieu à des érysipèles éten-
dus, à des abcès profonds, à des ulcères gangreneux et
du plus mauvais caractère ; et c'est par centaines que
sont rapportés les faits de ce genre dans les écrits des
docteurs Bouteilles, Ghappon, Duplan, et des Anglais
Moreley, Squirrel, William Rowley, ce dernier surtout.
En devait-on accuser la vaccine seule, ou quelque vice
constitutionnel et le mauvais état de santé des animaux qui
l'avaient fournie, les dispositions défavorables des sujets
humains auxquels on l'avait transmise ; ou les médecins
qui, manquant de l'expérience que le temps et la pra-
tique pouvaient seuls leur donner, n'avaient tenu aucun
compte des temps, des lieux, des maladies régnantes, ni
de la virulence du vaccin à une date si rapprochée de son
origine et de sa source ?

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